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novembre 2017

A l'encontre

La Brèche

En Egypte on se bat pour un travail à l’usine à 50 dollars par mois!

Publié par Alencontre le 22 - juillet - 2011

Reportage

Travailleuses de l'usine Mansoura-Espana Garment Company

Nous publions ici la traduction d’un reportage d’un journaliste de l’Associated Press (AP), publié dans l’édition anglaise du quotidien égyptien Al Masry Al Youm. Ce reportage permet mieux de mesurer ladite question sociale dans l’Egypte de Moubarak et l’Egypte post-Moubarak. Il révèle de même les traits de nombreuses luttes des travailleurs et travailleuses qui se développèrent dès 2006 et ont nourri le combat contre le régime, ainsi que les conditions particulièrement brutales de la surexploitation à l’œuvre, hier et aujourd’hui. Ce reportage parle plus de l’Egypte «réellement existante» que de nombreuses analyses politiques faites par certains qui n’ont d’yeux que pour la place Tahrir. (Rédaction)

*****

En cette matinée du début juin 2011, le soleil brûlait déjà la chaussée lorsque Mariam Hawas et ses collègues de l’usine de vêtements sont descendues vers la banque. Les employés de la banque savaient pourquoi elles venaient. Ils se sont dépêchés de boucler les portes. Cette centaine de travailleurs et travailleuses – avec une majorité de femmes – venaient chercher leurs salaires impayés à la United Bank de la ville de Mansoura. Cette banque avait été, jusqu’à récemment, un des actionnaires majoritaires de leur usine. Depuis le soulèvement contre le régime de Moubarak, en janvier, des protestations ouvrières comme celle-ci ont lieu partout en Egypte, lorsque les travailleurs s’efforcent de redresser des décennies d’injustice économique.

Hawas, mère de trois enfants, avait 44 ans. Elle espérait recouvrer le salaire mensuel qui lui était dû depuis avril: 300 livres (48 dollars) par mois. Mais alors que les travailleurs et les travailleuses  frappaient aux portes, les employés de la banque répondaient, avec des railleries, depuis leurs bureaux pourvus d’air conditionné. «Vous pouvez frapper jusqu’à l’année prochaine, si vous voulez obtenir vos droits vous n’avez qu’à bloquer la circulation», persiflait l’un des employés.

Et c’est ce qu’elles ont fait. La circulation a été bloquée, la température et les esprits se sont échauffés. Un conducteur de camion est descendu de son véhicule pour voir ce qui se passait. D’après plusieurs travailleurs de l’usine qui ont été témoins de la scène, un agent de la circulation, fâché, en charge de «régler le trafic», lui a lancé: «Ecrase-les. Le prix du sang de chacun d’eux est de 50 livres (8 dollars US).» Le conducteur est remonté dans son camion. Le moteur a calé une fois, puis encore. Ce n’est qu’à la troisième reprise que le camion est parti, par à-coups.

Les Egyptiens bougonnent depuis longtemps que leurs vies sont ce qu’il y a de moins cher dans leur pays. Sous l’ancien régime, les salaires dans le secteur public – le principal employeur – étaient piteux; et le fossé déjà important entre les riches et les pauvres n’a fait que s’accroître. Le salaire minimum dans le secteur public se situait aux environs des 300 livres par mois, y compris les primes courantes.

Alors que le coût de la vie s’envolait, le chômage s’est répandu comme une maladie contagieuse. Les centaines de milliers de nouveaux venus sur le marché du travail dépassaient de loin les emplois créés dans cette nation de 80 millions d’habitants.

La pauvreté a été le catalyseur clé pour le soulèvement, qui dura 18 jours, au début de cette année. Un soulèvement qui a obligé le président Hosni Moubarak à partir et a soulevé les espoirs pour de meilleures conditions de travail. Le succès des protestataires a encouragé des millions de travailleurs à arracher de meilleurs salaires, et cela rapidement. Trop rapidement, selon certains officiels et hommes d’affaires, pour l’économie assiégée du pays.

