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22
août 2017

A l'encontre

La Brèche

Une fausse libre circulation

Publié par Alencontre le 4 - février - 2009

Nous publions ci-dessous une lettre de lecteur qui a été envoyée à l’ensemble de la presse de Suisse française par R. Molo. Elle a été publiée, entre autres, dans 24 heures du 4 février 2009. R. Molo a été l’un des animateurs de la campagne «A travail égal, salaire égal» en 2005. Cette campagne mettait l’accent sur la dimension trompeuse desdites «mesures d’accompagnement» et prônait, à ce titre, un Non. Les revendications concrètes avancées alors gardent toute leur valeur. Mieux, leur actualité se voit confirmée dans le contexte présent de crise socio-économique qui permet d’accentuer la mise en concurrence des salarié·e·s de toutes les nationalités et favorise donc le dumping social et salarial. Cela d’autant plus qu’a augmenté la part d’entre eux et elles dont le statut a été précarisé. Ces revendications se retrouvent dans les documents présentés sur ce site (tracts, brochure).

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Sur fond d’une xénophobie qui manifeste comment les salarié·e·s sont traités comme des marchandises «jetables», il est proposé un mauvais choix aux personnes résidant en Suisse et disposant du droit de vote le 8 février.

Une fausse libre circulation qui exclut une grande partie du monde et accentue la vraie libre concurrence entre salarié·e·s, sans mesures d’accompagnement dignes de ce nom. Sans réflexion ou par flagornerie, elles ont été qualifiées de “ meilleures d’Europe ” par un dirigeant d’Unia. Or, la Suisse a été prise à partie à plusieurs reprises par l’Organisation internationale du travail (OIT) pour violation de la liberté syndicale dans l’ensemble du secteur privé, cas unique parmi les pays à économie de marché et système politique pluraliste.

Le droit suisse du travail permet le licenciement sans motif de tous les salarié·e·s, jeunes ou vieux, suisses ou étrangers, frontaliers ou résidants. C’est un fait. Voilà la véritable «clause guillotine» réservée à tous les salarié·e·s qui se risqueraient à dénoncer des abus. Cette situation de faiblesse ne peut que nourrir des réactions xénophobes entre salarié·e·s, quelle que soit leur nationalité. Ce qui sera mis à profit par des patrons, qu’ils prônent le OUI ou proposent un NON.

Dans ces conditions, il m’est impossible de voter oui.

Romolo Molo

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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