mardi
22
août 2017

A l'encontre

La Brèche

Déclaration du coordonnateur de la FASCH, Hancy PIERRE, suite à la présence des agents de la MINUSTAH postés à la barrière d’entrée de la Faculté des Sciences Humaines, le vendredi 15 juin 2012 en trois occasions

Des agents de la MINUSTAH [Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti] ont tenté de pénétrer l’enceinte de la Faculté des Sciences Humaines (UEH), sis à l’Avenue Christophe, Impasse Le Hasard, Port-au-Prince, aux environs de 11h30 du matin [1].

Les gardiens préposés à la sécurité de la barrière ont signifié à un accompagnateur du groupe de militaires en question que des agents armés sont interdits de pénétrer des espaces universitaires ou scolaires. Malgré tout, ces agents armés ont insisté pour dépasser les limites de la barrière d’entrée prétextant qu’ils peuvent circuler librement surtout qu’il s’agit d’un espace universitaire.

Les agents de la MINUSTAH ont été chahutés par la population et quelques jeunes fréquentant l’espace de la Faculté des Sciences Humaines ce jour-là. Avant de rebrousser chemin, les agents armés identifiés au contingent brésilien ont tiré des balles et l’un des projectiles a atteint une ampoule néon fixée dans la salle HB13. L’ampoule a été brisée et les étudiants affolés en la circonstance pour vider la salle ont dû détacher la porte de sortie. La panique a été générale entre 11h30 et 12h30 dans l’enceinte de la Faculté des Sciences Humaines.

A 3 heures de l’après-midi, des agents de la MINUSTAH, au nombre d’une quinzaine, sont revenus se poster à la barrière d’entrée de la faculté, sans motif. Les gardiens ont une fois de plus fermé l’unique barrière.

Les membres de la communauté ont été affolés devant la menace des agents armés de la MINUSTAH d’envahir la cour de la Faculté. En ce moment allait se dérouler une assemblée mixte réunissant professeurs, étudiants et membres du personnel. Le Bureau de ladite assemblée, à la phase de constat du quorum, a été contraint par ces évènements à ne pas atteindre cet objectif. L’assemblée a été perturbée et la salle vidée.

A 3h30, le calme est revenu dans l’enceinte de la Faculté. Vers les 5h de l’après-midi, pour une troisième fois, un contingent armé de Brésil d’une vingtaine d’agents, en bouclier, se sont dirigés jusqu’à la barrière d’entrée de l’institution facultaire, se sont postés durant une trentaine de minutes.

Cette provocation des agents de la MINUSTAH a dû perturber les examens de mi-parcours ce vendredi 15 juin 2012.

Ainsi, des démarches ont été entreprises par la direction de la Faculté auprès du Recteur Jean Vernet HENRY en vue d’alerter le CSPN [Conseil supérieur de la police nationale] et avoir des explications – un juge de paix de la juridiction a été aussi contacté pour faire les constats des dégâts causés par la présence agressive et non justifiée des forces armées de la MINUSTAH.

Port-au-Prince, le 18 juin 2012

_____

[1] On peut lire sur AlterPresse (Réseau alternatif haïtien d’information) l’article, en date du 18 juin 2012: Haïti-Université/Minustah: des casques bleus brésiliens perturbent les cours à la Faculté des Sciences Humaines. Et, sur ce site, l’article de Franck Seguy du 25 janvier 2010: L’autre tremblement de terre du 12 janvier.

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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