Pour les travailleurs, les changements depuis le renversement de Moubarak, le 11 février, viennent beaucoup trop lentement. «Un travailleur qui gagne 189 livres (31 dollars) par mois ne va pas aller expliquer à ses enfants qu’il faudra attendre encore six mois pour les élections», explique Hossam el-Hamalawy, un militant syndical égyptien bien connu. Ce dernier ajoute: «Il y a un sentiment que si nous n’obtenons pas des changements maintenant, nous n’en aurons plus l’occasion.»

Des grèves sporadiques sont devenues des événements quotidiens. Elles s’étendent aux banques, aux transports publics, aux entreprises de textile et de la construction et aux industries médicales. Les travailleurs du Canal de Suez, secteur vital et l’une des principales entreprises qui fait entrer des devises étrangères, ont rejoint les grèves.

Des employés ont affronté leurs patrons, parfois violemment, au sujet des importantes inégalités salariales, des conditions de travail déplorables, du manque de sécurité de l’emploi et des primes, et même des liens qu’entretenaient les patrons avec le parti régnant (Parti national démocratique), dissous officiellement, et l’ancien régime. «Il s’agit avant tout d’un énorme mouvement social, comme on n’en a jamais vu depuis très longtemps en Egypte et dans le reste du monde arabe. Le fait qu’il perdure et qu’il avance est déjà une réussite», explique Joel Beinin, un professeur d’histoire du Moyen-Orient à l’Université de Stanford. Il étudie depuis longtemps la question du travail en Egypte.

Il y a eu quelques modestes progrès. La vieille revendication pour une augmentation du salaire minimum est entrée en vigueur, le faisant passer à 700 livres (118 dollars US) par mois pour les travailleurs du secteur public. Mais la plupart des travailleurs sont d’accord pour dire que cette augmentation est encore insuffisante.

Plus de trente nouveaux syndicats indépendants ont été créés, alors qu’ils étaient pratiquement illégaux sous le régime de Moubarack. Mais les syndicats restent encore inopérants.  Mohsen El-Sha’er, syndicaliste à l’usine de vêtements, et faisant partie de la demi-douzaine des organisateurs syndicalistes licenciés pour avoir – d’après la direction – incité au mécontentement, s’indigne: «C’était censé être une nouvelle ère, mais on continue à devoir lutter pour les mêmes choses qu’avant.»

L’histoire de Hawas et des travailleurs et travailleuses de l’usine Mansoura Espana reflète la lutte de millions de travailleurs pour la justice économique sous le régime de Moubarak et montre à quel point les choses ont peu changé depuis la chute du régime. L’agence Associated Press a procédé à plus d’une demi-douzaine d’entretiens avec des travailleurs et travailleuses, des proches, des témoins, des cadres de la banque et avec l’avocat d’une des travailleuses, sans compter la police, le procureur et les rapports médicaux et médicolégaux, et à partir de ces éléments rassemblés, elle a reconstitué le fil des événements.

L’usine Mansoura Espana a été créée au début des années 1980 dans le Delta du Nil pour produire des vêtements prêts-à-porter pour le marché national et international. Elle est située à Talkha, une ville d’un million d’habitants proche de la capitale provinciale de Mansoura, et entourée de terres parmi les plus fertiles d’Egypte.

Mais l’empiétement urbain est en train de ronger des dizaines de milliers d’acres de terre agricole, travaillée en majorité par des paysans, ayant statut de fermiers. Des bâtiments en briques rouges poussent à la place des récoltes, avec des échafaudages en acier sur le toit en prévision de la construction d’étages supplémentaires.

Le développement a fait que les prix du terrain dans le Delta du Nil rivalisent au moins avec ceux de la capitale, Le Caire, qui se trouve  à environ 3 heures de voiture en direction du sud.

