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14
décembre 2017

A l'encontre

La Brèche

Une fausse libre circulation

Publié par Alencontre le 4 - février - 2009

Nous publions ci-dessous une lettre de lecteur qui a été envoyée à l’ensemble de la presse de Suisse française par R. Molo. Elle a été publiée, entre autres, dans 24 heures du 4 février 2009. R. Molo a été l’un des animateurs de la campagne «A travail égal, salaire égal» en 2005. Cette campagne mettait l’accent sur la dimension trompeuse desdites «mesures d’accompagnement» et prônait, à ce titre, un Non. Les revendications concrètes avancées alors gardent toute leur valeur. Mieux, leur actualité se voit confirmée dans le contexte présent de crise socio-économique qui permet d’accentuer la mise en concurrence des salarié·e·s de toutes les nationalités et favorise donc le dumping social et salarial. Cela d’autant plus qu’a augmenté la part d’entre eux et elles dont le statut a été précarisé. Ces revendications se retrouvent dans les documents présentés sur ce site (tracts, brochure).

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Sur fond d’une xénophobie qui manifeste comment les salarié·e·s sont traités comme des marchandises «jetables», il est proposé un mauvais choix aux personnes résidant en Suisse et disposant du droit de vote le 8 février.

Une fausse libre circulation qui exclut une grande partie du monde et accentue la vraie libre concurrence entre salarié·e·s, sans mesures d’accompagnement dignes de ce nom. Sans réflexion ou par flagornerie, elles ont été qualifiées de “ meilleures d’Europe ” par un dirigeant d’Unia. Or, la Suisse a été prise à partie à plusieurs reprises par l’Organisation internationale du travail (OIT) pour violation de la liberté syndicale dans l’ensemble du secteur privé, cas unique parmi les pays à économie de marché et système politique pluraliste.

Le droit suisse du travail permet le licenciement sans motif de tous les salarié·e·s, jeunes ou vieux, suisses ou étrangers, frontaliers ou résidants. C’est un fait. Voilà la véritable «clause guillotine» réservée à tous les salarié·e·s qui se risqueraient à dénoncer des abus. Cette situation de faiblesse ne peut que nourrir des réactions xénophobes entre salarié·e·s, quelle que soit leur nationalité. Ce qui sera mis à profit par des patrons, qu’ils prônent le OUI ou proposent un NON.

Dans ces conditions, il m’est impossible de voter oui.

Romolo Molo

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