mardi
18
décembre 2018

A l'encontre

La Brèche

(Reporterre)

Par Mathilde Goannec, Christopge Gueugneau et Manuel Jardinaud

Face à la radicalisation de certains « gilets jaunes », le gouvernement annonce un samedi de manifestations extrêmement violent et évoque même des morts à venir. Ce discours du pire, allié à des demi-mesures qui ne répondent pas à l’urgence sociale, attise plus la colère qu’il ne l’apaise.

La prochaine manifestation parisienne des «gilets jaunes» du samedi 8 décembre va être le théâtre de violences extrêmes et provoquera, peut-être, des morts. Une prophétie répétée à l’envi ces derniers jours, dans les médias, sur les réseaux sociaux et surtout, au sommet de l’État, qui est pourtant le seul à avoir les moyens de dénouer la situation.

Ce climat, qualifié insurrectionnel en raison de la radicalisation du mouvement et des violences commises samedi 1er décembre (à tel point que le président appelle désormais les corps intermédiaires à la rescousse pour maintenir le calme), a été conforté par la stratégie du pourrissement adoptée par le gouvernement depuis trois semaines, ce qui a accru la fatigue, la méfiance et la déception devant des demi-mesures égrenées au compte-gouttes, en guise de concessions. Ce à quoi s’ajoute la désormais légendaire surdité du pouvoir, qui écoute mais n’entend pas, et allume, depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron, des feux très vivaces.

Selon une information diffusée par BFMTV, la présidence de la République a choisi le 4 décembre de persévérer dans la veine de la dramatisation outrancière: «Nous avons des raisons de redouter une très grande violence», affirme ainsi l’Élysée, qui dit craindre la mobilisation d’un noyau dur de plusieurs milliers de personnes», qui se rendraient à Paris «pour casser et pour tuer».

Emmanuel Macron, loin de jouer son rôle de gardien de la paix civile et de stabilisateur institutionnel, continue donc d’apporter sa pierre à l’ascenseur émotionnel en œuvre depuis le début de la crise. Là où la raison devrait parler, c’est l’hystérisation que le président préfère donc utiliser. Selon Le Figaro, l’entourage d’Emmanuel Macron parle même «de putsch» en préparation, quand Valeurs actuelles rapporte que les ministres «craignent pour leur vie». Propos anonymes qui servent une stratégie de clivage censée provoquer le rejet des gilets jaunes et calmer la colère de la majorité des protestataires en agitant le drapeau rouge du chaos.

Depuis des jours, des fuites de renseignements distillées dans la presse promettent une journée de quasi-guerre civile. CNews évoquait même jeudi matin le déploiement de véhicules blindés – information confirmée dans la journée par L’Essor, journal bien informé sur la gendarmerie nationale –, Édouard Philippe annonçant pour sa part la mobilisation de «moyens exceptionnels» en plus des forces de l’ordre habituelles pour ce type d’événement.

Ces énièmes déclarations de l’exécutif donnent à voir une politique de pompier pyromane relayée par une grande partie du gouvernement et de la majorité. «Il y a, au-delà des gilets jaunes, des groupuscules qui veulent en découdre, qui veulent que la violence s’installe dans notre pays», a déclaré Jacqueline Gourault, ministre de la cohésion des territoires le 5 décembre.

La veille, devant l’Assemblée nationale réunie pour un débat et un vote après un discours du premier ministre, Édouard Philippe a lui aussi ciblé ses expressions : contre les «factieux» et les «casseurs», le pouvoir sera «intraitable». Comme lors de la séance de questions au gouvernement, il s’est fait fort de faire ovationner par les députés l’ensemble des forces de sécurité après avoir déclaré être frappé «de honte» et «de dégoût» par «le saccage de l’Arc de triomphe» le 1er décembre.

