samedi
23
septembre 2017

A l'encontre

La Brèche

pologne-ghetto-varsovie-11-t13140Par Audrey Kichlevski

A première vue, l’écho suscité par la publication en français du livre de Samuel Kassow, Qui écrira notre histoire? Les archives secrètes du ghetto de Varsovie, a de quoi surprendre. Les médias ont paru découvrir à cette occasion l’existence de ces documents, poignants témoignages de la vie et la mort des Juifs de Pologne durant la Seconde Guerre mondiale. Rassemblés dans le ghetto de Varsovie par une petite équipe d’historiens et d’intellectuels, puis enterrés à la veille de l’insurrection de 1943, ils ne devaient être exhumés qu’après la mort de leurs auteurs (dont leur maître d’œuvre, l’historien Emanuel Ringelblum).

30’000 pages de documents

Cette collection riche de plus de 30’000 pages – principalement rédigées en yiddish et en polonais – racontant le quotidien du ghetto de Varsovie et des autres régions de la Pologne occupée était pourtant sortie de l’ombre depuis plusieurs années, même si les éditeurs français avaient et ont toujours beaucoup de retard pour publier les traductions déjà parues. On disposait toutefois des Chroniques du désastre [1], qui présentaient certains documents issus de ces archives, tandis que le recueil de témoignages L’Enfant et le Génocide [2] puisait également dans les documents du collectif d’Oyneg Shabes relatifs au sort de la jeunesse. Les témoignages de figures importantes du ghetto de Varsovie, tel le journal de Ringelblum, avaient été publiés ou réédités dans les années 1990 dans des versions parfois incomplètes ou tronquées [3]. Surtout, les deux premiers volumes des archives elles-mêmes, préparées par l’Institut d’histoire juive de Varsovie, qui en est le dépositaire, ont été traduits en français en 2007 [4]. Malheureusement, l’édition du tome III est pour l’instant au point mort, alors qu’en Pologne, l’Institut historique juif a déjà publié cinq volumes et estime à une vingtaine le nombre total de volumes pour parvenir à la publication complète des archives.

Une partie des textes était donc connue, au moins des spécialistes, mais le succès critique rencontré par le livre de Samuel Kassow vient peut-être du fait qu’il va très au-delà d’une simple présentation des archives. Il fait revivre dans leur quotidien des hommes et des femmes rassemblés autour de la folle entreprise d’un homme, Ringelblum, décidé à collecter sans relâche récits et documents, dans un premier temps pour témoigner à l’intention de la communauté juive qui survivra, puis, lorsque la certitude de l’anéantissement brise l’espoir qu’il y aura des générations à venir, pour faire connaître au monde le sort de ces condamnés et donner à entendre l’histoire des assassinés. Comme le confia avec une incroyable clairvoyance l’historien Isaac Schiper, un des pères fondateurs de l’histoire sociale du peuple juif, mentor de Ringelblum (et pourtant curieusement absent du collectif Oyneg Shabes dont il ne pouvait ignorer l’existence), alors qu’il avait été déporté à Majdanek à l’été 1943: «Si nos meurtriers sont victorieux, si ce sont eux qui doivent écrire l’histoire de cette guerre, notre destruction sera présentée comme une des plus belles pages de l’histoire du monde […]. En revanche, si c’est nous qui écrivons l’histoire de cette période de sang et de larmes – et j’ai la ferme conviction que nous le ferons –, qui nous croira? Personne ne voudra nous croire parce que notre catastrophe est la catastrophe de tout le monde civilisé.» (p. 307).

Samuel Kassow, fin connaisseur des langues juives d’Europe centrale et orientale et brillant historien de cette région, ne fait pas seulement montre de son érudition au sujet de ces archives qu’il connaît parfaitement pour avoir contribué à l’édition de leur index complet. Il sait, sans emphase mais avec empathie, brosser non seulement le portrait d’un historien finalement méconnu au regard des archives qui portent pourtant son nom, mais aussi celui de la «bande de camarades» qui le secondèrent dans sa tâche. Enfin, en publiant de nombreux extraits inédits de ces archives, il rend la parole aux acteurs eux-mêmes, ceux qui produisent et ceux qui collectent les récits, les témoignages et la littérature dans le quotidien de la Pologne occupée, jusqu’au cœur même de l’extermination.

imageDe l’historien engagé au collectif Oyneg Shabes

Dans une première partie du livre, l’auteur retrace le parcours de Ringelblum jusqu’à sa décision de constituer un collectif qu’il réunit le 22 novembre 1940, six jours après l’enfermement de près de 400’000 Juifs de Varsovie et des environs dans un espace restreint de 307 hectares au cœur de la ville. On y apprend autant sur l’homme lui-même que sur ses maîtres à penser, ses influences idéologiques et ses lieux de sociabilité. On constate la place importante qu’y occupe le yiddishisme de gauche dans la version incarnée par Ber-Borochov, le fondateur du sionisme socialiste, pour qui cette langue constituait le lien indispensable pour unifier les ouvriers juifs des différents pays.

