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29
mai 2017

A l'encontre

La Brèche

«Le nouveau Guernica» peint par Oussama Diab, artiste syro-palestinien

«Le nouveau Guernica» peint par Oussama Diab, artiste syro-palestinien

Par A l’Encontre
et Ignace Leverrier

Fin décembre 2012, le principal camp de réfugié palestiniens de Syrie, celui de Yarmouk, au sud de Damas, a été bombardé par les forces du régime Assad et ravagé par des affrontements qui y ont éclaté. A toutes les frontières, le «sort tragique» des réfugié·e·s palestiniens et palestiniennes semble devoir se répéter, inlassablement.

A la frontière libanaise, Kaled Si Mohand, le 23 décembre 2012, souligne que des familles, parfois, ont été reçues par des Palestiniens de camps situés à Beyrouth ou à Säida. Mais d’autres, fort nombreuses, ont été contraintes de retourner à Yarmouk ou dans les environs.

Ainsi, Sihem Abu Setteh, Palestinienne, explique les raisons du retour: «Leurs conditions de vie sont extrêmement précaires. Personne ne leur apporte le moindre secours. Aucune organisation, aucune ONG, ni même l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens ne sont venues les aider. C’est pourquoi, certains préfèrent courir le risque de retourner mourir sous les bombes chez eux, plutôt que de rester ici mourir de faim et de pauvreté.» Les nouveaux réfugiés palestiniens au Liban doivent s’acquitter d’un «permis de résidence», à renouveler tous les mois, pour un montant avoisinant les 30 CHF; ce qui constitue une somme gigantesque.

Le 26 mars 2013, The Atlantic rapporte un drame similaire. Le régime Assad a joué – dans tous les sens du terme – le rôle de «protecteur des Palestiniens». Mais après les attaques contre le camp de Yarmouk, par milliers, les Palestiniens se sont enfuis en direction de divers pays, entre autres la Jordanie. Devant l’afflux de réfugiés, les militaires jordaniens contraignent les Palestiniens à la recherche de l’asile – ou pour parler vrai: d’un abri – de retourner en Syrie. N’ayant pas de carte d’identité syrienne, ils sont renvoyés vers le camp nommé Cyber City, près de la ville frontière jordanienne de Ramtha. Une sorte de «prison» avec des conditions de vie déplorables.

La politique présente de la Jordanie, qui a été annoncée publiquement en octobre 2012, contrevient au principe de non-refoulement (article 3 de la Convention de l’ONU contre la torture et les autres traitements inhumains). La Jordanie ne l’a pas signée. Certes, la Jordanie a reçu un très grand nombre de réfugié·e·s de Syrie, alors que, historiquement, sa population d’origine palestinienne est fort importante. La Jordanie manque d’un soutien international. Ce qui n’échappe à personne.

Toutefois les Palestiniens et Palestiniennes refoulés se trouvent piégés doublement: attaqués par les forces répressives syriennes, pris parfois entre deux feux, ils ne peuvent s’échapper car ils ne disposent pas de papiers syriens. Ce n’est là qu’un des drames qui marque au fer rouge la population de Syrie et la Syrie elle-même, mais il parle pour toute la région et son histoire.

En disant NON, massivement, au régime dictatorial d’Assad, la large majorité du peuple de Syrie a démontré, pour toujours, qui elle était. Cela à l’opposé des images et impressions véhiculées par les médias occidentaux, qui s’appuyaient, souvent, sur les «informations diplomatiques», il y a encore trois ans,

Nous reviendrons, dans un prochain article, sur les débats et conflits «dans les sommets» de l’opposition syrienne, ce qui n’est pas nouveau dans des batailles de cette ampleur. Il n’y a qu’à penser, avec les limites de l’analogie, aux oppositions et conflits qui ont marqué les mouvements de résistance durant la Seconde Guerre mondiale ou ceux de la décolonisation, dans lesquels, plus d’une fois, les «interventions externes» étaient un facteur de «l’organisation» politique et militaire du combat – et donc des heurts internes aux «résistants»  – contre les occupants ou leurs séides.

La démission de Mouaz al-Kathib – qui a dénoncé le manque de soutien logistique des «pays occidentaux» pour que le peuple en lutte puisse se défendre – et la nomination de Ghassan Hito comme premier ministre par intérim est une des expressions phénoménologiques de la dureté et de la complexité de cette lutte anti-dictatoriale (au sens de renversement du régime dictatorial). Un renversement de la dictature qui sera la première étape nécessaire d’une révolution démocratique effective.

