mardi
18
décembre 2018

A l'encontre

La Brèche

Carte non disponible

Date/Heure
Date(s) - 08/12/2018
14:30 - 15:30

Lieu

Categorie(s)


Appel au rassemblement
« Solidarité avec les détenus de la révolution syrienne »

Place des Nations à Genève, le 8 décembre 2018 de 14h30 à 15h30

Alors que certains croient voir la situation en Syrie se normaliser, les familles des détenu·e·s et des disparu·e·s continuent à vivre dans la terreur de recevoir l’annonce du décès des leurs dans les prisons d’Assad. En effet, les listes des morts sous la torture s’allongent chaque jour et les arrestations se multiplient dans toutes les zones de protestation.

Depuis le début de la révolution syrienne en mars 2011, les arrestations et disparitions forcées sont le pain quotidien des civils en Syrie. Les familles des détenu·e·s vivent dans l’insoutenable souffrance de tout ignorer des leurs, du lieu de détention à leur état de santé et leur destin. Il n’y a aucune famille qui n’a pas été touchée par la détention.

Le nombre de détenu·e·s en Syrie est estimé à plus de 325’000 (seulement 118’000 cas sont documentés) dont la majorité sont en situation de disparition forcée. Plus de 14’000 cas de mort sous la torture ont été documentés et plus de 13’000 exécutions sommaires ont eu lieu à Seydnaya seulement (selon le rapport d’Amnesty Internationale «Abattoirs Humains»)!

Depuis les 50’000 photos César documentant 11’000 morts dans les geôles du régime Assad (janvier 2014) et, par la suite, le rapport d’Amnesty International (février 2017) sur l’horreur que vivent les prisonniers de Seydnaya, le monde tout entier sait que la torture y est systématique et effroyable et que des exécutions sommaires se font sans réel procès. Mais la «communauté internationale» reste silencieuse et préfère traiter avec le régime criminel et son parrain russe.

Avec le semblant de «normalité» en Syrie, dû à la réhabilitation du régime Assad grâce aux efforts de son parrain russe (et l’aide iranienne), les familles des détenu·e·s vivent l’horreur. Le régime a commencé, depuis l’été dernier, à annoncer froidement à plusieurs centaines de familles le décès des leurs, détenus dans ses geôles, soit par communication téléphonique, soit en les inscrivant comme morts dans les registres civils. La cause de la mort mentionnée est le plus souvent une crise cardiaque et la date de la mort remonte à plusieurs années. Aucun corps n’est rendu aux familles.

En solidarité avec les familles des détenu·e·s, l’Union des Coordinations de la Révolution Syrienne appelle à une campagne mondiale de rassemblements le 8 décembre. FSD se joint à ce mouvement de solidarité avec les familles des détenu·e·s pour appeler la communauté internationale à:

  • Exiger la libération de tous les détenu·e·s d’opinion en Syrie.
  • Exiger des informations concernant ceux et celles qui sont encore en détention, dont le lieu de détention et leur état de santé.
  • Mettre fin à l’impunité dont bénéficie le régime criminel des Assad.

Venez nombreux vous joindre à notre rassemblement, le 8 décembre à 14h30 devant l’ONU à Genève. Si vous le souhaitez, apportez le portrait d’un détenu (avec le nom et la date d’arrestation). Que vive la révolution syrienne!

Organisé par: FemmeS pour la Démocratie en collaboration avec Solidarity Organisation for Syria et la diaspora syrienne en Suisse

Soutenu par: Mouvement pour le socialisme; le site alencontre.org; le Cercle La Brèche-Unil; solidaritéS

 

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Le travail dans les entrepôts à l’heure de «l’économie numérique»

Entre votre livraison à domicile d’une commande passé à Amazon et les profits nets de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, il y a un «problème». Le tout «fonctionne» sur la base d’une plate-forme qui organise une très nombreuse main-d’œuvre. «Elle» – ses fonctions sont conçues par la direction du groupe – intensifie et contrôle au plus près du travail des salarié·e·s; «elle» contribue à rendre les emplois plus précaires et instables.

Au cours de cette session du séminaire consacré au capitalisme, à Toronto (Canada), Alessandro Delfanti discute des changements à l’œuvre dans l’organisation du travail, de la composition de la classe salariée et de l'évolution des rapports de travail résultant des relations entre le capitalisme et la technologie. Il le fait sur la base d'une étude récente d’un entrepôt d’Amazon en Italie.

Alessandro Delfanti enseigne à l'Institut de Communication, Culture, Information et technologie à l'Université de Toronto. Il fut l'un des principaux membres fondateurs du réseau Log Out! Réseau de résistance des travailleurs et travailleuses à l'intérieur et contre l’économie des plates-formes. Son intervention est en langue anglaise. (Réd. A l’Encontre)

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