Ringelblum, né en 1900 en Galicie comme tant d’autres historiens juifs (Meir Balaban, Filip Friedman, Isaac Schiper), fils d’un marchand de grain héritier des Lumières juives et attaché à donner à ses enfants une éducation juive et profane, rejoint dès l’adolescence, comme beaucoup de jeunes de sa génération, l’organisation sioniste de sa ville natale de Buczacz, avant de se tourner vers le sionisme de gauche au lycée de Nowy Sacz, en pleine Première Guerre mondiale. Monté à Varsovie devenue capitale de la nouvelle Pologne, il se dirige vers l’histoire presque par défaut, le numerus clausus lui ayant fermé les portes de l’école de médecine à laquelle il aspirait.

Ses années de formation académique sont précisément celles du grand renouvellement de l’historiographie juive, avec des hommes comme Balaban et Schiper qui inscrivent l’histoire juive dans l’histoire polonaise et professent une «histoire pour le peuple» – soulignant la vie culturelle, sociale et économique des différentes couches sociales juives et désireuse de s’adresser au plus grand nombre. C’est donc naturellement que Ringelblum s’enthousiasme pour l’entreprise scientifique du YIVO qui, dans les années 1920 à Vilnius, vise non seulement à donner ses lettres de noblesse à la langue yiddish, mais aussi à développer l’histoire, la sociologie et l’anthropologie des sociétés juives. Il devient le pilier de la branche historienne de cette institution pour la ville de Varsovie, créant un «Cercle des jeunes historiens» militant pour une culture yiddish laïque et une histoire «par le bas», qui pourrait rapprocher Juifs et Polonais par une meilleure connaissance réciproque de leur passé. Les méthodes développées par ce groupe – intérêt pour la micro-histoire et collectes de documents par l’intermédiaire de cercles locaux d’amateurs ou concours d’écriture d’anonymes – seront largement déployées par le collectif Oyneg Shabes plus tard, dans le ghetto.

Enfin, Kassow nous rappelle l’engagement social de l’historien Ringelblum dès les années 1930, auprès des organisations juives caritatives telles que le Joint, ce qui souligne sa sensibilité à l’égard des plus démunis. Sa participation à l’organisation d’entraide juive Aleynhilf sera sa principale couverture dans le ghetto et lui assurera également un réseau précieux de correspondants pour la collecte de documents. C’est précisément ce réseau de collaborateurs que nous présente Kassow: des secrétaires de rédaction aux mécènes finançant une activité essentiellement clandestine, dissimulée aussi bien à l’occupant allemand qu’aux structures officielles régissant l’organisation de la communauté juive dans le ghetto.

On y retrouve tout le «spectre de représentants de la communauté juive d’avant la guerre: riches hommes d’affaires et artisans pauvres, rabbins et communistes, yiddishistes et intellectuels de langue polonaise, enseignants et journalistes, économistes et dirigeants de groupes de jeunesse» (p. 217-218). De vifs débats animaient ce groupe hétérogène dont le premier cercle se réunissait chez Ringelblum tous les samedis, ce qui explique le nom de code du collectif: Oyneg Shabes (les «joies du shabbat»). Ces débats portaient aussi bien sur les finalités de cette collecte que sur les jugements portés sur les autres Juifs au sein du ghetto. L’écrivain et polémiste de talent Yehoshua Perle faisait, par exemple, figure d’accusateur, répondant à une enquête auprès des intellectuels sur l’avenir des Juifs polonais après la guerre. Il se montre d’un effrayant pessimisme, dénonçant la déchéance morale à l’œuvre dans le ghetto: «Les Allemands ont enfermé les Juifs dans le ghetto dans l’espoir qu’ils s’entre-tuent. Et ils ne se sont pas trompés; nous nous enterrons vivants les uns les autres.» (p. 284).

Traces de vie et voix d’outre-tombe

Cette enquête sur l’avenir des Juifs après la guerre s’inscrivait dans un projet plus vaste, entamé à la mi-1941 et intitulé «Deux ans et demi» (depuis le début de la guerre). Ringelblum et ses collaborateurs croyaient alors encore que les Juifs polonais survivraient à la guerre. Il fallait donc consigner le quotidien de l’occupation pour pouvoir le documenter, l’enseigner et ainsi contribuer à changer la société juive après la guerre. Cette ambitieuse mission prévoyait tout d’abord l’étude du ghetto lui-même, avec notamment des enquêtes sur les femmes, les enfants, la corruption, la vie religieuse, la police juive, ainsi que la vie sociale et économique. A cela s’ajoutait des études sur les relations entre Juifs et Allemands, entre Juifs et Polonais, mais aussi des essais et des rapports sur l’expérience des bourgades juives (shtetlekh) de province, si chères aux yeux de Ringelblum qui y voyait des bastions de la culture populaire juive. Les données étaient recueillies par des enquêtes, notamment auprès des réfugiés de ces bourgades déportés vers le ghetto de Varsovie, mais aussi dans la correspondance échangée avec les proches et les amis de province. Le facteur du ghetto, Peretz Opoczynski, apporta une aide précieuse pour collecter ces documents [5].

