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août 2017

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La Brèche

Manifestation, des policiers dans les cortèges

Publié par Alencontre le 23 - janvier - 2011

Rédaction

Plusieurs milliers de Tunisiens sont une nouvelle fois descendus dans la rue, ce samedi 22 janvier. Toujours le même mot d’ordre et toujours une population très remontée. Les membres ayant officié sous le régime Ben Ali doivent quitter le gouvernement d’union nationale. Un fait inédit : pour la première fois les policiers étaient dans et non contre les cortèges.

Ils étaient des milliers de nouveau à défiler dans différents quartiers de Tunis le samedi 22 janvier 2011 et, dans la soirée, des petits groupes manifestaient toujours au centre-ville. L’ambiance était bon enfant: les gens discutaient, chantaient, mais le message est toujours aussi radical.

La rue veut un vrai changement et demande à ce que les visages du régime Ben Ali, ces personnes qui détiennent toujours les ministères-clés dans ce nouveau gouvernement, disparaissent de la scène politique.

Une nouvelle fois donc ce samedi, les tentatives de sortie de crise n’ont pas suffi. Vendredi 21 janvier, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi avait pourtant promis de quitter la scène politique après les élections. Il a aussi annoncé que toutes les lois antidémocratiques, comme la loi antiterroriste ou le code de la presse, seraient éliminées. Mais rien à faire, la rue demande toujours un changement radical.

Des policiers se sont joints aux cortèges

Pour la première fois, des policiers étaient dans, et non plus contre, les cortèges. Ces policiers étaient plusieurs centaines à manifester aujourd’hui. Certains d’entre eux avaient un petit bandeau rouge autour du bras. Ils se sont mélangés au reste des Tunisiens.

Pour les policiers, il s’agit d’abord de réhabiliter leur image vis-à-vis des Tunisiens puisque beaucoup se sont excusés de la violence de la répression ces dernières semaines. Ils ont voulu dire leur solidarité avec le reste des Tunisiens. Mais ces policiers avaient aussi leur propre demande : ils veulent la création d’un syndicat. «La révolution, c’est pour tout le monde», disait l’un d’entre eux. «Nous aussi, nous réclamons des droits, des augmentations de salaire notamment».

Les Tunisiens du centre du pays ont entamé une marche en fin d’après-midi vers Tunis pour rejoindre le reste des manifestants. Visiblement, le bras de fer est parti pour durer.

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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