Dans ce genre de situation et de conjoncture, diverses puissances régionales et internationales agissent dans les coulisses. Les hésitations de François Hollande à apporter un soutien militaire aux «rebelles» en sont une illustration qui ne traduit pas seulement les tensions entre divers ministères français. Ainsi, le 28 mars 2003, François Hollande est revenu sur ses positions exposées le 14 mars à propos de la livraison de certaines armes. La France veut un contrôle total (voir Le Monde du 31 mars et 1er avril 2013) non seulement sur la destination des armes, mais sur ceux qui en disposent de concert avec leurs partenaires politiques. Cela pour assurer (ou du moins tenter d’assurer) une «transition dans l’ordre», pour ne pas dire dans le «désordre le moins grand possible».

Afin de pouvoir appréhender ce qui se passe dans ledit «camp alaouite», qui fait souvent la une d’articles superficiels, nous publions ci-dessous une chronique – en date du 29 mars 2013 – d’Ignace Leverrier sur le thème: «Des Alaouites appellent leur communauté à rejoindre la Révolution». (Rédaction A l’Encontre)

*****

Des membres de la communauté alaouite de Syrie opposés au régime en place se sont réunis au Caire, samedi 23 et dimanche 24 mars 2013. Il s’agissait pour les Alaouites qui avaient répondu à cette initiative, préparée au cours des quatre mois précédents, d’inciter leur communauté à prendre ses distances avec un régime qui ne ménage aucun effort pour la maintenir en situation de dépendance à son égard et auquel certains, peu ou mal informés, tentent délibérément de l’assimiler. Selon Bassam Al Yousef, coordinateur de la manifestation, ils voulaient «adresser un message rassurant aux Alaouites de l’intérieur, concernant les dangers de la guerre civile», les mettre en garde contre le régime qui «menace par ses agissements l’existence alaouite en Syrie», et «affirmer que la communauté alaouite est et restera une composante indissociable de la société syrienne».

Participants à la Conférence des alaouites syriens

Les participants entendaient également convaincre leurs coreligionnaires, et plus généralement l’ensemble de leurs compatriotes, que «c’est le peuple et non pas le régime qui protège les différentes communautés», que «le pouvoir actuel fait le lit d’une guerre civile entre les diverses composantes du peuple syrien», qu’il «fait durer le conflit pour empêcher les Alaouites de prendre avec lui leurs distances», qu’il «attise leur crainte de l’avenir pour conserver leur allégeance», et que, si tout cela ne suffit pas, «il n’hésitera pas à diviser la Syrie s’il y va de son intérêt».

Parmi les observateurs à cette rencontre figuraient des représentants de la Coalition nationale, du Conseil national syrien, de la Tribune démocratique, de l’Armée syrienne libre, ainsi que des personnalités libanaises, comme Hani Fahs, membre du Haut Conseil islamique chiite.

Au terme des deux journées de travail, destinées à créer le «noyau politique permettant aux alaouites de participer à l’alternative démocratique qui préservera leurs droits», ils ont adopté une importante «Déclaration du Caire», qui se lit ainsi :

1° La Révolution syrienne est la révolte du peuple et de toutes ses composantes contre la tyrannie, le despotisme et la corruption, et elle n’est que cela.

2° Le régime syrien se caractérise par le despotisme, le pillage et la destruction. L’assimilation de la communauté alaouite au régime en place est une erreur morale et politique mortelle. Le régime syrien n’est pas celui de la communauté alaouite. Il n’a jamais été et il ne sera jamais à son service, mais, au contraire, il a retenu et il continue de retenir cette communauté en otage. La Révolution syrienne a donc pour mission, dans le cadre de la reconstruction de l’identité nationale, de libérer la communauté alaouite de la captivité dans laquelle la maintient le régime au pouvoir.

3° Le courage et la responsabilité historique nous imposent aujourd’hui de dire à nos familles et à nos proches que leur avenir et leur sécurité sont avec le peuple syrien dans sa Révolution. Nous refusons catégoriquement toute tentative de s’emparer de la communauté pour la pousser à la confrontation avec nos frères des autres composantes du peuple syrien. Nous imputons au régime la pleine et entière responsabilité des victimes appartenant à la communauté alaouite.

4° Nous ne demandons pas seulement la chute du régime, mais également le démantèlement de la structure totalitaire qu’il a mise en place et l’édification d’un Etat de droit et de citoyenneté.

