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décembre 2018

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La Brèche

Italie: les syndicats de base appellent à la grève le 22 juin

Publié par Alencontre le 19 - juin - 2012

Union syndicale Solidaires

L’Union syndicale Solidaires apporte son soutien aux syndicats de base italiens USB, CUB, ORSA, CIB-UNICOBAS, SNATER, SICOBAS, USI qui appellent le 22 juin à une journée de grève et de manifestations. Le gouvernement Monti s’attaque directement aux travailleurs et travailleurs. Ses décisions, ses attaques antisociales, s’inscrivent dans la politique mise en œuvre dans tous les pays européens. Chômage, précarité, restriction des droits des travailleurs/ses et liberté de licencier accrue pour le patronat, santé et sécurité au travail non assurées, destruction des services publics, allongement du temps de travail, diminution des salaires, remise en cause du droit à la retraite, attaques contre la protection sociale, etc., dans tous nos pays, patrons, banquiers et leurs gouvernements appliquent les mêmes méthodes. Les attaques contre le droit syndical, les discriminations envers les syndicats qui refusent d’accompagner la casse sociale ont pour but de faciliter la tâche du patronat. Résistons! Soyons offensifs, revendiquons des droits nouveaux, un autre partage des richesses, travailler moins pour travailler tous!

L’Union syndicale Solidaires prend note avec beaucoup d’intérêt du travail unitaire mené depuis maintenant plusieurs mois. À notre sens, c’est une des données nécessaires pour que les travailleurs/ses aient confiance en eux/elles-mêmes, et pour permettre des victoires sociales. Ces luttes sociales victorieuses que nous construisons pas à pas, notamment en rassemblant massivement les travailleurs/ses dans des syndicats démocratiques et indépendants, créeront la dynamique débouchant sur la nécessaire transformation sociale.

La coordination internationale, et pour le moins européenne, du syndicalisme de lutte est plus que jamais nécessaire. Depuis plusieurs années, l’Union syndicale Solidaires au plan interprofessionnel, plusieurs de nos fédérations dans leurs champs d’action respectifs, travaillent à la construction d’un réseau international – et donc notamment européen – du syndicalisme de luttes. Par «syndicalisme de luttes», nous entendons les collectifs syndicaux qui se situent clairement sur le terrain de la lutte des classes, à travers un syndicalisme de masse, dans la perspective d’une transformation sociale de la société, qui passe par un affrontement central contre celles et ceux qui défendent leurs privilèges.

En termes d’affiliations internationales, celles et ceux qui se retrouvent dans ces orientations et ces pratiques syndicales sont dans des situations diverses : membres d’aucune organisation internationale, membres de la Fédération Syndicale Mondiale, membre de la Confédération Syndicale Internationale, membre de la Confédération Européenne des Syndicats, membre du réseau des syndicats alternatifs et de base, etc. Pour partie, ces différences prennent leur source dans des histoires multiples, qui se traduisent par une situation actuelle hétérogène en termes d’affiliation … pas forcément de politique syndicale. Quand nous affirmons cela, nous n’entendons pas nier la nécessité d’une analyse des responsabilités des organisations syndicales internationales. Mais nous pensons qu’entre nous, la première urgence n’est pas à marquer des divisions mais à rechercher ce qui permet de nous unir. Nous unir, sur les bases évoquées plus haut, dans la perspective évoquée plus haut… L’Union syndicale Solidaires souhaite poursuivre et développer nos actions communes en ce sens.

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Le travail dans les entrepôts à l’heure de «l’économie numérique»

Entre votre livraison à domicile d’une commande passé à Amazon et les profits nets de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, il y a un «problème». Le tout «fonctionne» sur la base d’une plate-forme qui organise une très nombreuse main-d’œuvre. «Elle» – ses fonctions sont conçues par la direction du groupe – intensifie et contrôle au plus près du travail des salarié·e·s; «elle» contribue à rendre les emplois plus précaires et instables.

Au cours de cette session du séminaire consacré au capitalisme, à Toronto (Canada), Alessandro Delfanti discute des changements à l’œuvre dans l’organisation du travail, de la composition de la classe salariée et de l'évolution des rapports de travail résultant des relations entre le capitalisme et la technologie. Il le fait sur la base d'une étude récente d’un entrepôt d’Amazon en Italie.

Alessandro Delfanti enseigne à l'Institut de Communication, Culture, Information et technologie à l'Université de Toronto. Il fut l'un des principaux membres fondateurs du réseau Log Out! Réseau de résistance des travailleurs et travailleuses à l'intérieur et contre l’économie des plates-formes. Son intervention est en langue anglaise. (Réd. A l’Encontre)

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