jeudi
17
janvier 2019

A l'encontre

La Brèche

SanteTravailPerzeratEmission de Ruth Stégassy

L’Association Henri Pézerat [1] a pour but «de créer et de faire vivre un réseau d’échanges d’expérience et d’aide aux luttes sociales concernant la santé des personnes en lien avec le travail et l’environnement. Henri Pézerat était convaincu que l’on ne peut séparer production de connaissances et action militante pour la santé, la vie, la justice, la dignité de tous ceux mis en péril par un développement économique dénué de tout respect de la vie humaine.» Henri Pézerat, décédé en 2009, plaidait, en 2008, pour la création d’une «nouvelle association travaillant sur l’ensemble des risques professionnels et environnementaux». Le site de l’association fournit une documentation des plus utiles: http://www.asso-henri-pezerat.org/

Elle organise aussi des Rencontres. La dernière de ces Rencontres a permis à Ruth Stégassy, qui produit la remarquable émission «Terre à terre» sur France Culture, diffusée le samedi matin à 7h, de donner la parole à des travailleuses, travailleurs, à des membres de CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), à un agriculteur, tous rassemblés lors de la dernière Rencontre de l’Association. La liaison impérative à établir entre conditions de travail et environnement, entre connaissances et actions collectives, ressort fort bien des interventions et tranche avec certains discours «écologistes». La parole est prise par Josette Roudaire, ancienne ouvrière de l’usine Amisol de Clermont-Ferrand (manufacture de l’amiante); Yves Colombat, membre du CHSCT de France Télécom; Philippe Billard, travailleur du nucléaire, employé par un sous-traitant d’EDF, syndicaliste et lanceur d’alerte; Raymond Cubells, de l’association Entraide et défense des acteurs des télécommunications exposés aux toxiques (Edatet); François Lafforgue, avocat; Annie Thébaud-Mony, chercheure au Giscop (Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle) de Seine-Saint-Denis

Une émission à écouter en cliquant sur le lien: http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-sante-environnement-1-la-sante-dans-les-usines-2014-02-01

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[1] Henri Pézerat, chimiste, directeur de recherche au CNRS, a été l’un des premiers à dénoncer le caractère cancérigène de l’amiante, suite aux poussières blanches qui tombaient des plafonds dans les bâtiments de l’Université de Jussieu. L’interdiction de l’amiante en France, en 1997, est largement due aux actions du Comité anti-amiante de Jussieu, à l’association ALERT dont il fut l’un des fondateurs, à son engagement, en 1978, aux côtés des travailleuses de l’usine d’Amisol à Clermont-Ferrand, usine de filage et tissage d’amiante, afin de faire reconnaître la maladie professionnelle. (Rédaction A l’Encontre)

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Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

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