En revanche, ni la présidence, ni le gouvernement, ni la majorité n’ont eu un seul mot pour Zineb Redouane, 80 ans, blessée au visage par une grenade lacrymogène lancée par des policiers dans son appartement le 1er décembre à Marseille et décédée le lendemain. Pas une phrase non plus pour les trois lycéens touchés au visage, mardi et mercredi, par des tirs de flash-ball lors de manifestations.

«Guy Bernier, gilet jaune blessé à Bordeaux samedi 1er décembre par un tir de lanceur de balle de défense (Flash-Ball).» (Reporterre)

Concernant le lycéen qui a eu la joue arrachée du côté d’Orléans, «des professeurs et personnels du lycée ont dénoncé un “usage abusif de la violence” dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux», indique Francetvinfo. Depuis la première manifestation parisienne, le 24 novembre, plusieurs médias, dont Mediapart, ont documenté les violences policières à l’œuvre en riposte aux gilets jaunes.

Gabriel, 21 ans, a eu la main arrachée, avenue Franklin-Roosevelt, à Paris, par une grenade GLI-F4 alors qu’aucun affrontement n’était en cours. Un autre manifestant a été gravement blessé le même jour : Antonio se trouvait lui aussi vers le bas des Champs-Élysées, vers 17 heures, lorsqu’il a été touché par le même type de projectile.

Utilisant toute parole de gilets jaunes maladroite – souvent –, ou violente à dessein – parfois –, le pouvoir a choisi de jeter de l’huile sur le feu. Dans ce jeu dangereux et irresponsable, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner a trouvé son mode d’expression favori. Le ministre préfère rester muet sur les nombreuses violences policières (par exemple, celles commises dans un fast-food, avenue de Wagram, à Paris) dont il est pourtant le comptable en tant que «premier flic de France». Il excelle en revanche dans la surenchère et le ton martial. «Nous avons eu affaire à une volonté de tuer» lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale le 3 décembre. Sans en apporter la moindre preuve, il a, 48 heures après les violences sur les Champs-Élysées, opté pour l’incrimination et l’outrance, instillant ainsi l’idée d’un climat insurrectionnel, et même criminel.

«Dites-vous bien et répétez-le autour de vous: toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites», avait écrit le préfet Grimaud, en charge des forces de maintien de l’ordre durant Mai-68 à Paris, aux policiers confrontés aux manifestations. L’actuel ministre de l’intérieur a, à l’inverse de son illustre aîné, défendu mordicus l’attitude des forces de l’ordre et rejeté l’entière responsabilité des violences sur les manifestants. L’absence de mémoire et de culture, en politique, peut s’avérer inflammable…

Humiliation sociale

Dans son sillage, les membres du gouvernement enchaînent les accusations, dont l’objet semble moins la volonté de calmer le jeu que de montrer les muscles face à certains gilets jaunes souvent meurtris par le mépris de l’exécutif. «Quand on met le feu à une préfecture, quand on saccage l’Arc de triomphe, c’est la République qu’on attaque. Quand on veut remplacer la démocratie par un pouvoir militaire, qu’on appelle à marcher sur l’Élysée, c’est la République qu’on attaque.» Marlène Schiappa s’est ainsi exprimée le 5 décembre sur BFMTV, comme si le pays était à la veille d’un coup d’État.

«Les dégradations à l’Arc de triomphe, même les nazis n’avaient pas fait ça à l’époque», avait tout en finesse déclaré son collègue du gouvernement, Gabriel Attal, sur France 2 le 2 décembre. Drôle de manière d’apaiser les esprits que de comparer des salariés, des chômeurs et des petits entrepreneurs composant l’essentiel des gilets jaunes aux pires criminels de l’histoire contemporaine.

