mardi
22
août 2017

A l'encontre

La Brèche

commemoration-11-novembre-2009-arc-de-triomphe-paris-MAXPPP-930620_scalewidth_630Par Union syndicale Solidaires

Quelques dizaines de fascistes ont manifesté leur hostilité envers François Hollande, à l’occasion de la commémoration parisienne du 11 novembre. Ceci s’inscrit dans la stratégie de l’extrême-droite, qui tente de déstabiliser la société de diverses manières. Elle le fait pour imposer sa vision de l’Histoire, des rapports humains, de la vie collective: haine, racisme, violence, discrimination, exploitation des travailleurs et des travailleuses au profit d’une «élite», etc.

L’Union syndicale Solidaires combat l’extrême-droite, appelle à l’unité du mouvement ouvrier contre le fascisme, et poursuit sans relâche la lutte contre celles et ceux qui sont les pires ennemis de la liberté, les pires ennemis du mouvement ouvrier.

Mais de même qu’il est idiot et dangereux de nier la misère, les inégalités et les souffrances sur lesquelles s’appuie l’extrême-droite pour promouvoir ses détestables solutions, il est dramatique de répondre aux vociférations anti-Hollande du 11 novembre par un discours vantant les massacres de ce qui fut une boucherie humaine effroyable!

Quasiment tous les responsables politiques ont affirmé que le 11 novembre et donc la guerre de 1914-1918, représentent des valeurs fortes qui seraient «la défense de la Patrie», «l’Union nationale»…

– Quelle patrie défendait les centaines de milliers de Sénégalais, d’Algériens, de Marocains, etc. envoyés au massacre ? Celle qui expulse aujourd’hui leurs descendants?

– Pourquoi passer sous silence que cette guerre fut avant tout la conséquence de l’expan-sionnisme colonial de la France et de l’Allemagne mais aussi de bien d’autres pays européens?

– N’est-il pas scandaleux, et notamment pour celles et ceux qui se réclament du mouvement ouvrier, de taire la responsabilité conjointe de gros industriels français et allemands (Schneider, Krupp, De Wendel…) dans la préparation, le déclenchement et la durée de la guerre?

Face à la pseudo «union nationale» entre les massacreurs et les massacrés (comme on veut nous l’imposer entre exploiteurs et exploités), nous préférons nous référer à l’exemple des syndicalistes, de divers pays, qui refusèrent les postes ministériels et la trahison des décisions des congrès syndicaux, opposés à la guerre.

La guerre de 1914-1918 était une guerre menée contre les peuples européens au sein desquels les aspirations et organisations révolutionnaires se développaient. Les capitalistes y ont sacrifié des millions de travailleurs et paysans d’Europe, d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ; ils ont sauvé leurs profits et leur ordre social, économique et politique à ce prix !

Ne pas laisser la place aux idées d’extrême-droite est une nécessité. On ne le fait pas en reprenant ses propos et en les accentuant. Nous en avons fait l’expérience sur d’autres sujets, il en est de même sur celui-ci. Mieux vaudrait par exemple soutenir la demande, certes uniquement symbolique aujourd’hui, de réhabilitation de tous les «fusillés pour l’exemple», victimes des ordres assassins de la hiérarchie militaire de l’armée française…

Paris, le 13 novembre 2013

Vous pouvez écrire un commentaire, ou utiliser un rétrolien depuis votre site.

Ecrire un commentaire





FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

Recent Comments

Le site alencontre.org existe depuis plus de 12 ans. Il vient de changer d’aspect. De manière significative. Mais il n’a pas modifié ses objectifs : informer, analyser, afin de faciliter une compréhension des réalités économiques, sociales, politiques à l’échelle internationale. Dans ce sens, ce site valorise la liaison qui peut s’établir entre comprendre et agir, dans une perspective socialiste et démocratique. Ce «lifting» a été effectué pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de lectrices et lecteurs. Nous espérons que celui-ci entrera en résonance avec les attentes des visiteurs de A l’Encontre et de La Brèche. Il leur appartiendra, aussi, de s’en approprier le contenu et de le commenter. Vous pouvez nous contacter sur redaction@alencontre.org