samedi
19
octobre 2019

A l'encontre

La Brèche

Le deuxième gouvernement Conte: PD et M5S

Entretien avec Franco Turigliatto conduit par Checchino Antonini

Checchino Antonini: Il me semble important de réfléchir sur ce qui est en train de se passer avec ce gouvernement jaune-rose [cf. note 2], comme le définit Sinistra anticapitalista […].

Franco Turigliatto: Sur le plan économique, tous les éléments qui ont caractérisé la grande crise économique [2007-2009] sont encore là et bien présents, s’ajoutant aux autres contradictions que génère le système, engendrant une véritable crainte d’une prochaine crise économique généralisée. Les politiques d’austérité ont profondément modifié les rapports de force en faveur des classes dominantes et elles ont généré un transfert croissant de la richesse sociale du bas vers le haut; mais cela n’a pas signifié pour autant une stabilisation du système.

Au contraire, les contradictions internes du capitalisme se sont aggravées, provoquant un renforcement de la droite mais aussi de l’extrême droite, ce qui complique la gestion des affaires pour les classes dominantes de toute l’Europe. Ces dernières se trouvent coincées entre, d’une part, le risque d’une récession et, d’autre part, la croissance du malaise social et de la misère qu’elles produisent elles-mêmes. Ce qui s’est passé avec les récentes élections régionales en Allemagne [avec plus de 20% des voix pour l’Alternative für Deutschland, AfD, dans les deux régions de Brandebourg et de Saxe, aux élections régionales du 1er septembre] est significatif. Ajoutons à ce tableau le fait que les événements dramatiques politiques, économiques et militaires, sur le plan international, peuvent à tout moment jouer un rôle décisif sur le cours des événements nationaux.

En Italie, les décennies de politiques d’austérité gérées par les gens du PD [1] ont eu deux conséquences: la progression du M5S (Mouvement 5 étoiles) [2] et l’affirmation d’une droite revancharde qui instrumentalise les frustrations, la peur et le désespoir de larges secteurs populaires pour imposer un modèle autoritaire et violent contre les franges les plus faibles, notamment les migrant·e·s. Avec, pour toile de fond, une profonde défaite du mouvement des salarié·e·s, ainsi que du mouvement syndical, ce dernier ayant capitulé sur les questions des droits fondamentaux, sur les terrains de la précarité, des salaires et de la fragmentation sociale.

La Lega [3] n’est-elle pas un parti ayant une solide culture de gouvernement et des références précises dans les sphères institutionnelles et les salons?

Derrière Matteo Salvini il y a des patrons, des petits patrons, une petite et moyenne bourgeoisie en lien avec des secteurs de la grande bourgeoisie et de l’establishment économique et financier, qui gère les administrations du Nord depuis des lustres, en préservant ses profits, ses privilèges et l’exploitation des salarié·e·s. C’est d’ailleurs ce qui le met, parfois, en contradiction autant avec des secteurs de la bourgeoisie libérale qu’avec des secteurs plus régulationnistes. Cela reflète les visions sociales et les intérêts spécifiques qui traversent les classes dominantes et qui se manifestent par des expressions politiques différenciées au plan organisationnel.

Le gouvernement jaune-vert [4] reposait sur un étroit mariage d’intérêt entre le M5S et la Lega, union fondée sur l’humus je-m’en-foutiste réactionnaire qui caractérise ces deux forces politiques et sur la fragmentation avancée de la société italienne. Nous ne pouvons que nous réjouir de sa chute, compte tenu des très dures lois sur l’ordre public, des graves revers sociaux et institutionnels qu’il nous a imposés, y compris en termes de sens commun, pour avoir dédouané, banalisé l’inhumanité et criminalisé les acteurs de la solidarité, pour avoir engagé une attaque des plus violentes contre les droits des femmes avec le Décret-loi Pillon [«droit de la famille»], pour avoir promu systématiquement le chacun pour soi comme présupposé de défaites encore plus graves des classes travailleuses. Le dessein de Salvini, comme celui de Giorgia Meloni [5], est profondément réactionnaire, autoritaire et même fascisant, des plus dangereux pour la démocratie. Sa défaite est, pour l’heure, un élément positif; mais il serait délétère de penser qu’il s’agit d’une défaite définitive.

Au moment même où nous réalisons cet interview, nous apprenons que la Plateforme Rousseau a accordé 79% des suffrages à un accord pour le gouvernement Conte-bis [voir, en note 6, les explications ayant trait à cette question].

Ce qui est en train de prendre forme entre le M5S et le PD est, comme avec la Lega auparavant, un mariage d’intérêt. Si, dans l’immédiat, cela met à distance Matteo Salvini, c’est d’ores et déjà une union d’une extrême faiblesse, car sujette à nombre de contradictions et de crises. Sera-t-elle en mesure d’être le gouvernement du changement et de l’alternative? Evidemment pas.