D’après les travailleurs de l’usine, en 2006 les propriétaires de Mansoura Espana voulaient vendre, sachant que le seul terrain leur rapporterait davantage d’argent que ce que pouvait rapporter la firme. Il a notamment été question d’un acheteur qui cherchait du terrain pour agrandir le campus d’une université privée proche. L’usine perdait de l’argent année après année. Les propriétaires reportaient le versement des salaires et des primes décrétées par le gouvernement. Les travailleurs et travailleuses ont interprété cela comme étant une stratégie de la part de la direction pour élaguer la force de travail et ont résisté.

En 2006, ils ont participé à une grève de trois jours qui leur a permis de récupérer six mois de salaire versés par un fonds d’urgence du gouvernement.

Environ une année plus tard, ils se sont embarqués dans un sit-in dans l’usine, sit-in qui a duré 64 jours. Pendant deux mois, hommes et femmes ont dormi sous le même toit, défiant les tabous sociaux stricts. Des maris très religieux venaient quotidiennement à l’usine apporter de la nourriture à leur femme et démontrer leur soutien. «L’usine était une petite place Tahrir», a raconté Abdel-Fattah Hawas, l’oncle de Mariam Hawas, en hommage à l’épicentre du soulèvement national.

Hawas était une des travailleuses qui avaient campé sur place. Son mari, Abdel-Latif Bayoumi, a déclaré:«Je lui ai dit de ne pas partir jusqu’à ce qu’elle obtienne ses droits.»

Le sit-in a pris fin lorsque les cadres ont promis de payer les primes pour l’année 2007. Mais aussitôt une grève terminée, une autre commençait, au rythme de presque une par mois pendant les trois années suivantes.

Selon Ali El-Hosary, le banquier qui s’est trouvé devoir gérer les problèmes de l’usine, cette compagnie n’aurait jamais dû exister, d’un point de vue commercial. El-Hosary a été engagé à United lorsque cette banque est née en 2006 de la fusion de trois banques du secteur public, avec un portefeuille massif de prêts et investissements à perte. Ce portefeuille de créances atteignait un total de 6,4 milliards de livres (1,1 milliard de dollars) et Mansoura Espana en faisait partie.

«Qu’est ce que l’administration de la banque pouvait faire? Nous avons en fait hérité d’une pile de déchets. Mais nous devions réveiller les morts, dont Mansoura Espan», expliqua El-Hosary. Mais, depuis le début, il était évident que cela ne pouvait pas aboutir. Les dettes de la compagnie étaient cinq fois plus importantes que les quelque 500’000 dollars de capital avec lesquels la compagnie avait débuté. Selon El-Hosary la direction était incompétente. Il n’y avait pas de système comptable pour détecter les dépenses de fonctionnement. D’après lui, les travailleurs étaient mal formés et inefficaces et les machines inadéquates.

«Ils ont acheté un lot de machines à coudre comme celles qu’on aurait à la maison.  Comment est-ce qu’on va concurrencer les nations asiatiques… avec ce genre d’équipement?», ricana-t-il. A son avis, la vente de Mansoura Espana était simplement une bonne affaire, vu que dans tous les cas la banque était légalement obligée de se défaire de ses actifs toxiques. En novembre 2010, après de multiples délais, un marché a été conclu avec une firme égyptienne d’investissement et de développement.

Tout au long de ce processus, El-Hosary a été en conflit avec les travailleurs en grève. Une fois, au cours d’une action de lutte, ils l’ont retenu en otage pendant cinq heures. Après que les salarié·e·s eurent déposé des plaintes à cause des primes impayées, la cour a prononcé sept condamnations contre lui, avec des peines allant de six mois à une année.

El-Hosary a comparé les employé·e·s de l’usine de vêtements «à quelqu’un qui vous arrête la nuit et vous réclame tout ce que vous avez dans vos poches». Après avoir travaillé à l’usine pendant 24 ans, Hawas gagnait environ 1,40 dollar par jour, soit 50 dollars par mois. Ce salaire permet à peine de vivre, même s’il n’est pas inhabituel dans un pays où d’après la Banque mondiale 40% de la population vit près ou en dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par jour.

