Publié par Alencontre Le 30 - août - 2012

Les victimes de la mosquée Abou Souleimane enterrées dans ces fosses communes.
Que s’est-il passé à Daraya «la pacifiste»? Dès dimanche, l’OSDH (Organisation syrienne des droits de l’homme) annonçait qu’au moins 320 corps avaient été retrouvés. Les comités de coordination locale recensaient de leur côté près de 440 victimes. Mercredi, un nouveau bilan faisait état de 675 victimes.
Appelons-le C.A. (lire notre boîte noire en pied d’article). Il est membre fondateur du mouvement pacifiste de Daraya, sa ville natale et responsable au sein du mouvement révolutionnaire de cette banlieue de Damas. Lire le reste de cet article »
Publié par Alencontre Le 29 - août - 2012

L’année dernière à Daraya, une manifestation menée par Ghayath Matar: des fleurs face aux balles de la répression.
Par Rayyan Majed
La localité de Daraya, proche de Damas, a été le théâtre de nombreuses «violences» au cours des cinq jours qui ont précédé le 26 août 2012, une des journées marquées par le plus grand nombre de civils tués par les forces du clan Assad. Les «forces aériennes» du dictateur n’hésitent pas, les 28 et 29 août 2012, à bombarder des quartiers historiques d’Alep, considérés comme réunissant une population soit appuyant le régime, soit neutre par intérêt. Elle s’en détache actuellement. Lire le reste de cet article »
Publié par Alencontre Le 27 - août - 2012

Manifestation, le 11 mai 2012, à Kobani, près d’Alep
Entretien avec Gilbert Achcar
Nous publions ci-dessous un entretien avec Gilbert Achcar, professeur à l’Ecole des études orientales et africaines de l’Université de Londres (SOAS). L’entretien a été réalisé en arabe par Oudai al-Zoubi pour le quotidien Al-Quds Al-Arabi, et publié dans son édition du 25 août. La traduction en français a été faite par Jihane Al Ali pour le site A l’Encontre. Lire le reste de cet article »
Publié par Alencontre Le 24 - août - 2012

Salah Al Din, 4 août 2012
Par Fida Itani
«Allah akbar» [Dieu est le plus grand] hurlent les jeunes combattants des campagnes, repris en cœur par leurs compères en compagnie de jeunes révolutionnaires d’Alep. «Takbir» [formule polysémique qui peut faire figure de cri de guerre], lance l’un d’eux de temps à autre, avant que les «Allah akbar» ne retentissent à nouveau. C’est la Syrie révolutionnaire! Celle dont le visage islamique attire les grands médias occidentaux; celle que les médias arabes de couleur sunnite présentent en soutien à une révolution islamique (justifiant au passage les massacres perpétrés en Irak en son nom); celle enfin que les soutiens du régime syrien prennent comme une aubaine pour écraser médiatiquement la révolution, et l’accuser de terrorisme. Lire le reste de cet article »
Publié par Alencontre Le 23 - août - 2012
Par Chris Webb
Dans la foulée du massacre des mineurs de la firme Lonmin, à Marikana, le 16 août 2012, les médias ont présenté «cette violence» comme résultant, en dernière instance, d’un affrontement entre deux organisations syndicales rivales. De plus, ils inscrivaient ces «faits» dans une sorte de «violence naturelle» qui serait propre à l’Afrique du Sud, mettant entre parenthèses aussi bien les legs nombreux du régime d’apartheid («aboli» en 1994) que les terribles inégalités et conditions présentes d’exploitation. Lire le reste de cet article »
Publié par Alencontre Le 22 - août - 2012
Par Samar Al-Gamal
«Vous savez, le président dans ce pays, pour les 50 ans à venir, doit être un militaire. Les dirigeants de la guerre priment sur les autres», ainsi aurait confié l’ancien président Anouar Al-Sadate [président de 1970 à 1981] à l’écrivain Hassanein Heikal. Les militaires régnaient déjà depuis un quart de siècle sur le pays. Mais lors de cette conversation qui a eu lieu en 1975, Sadate faisait la distinction entre les militaires de Juillet 1952 et ceux d’Octobre 1973. Aussi aurait-il dit: «La génération de Juillet n’est plus adéquate et il est temps pour elle de remettre les rênes à la génération d’Octobre». Lire le reste de cet article »
Publié par Alencontre Le 21 - août - 2012
Entretien avec Jean-Pierre Filiu
Le régime de Bachar El-Assad paraît désormais résister autour de son noyau dur: le clan Assad, l’appareil militaro-sécuritaire alaouite et ses milices. Aussi spectaculaires soient-elles, les récentes défections ne concernent que la communauté sunnite au sein de l’élite politique et militaire. De plus, le pouvoir met en avant ses capacités de nuisance, à l’intérieur de ses frontières en jouant la carte de la partition territoriale et communautaire; à l’extérieur en tentant de déstabiliser le Liban et en brandissant la menace d’armes chimiques et le danger jihadiste à l’attention de l’Occident et d’Israël. Lire le reste de cet article »