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La Brèche

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Date/Heure
Date(s) - 18/09/2014
17:15 - 19:00

Lieu
Anthropole, salle 2024

Categorie(s)


Conférence-débat

Assad, l’Etat islamique et l’Occident…
Réalités et propagandes

Avec Noura AL-AMEER,
vice-présidente de la Coalition nationale syrienne

Lausanne, UNIL, jeudi 18 septembre 2014, 17h15
Bâtiment Anthropole, salle 2024

Récemment, l’Etat Islamique (EI ou Daech en arabe) a décapité deux journalistes américains qui s’étaient tous deux dévoués pour faire entendre la voix et la souffrance du peuple syrien! Le prétexte invoqué est l’intervention américaine et les frappes aériennes sur des bases ou sur des troupes de Daech en Irak.

Il faut rappeler ici que Daech, dès son apparition – dans la foulée de la répression massive engagée par le régime Assad contre la population insurgée, dès mars 2011 –, s’en est pris aux activistes, aux médecins et aux journalistes. Ces derniers qui faisaient et font entendre la voix des insurgé·e·s sont considérés et traités comme des ennemis aussi bien par le régime Assad que par Daech.

Jamais, jusqu’à tout récemment, Daech et le régime mafieux Assad ne se sont attaqués mutuellement! Les barils d’explosifs du régime Assad ont toujours épargné soigneusement les forces et les bases de Daech à Alep, préférant cibler les civils avec des dizaines de milliers de morts, de blessés, des millions de refugié·e·s à l’intérieur de la Syrie et dans les pays limitrophes. Réfugié·e·s face auxquels l’indifférence de la Suisse et de nombreux pays européens ne peut que faire scandale.

Le «parcours» du journaliste James Foley – décapité par Daech le 19 août – est révélateur des rapports parallèles existant entre le régime Assad et le «foyer syrien» de Daech. En effet, Foley a été enlevé par les milices pro-régime en novembre 2012, puis détenu par les services de renseignement d’Assad à Damas. Donc avant la proclamation de l’Etat islamique au printemps 2013. Foley s’est trouvé par la suite dans les mains de Daech, au moment où Assad se proposait publiquement comme «partenaire» d’une coalition de lutte contre le terrorisme!

Cet «événement» tragique, très médiatisé contraint à redonner une actualité à l’analyse et à la réflexion – plus que nécessaires – sur la situation dramatique en Syrie, «victime» d’un quasi-silence médiatique.

Il faut donc interroger le rôle du régime Assad dans la naissance de Daech. En effet, le peuple insurgé syrien fait face à deux ennemis: le régime Assad et les forces criminelles de l’Etat islamique. Aujourd’hui contrer Daech par la force ne peut faire l’économie d’une aide massive aux forces engagées, depuis le printemps 2011, dans le combat pour renverser la dictature qui, elle, a créé les conditions pour le développement de ce terrorisme représenté par l’Etat islamique.

Pour débattre de ces problèmes complexes, les FemmeS pour la Démocratie ont invité Noura al-Ameer, vice-présidente de la Coalition nationale syrienne et responsable du dossier des droits de l’Homme. Elle exposera également les défis et les priorités auxquels fait face l’opposition syrienne.

Noura al-Ameer, activiste de Homs, âgée de 26 ans, a pris part à la révolution dès ses débuts. Elle a été arrêtée par les services de renseignement syriens au printemps 2012. Elle est restée en détention pendant six mois. Suite à sa détention elle a été expulsée de son université alors qu’elle préparait son master en lettres. Lorsqu’elle a retrouvé la liberté, elle a dû quitter le pays pour trouver refuge en Turquie tout près de la Syrie. En mai 2013, elle a rejoint la Coalition nationale syrienne. Elle a été élue vice-présidente de la Coalition en janvier 2014. Elle a accompagné la délégation de l’opposition lors de la conférence de Genève II. Récemment, elle a été réélue vice-présidente de la Coalition nationale syrienne.

Organisée par FemmeS pour la Démocratie

Soutenue par le Mouvement pour le socialisme (MPS), le site www.alencontre.org,
Zeitoune et solidaritéS

 

 

 

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«C’est un véritable mouvement révolutionnaire social de grande ampleur, explique Loulouwa al-Rachid dans un entretien avec Orient XXI, contre une classe dirigeante qui gouverne dans un mépris total de la population et dans le seul souci de préserver sa part de prébendes et d’accéder à la rente pétrolière pour entretenir des clientèles dans le pays.» Et ceci alors que, depuis l’invasion de 2003 par les Etats-Unis, le pays souffre du délitement de ses infrastructures. Bien qu’essentiellement chiite, le mouvement bénéficie de la sympathie de toute une population, qui met aussi en cause l’influence iranienne.

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