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juillet 2017

A l'encontre

La Brèche

Grèce. Avril 1967, le coup d’Etat des colonels

Publié par Alencontre le 27 - avril - 2017

Par Nicolas Svoronos

Le texte publié ci-dessous peut soulever quatre interrogations au-delà de ses apports informatifs. 1° Dans une tradition qualifiée de «démocratique» dans l’historiographie grecque, il laisse entendre que la dictature s’appuyait sur une minorité de l’armée et du gouvernement des Etats-Unis. En fait, la large majorité de la bourgeoisie grecque a soutenu la dictature jusqu’à la fin.

2° Les démocrates ne sont pas un élément significatif de la résistance; y compris Karamanlis a gardé le silence, dans son exil parisien, jusqu’en 1974. A part quelques exceptions individuelles, le personnel politique bourgeois n’a pas participé à la résistance.

3° La dictature est tombée après une tentative de l’armée de faire appel à Karamanlis pour «sauver la Grèce». De fait, les «sommets» de la dictature ont sous-estimé la très sérieuse crise de régime qui s’est ouverte dans la foulée de la révolte populaire qui a accompagné le «soulèvement», en novembre 1973, de l’Ecole Polytechnique et sa répression. Au même titre l’incompréhension par les militaires du danger d’une guerre avec la Turquie en 1974 fut un facteur fort important du délitement de la dictature.

4° Après la chute de la dictature, la «transition» fut marquée par une vague de luttes ouvrières impressionnantes. Elle a abouti à l’obtention de gains d’ampleur aussi bien au plan salarial, de l’«Etat social» que de la conquête des libertés. Cet essor des luttes sociales a suscité une forte crainte dans les rangs de la bourgeoisie. Ce fut, avec retard, «l’automne chaud» ou «le mai 1968» de la Grèce. Voilà le visage de la «metapoliteush» (transition) en Grèce qui a abouti à la défaite politique de la droite politique, pour la première fois après la guerre civile, et à la victoire du PASOK qui était plus radical que le reste de la social-démocratie européenne. (Réd. A l’Encontre)

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«Les partis républicains s’abstiennent de participer aux élections de mars 1946 et le Parti populiste (royaliste-roi Georges II) remporte la victoire. A la faveur d’un plébiscite précipité (septembre 1946), le roi rentre en Grèce et la terreur s’accentue. Le regroupement dans les montagnes – à l’initiative du Parti communiste – des anciens résistants de l’E.A.M. [Front de libération national], la création, le 28 octobre 1946, de l’Armée démocratique de la Grèce et, plus tard, d’un gouvernement provisoire de la Grèce libre (23 décembre 1947) en sont les conséquences. La Grèce traverse à nouveau une période de guerre civile qui se termine en 1949 par la défaite des insurgés, grâce à l’assistance des Etats-Unis, qui déclarent vouloir «aider la Grèce à sauvegarder son régime démocratique» (déclaration Truman, 12 mars 1947). [Voir le tract du Parti communiste internationaliste (PCI) en France fin 1946-début 1947, sur la guerre civile sur ce site «Carnet Hypothèse».]

Un déséquilibre de la vie politique sans précédent caractérise la période qui suit immédiatement la guerre civile. Les gouvernements à direction «libérale» issus des élections (1950 et 1951) doivent céder la place à des gouvernements de droite coiffés, en fait, par des éléments de l’extrême droite qui se succèdent jusqu’en 1963. Le régime politique reste en apparence une «démocratie parlementaire couronnée», mais, en fait, le pouvoir véritable se trouve entre les mains des forces extraparlementaires qui finissent par constituer un véritable gouvernement parallèle. Le dispositif des lois d’exception mis en place pendant la guerre civile contre la gauche et l’extrême-gauche finit par frapper tout opposant, sans toutefois parvenir à contenir l’opposition, qui devient de plus en plus forte et gagne de larges couches de la population.