Son mari, un administrateur d’école – qui travaille le soir dans une pharmacie –, gagnait environ 190 dollars par mois. Même leur revenu combiné – à supposer que Hawas fut payée, bien sûr – n’était jamais suffisant pour couvrir leurs besoins. Le couple partageait un appartement de deux pièces avec leurs trois enfants dans un quartier ouvrier où la lessive est étendue à côté des maisons et où les rues sont trop étroites pour laisser le passage à plus qu’une voiture. Des lignes électriques affaissées s’entremêlent au-dessus des ruelles. Les murs autour du quartier portent des graffitis religieux. Un slogan dit: «Mon foulard est mon bouclier dans ce monde, ma voie vers le ciel, il me sauve de l’enfer.»

Le seul loyer engloutissait jusqu’à un tiers des revenus de la famille de Hawas. Presque tout ce qui restait passait dans le tutorat privé pour leurs enfants, qui leur coûtait 165 dollars. Ce système est habituel pour les ménages égyptiens à cause de l’état déplorable du système scolaire. Ensuite, il y avait encore la nourriture et le transport. Simplement pour aller et revenir du travail, Hawas devait débourser 40 cents de dollar par jour.

Hawas était une femme tranquille et dévote, qui jeûnait de l’aube au crépuscule quatre mois par année au lieu d’un seul mois comme le demande la tradition. Mais d’après son mari, elle rentrait le plus souvent à la maison déprimée et en colère, étouffée par les conditions de travail.

Au cours des années la direction a étendu les horaires de travail jusqu’à ce qu’ils atteignent presque 12 heures par jour. Les heures supplémentaires étaient calculées à 10 piastres, soit environ un cent de dollar l’heure. Le vendredi restait un jour de congé officiel, mais les travailleurs disaient qu’on les avait menacés de licenciement s’ils ne venaient pas travailler. On leur a promis 35 cents pour cette journée de travail, mais cet argent supplémentaire, tout comme le salaire de base, restait souvent impayé, comme toutes les primes depuis 2007 et jusqu’en 2011.

Au cours de ces années, le ministre du travail est intervenu plusieurs fois, ainsi que le gouverneur central de la banque. Mais dans l’Egypte de Moubarak, les assurances données d’une main étaient balayées de l’autre.

Le 7 juin 2011 a commencé comme presque tous les autres jours. Mariam Hawas s’est réveillée avant l’aube et après une prière très simple – «Nous mettons notre confiance en Dieu» – elle a préparé le petit déjeuner pour sa famille. Hawas a quitté son appartement, ses cheveux cachés sous le foulard et est montée dans un minibus pour le court trajet jusqu’à l’usine. Là, elle a pointé, avant de rejoindre quelque 100 collègues dans un convoi de taxis et de minibus qui les ont transportés de Talkha à la United Bank, à Mansoura.

Le court trajet s’est fait dans le silence, les travailleurs et les travailleuses étaient déterminés. Ils avaient décidé d’attirer le plus possible d’attention devant la banque, et ils ont essayé de bloquer un côté de la route.

«Il y avait des gens qui s’arrêtaient et nous soutenaient», racontait Sama Eissa, une des travailleuses protestataires âgée de 28 ans. «Nous leur racontions comment nous n’étions pas payées.» Mais le trafic augmentait et les klaxons, qui font partie de la bande sonore présente dans les rues égyptiennes, ont commencé à retentir.

Hawas s’est tournée vers Eissa, qui se tenait près d’elle et lui a dit: «Nous obtiendrons nos droits

Peu après, le camion leur est rentré dedans. Eissa a été traînée sous le camion sur presque 50 mètres avant que le conducteur ne freine. Son oreille gauche avait été arrachée et deux doigts de sa main droite cassés. La friction avec le macadam lui avait déchiqueté la peau du dos et des épaules. Lorsque Hawas est arrivée à l’hôpital, elle était morte.

