Mercredi
22
mai 2013

A l'encontre

La Brèche

Portugal: 1,5 million contre la troïka et le gouvernement de droite
France. Crise industrielle: de quoi parle-t-on?
Crise et inégalités. Le «modèle français» en voie de délitement
Egypte: le masque est tombé
Etats-Unis: deux partis pour une politique gouvernementale analogue
France: seule la mobilisation des travailleurs fera reculer PSA
Le Brésil reçoit l’exode haïtien

Archives de la catégorie ‘Egypte’

Egypte. La grève des travailleurs d’une usine d’électricité de l’Etat et leur victoire

Publié par Alencontre Le 20 - mai - 2013
Banderole mis en place par les grévistes exigeant la libération de leurs collègues.

Banderole mise en place par les grévistes exigeant la libération de leurs collègues.

Par Bassem Abo Alabass

Les travailleurs de l’entreprise d’électricité d’Etat – North Cairo Electricity Distribution Company (NCEDC) – vont reprendre le travail après que leurs collègues arrêtés (17 d’entre eux) ont été relâchés le dimanche 19 mai 2013 et suite à la concession faite par la direction concernant les primes salariales. La semaine dernière, les travailleurs de la NCEDC et de treize unités – au début cinq – de distribution qui lui sont liées étaient entrés en grève (sit-in ou autres formes de protestation) afin de demander la libération de 17 de leurs camarades. Ils avaient été arrêtés lors d’un mouvement de protestation contre la réduction de leurs primes mensuelles. Elle aboutissait à une baisse de leur salaire de 50% par mois. Une mesure qui s’inscrivait dans le cadre des exigences du FMI appliquées par le gouvernement de Mohamed Morsi des Frères musulmans.

Mohamad Rashad, de la direction de NCEDC, a publié un communiqué le samedi 18 mai 2013, qui indiquait que les primes resteraient en place. Dimanche 20 mai, les 17 militants syndicalistes ont été relâchés. Voilà une traduction, à la fois, de la volonté syndicale et du potentiel de lutte sociale des salarié·e·s en Eygpte, malgré toutes les difficultés, ainsi que du caractère politique pro-FMI, pro-austérité, antisyndical et répressif du gouvernement islamiste de Morsi et de la Confrérie des Frères musulmans. La grève prolongée de 6000 travailleurs de NCEDC aurait mis en question la distribution d’électricité à quelque 3,5 millions à 4 millions de Cairotes. (Rédaction A l’Encontre)

*****

Les travailleurs d’une usine d’électricité de l’Etat tiennent un sit-in pour exiger la libération de 17 de leurs collègues arrêtés. Pour la cinquième journée consécutive [le 17 mai 2013], les opérations à la North Cairo Electricity Distribution Company (NCEDC) sont arrêtées suite à un sit-in des travailleurs qui exigent la libération de 17 de leurs collègues qui sont actuellement emprisonnés.

Ahmed Adel, un des participants à cette manifestation, a expliqué au journaliste de Ahram Online que les travailleurs menacent d’intensifier leur protestation en coupant le courant aux districts du Caire qui sont ravitaillés par cette entreprise d’Etat. La NCEDC fournit de l’électricité à plus de 3.8 millions d’Egyptiens.

La semaine passée, près de mille travailleurs se sont rassemblés au siège principal de la compagnie au Caire pour protester contre la décision de la direction de supprimer un bonus de 50% de leur paie mensuelle. Les forces de sécurité ont tenté d’étouffer les protestations et ont arrêté 15 des travailleurs accusés de bloquer la rue et de dommages à la propriété publique.

«Il s’agissait d’une protestation pacifique, et il n’était nullement nécessaire de faire appel aux forces de sécurité » explique Adel. «Les forces de police ont arrêté 15 personnes lundi, ensuite trois d’entre elles ont été relâchées sous caution, mais les policiers sont revenus il y a deux jours pour convoquer cinq nouveaux travailleurs pour interrogatoire

Travailleurs devant le siège de NCEDC le 17 mai 2013

Travailleurs devant le siège de NCEDC le 17 mai 2013

D’après Adel, des milliers de travailleurs dans cinq filiales de la NCEDC ont manifesté leur solidarité avec les travailleurs détenus, en annonçant des grèves et en arrêtant les opérations dans leurs branches.

«Si les résidents de ces districts subissaient des pannes d’électricité, ils ne trouveraient pas les travailleurs chargés de l’entretien pour réparer ces pannes», avertit Adel.