Transformations économiques et victoire des forces démocratiques

En effet, l’évolution de l’économie grecque commençait, après la guerre, à transformer les structures sociales du pays. Ruinée presque totalement par la guerre, l’occupation et les luttes intestines, et bien que dépendante des capitaux étrangers, l’économie grecque a pu retrouver en 1951 le niveau d’avant-guerre, la production agricole et industrielle a doublé entre 1953 et 1963, et un meilleur équilibre de l’économie a été obtenu. La répartition de la population active et la participation des divers secteurs de l’économie au produit national brut [le PNB, à la différence du PIB, comptabilise la richesse «créée» par les entreprises nationales dans le pays et en dehors, excluant les entreprises étrangères] se modifient en faveur de l’industrie et des services. L’agriculture, qui occupait avant la guerre 60% de la population active et contribuait pour 50% au PNB., n’occupe plus en 1962 que 53,4% contre 22,1% pour l’industrie et 24,2% pour les services. Elle participe au PNB. pour 27,6% contre 21,6% à l’industrie et 42,5% aux services. La population urbaine représentait, en 1940, 33% de la population totale: elle passe à 38% 1951, à 43% en 1961. Conséquences: un renforcement relatif de la classe ouvrière et surtout d’une petite et moyenne bourgeoisie, ainsi que la transformation de la mentalité de la paysannerie qui, entrée dans le circuit des rapports capitalistes, s’ouvre de plus en plus à la vie urbaine et devient plus difficile à manipuler. Ce sont ces forces sociales qui, mécontentes de la politique des gouvernements de droite, se trouvent à la base de l’opposition.

La lutte acharnée entre l’opposition et la droite menée par l’extrême-droite et ses forces para-étatiques aboutit à la victoire des partis démocratiques. Aux élections du 3 novembre 1963, la coalition du centre obtient 42% des voix, à celles du 16 février 1964, elle s’assure la majorité absolue à la Chambre (52,7% de voix avec 171 sièges, contre 109 à la droite et 22 à l’Union démocratique de la gauche (EDA) qui groupe les éléments communistes, communisants, socialistes de gauche et une partie importante des anciens résistants de l’EAM). [De 1951 à 1967, l’EDA est la façade légale du PC – KKE, dont la direction est en URSS, Roumanie et Bulgarie – qui subit une répression de la part du Rassemblement grec mené par le général Alexandros Papagos, parti qui deviendra le parti l’ERE (Union nationale radicale) de Konstantinos Karamanlis; l’opposition dite libérale est aussi marquée par un anticommunisme farouche. Les personnalités de relief de l’EDA seront Grigoris Lambrakis, élu député en 1961 au Pirée et assassiné en mai 1963 à Thessalonique. Le compositeur Mikis Theodorakis, le poète Yannis Ritsos seront des personnalités publiques connues de l’EDA.]

Le leader centriste Georges Papandréou forme le gouvernement. Les essais, bien que timides, du gouvernement centriste pour moderniser et libéraliser la vie politique et pour pratiquer une politique sociale, sont considérés par l’oligarchie grecque comme une menace à long terme pour ses privilèges. D’autre part, les quelques manifestations en faveur d’une politique nationale indépendante, en particulier la résistance du Premier ministre aux fortes pressions des États-Unis dans l’affaire chypriote, inquiétaient ceux-ci.

En effet, le gouvernement grec appuie, bien qu’avec hésitation et quelques concessions aux Américains, la politique de l’archevêque Makarios, président de la République indépendante chypriote qui n’accepte pas la solution proposée par les Etats-Unis pour mettre fin au conflit déclenché en 1963 entre les communautés grecque et turque et qui, dans ses grandes lignes, consiste en un partage de l’île et en la présence permanente sur les lieux des forces de l’OTAN.