Pas uniquement du fait de l’histoire respective des deux partis. L’un a commis le pire au cours de l’année passée, avec la Lega, l’autre n’a guère fait mieux les années précédentes, tous deux représentant des choix politiques de secteurs de la bourgeoisie italienne étroitement liée aux politiques d’austérité de l’Union européenne. Nous faisons la différence entre un gouvernement de droite très autoritaire et un gouvernement [néo-conservateur classique]. Ce sont deux phénomènes différents, Mais nous affirmons avec détermination que le salut ne peut venir de ce gouvernement car, dans le meilleur des cas, il effectuera quelques retouches aux méfaits de son prédécesseur, tandis que sa référence restera la mise en œuvre des politiques européennes, s’attaquant aux conditions de vie des masses. Et à ce titre, il pourrait rapidement redonner force à Salvini, qui ne se privera pas de jouer le rôle d’opposition. Ce serait un véritable suicide politique désastreux, pour les travailleuses et les travailleurs, si la gauche se subordonnait à ce gouvernement naissant, laissant ainsi à Salvini le monopole de l’opposition politique et sociale [7].

Que propose Sinistra anticapitalista dans une phase aussi compliquée?

Il faudrait mettre un terme à l’effacement de la gauche et comprendre que la mise temporaire sur la touche de Salvini nous permet d’avoir un peu de temps pour relancer une mobilisation et une opposition sociale. Mais pour cela nous devons affirmer nos revendications sur le plan des droits sociaux et démocratiques, en construisant l’opposition sans faire aucunement des concessions à ce gouvernement qui, par sa nature même, ne pourra accueillir ces requêtes. Il nous faut miser sur une capacité de mobilisation autonome, apte à définir certains choix, notamment à court terme sur la question de la loi de finances [d’importantes baisses ou exemptions fiscales étant déjà prévues dans le cadre des débats préparatoires sur la loi de finances, qui doit normalement être adoptée cet automne].

Ce que tu nommes l’effacement de la gauche est un vrai problème, celui de l’autonomie réelle des forces de gauche et des mouvements sociaux pour définir nos propres échéances en fonction de nos revendications. Plus qu’un effort d’orientation politique et qu’un retour sur les lieux de travail, il s’agit d’une réelle réorganisation du mouvement des travailleuses et des travailleurs, sur des contenus tels que le salaire et la durée du travail, les retraites et les droits des salariés, l’environnement et les territoires infranationaux, l’abrogation de la loi Fornero [8] et du Jobs act [9], la réintroduction de l’ancienne loi sur le travail [telle qu’elle était avant les attaques répétées depuis le milieu des années 1990], et d’un système électoral proportionnel [réformé en 2017, devenu partiellement majoritaire, partiellement proportionnel, partiellement fondé sur des quotas]. Autant de choses qui ne nous seront pas concédées sans autre, mais que nous devons intégrer à un programme de larges mobilisations sociales.

Nous proposons donc une rencontre aux mouvements sociaux et aux forces politiques prêts à élaborer une plateforme commune, à trouver le moyen de ne pas avoir à subir les choix politiques de ce gouvernement et à empêcher que l’opposition sociale soit celle de Salvini et non celle de la gauche pour l’égalité sociale. Si nous voulons que l’automne voie se déployer, sur le terrain, l’unité d’action de cette opposition sociale et politique, nous devons nous mettre tout de suite à la tâche.

 Le prétendu exploit du consensus, au sein du M5S, résultant de la participation et de l’approbation importantes, lors du vote récent sur la plateforme Rousseau [au sujet du gouvernement de coalition avec le PD], ne rend-il pas la situation encore plus confuse?

Le fonctionnement du M5S n’est pas globalement démocratique; nous devons retourner sur les lieux de travail, dans les assemblées de base des militants, dans les cercles des partis, dans les fabriques, avec des orientations politiques clairement définies et contrôlées par les inscrites et les inscrits.

Face à la démocratie bourgeoise qui, périodiquement, à travers le vote, délègue la représentation aux partis gouvernementaux du pays, et face à la démocratie de façade des clics [le vote on line], qui constituent un système de délégation faiblement participatif, nous proposons des formes d’autogestion et d’action.

