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Date/Heure
Date(s) - 14/10/2015
17:15 - 19:15

Lieu
Uni-Mail

Categorie(s) Pas de Catégories


Conférence-débat

avec Dario Lopreno

membre du syndicat SSP et militant dans la défense des migrants

Mercredi 14 octobre – 18h15

Uni-Mail – Salle MR160

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Depuis janvier 2015, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), plus de 380’000 migrants et réfugiés ont rejoint l’Europe par la Méditerranée. Officiellement, 2’850 d’entre eux sont « morts ou ont été portés disparus ». La liste des victimes de la soi-disant «Forteresse Europe» est longue: plus de 1’500 migrants morts par an depuis l’an 2000, les trois quarts en Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM). La réalité est encore plus dramatique, car la Méditerranée n’est que l’une des voies de passages des migrants. De plus, il est pratiquement impossible de rendre compte de la sitaution réelle.

Ces morts sont le résultat des dispositifs juridiques et militaro-policiers mis en place par les pays de l’Union européenne (UE) dans le but de « maîtriser la migration » : accords de Schengen (1985) et Dublin I et II (1990 et 2002), création de l’agence Frontex (2004), introduction du système Eurodac pour la prise d’empreintes digitales des demandeurs d’asile et des clandestins (2000), etc. Le fonctionnement de ces dispositifs implique la fermeture des routes légales et sûres pour une large partie des migrants. Dès lors, le marché des passeurs, si médiatisé par la presse, se développe et les conditions de voyage des migrants se détériorent.

Aujourd’hui, malgré l’élan de solidarité des populations européennes, qui se manifeste depuis des mois à travers différentes formes d’aides aux migrants (distribution de nourriture et d’autres produits de première nécessité, points d’information, cours de langues, offres de logements privées, manifestations, etc.), aucun changement de fond ne se profile. Au contraire, la même politique meurtrière se répète. En dépit de l’accord trouvé par les 28 pays membres de l’UE visant à répartir 120’000 réfugiés d’ici 2017 (un chiffre dérisoire au demeurant), le récent sommet de Bruxelles sur la « crise migratoire » de septembre a pris deux mesures : renforcer le contrôle aux frontières extérieures de l’UE, afin de «mieux distinguer entre réfugiés économiques et réfugiés échappant à une persécution personnelle», et aider davantage financièrement les pays qui accueillent le plus de réfugiés (Turquie, Liban et Jordanie), pour les «stabiliser» dans «leurs» camps. À cela, s’ajoute un durcissement des législations nationales sur l’asile dans divers pays européens.

En Suisse, de nouveaux durcissements de la loi sur l’asile (LAsi) se discutent de manière récurrente depuis 1983, à savoir trois ans après son entrée en vigueur. Les modifications actuellement en cours s’inscrivent à la fois dans le contexte européen (avec l’avatar du fantôme des invasions barbares) et de l’acceptation de l’initiative «Stop à l’immigration de masse» (février 2014) de l’Union démocratique du centre (UDC), dont la mise en application est dicsutée sur le plan fédéral.

Dans le but de comprendre l’effet des poltiques de la « Forteresse Europe » sur la vie et les droits de migrants, ainsi que de saisir le débat autour des modifications de la LAsi en Suisse, nous vous invitons à une conférence-débat mercredi 14 octobre 2015 dans la salle MR160. Dario Lopreno, membre du Syndicat des services publics (SSP) et militant actif dans la défense des migrants, introduira la discussion.

Entrée libre.

Organisé par le cercle la Brèche
L’Université est étrangère à cet événement.