L’extrême droite grecque et une certaine politique américaine décident alors la chute du gouvernement légal de la Grèce. Le plan comporte deux phases. La première est la phase parlementaire: le roi refuse de signer les décrets d’éloignement du gouvernement du ministre de la Défense nationale et du chef de l’état-major, ce qui amène Papandréou à démissionner le 15 juillet 1965. Le Palais tente à plusieurs reprises de détacher de la coalition du centre un nombre suffisant de députés pour pouvoir former, avec l’appui des députés de la droite, un gouvernement «légal». Ces essais ayant échoué, le roi confie le soin de constituer un gouvernement au leader de l’opposition qui, n’obtenant pas l’investiture de la Chambre, décrète sa dissolution (1967). Intervient alors la phase militaire: les résultats des élections étant aléatoires pour la droite, une junte dirigée par quelques colonels [Stylianos Pattakos, Georgios Papodopoulos et Nikolaos Makazeros] s’empare du pouvoir le 21 avril 1967, au nom du roi (Constantin II qui a succédé à son père, Paul 1er en 1964).

La junte des colonels

La dictature des colonels

La constitution et les institutions démocratiques, déjà malmenées, sont abolies. Une dictature, analogue à celles de certains pays d’Amérique latine, dirigée par quelques militaires possédant une idéologie confuse et simpliste et qui ne représentent même pas la majorité de l’armée, entend gouverner le pays par la terreur. Tout opposant passe en cour martiale et est envoyé en prison, en résidence surveillée ou dans des camps de concentration. Après l’échec d’une tentative pour rétablir la situation antérieure au coup d’Etat des colonels, le roi doit quitter la Grèce (13 décembre 1967). Les essais des militaires pour «normaliser» le régime en faisant voter une nouvelle constitution qui limite les libertés individuelles, renforce l’exécutif et donne à la direction de l’armée des pouvoirs exorbitants (29 septembre 1968); la destitution du roi et la proclamation de la République (29 juillet 1973); les tentatives faites pour «libéraliser» le régime (depuis janvier 1971) par la formation d’un gouvernement civil en octobre 1973; toutes ces péripéties ne désarment pas l’opposition qui, en Grèce et hors de Grèce, s’organise et se renforce.

En effet, le régime des colonels, peu conforme à l’évolution des structures sociales et politiques de la Grèce, n’a jamais réussi à avoir des assises solides dans le pays; il ne se maintient en place que grâce à l’appui d’une partie de l’armée et d’une oligarchie indigène, et d’une certaine politique américaine.

Des instances internationales telles que l’Assemblée consultative du Conseil de l’Europe ont condamné le régime des colonels pour violation des droits de l’homme (31 janvier 1969). La grande majorité des Grecs, y compris la majeure partie de la droite, est restée hostile ou réticente. L’ancien leader de la droite, Konstantin Karamanlis, déjà en exil volontaire à Paris avant le coup d’Etat des colonels, a manifesté à plusieurs reprises son opposition à la dictature (déclarations en 1967 et en 1973).

Les blindés dans Athènes, le 22 avril 1967

Des organisations de résistance contre le régime, auxquelles participent des gens de toutes les nuances politiques, se forment en Grèce et hors de Grèce. Les manifestations de cette résistance à la dictature qui commencent dès 1968, lors des obsèques de l’ancien chef du gouvernement, Georges Papandréou (1er novembre) s’intensifient en 1972 (manifestation du 20 novembre 1972) et surtout en 1973 (14 au 17 novembre) quand trois mille étudiants, ayant l’appui de la grande majorité de la population d’Athènes, occupent l’Ecole polytechnique au centre de la capitale et réclament des élections «honnêtes» et le rétablissement des libertés universitaires. Le régime riposte par la proclamation de la loi martiale sur l’ensemble du territoire, par la création de tribunaux militaires d’exception et par une intervention armée contre les étudiants assiégés.

Le 25 novembre, le noyau dur de la junte renverse, par un nouveau coup d’Etat, le chef de la junte militaire, Georges Papadopoulos. L’attentat perpétré contre l’archevêque Makarios à Chypre (15 juillet 1974) par les officiers grecs de la garde nationale chypriote «prêtés» par la junte, et le renversement du gouvernement chypriote constituent les derniers actes de la junte militaire. Devant l’invasion de Chypre par les armées turques, les tenants du pouvoir en Grèce font appel à Konstantin Karamanlis. Rétablir une vie politique normale, redresser l’économie et définir une politique extérieure équilibrée, telles sont les principales tâches auxquelles doit faire face la Grèce après la chute de la dictature.