D’après une source proche de la direction de l’entreprise et qui demandait l’anonymat, la protestation des travailleurs s’est transformée en une dispute avec la police plutôt qu’avec la direction. «Le directeur, pour sa part, a juré que personne ne toucherait aux bonus des travailleurs, et il a assigné un avocat pour défendre les personnes arrêtées.» Personne n’était disponible au Ministère de l’électricité pour donner une explication.

Au cours des deux dernières années, Le Caire a subi des coupures de courant répétées dues à la pénurie de carburants [usines d’électricité à fioul]. On s’attend à ce que les coupures continuent pendant l’été, puisqu’on estime que le réseau national de distribution électrique connaît une surcharge de près de 2’500 mégawatts les jours de pointe et lors des jours de canicule.

La consommation égyptienne d’électricité au cours de l’été pourrait s’élever à 29’500 mégawatts par jour en juillet à cause de la chaleur et du mois sacré du Ramadan islamique. Or, on calcule que l’Egypte peut générer de l’électricité pour environ 27’000 mégawatts par jour.

Les travailleurs égyptiens ont joué un rôle clé dans les protestations qui ont conduit au renvoi de l’ex-président Moubarak, mais au cours des deux années depuis le soulèvement, ils ont été nombreux à se plaindre du fait que leurs conditions de travail se sont très peu améliorées.

Les partisans des droits du travail accusent le gouvernement du président Mohammed Morsi de prendre une position dure à l’égard des travailleurs en grève, en utilisant la police antiémeute pour casser des grèves et en arrêter les organisateurs, ainsi qu’en licenciant ou en punissant les travailleurs du secteur public qui s’engagent dans des actions de type syndical. (Traduction A l’Encontre, article publié dans alhramonline en date du 17 mai 2013)

Egypte. «Une moisson amère» et «une émeute du pain»?

Publié par Alencontre Le 16 - mai - 2013

2013-635040529247094905-709Par Chahinaz Gheith

C’est l’heure de la moisson du blé [la récolte du blé passe par plusieurs étapes, dont le fauchage, le stockage en gerbe et enfin, le battage]. En ces premiers jours de mai, les champs perdent leur couverture dorée. Tôt le matin, les paysans se hâtent à la tâche. «Mais la seule chose que j’ai récoltée jusqu’ici, c’est de l’inquiétude à cause de la pénurie de gasoil», fulmine Am Ibrahim, la soixantaine, paysan dans la bourgade Hiriyet Résna, dans le gouvernorat de Charqiya [dans le nord-est du pays]. Marchant à pas lourds dans son champ, il regarde tristement son or jaune et son tracteur qui risque de tomber en panne de gasoil. Il lève les mains au ciel pour implorer Dieu de punir les responsables qui mettent en péril sa récolte. D’une main d’expert, Am Ibrahim vérifie la maturité du blé en égrenant un épi entre les doigts. Selon lui, le grain doit être jaune et bien sec pour commencer la récolte. Puis, il vérifie la hauteur de coupe de la faucheuse en utilisant un levier qui permet de régler la taille de fauchage. Il est sur la position 20 cm, et il ne faut couper ni trop bas, ni trop haut, pour qu’il puisse récupérer de la paille.

Lui qui fondait quelques espoirs sur la moisson du blé, se trouve aujourd’hui pieds et poings liés. «Pour alimenter mes engins agricoles de quelques litres de gasoil, je dois passer de longues heures dans la station d’essence et le plus souvent je reviens bredouille», lance-t-il, tout en affirmant que beaucoup de stations prétendent ne plus avoir le liquide précieux, et cela pour le revendre 4 ou 5 fois plus cher.

De plus, certains paysans tenaillés par la crainte de ne pas trouver du gasoil se sont empressés de le stocker, aggravant la pénurie et favorisant le marché noir. En effet, l’essence s’échange en secret à des prix astronomiques. «Je suis obligé d’acheter les 20 litres à 40 L.E. et parfois à 50 L.E. au marché noir. Sinon, je risque de perdre non seulement ma récolte face à la forte chaleur qui grille les grains, mais aussi le semis de la prochaine saison qui sera décalée dans le temps», souligne Am Ibrahim. Même problème pour son voisin, Hassan, qui a ficelé 4 jerricans vides sur le dos d’un âne et qui va se ravitailler auprès de petits revendeurs afin de mettre en marche sa moissonneuse, à l’arrêt depuis 2 jours.