Au moment même où ce projet prenait de l’ampleur, des nouvelles inquiétantes arrivèrent à Varsovie sur des massacres de masses commis à l’Est, dans les zones passées de l’occupation soviétique à celle des nazis à l’été 1941. Bientôt, le collectif put recueillir le témoignage de Szlamek, évadé de Chelmno où avait eu lieu la première tuerie de Juifs dans des camions à gaz. Suivent des informations sur Sobibor et Treblinka. Ces nouvelles accélèrent la préparation de la résistance juive armée et donnent de nouvelles priorités au collectif: il s’agissait à présent de réunir des documents sur le programme d’extermination pour en informer la presse clandestine polonaise et, par elle, faire passer l’information hors de Pologne. Lorsqu’il entend à la BBC le 26 juin 1942 une émission sur le sort des Juifs polonais, Ringelblum est satisfait du devoir accompli. Pourtant, cela ne suffira pas à arrêter l’entreprise de mise à mort des Juifs d’Europe et, parmi eux, ceux du ghetto de Varsovie, emportés dans la grande rafle de l’été 1942 qui décime une partie du collectif. Les archives sont mises à l’abri dans une dizaine de caisses enterrées dans une cave du ghetto.

ghetto_planLes survivants, Ringelblum à leur tête, continuent leur travail, malgré un «espace social» du ghetto fortement rétréci. Chaque bout de papier, chaque document prend alors une importance cruciale, comme ces petits mots laissés par ceux qui attendent les trains pour Treblinka, implorant un sauvetage de dernière minute. Le collectif obtient les statistiques des déportations quotidiennes et prépare un tableau de la population juive au lendemain de la Grande Déportation. Il se rapproche également de la résistance juive armée. Mais Ringelblum comprend qu’il ne pourra sauver sa famille en restant plus longtemps dans le ghetto et, après avoir fait enterrer un second lot d’archives cachées dans des bidons de lait, s’évade avec sa femme et son fils en février 1943, soit peu avant l’insurrection.

Caché avec d’autres Juifs dans un bunker du côté aryen de Varsovie, il ne cesse d’écrire journal et essais divers – dont la retentissante étude sur les relations entre Juifs et Polonais [6], jusqu’à ce jour de mars 1944 où la cachette est découverte par les Allemands, après une dénonciation. Tous les occupants sont arrêtés et probablement exécutés dans la prison de Pawiak où ils ont été conduits.

Cette seconde partie de l’ouvrage, qui laisse largement la parole aux archives elles-mêmes, est sans doute moins inédite par rapport à l’historiographie existante qui, en anglais comme en polonais, s’appuie abondamment sur elles [7]. Elle n’en demeure pas moins très émouvante, notamment lorsque Kassow aborde «l’individualisation du désastre» ou ce que les individus éprouvent au moment de perdre leurs proches, dans l’attente d’une mort très probable. La documentation historienne cède alors le pas à l’expression poétique, peut-être plus à même de saisir ce qui demeure indescriptible. La poésie s’écrivait et se lisait avec ferveur dans les ateliers ou les appartements du ghetto.

On trouve dans les archives les textes émouvants de Wladyslaw Szlengel, surnommé le «poète du ghetto» par Ringelblum, ainsi que ceux d’Yitzhak Katzenelson, l’«enfant chéri» des lettres hébraïques qui se tourne vers les masses juives et le yiddish dans le ghetto. L’auteur du célèbre Chant du peuple juif assassiné, écrit dans le camp de Vittel où il s’était retrouvé grâce à de faux papiers latino-américains (qui ne le sauveront pas de la déportation), côtoie dans les archives les vers d’un simple anonyme, auteur d’un poème intitulé «Où est Dieu?» (p. 445): Anges et esprits / Brisent les commandements / La ténèbre à l’entour / Dieu est-il quelque part? / Dans le chaos, la confusion / Un peuple succombe. / Ils détruisent le commandement suprême / Et où est Dieu ? «Si aucun de nous ne survit, qu’il reste au moins cela.» Tels sont les derniers mots écrits par Ringelblum dans une lettre demandant à son ami Adolf Berman de veiller à ce que le YIVO de New York apprenne où se trouvaient les archives. L’historien du ghetto fut englouti dans la Shoah, à l’instar de tous les membres du collectif sauf son secrétaire, l’épouse de celui-ci, ainsi que la journaliste et écrivain Rachel Auerbach.