Le retour à la démocratie

Le nouveau gouvernement est composé essentiellement de personnalités ayant appartenu aux formations politiques d’avant 1967. Il prend un certain nombre de mesures: abolition des institutions de la dictature et remise en vigueur provisoire de la Constitution de 1952, à l’exception des dispositions relatives à la monarchie, la question du régime devant être définitivement tranchée par référendum (acte constitutionnel du 1er août 1974), rétablissement des libertés fondamentales et légalisation de tous les partis politiques, y compris le parti communiste, épuration, bien que modérée pour certains secteurs, des services de l’Etat et des forces armées, poursuite et condamnation par les tribunaux des principaux responsables de la dictature. Par le référendum du 8 décembre 1974, le peuple grec choisit le régime républicain à une majorité de 69,2% et la Ve Assemblée de révision vote la nouvelle constitution le 9 juin 1975, en fixant son entrée en vigueur au 11 juin 1975.

Konstantinos Karamanlis vote… en 1974, après son retour

Entre-temps, la vie politique normale reprend les partis qui existaient avant 1967 se reconstituent, d’autres se créent. Toutes les tendances sont représentées le centre droit dans le nouveau parti de la Nouvelle Démocratie (N.D.); l’aile d’extrême droite royaliste de l’ancien parti de l’Union nationale radicale (ERE) se détachera bientôt pour former des groupements politiques à part; les libéraux traditionnels dans l’Union du centre démocratique (E.D.H.K.); la gauche dans le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK); la gauche communiste, scindée en deux groupes, dans le Parti communiste traditionnel (K.K.E.) et dans le Parti communiste dit de l’intérieur (KKE esot.) à tendance eurocommuniste; d’autres mouvements progressistes et socialisants forment de petits groupements.

Les forces politiques s’adaptent aux structures économiques et sociales du pays, qui se rapprochent progressivement de celles des pays industrialisés. En effet, malgré les difficultés, l’économie progresse et ses structures s’équilibrent. Depuis 1961 et jusqu’en 1975, l’économie grecque a connu une croissance annuelle moyenne de 6,8%. En 1979, la contribution de l’industrie à la formation du PIB est estimée à 33,5% 14,1% pour l’agriculture. La part grecque dans cette industrie augmente sensiblement (de 571 entreprises formant des sociétés anonymes ou sociétés à responsabilité limitée, employant un capital de 38,5 millions de drachmes et produisant le tiers de l’ensemble de la production industrielle de la Grèce en 1962, on passe en 1977 à 2307 entreprises avec un capital de 236 millions de drachmes en moyenne et dont la part dans l’ensemble de la production dépasse 80%). D’importants changements se produisent aussi dans la structure de la production en faveur des biens d’équipement: la part des produits de consommation tombe de 74% dans les années 1950 à 49% en 1978.

La population urbaine passe de 43% en 1961 à 55,7% en 1975 et à 62,5% en 1990. Certes, un examen plus approfondi pourrait démontrer que cette économie reste en grande partie dépendante des capitaux étrangers par le moyen des firmes transnationales, que le retard par rapport aux économies des puissances industrielles reste toujours considérable et que la répartition du revenu national en faveur des salarié·e·s et des catégories de revenus inférieurs, malgré les efforts qui ont été entrepris, est toujours une nécessité. Néanmoins, les chiffres cités montrent que le changement des structures sociales amorcé depuis avant 1964 s’intensifie. La classe ouvrière et la paysannerie deviennent de plus en plus conscientes de leurs propres intérêts; une partie de la bourgeoisie, industrielle, commerçante, ou employée dans des services, commence à faire preuve d’indépendance vis-à-vis des capitaux étrangers et, la leçon de la sinistre aventure du septennat des colonels aidant, à se radicaliser.