5° Les crimes commis par le régime syrien sont une honte à la fois pour lui, et pour l’humanité et son histoire. Ils nous imposent, en tant qu’êtres humains puis en tant que Syriens, de ne réclamer rien de moins qu’un procès historique au cours duquel il devra répondre des crimes les plus abjectes connus pas l’humanité. Nous redisons ici que des comptes doivent être réclamés de tous ceux qui ont intentionnellement contribué à l’effusion du sang de Syriens innocents. Membres de la communauté alaouite et des autres communautés, ceux qui auront été impliqués dans de tels actes devront comparaître devant des tribunaux pour y être jugés conformément au droit et dans des conditions justes.

6° Le régime syrien ment quand il prétend protéger les minorités, en particulier les Alaouites. Ce faisant, il cherche à faire peur aux Syriens en agitant l’épouvantail d’un possible radicalisme islamiste, qu’il affirme voir venir. Il tente également de faire croire au monde qu’il combat des groupes takfiris [extrémistes] et qu’il constitue la meilleure garantie contre le terrorisme.

7° Les participants à ce congrès ont compris que, en raison de la spécificité du moment par lequel passe la Révolution – la crispation confessionnelle et les divisions internes provoquées à la fois par le régime et d’autres parties –, les différentes composantes du peuple syrien éprouvent un immense besoin d’être rassurées. Le principe général qui prévaudra dans l’Etat syrien à venir est qu’assurances et garanties n’émaneront de personne d’autre que du peuple syrien lui-même. Celui-ci sera l’unique protecteur et le seul défenseur de tout Syrien. Toute prétention à protéger et à fournir des garanties repose sur des fondements confessionnels en contradiction avec le concept de citoyenneté.

8° La Révolution syrienne s’est levée pour instaurer un Etat démocratique et bâtir un Etat de citoyenneté. Tous ceux qui cherchent à détourner cette Révolution de son objectif fondamental en lui donnant une tournure confessionnelle ou sectaire contribuent à répandre le sang des Syriens.

9° Nous appelons ceux qui soutiennent ce régime, quelle que soit leur appartenance, à cesser immédiatement de le faire. Il tue en effet leurs frères et il menace le présent et l’avenir de leur pays. Ils doivent faire porter leurs efforts sur le renversement du despote qui pousse la Syrie vers l’inconnu. Nous incitons toutes les catégories silencieuses à s’exprimer, à assumer leur responsabilité historique vis-à-vis de leur patrie et à rejoindre les rangs de la Révolution.

10° Nous exhortons nos frères des forces armées syriennes, et en particulier les fils de notre communauté, à ne pas lever les armes contre ceux qui appartiennent au même peuple qu’eux, et à ne pas rejoindre les rangs d’une armée que le régime pousse à tuer d’autres Syriens. Nous réclamons aussi des forces de la Révolution qu’elles assument leur responsabilité et qu’elles leur offrent les aides dont ils ont besoin pour leur permettre de se dissocier du régime.

11° Nous ne fermons pas les yeux sur les fautes commises au nom de la Révolution, qu’elles soient le fait de forces armées ou de groupes takfiris [extrémistes] radicaux. Nous n’observons aucun silence coupable sur ce qui altère le visage de la Révolution. Mais nous considérons que ce régime est le premier auteur de ces défigurations, directement ou indirectement, qu’elles soient le produit de l’heure ou de sa longue présence au pouvoir.

12° Toute tentative de diviser la Syrie, qu’elle provienne de parties extérieures ou intérieures, est une trahison de la patrie, de l’Histoire et des générations à venir. Nous devons tous, en tant que Syriens, combattre cette dérive et refuser toute forme de partition. La Syrie restera toujours un Etat unique pour la totalité de ses enfants.

C’est pourquoi, prenant la parole aujourd’hui depuis Le Caire, nous déclarons que, Syriens, nous appartenons à l’un des plus anciens peuples de la Terre. Ce peuple s’est lancé dans la Révolution pour la liberté, la dignité humaine et la justice. Il aspire à mettre en place un Etat moderne, civil et démocratique qui soit le sien, patrie ouverte à tous sans division ni distinction liées à la religion, à l’ethnie ou au genre. C’est dans ces convictions que s’enracine le slogan de notre congrès :«Nous sommes tous Syriens. Ensemble vers une patrie pour tous».

***

28 mars 2013: Université de Damas, école d'architecture, bombardée.

