mardi
25
avril 2017

A l'encontre

La Brèche

manifestation-loi-travail-reims_5561307Par le secrétariat du NPA

L’appel à la mobilisation de la jeunesse et des organisations syndicales locales pour le 9 mars a bousculé l’agenda de passivité que voulaient imposer les bureaucraties syndicales face au projet de loi El Khomri. La pétition signée massivement par plus de 1 million de personnes et qui peut encore très largement augmenter,  L’appel à la mobilisation du 9 mars issus des réseaux sociaux puis relayé par les organisations de jeunesse a ouvert une brèche dans la situation politique. Le succès des mobilisations de la journée, massives dans tout le pays (450’000 manifestants), notamment dans la jeunesse scolarisée, mais aussi dans une frange significative des salariés, bien au-delà des équipes militantes, ouvre la possibilité d’un mouvement d’ensemble, 10 ans après le CPE (Contrat de première embauche). L’irruption de la jeunesse sur la scène politique et la multiplication des oppositions ouvrières et populaires a mis le projet de loi au centre des discussions dans tout le pays : avec ce début de mobilisation, c’est la possibilité d’imposer le retrait de la loi Travail de mettre un coup d’arrêt à l’offensive gouvernementale  qui se profile.

2° Les enjeux du mot d’ordre de retrait du projet de loi

Pourquoi le retrait? Même si l’opposition à la loi grandit de jour en jour, il reste tout un travail d’information et d’explication à effectuer. Face à la contestation, le gouvernement et une partie des bureaucraties syndicale veulent orienter la discussion sur des amendements au projet de loi, attirant l’attention sur certains aspects secondaires. Mais nous devons expliquer que le cœur de la loi, c’est la possibilité de déroger au Code du Travail et aux conventions de branche dans un sens défavorable par le biais d’accords d’entreprises. C’est tout simplement vider le Code du Travail de sa substance en sapant le cadre d’égalité entre salariés sur le plan national.

  Dénoncer l’ensemble de la politique du gouvernement

Manuel Valls va recevoir les organisations étudiantes et lycéennes. A sa gauche M. El Komhri, à sa droite E. Macron

Manuel Valls va recevoir les organisations étudiantes
et lycéennes. A sa gauche M. El Komhri, à sa droite E. Macron

Cette mobilisation cristallise le rejet de la politique du gouvernement Valls (premier ministre) et Macron (économie), de toute la politique réactionnaire menée par le gouvernement depuis 2012.: loi Macron, blocage de l’accueil des réfugiés, COP21, NDDL (Notre-Dame-des-Landes), état d’urgence….

La loi El Khomri devient le catalyseur de tout le rejet qu’entraîne la politique d’austérité, liberticide de Hollande. Dans les discussions sur le projet de loi, on sent que dans une partie de la jeunesse et du monde du travail c’est toute une politique anti-ouvrière, pro-patronale, liberticide etc. qui est rejetée. Un état d’esprit de remise en cause plus globale de la politique du gouvernement et même de la société actuelle qui était présent de manière souterraine dans toute une série de luttes. Notre rôle, est d’aider le mouvement à s’organiser autour de l’exigence de rejet de la loi, se développer, bloquer les manœuvres de division. Il nous faut aussi accompagner la politisation de la jeunesse mais aussi les évolutions qui s’opèrent dans les milieux militants et parmi bien des salariEs, donner une expression à ce rejet plus général, en part de l’expérience vécue des mille petites et grandes vexations et atteinte à notre dignité. Derrière la dénonciation de cette loi, c’est toute la société capitaliste en crise avec son cortège d’horreurs que nous pouvons dénoncer, c’est l’aspiration à une autre société fondée qu’il faut exprimer. En clair : combiner dénonciation de la loi et dénonciation du gouvernement et de cette société capitaliste.

Combiner mots d’ordre du retrait et revendications propres

Pour mettre en mouvement les différents secteurs de notre classe sociale, mettre en avant le mot d’ordre de retrait, même agrémenté d’une dénonciation d’ensemble, ne sera pas suffisant : les mots d’ordre propres à chaque secteur seront déterminants. En 2010, les secteurs en grève reconductible majoritaires étaient ceux qui se battaient aussi sur leurs propres objectifs. C’est l’idée que c’est le moment de régler nos comptes, qu’il faut profiter de l’occasion pour faire reculer les patrons, pour s’attaquer à leur toute-puissance. Le succès de la grève du 9 mars chez les cheminots contre la remise en cause du RH 077 (leur «code du travail»: Règlement SNCF du travail), avec des chiffres de grévistes très importants (plus qu’en 2014) et la perspective d’une grève reconductible à partir du 31 mars qui commence à être popularisée par les équipes militantes est un des éléments importants de la situation. Dans cet objectif la question des caisses de grèves est une question qu’il faut commencer à poser dans les syndicats et cadre unitaire.