Dans la pièce de réception de son foyer familial, Eissa est assise sur un canapé, les bandages qui entourent sa tête peuvent être aperçus sous son foulard aux fleurs noires et blanches. Son visage est gonflé, son œil droit est injecté de sang et son œil gauche est ecchymosé. Deux doigts de sa main droite sont bandés ensemble.

Des chirurgiens ont passé près de neuf heures à essayer de lui recoudre l’oreille, mais sans succès. Et elle aura besoin de greffes de peau. Son frère, Abdel-Aziz Eissa, craint qu’elle ne puisse pas se marier. «Lorsqu’elle se brosse les cheveux tous les jours et se regarde dans le miroir, quel espoir lui reste-t-il?», demande-t-il.

Avant, elle gagnait 250 livres (42 dollars) par mois à l’usine, où elle repassait des habits. Maintenant la seule chose qui lui importe c’est la justice, dit-elle, surtout lorsqu’elle se souvient du prix attribué par l’agent de la circulation à la vie de chaque travailleuse.

«Comment une vie peut-elle valoir 50 livres (8 dollars US) ?», s’étonne-t-elle. «Je ne peux voir un avenir jusqu’à ce que j’aie obtenu ce à quoi j’ai droit. Voilà ce que je veux.» La famille de Hawas veut la même chose.

D’après l’avocat de Eissa, Taha Kawoud, le conducteur du camion doit être jugé pour avoir provoqué un décès imputable à un acte délibéré et des blessures. Après un mois d’emprisonnement, il a été relâché sans avoir eu à payer de caution. Le procès doit avoir lieu à la fin de juillet 2011. D’après les familles des deux femmes et de plusieurs collègues de travail, l’agent de la circulation n’a pas été retrouvé,

La colère et la frustration étaient palpables parmi les proches de Hawas lorsqu’ils se sont réunis dans le modeste foyer de ses parents quelques semaines après sa mort. Les femmes étaient assises dans une pièce de réception à l’extérieur, avec une vieille radio qui laissait entendre des versets du Coran, alors que les hommes étaient assis dans une autre chambre et s’emportaient.

Quelqu’un a ressorti une photo de passeport récente de Hawas. Elle y sourit, jolie, avec des yeux bruns brillants et des cheveux couverts par un foulard gris pâle.

Sa fille de 16 ans, Fatmah Bayoumi, fixe le sol, par chagrin, par timidité ou les deux. C’est une adolescente à l’air sérieux, avec d’épaisses lunettes carrées, vêtue d’une longue robe noire et d’un foulard, elle est au bord des larmes lorsqu’elle parle de sa mère. «Parfois nous regardons l’horloge à l’heure où elle devrait rentrer à la maison, et nous ressentons son absence. Nous faisions tout ensemble», raconte-t-elle.

Le 17 juin 2011, dix jours après la mort de Hawas, les travailleuses ont reçu leurs salaires en retard pour le mois d’avril. La banque a également versé jusqu’à 62’000 dollars  pour compenser des salaires pas versé allant de 1’650 à 23’200 dollars pour chaque travailleuse. En moyenne, d’après les travailleuses, on leur a offert deux mois et demi d’indemnisation pour chaque année de service.

Mais des verdicts de la cour, prononcés en faveur des travailleurs et des travailleuses qui ont déposé plainte, n’ont pas été honorés, selon Hussein Fahim, un travailleur de l’usine et un témoin de la mort de Hawas, qui a lui-même déposé plainte. Et ni la famille de Hawas, ni celle de Eissa n’ont reçu une compensation pour ce qui s’est passé.

Le travail à l’usine est en grande partie arrêté, selon les employé·e·s. Les machines à coudre restent silencieuses. «La mort de Mariam pèse sur nous tous», explique Aida No’man, amie et collègue de Mariam Hawas. «Personne n’a envie d’aller à l’usine.» (Traduction A l’Encontre)

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