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août 2017

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La Brèche

Le 7 septembre et ses suites

Publié par Alencontre le 9 - septembre - 2010

Prises de position du NPA

Nous publions ci-dessous deux communiqués, diffusés le 8 septembre, par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA-France). D’autres articles suivront sur les développements de la mobilisation face à la contre-réforme des retraites en France. (Réd.)

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La journée de grève et de manifestations s contre le projet de loi Woerth-Sarkozy sur les retraites est un grand succès, au-delà même des prévisions les plus optimistes. Près de 3 millions de manifestants, des taux de grévistes importants dans de nombreux secteurs, y compris dans le privé, une mobilisation à la hauteur des grandes journées de la grève de 1995 contre le plan Juppé et de 2003 contre la réforme Fillon. Il ne fait aucun doute que la mobilisation monte en puissance et qu’il y a encore de la réserve.

Mais le gouvernement fait la sourde oreille. Les prétendues nouvelles propositions annoncées par Sarkozy en Conseil des ministres ne changent rien sur le fond de la réforme à savoir le report à 62 ans de l’âge légal de départ en retraite et à 67 ans la retraite à taux plein sans la punition financière de la décote. Les déclarations du gouvernement, de l’UMP [Union pour un Mouvement populaire – Le Mouvement Populaire (sic) – partie de Sakozy] sur l’attention à l’égard des préoccupations, des sentiments des manifestants du 7 septembre 2010 ne sont que de la poudre aux yeux pour donner le change.

L’argument démographique, de l’allongement de la durée de la vie revient en force dans la bouche d’E. Woerth et du gouvernement. L’évolution à la baisse du ratio actifs-retraités est pointé du doigt en faisant abstraction de l’augmentation de la productivité. A aucun moment, la possibilité d’une autre répartition des richesses pour financer les retraites n’est prise en compte, alors que la Comité d’orientation des retraites (COR) l’a chiffré à 3%et que chaque année, la part des profits se monte à 17% du PIB. Alors oui, en prenant sur les profits, en créant des emplois, en augmentant les salaires, le financement des retraites peut être assuré.

Les «nouvelles» propositions de Sarkozy c’est un camouflet jeté au visage des millions de manifestants du 7 septembre. Ce que nous voulons c’est le retrait pur et simple du projet de loi sur les retraites.

Gagner, c’est possible, car le gouvernement et Sarkozy n’ont jamais été aussi impopulaires. L’arrogance masque mal la peur qui gagne le pouvoir face à la montée de la colère sociale.

Il faut continuer le mouvement, s’appuyer sur les nouvelles journées annoncées par l’intersyndicale nationale et les intersyndicales locales pour pouvoir structurer la lutte en profondeur sur tout le territoire, dans le maximum de secteurs professionnels. L’intersyndicale nationale vient d’appeler à une nouvelle journée de grève et de manifs le jeudi 23 septembre ainsi qu’à des actions le 15 septembre, jour du vote de la loi. La question de la reconduction est en débat dans de nombreux endroits. Il faut que le mouvement s’amplifie, gagne en puissance, se généralise (8 septembre 2010).

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Imposer le retrait du projet de loi sur les retraites

Les prétendues nouvelles propositions annoncées par Sarkozy en Conseil des ministres ne changent rien sur le fond de la réforme à savoir le report à 62 ans de l’âge légal de départ en retraite et à 67 ans la retraite à taux plein sans la punition financière de la décote.

Les déclarations du gouvernement, de l’UMP sur l’attention à l’égard des préoccupations, des sentiments des manifestants du 7 septembre ne sont que de la poudre aux yeux pour donner le change.

L’argument démographique, l’allongement de la durée de la vie reviennent en force dans la bouche d’Eric Woerth [du Ministre du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique] et du gouvernement. L’évolution à la baisse du ratio actifs-retraités est pointée du doigt en faisant abstraction de l’augmentation de la productivité des salariés.

A aucun moment, la possibilité d’une autre répartition des richesses pour financer les retraites n’est prise en compte, alors que la Comité d’orientation des retraites (COR) l’a chiffré à 3% et que chaque année, la part des profits se monte à 17% du PIB.

Alors oui, en prenant sur les profits, en créant des emplois, en augmentant les salaires, le financement des retraites peut être assuré.

Les «nouvelles» propositions de Sarkozy c’est un camouflet jeté au visage des millions de manifestants du 7 septembre.

Ce que nous voulons c’est le retrait pur et simple du projet de loi sur les retraites.

De nouvelles mobilisations, de nouvelles manifestations, un mouvement d’ensemble, une grève prolongée sont nécessaires pour obtenir le retrait de ce projet de loi, injuste et inacceptable. – 8 septembre 2010.

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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