Nous ne demandons pas aux travailleuses et aux travailleurs de nous élire pour nous permettre de les représenter, mais de changer ensemble ce monde. C’est très différent. C’est une autre conception, plus avancée, de la démocratie. Les partis de la gauche authentique peuvent et doivent être radicalement différents du M5S, entité au fonctionnement virtuel, issue d’une petite bourgeoisie qui se croit ointe par le Seigneur sans se rendre compte qu’elle est ballottée à droite à gauche par des dynamiques sociales beaucoup plus fortes qu’elles. Cela ne doit pas être très réjouissant, pour la bourgeoisie, de voir quelques dizaines de milliers de personnes décider de la naissance d’un gouvernement, habituée qu’elle est de faire et défaire les gouvernements par des mécanismes encore plus opaques. Finalement, cette croissance de la plateforme Rousseau et, surtout, la montée des nouveaux partis de la droite, exprime la crise de direction de la bourgeoisie, comme parthénogenèse et de son système économique, s’ajoutant au choix d’une politique pluridécennale d’austérité qui va de pair avec la restauration de vieilles formes d’exploitation. (Entretien publié sur le site Pop Off en septembre 2019; traduction et notes de Dario Lopreno)

***

De la Lega Nord à la Lega

Par Dario Lopreno

La Lega, fondée en 1986 sous l’appellation de Lega Nord, est devenue la Lega tout court en 2018, pour devenir – ou tenter de devenir – un parti national: une mutation destinée à la mener de parti nordiste, autonomiste voire sécessionniste, à parti national, souverainiste, avec un discours l’amenant régulièrement à côtoyer les extrêmes-droites néo-fascistes, un revirement du type Rassemblement national français, proximité affirmée par son secrétaire fédéral Matteo Salvini.

En réalité, écrit Roberto d’Alimonte (dans Il Sole 24 Ore, Nord contro Sud: la Lega «nazionale» di Salvini si divide sull’autonomia, 23/07/2019), dans une analyse subtile de cette reconversion, les Ligues sont au nombre de trois, qui coexistent pour l’heure. D’une part, la Lega Nord pour l’indépendance de la Padanie (la Padania, la Plaine du Pô érigée en entité nationale), fondée en 1991, qui continue d’exister et qui a conservé l’article 1 de ses statuts prévoyant la création de la Padanie comme entité politique. D’autre part, la Lega pour Salvini, issue de la liste électorale pour l’Italie du Centre et du Sud nommée Noi con Salvini (créée fin 2014), tandis qu’au Nord la Lega Nord, dont Salvini était secrétaire fédéral, poursuivait son chemin; la Lega pour Salvini est née officiellement en décembre 2017, comme prémices au parti national. Et enfin, le parti national, la Lega tout court, autrement dit la Lega-symbole électoral unique, ayant pris naissance pour les élections de mars 2018, dont les résultats ont ouvert la voie à la coalition gouvernementale avec le M5S (cf. note 2), gouvernement en place de juin 2018 à septembre 2019, présidé par Giuseppe Conte mais dirigé, de facto, par Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur.

C’est cette construction progressive en trilogie expliquée par Roberto d’Alimonte – initiée avec la mise au rencart du dirigeant historique de la Lega Nord, Umberto Bossi, en 2013 – qui a généré la transformation indolore, du moins pour l’instant, d’un parti nordiste sécessionniste en un parti nationaliste souverainiste. Ce qui a permis en outre d’occuper l’espace politique libéré par la disparition de l’Alleanza nazionale en 2009 (AN, ex-néo-fascistes transformés en droite nationale-conservatrice parlementaire, un peu comme le passage, en France, du Front national lepéniste au Rassemblement national de Marine Le Pen), qui s’est fondue dans le Popolo della libertà de Silvio Berlusconi, financier, dirigeant de la droite néo-conservatrice et plusieurs fois président du Conseil des ministres entre 1994 et 2011.

A travers cette longue opération, les dirigeants de l’entité Lega, et Matteo Salvini en premier, ont réussi à faire accroire aux électeurs, du Nord, du Centre et du Sud, que l’organisation politique nordiste qui tirait à vue contre les «terroni» (les «culs-terreux méridionaux») avait disparu, donnant vie à une nouvelle organisation nationale et patriotique, la Lega. Or ici se pose une question cruciale pour l’avenir: Pourquoi Salvini n’a jamais tenu un congrès pour sanctionner la fin de la Lega Nord et la naissance d’une Lega nationale…? (Septembre 2019)

_______

[1] Le Parti démocratique, est un parti bourgeois dit de gauche, né des cendres de la droite classique libérale et démocrate-chrétienne et de la gauche post-stalinienne, qui a fourni les Présidents du conseil des ministres (1er ministre) d’avril 2013 a juin 2018. Il participe, depuis septembre, à la nouvelle coalition gouvernementale (66ème gouvernement depuis 1946). [ndt]