Le gouvernement et en particulier son ministère de l’intérieur trouvent par ailleurs dans le mouvement des gilets jaunes un terrain fécond pour jouer les boutefeux. Son horizontalité, son absence d’encadrement par des représentants habitués à négocier avec le pouvoir, ainsi que sa maturation via les réseaux sociaux, autorisent à peu près toutes les dérives langagières. Même si, et tous ceux qui passent un peu de temps sur les ronds-points ou les péages bloqués le disent, on se «lâche» bien davantage sur un groupe Facebook qu’au milieu d’une assemblée réelle de gilets jaunes, autour d’un feu de palettes.

«Depuis Rouen, c’est de pire en pire, la violence augmente chaque jour, je reçois entre 150 et 200 messages par jour comme administrateur de groupe, mettait en garde Victor Defer, gilet jaune, sur notre plateau, mercredi 5 décembre. Il y a deux semaines, on disait «je prends mon masque à gaz, et je monte à Paris». Maintenant c’est «je prends une arme, je fous ça dans le coffre de la bagnole, je prends mon tracteur, j’en bute un maximum». On voit de tout, et ça commence à devenir grave.»

François Ruffin, devant l’Élysée et ceint de son écharpe de député, a tenté également d’avertir cette semaine sur le niveau de colère, exprimé sur les barrages de sa circonscription, dans cette vidéo.

 

 

Les quelques gilets jaunes vraiment connus, qui ont désormais table ouverte dans les médias télévisés, ont contribué à faire bouillir l’ambiance, en appelant, très vite, au  «soutien de l’armée», ou à «prendre l’Élysée», tout en condamnant les violences, les pillages, et tout ce qui pouvait gêner «ceux qui travaillent».

Dans sa dernière vidéo, Éric Drouet, l’un des gilets jaunes les plus populaires, bien conscient de la pression grandissante qui s’exprime dans les différents groupes de gilets jaunes, critique cependant explicitement la stratégie gouvernementale, en termes de maintien de l’ordre : «Je vais remettre les choses au clair. La première manifestation le 17 novembre à Paris, on s’est approchés à 200 mètres de l’Élysée et les choses se sont bien passées. Puis, on nous a éloignés de plus en plus et les choses sont allées de plus en plus mal. On ne veut pas aller à l’Élysée pour tout casser mais pour se faire entendre. Les seuls interlocuteurs que nous avons jusqu’à présent ce sont les ministres, jamais le président.»

Un manifestant, le 1er décembre, ne disait pas autre chose: «Moi je veux aller à l’Élysée, pour lui dire droit dans les yeux, à Macron, que ce n’est plus possible de continuer comme ça.»

Quant aux «casseurs», aux «factieux» visés par Édouard Philippe, Éric Drouet fait cette analyse: «C’est inévitable, vu le temps que ce gouvernement met à nous répondre. Moi, j’ai de la pitié pour ces forces de l’ordre qui sont jetées en pâture par le ministre de l’intérieur. J’ai vu les vidéos de CRS violents, je le condamne aussi. Mais c’est comme chez nou : il n’y a pas que des casseurs chez les gilets jaunes et pas que des CRS violents dans la police.»

Cette violence actuelle était en germe depuis des mois. A l’issue de la « bataille du rail», cette illusion de la victoire d’Emmanuel Macron menée en juin 2018, nous alertions sur, loué de toutes parts pour avoir réussi à terrasser l’un des derniers bastions syndicaux français, celui des cheminots.

Le succès du président de la République cachait déjà une rage diffuse et polymorphe, visible dans une multitude de conflits locaux et sectoriels: chez les infirmières et infirmiers sur le toit de leurs hôpitaux ou sous des tentes au bord des ronds-points (déjà !); chez les gardiens de prison, en grève, pendant dix jours, du jamais vu; chez les postiers, mobilisés en Île-de-France pendant des mois, à la faveur d’une caisse de grève alimentée par la France entière; chez les gaziers et les électriciens, qui ont multiplié les blocages, les coupures d’électricité et les débrayages, dans un silence quasi général, etc.