C’est grâce aux efforts de ces derniers que les archives furent pour partie retrouvées et déterrées en 1946 et 1950. Toutefois, dans la Pologne «communiste» d’alors, il était difficile d’y accéder, plus encore de travailler dessus ou de les diffuser sans censure préalable, ce qui explique en partie leur si tardive mise en valeur. Le livre de Samuel Kassow est sans doute à ce jour l’une des exploitations les plus abouties de ces archives. Sa riche bibliographie de références et de sources en plusieurs langues – yiddish, polonais, russe, hébreu notamment – ainsi que des notes détaillées en fin de volume raviront les spécialistes.

Mais cet ouvrage est avant tout un vibrant hommage rendu à ces textes et à ceux qui les ont recueillis, restituant ces voix juives dans le quotidien, avec leurs interrogations, leurs doutes et leurs angoisses, sans aucun accent téléologique. Il met également en valeur la démarche très historienne de Ringelblum dans sa collecte, ce «tout est histoire» tellement précurseur. Nul ne doute enfin, comme l’écrit Kassow, que si Ringelblum avait survécu, il aurait invité à étudier les voix, non tant des victimes, mais des hommes et des femmes « qui appartenaient à une nation vivante et résiliente » (p. 550). Études indispensables pour qui veut un tant soit peu commencer à comprendre la tragédie de la Shoah, dont il aura pourtant fallu attendre l’émergence plusieurs décennies après la fin de la guerre.

_____

Référence: Audrey Kichelewski, «Qui écrira notre histoire? Nouveaux regards sur les archives du ghetto de Varsovie». Publié dans La Vie des idées, 16 juillet 2012.

Notes

[1] Chroniques du désastre. Témoignages sur la Shoah dans les ghettos polonais, textes traduits du yiddish et présentés par Nathan Weinsztok, préface de Georges Bensoussan, Genève, Metropolis, 1999.

[2] Catherine Coquio et Aurélia Kalisky (dir.), L’Enfant et le Génocide. Témoignages sur l’enfance pendant la Shoah, Paris, Robert Laffont, coll. «Bouquins», 2007.

[3] On peut citer notamment Adam Czerniakow, Carnets du ghetto de Varsovie. 6 septembre 1939-23 juillet 1942, traduit du polonais par Jacques Burko, Maria Elster et Jean-Chalres Szurek, préparé et annoté par Jean-Charles Szurek, Paris, La Découverte, 1996; Janusz Korczak, Journal du ghetto, traduit du polonais par Zofia Bobowicz, Paris, Robert Laffont, 1998; Abraham Lewin, Journal du ghetto de Varsovie. Une coupe de larmes, Plon, 1990; Emanuel Ringelblum, Chronique du ghetto de Varsovie, Paris, Payot, 1995 [réédition de la version anglaise datant de 1958 et très largement incomplète]; Hillel Seidman, Du fond de l’abîme. Journal du Ghetto de Varsovie, traduit du yiddish par Micheline et Nathan Weinstock, appareil critique de Georges Bensoussan, Micheline et Nathan Weinstock, Paris, Plon, coll. «Terre humaine», 1998.

[4] Archives clandestines du ghetto de Varsovie (archives Emanuel Ringelblum), tome I: Lettres sur l’anéantissement des Juifs de Pologne; tome II: Les Enfants et l’enseignement clandestin dans le ghetto de Varsovie, Paris, Fayard/BDIC, 2007.

[5] L’édition la plus complète de ses reportages du ghetto est celle parue en 2009 en polonais: Perec Opoczynski, Reportaze z warszawskiego getta, texte traduit édité et présenté par Monika Polit, Varsovie, Stowarzyszenie Centrum Badan nad Zaglada Zydów et ZIH, 2009.

[6] Malheureusement non traduit encore en français, voir l’édition anglaise: Emmanuel Ringelblum, Polish-Jewish Relations During the Second World War, édité et annoté par Joseph Kermish et Shmuel Krakowski, traduit du polonais par Dafna Allon, Danuta Dabrowska et Dana Keren, Evanston, Northwestern University Press, 1992.

[7] Voir par exemple Joseph Kermisz, To Live With Honor and Die With Honor! Selected Documents From the Warsaw Ghetto Underground Archives ’O.S’ (’Oneg Shabbath’), Jérusalem, Yad Vashem, 1986; Jacek Leociak, Text in the Face of Destruction. Accounts From the Warsaw Ghetto Reconsidered, Varsovie, ZIH, 2004 [1997].

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