28 mars 2013: Université de Damas, école d’architecture, bombardée

Il y avait urgence à tenir cette rencontre et, pour la communauté alaouite, à marquer ses distances avec le régime de Bachar Al Assad. En voie de délitement lent mais continu, celui-ci n’a pas renoncé, dans l’espoir de se maintenir en place, à impliquer des membres de la communauté alaouite dont il est originaire dans les crimes qu’il commet contre la population syrienne. Il espère que, compromise par cette coopération, et donc menacée elle aussi de sanctions, elle lui restera fidèle jusqu’au dernier moment. Il fallait donc rappeler que, si des Alaouites prennent part à ces méfaits, ils ne se distinguent en rien des membres de toutes les autres composantes ethniques, religieuses et confessionnelles qui apportent leur soutien au pouvoir, et qu’ils le font sur une base individuelle. En revanche, en tant que communauté, les Alaouites ne portent nullement une responsabilité qui incombe avant tout aux détenteurs du pouvoir réel au sein du régime.

Le nombre des participants n’a pas répondu aux attentes des organisateurs. Le contraire eût été étonnant. Les opposants alaouites qui auraient souhaité se rendre au Caire à partir de la Syrie se sont pliés au principe de réalité. Les uns savaient qu’ils ne seraient pas autorisés à quitter le territoire national. Les autres ont eu peur d’être ennuyés à leur retour. En prenant le chemin du Caire, tous auraient été exposés, personnellement ou via des membres de leur famille, aux «tracasseries» habituelles en pareilles circonstances. Elles vont de l’arrestation momentanée à l’emprisonnement de longue durée sans jugement. Dans le meilleur des cas.

Echappant à ces avanies du fait de leur résidence à l’extérieur de leur pays, d’autres opposants alaouites ont boycotté la rencontre faute d’avoir obtenu les éclaircissements qu’ils réclamaient sur son financement. Entretenues par certains sites internet, des rumeurs malveillantes avaient en effet indiqué que celui-ci était assuré par Rifaat Al Assad [après avoir supervisé le massacre de Hama en 1982, il est en exil depuis de longues années, dès début des années 1990, et vit à Londres, après avoir séjourné en France et en Espagne]. Si l’unique oncle survivant du chef de l’Etat conserve encore des partisans au sein de sa communauté d’origine, parmi ceux qui considèrent qu’un recours à une violence encore plus débridée aurait eu tôt fait de faire rentrer chez eux leurs concitoyens et de mettre un terme à la révolution, il est honni par une majorité d’entre eux. Pour finir de dissuader les imprudents, d’autres rumeurs avaient mentionné l’un de ses fils, Ribal Al Assad, parmi les participants.

L’initiative a été saluée par le reste de l’opposition. L’avocat Haytham Al Maleh, membre du bureau politique de la Coalition nationale, a ainsi exprimé sa satisfaction de les voir rejoindre l’opposition, affirmant que «nous ne faisons aucune distinction entre Syriens, surtout au sein de l’opposition au pouvoir. Ceux qui souhaitent rejoindre les rangs de la Coalition, au sein de laquelle sont représentées l’ensemble des forces opposées au régime, y sont accueillis à bras ouverts.»

***

Depuis plusieurs mois maintenant, un sentiment d’insatisfaction s’exprime dans la montagne alaouite contre le régime de Bachar Al Assad. Dans un article mis en ligne sur le site Mediapart, le 27 novembre 2012, la journaliste Caroline Donati, auteur de L’Exception syrienne, constatait que, en Syrie: «La communauté alaouite, base du régime, cherche une porte de sortie.» La répression menée sur la côte et dans la capitale contre ceux qui manifestaient pour l’arrestation du Dr Abbdelk-Azis Al Khayyer, pourtant favorable à une solution négociée et hostile à un recours aux armes, a fait taire les mécontents. Mais, au cours des semaines écoulées, les critiques se sont intensifiées et les défections se sont accélérées.

Fin février 2013, des sources jordaniennes signalaient l’arrivée dans le gouvernorat de Mafraq, avec tous les membres de leurs familles, de huit hauts gradés syriens appartenant à la communauté alaouite, désormais hébergés au camp d’Al-Rajhi. Ils faisaient partie de ces officiers appartenant à toutes les communautés qui, au sein de l’armée régulière, collaboraient avec l’Armée syrienne libre en attendant l’opportunité de déserter.

La Coordination de Bab Srijeh et de ‘Abr Atikeh affirmait que plus d’une vingtaine d’officiers et sous-officiers alaouites venaient d’arriver en Turquie, Colonels, lieutenants-colonels, commandants, capitaines et adjudants, ils provenaient tous, soit de la 4e division dont Maher Al Assad, sans être le commandant, est de facto le «patron», soit de la Garde républicaine. (29 mars 2013)

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