Et tandis que des femmes dans des costumes de servantes écarlates défilaient, au Blanc, pour sauver une maternité, les employés du textile (Eram),de l’automobile (GM&S, Ford) voyaient leur emploi partir en fumée

Des forces de l’ordre épuisées

La misère sociale, le désarroi face au chômage et le sentiment de déclassement ne sont évidemment pas nés avec l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, ni de son unique fait. Après l’épisode de la chemise arrachée chez Air France, Xavier Mathieu, ex-syndicaliste chez Conti, avait déjà pointé le deux poids deux mesures, sur le plateau de Canal +: « Je rends hommage à la classe ouvrière car depuis 2008 [le début de la crise financière – ndlr], il n’y a jamais eu un vrai drame. On serait aux États-Unis, où tout le monde a des armes, il y en aurait eu une paire qui se serait fait plomber.»

Mais à l’humiliation sociale, s’est ajoutée l’humiliation verbale, que le président n’a cessé de pratiquer, renvoyant Nicolas Sarkozy et son «casse-toi pauvre con» au rang d’amateur. Combien d’agents hospitaliers, d’aides à domicile, gardent en mémoire cette image d’Emmanuel Macron, et de sa ministre Agnès Buzyn sermonnant une aide-soignante, qui se plaint de ses conditions de travail, lui lançant un il n’y a pas d’argent magique», alors que la ministre de la santé lève les yeux au ciel?

Puis il y eut les «Gaulois réfractaires au changement», depuis le Danemark, l’interpellation d’un collégien, appelé à  avoir son diplôme avant de faire la révolution», le conseil à un chômeur de «traverser la rue», ainsi que sa volonté, maladroite, de «réconcilier la base et le sommet», ou de répondre à «nos classes laborieuses »… Sans même parler du péché originel des illettrés de GAD [abattoir de porcs] tout juste ministre, suivi du costumegate [«le meilleur moyen de se payer un costard c’est de travailler», Le Figaro, 28 mai 2016] qui annonçait la couleur.

La promesse de hauteur présidentielle ainsi trahie, il ne reste désormais que l’aigreur.

A tout cela s’ajoutent la stratégie choisie par le ministère de l’Intérieur en guise de maintien de l’ordre et l’épuisement de ceux qui l’exercent. Que les forces de l’ordre aient été débordées à Paris lors de l’acte 1 était compréhensible, que ce débordement se soit répété à deux reprises ne l’est plus du tout.

Lors de son audition au Sénat le 4 décembre, Christophe Castaner n’a pas jugé bon de faire un mea culpa sur la stratégie appliquée ces dernières semaines. Il est allé jusqu’à défendre la mise en place d’un périmètre, pensé «sur le modèle des fan-zones», sur les Champs-Élysées, quand bien même beaucoup chez les policiers estimeraient qu’il avait nui à la capacité d’intervention des forces de l’ordre. Tout juste a-t-il admis qu’il faudrait être «beaucoup plus mobile pour intervenir partout dans Paris»… samedi prochain.

En prévision de cet acte IV, rien n’est fait non plus pour faire baisser la tension. Le premier ministre Édouard Philippe a annoncé jeudi le déploiement de 65’000 membres des forces de l’ordre samedi en France. Alors que le nombre officiel de manifestants le 1er décembre était de 136’000, cela ferait samedi prochain un policier pour deux manifestants. Les fonctionnaires, déjà éprouvés, ne peuvent que se rendre samedi à Paris dans un état de stress prompt à tous les dérapages.

Preuve en est le récit de la journée de samedi dernier fait par une policière de la BAC de façon anonyme sur Twitter @Hannahbahia. Elle y décrit des appels de CRS où l’on «ressent la panique et la peur dans leur voix». Elle dit un moment avoir  «le palpitant à 1000». Plus tard, dans la journée: «Sur le bd Haussmann et le faubourg Saint-Honoré, on a la sensation d’être dans les tranchées», ou encore: «Au fond de moi, je me dis que ça va être un carnage, qu’on court droit au casse-pipe » «Nous sommes le gibier, ce sont les chasseurs… », écrit-elle encore.

