vendredi
15
février 2019

A l'encontre

La Brèche

Trois requérants en grève de la faim

Publié par Alencontre le 6 - juillet - 2010

Trois requérants d’asile iraniens font la grève de la faim depuis plus d’une semaine en Suisse pour dénoncer les conditions «inhumaines» dans lesquelles ils vivent et pour protester contre le refus des autorités helvétiques de leur octroyer le statut de réfugiés.

Ces trois Iraniens ont fui leur pays où ils se disent menacés pour des raisons politiques et/ou religieuses, et ont vu leur demande d’asile refusée par la Suisse. Ils ne peuvent toutefois pas être expulsés faute d’accord de rapatriement avec l’Iran, a expliqué lundi à l’AFP un porte-parole du comité de soutien aux trois grévistes iraniens, Maurizio Coppola.

Les trois requérants d’asile ont entamé une grève de la faim à des dates différentes: le 2, le 21 et le 26 juin. Ils ne sont pas arrivés en Suisse au même moment: Farhad Bazrafkan en 2007, Kaveh Nikmaran en 2008, tandis que Barham Gharianluo vit depuis huit ans et demi dans la Confédération.

Par leur action, les Iraniens entendent dénoncer les conditions «inhumaines» dans lesquelles ils vivent, souligne M. Coppola, précisant que les requérants d’asile ne reçoivent que 8 francs (6 euros) par jour pour vivre.

«Deux d’entre eux ont déposé un recours auprès du Tribunal fédéral, tandis que Barham Gharianluo veut déposer une nouvelle demande. En faisant la grève de la faim, ils espèrent accélérer les processus», poursuit M. Coppola.

«Il y a une contradiction en Suisse: d’un côté les autorités leur refusent le statut de réfugié, de l’autre elles ne peuvent pas les expulser», conclut le porte-parole du comité de soutien.

Un porte-parole de l’Office fédéral des migrations, Michael Glauser, a confirmé à l’AFP l’absence d’accord de rapatriement entre la Suisse et l’Iran mais a refusé de commenter le cas des trois gréviste de la faim. (20 Minutes, 6 juillet 2010)

Vous pouvez écrire un commentaire, ou utiliser un rétrolien depuis votre site.

Ecrire un commentaire




Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

Recent Comments

Le site alencontre.org existe depuis plus de 12 ans. Il vient de changer d’aspect. De manière significative. Mais il n’a pas modifié ses objectifs : informer, analyser, afin de faciliter une compréhension des réalités économiques, sociales, politiques à l’échelle internationale. Dans ce sens, ce site valorise la liaison qui peut s’établir entre comprendre et agir, dans une perspective socialiste et démocratique. Ce «lifting» a été effectué pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de lectrices et lecteurs. Nous espérons que celui-ci entrera en résonance avec les attentes des visiteurs de A l’Encontre et de La Brèche. Il leur appartiendra, aussi, de s’en approprier le contenu et de le commenter. Vous pouvez nous contacter sur redaction@alencontre.org