Les répercussions de ces changements sur la vie politique de cette période sont évidentes: si les discussions sur la Constitution n’ont pas abouti à un consensus de l’ensemble de la représentation populaire à la Chambre et si le gouvernement actuel, fort de sa majorité, a pu imposer une Constitution qui, au niveau de l’organisation et des rapports du pouvoir, renforce l’exécutif et le soustrait dans la pratique, pour certains domaines (défense nationale, sûreté publique, politique étrangère), au contrôle du Parlement, et si, enfin, au niveau des libertés, il a introduit des dispositions susceptibles d’interprétations arbitraires, il n’en est pas moins vrai que cette Constitution représente des progrès considérables dans le domaine des droits de l’homme.

Les institutions républicaines telles qu’elles fonctionnent constituent le régime politique le plus démocratique que la Grèce ait connu depuis longtemps, et cela malgré les menaces provenant de certains éléments rétrogrades enhardis par la politique hésitante du gouvernement.

En outre, les divergences, en ce qui concerne la politique sociale, entre la majorité gouvernementale et l’opposition centriste semblent inexistantes, ce qui explique en partie le tassement du centre traditionnel aux dernières élections, la montée des socialistes du PASOK et celle, moins spectaculaire, de la gauche communiste. Il faut noter également que les divergences sur l’un des problèmes essentiels de cette période – à savoir l’entrée de la Grèce (associée depuis le 9 juillet 1961) dans le Marché commun par l’accord du 28 mai 1979 – dépassent les clivages politiques. La majorité gouvernementale, l’opposition centriste et une partie des progressistes et de la gauche, bien que pour des raisons différentes, en sont partisans. Seuls le PASOK et le Parti communiste traditionnel y restent hostiles.

Le problème majeur pour la Grèce, au début des années 1980, est celui de l’orientation de sa politique extérieure, en particulier ses rapports avec l’OTAN et avec les États-Unis (question compliquée et qui s’est aggravée après l’invasion de Chypre par la Turquie, membre, comme la Grèce, de l’OTAN et avec les revendications turques sur les îles grecques de la mer Égée). Devant l’attitude pour le moins ambiguë à l’égard de la Grèce et manifestement favorable à la Turquie des États-Unis – dont les services de la CI.. ne semblent pas étrangers à l’affaire chypriote –, la Grèce, après l’échec des pourparlers de Genève sur cette question et la seconde invasion turque, s’est retirée de l’organisation militaire de l’OTAN (14 août 1974), tout en restant dans l’organisation politique.

Si une grande partie de l’opposition demande le retrait de la Grèce de l’OTAN et l’évacuation des bases militaires américaines, le gouvernement, tout en considérant, à tort ou à raison, que la défense de la Grèce commande son attachement à l’Occident, et en particulier aux Etats-Unis, pose néanmoins certaines conditions et résiste aux pressions américaines, ainsi qu’à celles des puissances de l’OTAN Enfin, il faut noter que la politique pro-occidentale du gouvernement est contrebalancée par son ouverture vers les pays de l’Est.

Les clarifications apportées par les élections du 18 octobre 1981 accentuèrent les tendances apparues clairement après la chute de la dictature, tendances à une politique extérieure plus équilibrée qui pourrait seule garantir l’indépendance réelle de la Grèce ainsi qu’à une réforme radicale des structures de l’économie et des institutions.

En effet, la montée des formations politiques de gauche aux dépens des forces de la droite et du centre reflétait les transformations sociales qui sous-tendaient une telle politique; les progrès spectaculaires du PASOK sont également l’œuvre de son leader, Andréas Papandréou.

Le gouvernement socialiste (PASOK), disposant d’une large majorité à la Chambre s’efforce d’appliquer les grandes lignes de la politique énoncée plus haut.

Le renforcement des rapports avec les voisins balkaniques en vue d’une coopération économique et culturelle, et d’une entente pour faire des Balkans une zone dénucléarisée et contribuer à un accord général sur les armements et à la paix, le premier accord avec les Etats-Unis sur la question des bases militaires (juillet 1983), l’attitude indépendante de la Grèce dans ses rapports avec l’OTAN, organisation militaire à laquelle elle participe de nouveau, et au Parlement européen s’inscrivent dans les efforts faits par les forces politiques dites démocratiques pour donner des bases nouvelles à la politique extérieure de la Grèce.

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