Cette année, la récolte du blé se déroule dans une atmosphère très tendue. Le gouvernement égyptien, en grande difficulté financière, a décidé de baisser ses importations de blé venant de l’étranger. L’objectif est d’importer seulement entre 4 et 5 millions de tonnes de céréales contre 8 millions en 2012.

Pour combler la différence, les autorités disent compter sur de bonnes récoltes. Mais chez les agriculteurs, on est très loin de partager l’optimisme du pouvoir. «Comment le gouvernement peut-il s’attendre à une récolte exceptionnelle de blé qui permettrait au pays d’économiser des milliards de dollars, alors qu’il ne nous fournit ni eau, ni engrais, ni carburant pour nos machines? Il ne nous donne rien et attend plus», s’indigne Hassan.

En effet, cette céréale indispensable qui constitue la base de l’alimentation humaine, du fait de sa très haute valeur nutritive, est la première production agricole du pays. A noter que les toutes premières galettes à base de blé datent de 3000 ans en Egypte. Cependant, l’Egypte, après avoir atteint les 70% d’autosuffisance en production de blé durant les années 1970, a vu sa production stagner, et cela face à une démographie galopante. Aujourd’hui, c’est environ la moitié du blé consommé qui est importée par l’Etat, pour alimenter les marchés à des prix subventionnés.

Les paysans sont abattus

L’heure est au marasme non seulement à Hiriyet Résna, mais aussi dans tous les autres villages de différents gouvernorats. Les paysans sont abattus. Ils ne parviennent même plus à nourrir leurs animaux, coincés entre la nécessité d’acheter à leurs bêtes du fourrage dont le prix ne cesse également d’augmenter et l’obligation de vendre leurs récoltes de blé à des prix souvent trop bas.

«Tout a augmenté, la location des tracteurs, le prix du mazout pour puiser l’eau, les engrais que je dois trouver au marché noir, la nourriture pour les bêtes! Ce n’est plus rentable de vendre notre blé dont le coût a augmenté de 90 % par rapport à l’an dernier!», s’exclame Loutfi, exaspéré. Un avis partagé par Abdel-Basset, un vieux paysan traînant un âne. Il s’est arrêté pour nous parler et exprimer son exaspération. D’après lui, cette crise du carburant qui a causé cette flambée des prix a transformé la récolte de cette année en une moisson amère. «Aujourd’hui, le coût d’un feddan (0,42 hectare) de blé atteint les 6000 L.E. contre 4500 L.E. [environ respectivement 832 et 624 francs suisses] l’année dernière. Pour moissonner mon champ à l’aide d’un tracteur, cela coûte 80 L.E. l’heure, contre 50 L.E. l’an dernier, quant à l’irrigation, son coût a augmenté. De 140 L.E. on est passé à 300 L.E. La vie, ici, est de plus en plus difficile ! On n’aurait jamais cru en arriver là après la révolution!», explique Abdel-Basset.

Cependant, le ministre du Pétrole, Ossama Kamal, nie toute pénurie de gasoil. «C’est seulement une désorganisation du point de vue de la distribution», précise-t-il. Et d’ajouter: «Un accord a été signé entre le ministère du Pétrole et celui de l’Agriculture pour fournir 120 millions de litres de gasoil durant cette période de la moisson, afin que les paysans puissent mener à bien leur tâche».

Pourtant, cette moisson de blé est sur le point de s’achever sur un piètre résultat. La situation des agriculteurs est alarmante. Ils ne savent plus comment payer leurs charges. «C’est la saison où l’on peut offrir à nos enfants des vêtements neufs et rembourser nos dettes; tout a été reporté. Cette récolte ne va même pas couvrir nos frais: les prix des engrais, la main-d’œuvre, la location des terres agricoles», explique Ramzi, un paysan qui ajoute, avec détresse, qu’il va certainement avoir des difficultés cette année pour transporter sa production à cause de la hausse du prix du transport et celui du carburant. Mais, il assure que cette année, le ministère de l’Agriculture a proposé aux paysans d’acheter leurs récoltes de blé à des prix élevés, soit 400 L.E. la tonne.

