lundi
17
décembre 2018

A l'encontre

La Brèche

Racisme anti-frontaliers assez!

Publié par Alencontre le 3 - octobre - 2009

Tract unitaire pour la manifestation du jeudi 8 octobre

Exprimons notre colère contre les banques, les spéculateurs et les patrons

DÉFENDONS ENSEMBLE nos intérêts communs…

«Ô frontaliers, ô frontaliers vos nostalgies

Comme les cours d’eau vont vers la terre étrangère.

La France ici finit ici naît l’Helvétie

Un ciel ne change pas où les drapeaux changèrent»

(Version genevoise du «Printemps» de Louis Aragon)

Les attaques contre nos collègues frontaliers ont atteint ces dernières semaines un degré de violence et de haine sans précédent. Un parti de grossiers démagogues, qui promet tout et son contraire, qui se déclare «ni de gauche ni de droite» mais vote toujours en bloc contre les intérêts de la population, en a fait son fonds de commerce électoral. Nous en avons assez de subir ce matraquage vomitif!

GENÈVE est un canton frontalier. Avec les communes voisines du canton de Vaud, de la Haute-Savoie et de l’Ain, il formeune grande agglomération de 900 000 habitant-e-s qui partagent les mêmes problèmes de logement, de transport, d’environnement, de travail, etc. Le mot frontalier, du provençal frountalié, signifie voisin: nous partageons une maison commune, notre région… Allons-nous laisser des politiciens sans scrupule nous monter les uns contre les autres pendant que les propriétaires de l’essentiel des richesses, des deux côtés de la frontière, décident de notre sort?

FACE À LA CRISE, l’extrême droite populiste a toujours poussé les habitants et les travailleurs d’une même région à se rejeter les uns sur les autres la responsabilité de tout ce qui va mal. C’est son rôle! Avant-hier, elle s’en est prise aux Juifs, hier aux Italiens et aux Espagnols, saisonniers et permis B, puis aux Kosovars, aux sans papiers… aujourd’hui aux frontaliers, aux Roms et à l’immigration extraeuropéenne…

PENDANT CE TEMPS, des deux côtés de la frontière, elle ne cesse, avec la droite et les patrons, de soutenir les cadeaux fiscaux aux plus riches, le démontage de la prévoyance sociale, la privatisation et la dégradation des services publics, la suppression de toute protection contre les licenciements (déjà inexistante en Suisse), les licenciements collectifs exigés par les actionnaires, le chômage partiel pour dégraisser les stocks, etc.

NOUS APPELONS LA POPULATION de l’agglomération franco-valdo-genevoise à rejeter cette propagande nauséabonde et à combattre ensemble contre les véritables causes de nos problèmes et leurs véritables responsables en défendant:

• Des salaires et des conditions de travail qui permettent de vivre dignement des deux côtés de la frontière, ce qui suppose un salaire minimum légal en Suisse et une revalorisation du SMIG en France. A travail égal, salaire égal!

Une politique de l’emploi commune qui interdise les licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices et s’oppose aux fermetures et aux délocalisations par-dessus les frontières.

Des emplois publics d’utilité sociale et écologique (hôpitaux, écoles, transports publics, isolation thermique des bâtiments, etc.), mais aussi des places de formation répondant aux besoins à l’échelle régionale.

Un système de transports publics efficace et non polluant qui garantisse une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre, du trafic motorisé privé, de la pollution et du bruit.

Une politique d’aménagement publique commune visant à lutter contre la spéculation immobilière et pour la construction de logements bon marché de qualité en nombre suffisant.

Une politique culturelle ambitieuse favorisant les contacts et les échanges à l’échelle de toute l’agglomération.

QUE NOUS HABITIONS le canton de Genève ou les communes vaudoises et françaises de l’agglomération genevoise, nous subissons toutes et tous les décisions d’une minorité qui spécule sur notre travail, sur nos logements et sur nos vies. Ne nous laissons pas aveugler par la haine de tous contre tous!
Exprimons ensemble
notre colère et unissons-nous pour défendre nos intérêts, qui sont ceux du plus grand nombre!

Nous vous invitons à MANIFESTER à Genève • Place Neuve JEUDI 8 OCTOBRE • 18H00

Apppellent à cette manifestation (premiers signataires):

UNIA, SIT, CGAS, Cartel intersyndical, SPG, Groupement des frontaliers, ACOR SOS Racisme, Mesemrom, Maison du Peuple de Genève, Centre de contact Suisses-Immigrés, solidaritéS, UBS, PdT, Mouvement Pour le Socialisme-MPS, PSG…

Vous pouvez écrire un commentaire, ou utiliser un rétrolien depuis votre site.

Ecrire un commentaire




Le travail dans les entrepôts à l’heure de «l’économie numérique»

Entre votre livraison à domicile d’une commande passé à Amazon et les profits nets de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, il y a un «problème». Le tout «fonctionne» sur la base d’une plate-forme qui organise une très nombreuse main-d’œuvre. «Elle» – ses fonctions sont conçues par la direction du groupe – intensifie et contrôle au plus près du travail des salarié·e·s; «elle» contribue à rendre les emplois plus précaires et instables.

Au cours de cette session du séminaire consacré au capitalisme, à Toronto (Canada), Alessandro Delfanti discute des changements à l’œuvre dans l’organisation du travail, de la composition de la classe salariée et de l'évolution des rapports de travail résultant des relations entre le capitalisme et la technologie. Il le fait sur la base d'une étude récente d’un entrepôt d’Amazon en Italie.

Alessandro Delfanti enseigne à l'Institut de Communication, Culture, Information et technologie à l'Université de Toronto. Il fut l'un des principaux membres fondateurs du réseau Log Out! Réseau de résistance des travailleurs et travailleuses à l'intérieur et contre l’économie des plates-formes. Son intervention est en langue anglaise. (Réd. A l’Encontre)

Recent Comments

Le site alencontre.org existe depuis plus de 12 ans. Il vient de changer d’aspect. De manière significative. Mais il n’a pas modifié ses objectifs : informer, analyser, afin de faciliter une compréhension des réalités économiques, sociales, politiques à l’échelle internationale. Dans ce sens, ce site valorise la liaison qui peut s’établir entre comprendre et agir, dans une perspective socialiste et démocratique. Ce «lifting» a été effectué pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de lectrices et lecteurs. Nous espérons que celui-ci entrera en résonance avec les attentes des visiteurs de A l’Encontre et de La Brèche. Il leur appartiendra, aussi, de s’en approprier le contenu et de le commenter. Vous pouvez nous contacter sur redaction@alencontre.org