[2] Movimento 5 stelle (M5S), qualifié de «populiste» par les médias, sans programme économique et social précis, est un groupe hétéroclite interclassiste, à la fois xénophobe, anti-Union européenne, contre le clientélisme, dénonciateur des phénomènes mafieux et, jusqu’à la veille de son entrée au gouvernement, contre le pouvoir. Le M5S est au gouvernement, en coalition avec la Lega de juin 2018 à septembre 2019 (gouvernement dit jaune-vert, le jaune étant la couleur du M5S, le vert celle de la Lega) puis, depuis septembre 2019, avec le Parti démocratique (gouvernement dit jaune-rouge par les médias, que l’auteur de l’article qualifie de jaune-rose, les couleurs du PD étant celles du drapeau italien, mais sa couleur politique étant le rose de la social-démocratie néo-conservatrice), avec lequel il a proclamé à plusieurs reprises ne jamais vouloir faire d’alliance. [ndt]

[3] Sur la Lega, voir l’encadré. [ndt]

[4] Le gouvernement jaune-vert est la coalition gouvernementale entre le M5S et la Lega, dirigée officiellement par le président du Conseil des ministres Giuseppe Conte, mais de facto par le secrétaire de la Lega et ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, de juin 2018 à septembre 2019; c’est le 65ème gouvernement depuis l’avènement de la République, en juillet 1946. [ndt]

[5] Giorgia Meloni, fondatrice (2012) et dirigeante de Fratelli d’Italia (Frères d’Italie, soit les trois premiers mots de l’hymne national, officieux depuis 1946, officiel depuis 2017, un chant écrit en 1847, fait de rappels à l’empire romain, au catholicisme romain, à la jeunesse, au militarisme, à la mort, etc.), parti politique à cheval entre l’extrême droite fasciste et la droite nationale-conservatrice parlementaire. Meloni a été membre du Fronte della Gioventù (Front de la Jeunesse), l’organisation de jeunesse de l’ancien parti néo-fasciste Movimento sociale italiano-Destra nazionale (Mouvement social italien-Droite nationale), puis de l’Alleanza nazionale (Alliance nationale), le parti de la droite néo-fasciste reconvertie en droite parlementaire nationale-conservatrice et ensuite du Popolo della Libertà (dans lequel Alleanza nazionale s’est fondue) de Silvio Berlusconi, financier, dirigeant de la droite néo-conservatrice et plusieurs fois président du Conseil des ministres entre 1994 et 2011. Ministre de Berlusconi de 2008 à 2011, elle a plus d’une fois exprimé sa proximité avec le fascisme ou avec Mussolini (le dictateur à la tête de l’Italie fasciste de 1922 à 1943-45). [ndt]

[6] Rousseau est « la plateforme de démocratie directe [on line] du Mouvement 5 Etoiles. Ses objectifs sont la gestion du Mouvement de la part de ses diverses composantes électorales (…) et la participation des inscrits à la vie du Mouvement à travers, notamment, l’écriture de lois et les votations pour le choix des listes électorales arbitrer des positions à l’interne » (https://rousseau.movimento5stelle.it/rousseau.php). Elle est ouverte à toute personne membre depuis au moins six mois. Dans le cas qui nous intéresse ici, les votants ont dû répondre à la question: «Es-tu d’accord que le M5S lance, avec le Parti démocratique, un Gouvernement présidé par Giuseppe Conte?» (https://www.policymakermag.it/).

Conte-bis désigne le second conseil des ministres (gouvernement) dont le président (premier ministre) est Giuseppe Conte, politiquement «indépendant», ayant été d’abord à la tête de la coalition M5S-Lega (jaune-vert), de juin 2018 à septembre 2019, puis de la nouvelle coalition M5S-PD (jaune-rose), depuis septembre 2019. [ndt]

[7] Il vaut la peine de mentionner ici le fait qu’en septembre 2013, suite à la mise sous séquestre de l’Ilva (métallurgie-sidérurgie) de Taranto (dans les Pouilles, en Italie du Sud), provoquant la perte de près de 1500 emplois en Italie du Nord, plusieurs élus nationaux de la Lega Nord dont Salvini, ont participé, avec les ouvriers concernés, à un mouvement de protestation fondamentalement contre les pertes d’emploi, mais également contre les incompétences du Sud, et à un sit-in bloquant une route nationale. [ndt]

[8] La loi Fornero (2011-2012) repousse l’âge de la retraite, libéralise le licenciement pour raisons économiques, supprime partiellement ou entièrement, pour certaines entreprises, le versement des charges sociales. [ndt]

[9] Le Jobs act, adopté en 2015 par le Parlement, est une législation sur le travail qui facilite les licenciements, flexibilise les horaires, individualise les salaires, restreint les droits au chômage et aux vacances, accorde des remises d’impôts à certaines entreprises. [ndt]

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