De son côté, Abdel-Alim, paysan du village Beni Amer, ne veut pas chiffrer ses pertes financières. Ou du moins, il n’est pas pressé de faire ses calculs… Au volant de sa moissonneuse-batteuse, il assure que le rendement n’est pas si lamentable, mais il ne veut pas avancer de pronostic. «On ne doit pas commencer à pleurer alors que la moisson n’est pas encore terminée», dit-il, en espérant que la récolte sera bonne. Cela fait une quarantaine d’années qu’il exerce ce métier sans lassitude et avec une seule obsession, la qualité. Dès le début de la moisson, il s’est organisé: préparer le matériel pour la livraison de blé à la coopérative agricole, gérer les plannings derrière son volant, portable collé à l’oreille, prendre des décisions rapidement et prévoir tous les aléas mécaniques. Par exemple, en ce qui concerne la pénurie de gasoil et pour éviter de se retrouver à sec et incapable de faire fonctionner ses engins, il en a stocké une grande partie. Mais avant de sortir son matériel, il lui a fallu respecter quelques étapes: « Il faut se rendre au champ pour croquer le grain, ensuite prélever un échantillon que je livre à la coopérative. Si les grains répondent aux critères, je commence ma moisson ». Pour cela, le matériel doit être prêt. Un tracteur, une remorque et surtout les jerricans pleins de gasoil pour les faire fonctionner.

Moisson en partie manuelle

Pour autant, cette année la moisson sera en partie manuelle. Ses 5 fils, leurs femmes ainsi que leurs enfants participent à la récolte du blé. Et à chacun sa tâche. Ainsi, de bonne heure le matin, avant les grandes chaleurs, hommes, femmes et enfants munis de faucilles et de paniers contenant de quoi manger se rendent aux champs. La moisson commence. Les hommes placés en lignes avancent au pas cadencé du moissonneur et les tiges lourdes s’effondrent dans un léger bruit de froissement. Abdel-Alim affûte sa faux, bien calée au creux de son bras, puis reprend la cadence du fauchage. Les autres hommes à intervalles réguliers font la même chose, mais la ligne de front de coupe reste régulière, l’habitude de la coupe sans doute.

Pendant ce temps, les femmes derrière eux ramassent, à mains nues, les tiges de blé coupées, les serrent et les lient à l’aide de morceaux de ficelle accrochés à leur ceinture. Elles laissent les bottes sur place ou si la cadence du fauchage le permet, érigent verticalement des tas de bottes de blé en plaçant une autre au-dessus mais à l’horizontale pour protéger les épis de blé. Les enfants qui suivent les adultes font de même et ramassent également les épis restés au sol que les femmes ont oubliés en avançant. Il ne faut rien perdre et c’est le travail des plus jeunes de récupérer les fruits de ce travail si pénible.

Incapables d’engager des dépenses supplémentaires, certains paysans préfèrent la vente directe du blé vert concassé. Fortement endetté, Mohamad, agriculteur, a cherché à minimiser ses dépenses pour honorer ses engagements. «Mon seul souci est de vendre ma production et pas la laisser pourrir à cause de la pénurie de gasoil», relève-t-il, tout en affichant un visage grave. «Si cela continue 2 ou 3 ans comme ça avec une crise de gasoil et une flambée des prix, les surfaces cultivées du blé vont disparaître».

«Si l’Egypte ne va pas vers l’autosuffisance en blé, elle risque de faire face à la famine, voire à l’instabilité, comme les émeutes du pain de 1977 et 2008, ce sera alors les graines d’une révolution de la faim. De petites manifestations ont déjà commencé dans certains villages de Minya à cause de la pénurie de pain!», conclut Mohamad. (15 mai 2013)

____

Cet article a été publié par Al Ahram du 15 mai 2013

Egypte: «Le voile, si je veux»

Publié par Alencontre Le 14 - mai - 2013
Manifestation devant le  Ministère de l'Education (Caire)

Manifestation devant le Ministère de l’Education (Caire)

Par Manar Attiya

La campagne a été lancée la semaine dernière (1ère de mai 2013) sur Facebook. Ghadir Ghandine, diplômée de lettres, section anglaise, en a eu l’idée après avoir reçu un message intitulé Sawret al-banate (la révolution des filles), racontant l’histoire de Bassante Abou-Zeid, une élève de 16 ans qui a été rudoyée par la directrice de son établissement tout simplement parce qu’elle ne portait pas le voile (voir photo ci-jointe).

Bassante n’est pas la seule à avoir subi un tel sort. «Seize filles de l’école Al-Ormane à Agouza, 4 dans l’établissement scolaire Al-Gamaa Al-Islamiya Lire le reste de cet article »

Syrie-Egypte: Morsi et l’adaptation diplomatique présente

Publié par Alencontre Le 9 - mai - 2013

alep5_400343064Par Samar Al-Gamal

«Je ne tendrais pas ma main à celui qui soutient le régime d’Assad», ainsi avait commencé le mandat du président égyptien. Aujourd’hui, Mohamed Morsi fait marche arrière, ce qui lui vaut le soutien de plusieurs de ses opposants.