Chauffés à blanc, les policiers n’ont, semble-t-il, reçu aucun appel au calme. On peut même s’interroger sur le fait que ce soit l’inverse. L’Express affirme ainsi que les unités de CRS au contact direct des casseurs avaient reçu samedi dernier la consigne de procéder à des tirs tendus de lanceurs lacrymogènes à hauteur d’homme. «C’est la première fois que je reçois un tel ordre, estime dans l’hebdo un CRS présent sur le terrain samedi. C’est normalement proscrit, car cela va à l’encontre des règles de sécurité. On procède plutôt à des tirs au ras du sol. Mais là, les unités étaient en péril… »

Le syndicat de policiers Vigi – qui représente il est vrai très peu la profession – a lancé un appel à la grève à partir de ce samedi. «Notre hiérarchie va encore nous envoyer prendre les coups à sa place et à la place du gouvernement», écrit le syndicat. Mais le syndicat peut sembler bien seul.

Dans un article du Monde du 4 décembre 2018, Me Jérôme Andrei, avocat spécialisé dans la défense des forces de l’ordre, estime que «les policiers craignent que la prochaine étape, ça soit de se faire tirer dessus et d’être obligés de riposter. Ils se retiennent de sortir leur arme, ils sont entraînés pour ça, mais il y a eu clairement des situations où leurs vies ont été menacées ». Christophe Rouget, du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, poursuit : «Plusieurs collègues se sont retrouvés en situation de légitime défense et auraient pu tirer.»

Depuis samedi, les lycéens se sont à leur tour mobilisés et le moins que l’on puisse dire, c’est que la police perd d’ores et déjà, en de nombreux endroits, son sang-froid. Les mobilisations précédentes avaient déjà connu leur lot de violences policières mais le niveau atteint ces trois derniers jours – avec son cortège de tirs de lanceur de balle de défense en pleine tête en dépit des règles d’utilisation – fait effectivement craindre le pire pour le 8 décembre. Rendant ainsi la prophétie du gouvernement autoréalisatrice. (Publié dans Mediapart en date du 6 décembre 2018).

*****

«A titre d’exemple» le traitement infligé aux lycéens de Mantes-La-Jolie le 6 décembre 2018 (département des Yvelines, région Île-de-France.

 

La police (sous l'ordre du préfet) a interpellé 151 personnes à Mantes-la-Jolie après de nombreux incidents. Les lycéens ont été répartis dans plusieurs commissariats du département..

Posted by En Cause on Thursday, December 6, 2018

 

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Le travail dans les entrepôts à l’heure de «l’économie numérique»

Entre votre livraison à domicile d’une commande passé à Amazon et les profits nets de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, il y a un «problème». Le tout «fonctionne» sur la base d’une plate-forme qui organise une très nombreuse main-d’œuvre. «Elle» – ses fonctions sont conçues par la direction du groupe – intensifie et contrôle au plus près du travail des salarié·e·s; «elle» contribue à rendre les emplois plus précaires et instables.

Au cours de cette session du séminaire consacré au capitalisme, à Toronto (Canada), Alessandro Delfanti discute des changements à l’œuvre dans l’organisation du travail, de la composition de la classe salariée et de l'évolution des rapports de travail résultant des relations entre le capitalisme et la technologie. Il le fait sur la base d'une étude récente d’un entrepôt d’Amazon en Italie.

Alessandro Delfanti enseigne à l'Institut de Communication, Culture, Information et technologie à l'Université de Toronto. Il fut l'un des principaux membres fondateurs du réseau Log Out! Réseau de résistance des travailleurs et travailleuses à l'intérieur et contre l’économie des plates-formes. Son intervention est en langue anglaise. (Réd. A l’Encontre)

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