vendredi
18
janvier 2019

A l'encontre

La Brèche

Carte non disponible

Date/Heure
Date(s) - 17/04/2018
20:00 - 22:00

Lieu

Categorie(s)


Conférence-débat

L’articulation des rapports sociaux:
classes, sexes…

avec

Roland Pfefferkorn

Mardi 17 avril, à 20h
Lausanne, ch. des Fleurettes 2

Local du Cercle de débats Rosa Luxemburg,
sous-gare, à 150 m du Restaurant Le Milan, direction Genève

Qu’il s’agisse des rapports de classe, des rapports de sexe, des rapports de génération ou des rapports de racisa­tion, aucun de ces rapports sociaux n’existe dans le monde social de ma­nière isolée ou séparée: chacun d’entre eux im­prime sa marque sur les autres et à l’inverse est largement imprégné ou pénétré par les autres rapports.

Pour rendre pleinement compte de la complexité du social, il est donc néces­saire de penser l’ensemble des rapports sociaux entremêlés.

Dès leurs premières élaborations au début des années 1980, les sociolo­gues féministes qui ont forgé le concept de rapports sociaux de sexe l’ont articulé étroitement avec celui de rapports de classe. Le concept est construit expli­cite­ment en liant consubstantielle­ment rap­ports de classe et rapports de sexe.

Ce concept de rapports sociaux de sexe a aussi permis de renouveler en profondeur l’analyse des classes so­ciales et de prendre enfin en compte le fait que ces dernières sont sexuées.

Et, bien entendu, l’antagonisme entre le groupe des hommes et celui des femmes peut aussi s’articuler avec les tensions qui traversent les différentes générations ou classes d’âge, ou les différentes «races».

Ces concepts de rapports sociaux de sexe et d’articulation des rap­ports so­ciaux sont tous deux cons­truits à partir du concept de rapport social sur lequel nous reviendrons avec plus de pré­cision.

Roland Pfefferkorn a pu­blié, notam­ment, Dictionnaire des inégalités (avec Alain Bihr), Armand Colin, 2014, et Genre et rapports sociaux de sexe, Ed. Page 2, 2016.

Organisé par le Cercle de débats Rosa Luxemburg, site alencontre.org,
Cercle La Brèche-UNIL, Ed. Page 2

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Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

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