Lors de son premier déplacement en Russie, Morsi a affirmé que Le Caire et Moscou «partageaient le même point de vue sur la crise syrienne». Une déclaration que reprend à son compte, cette semaine, le ministère égyptien des Affaires étrangères. Lire le reste de cet article »

Egypte. Déficit et dette publique: l’impasse

Publié par Alencontre Le 5 - mai - 2013
Un système de coupons pour la distribution  des bon­bonnes à gaz, afin de «rationaliser»  la consommation.

Un système de coupons pour la distribution
des bon­bonnes à gaz, afin de «rationaliser»
la consommation

Par Marwa Hussein

Réduire le déficit et la dette publique, tels sont les objectifs principaux du gouvernement pour le budget 2013-2014, premier budget élaboré par le gouvernement de Mohamed Morsi. Pour y parvenir, le gouvernement espère pouvoir pas­ser plusieurs lois visant à réduire les dépenses, surtout les subventions. Il souhaite aussi aug­menter les recettes à travers une hausse des taxes et des impôts. Bref, les Egyptiens vont financer la baisse de la facture du gouverne­ment.

L’objectif est d’amener le déficit budgétaire à 9,6% du PIB (197 milliards de livres égyptiennes-L.E., environ 26,5 milliards de francs suisses) contre quasi 12% prévus pour l’exercice en cours. Celui-ci devait se limiter à 7,8% lors de l’éla­boration du budget, mais le gouvernement n’a pas pu mettre en application des mesures pour le réduire. Lire le reste de cet article »

Egypte: le FMI et Morsi «ajustent» les déshérité·e·s

Publié par Alencontre Le 11 - avril - 2013

WO-AN257_Egypt_G_20130402194425Par Névine Kamel

Depuis des mois, la situation socio-politique en Egypte rend difficile l’adoption, ouverte, par le président Morsi et son gouvernement d’un accord avec le FMI portant sur un dit prêt de 4,8 milliards de dollars, et certainement plus. Comme le souligne le Wall Street Journal du 2 avril 2013, les gouvernants de l’Egypte «font face à des prises de décision difficiles sur les modalités d’application d’un plan d’austérité qui apparaît nécessaire pour obtenir l’appui du FMI, mais qui menace d’exaspérer une population égyptienne déjà remuante». Lire le reste de cet article »

Emprisonnés, torturés, tués: le trafic des êtres humains prospère dans la péninsule du Sinaï

Publié par Alencontre Le 9 - avril - 2013

Sinai / Afrikaner / Folter / SPIEGEL TVPar Nicola Abé

La péninsule du Sinaï est devenue une prison et une tombe pour des milliers de réfugiés africains. Ils sont kidnappés, emprisonnés et torturés à mort, même après que leurs familles ont payé d’importantes rançons. Mais les autorités d’Egypte refusent d’agir.

Cinq personnes ont réussi à fuir pendant la nuit, sous le couvert d’un vent violent. Des rafales fouettaient avec force la hutte où les prisonniers avaient été enchaînés. Leur garde semblait dormir et la tempête faisait tellement de bruit qu’ils ont réussi à briser leurs chaînes à coups de caillou sans le réveiller. Un à un ils se sont glissés à travers un trou dans le mur et ont «gagné la liberté». Zeae, un Erythréen de 27 ans a expliqué: «Nous voulions nous échapper ou mourir.» Lire le reste de cet article »

Recent Comments

Le site alencontre.org existe depuis plus de 12 ans. Il vient de changer d’aspect. De manière significative. Mais il n’a pas modifié ses objectifs : informer, analyser, afin de faciliter une compréhension des réalités économiques, sociales, politiques à l’échelle internationale. Dans ce sens, ce site valorise la liaison qui peut s’établir entre comprendre et agir, dans une perspective socialiste et démocratique. Ce «lifting» a été effectué pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de lectrices et lecteurs. Nous espérons que celui-ci entrera en résonance avec les attentes des visiteurs de A l’Encontre et de La Brèche. Il leur appartiendra, aussi, de s’en approprier le contenu et de le commenter. Vous pouvez nous contacter sur redaction@alencontre.org