Pour une politique indépendante des bureaucraties syndicales

Nous faisons face à deux politiques différentes des bureaucraties. L’une (derrière la CFDT, l’UNSA etc.) consiste à défendre ouvertement une politique d’amendement de la loi. Et l’autre aile de la bureaucratie, qui a été obligée à donner cours au mot d’ordre de retrait du projet et d’une journée de grèves et des mobilisations pour le 31 mars mais qui essaie d’empêcher une mobilisation décisive contre le gouvernement dont la tactique consiste à chercher à empêcher toute dynamique de grève de masse.  La tactique d’empêcher de manifester toutes et tous au même endroit à la même heure.

C’est la tentative qu’a faite la CGT (avec d’autres) le 9 à Paris, même si elle n’y est pas arrivée forcément sur tout le territoire (pas mal de villes où manifs communes étudiants-salariés). En effet, alors même que la proposition de 14 heures à République avait été faite par l’inter orga jeunes quelques jours plus tôt, l’intersyndicale a appelé à rejoindre la mobilisation des jeunes mais à 12h30 au siège du Medef. La meilleure manière de mettre en échec ces stratégies de démobilisation à cette étape, c’est d’accélérer la mobilisation des secteurs les plus avancés, en particulier dans la jeunesse, de continuer de se prononcer au niveau syndical, de se coordonner et de persévérer pour défendre une nouvelle journée d’ensemble de grève et de manifestations dès la semaine prochaine, en réalité le jeudi 17, la date qui est d’ores et déjà annoncée par l’UNEF et les AG des facs.

Le rôle de la jeunesse. La faiblesse relative des bureaucraties et la force relative des révolutionnaires nous donnent des possibilités pour mener une politique offensive dans la jeunesse. C’est d’ailleurs à l’initiative du secteur jeune du NPA que la première réunion unitaire des organisations de jeunesse au niveau national (qui a débouché sur l’appel au 9) a eu lieu.

Maintenant que le 9 est réussi et que les premières grosses AG de facs ont eu lieu, la prochaine étape consiste à donner des perspectives pour la semaine prochaine, pour une nouvelle journée de grève et de manifestations le 17 mars, en faisant adopter des appels en ce sens en AG. Il faut faire en sorte de faire élire des comités de mobilisation, partout, et réussir des AG d’ici le 17 et le 17, avec la perspective d’avoir une première réunion de coordination nationale des facs en lutte le week-end qui suit le 17.

Là où nous sommes implantés ou où nous avons des contacts, la mobilisation lycéenne est possible, même si globalement les lycées viendront en deuxième en termes de priorité militante de notre point de vue : une fois en grève, les étudiants auront plus de possibilité d’entraîner les lycées. La question de la grève étudiante est désormais centrale. A partir du moment où les premières universités se mettraient en grève, la situation peut basculer. La question du blocage, ou plutôt des piquets de grève : le blocage sera très probablement indispensable, mais il ne peut se substituer à la conviction de pourquoi faire grève, à la conviction de la grève active. Ce sont les jeunes et ses organisations qui pourront imposer une accélération des rythmes et contribuer à poser le problème de la grève reconductible.

Le lien entre jeunesse et les salariés

2079533912_B978076636Z.1_20160310133629_000_GUK6C52A7.1-0C’est en effet la question des rythmes qui va même pour tout de suite être déterminante. Le 22 (dans la fonction publique) et le 31 (interprofessionnel) sont beaucoup trop éloignés, dans les entreprises  surtout si on ne s’organise pas, on ne se coordonne pas. La date du 22, si elle est maintenue, relève d’un mécano syndical qui n’avait pas pour objectif c’est certain de s’inscrire dans un plan d’action pour gagner sur la question des salaires. Elle pourrait apparaître comme en opposition à la date du 31. Mais le contexte créé autour de la date du 9 et avec désormais celle du 17, peut en faire un point d’appui pour préparer le 31 en élargissant les revendications à l’ensemble du monde du travail et en mettant en place des AGs qui servent à regrouper ceux et celles qui voudraient en découdre. Il est probable que cette date soit reléguée à un second plan avec la présentation du projet de loi du travail devant le conseil des ministres le 24 mars. Quoi qu’il en soit il faut tabler sur une montée en puissance sur le mois de mars. Nous devons formuler une politique pour les secteurs d’avant-garde, pour s’organiser, se centraliser, se mettre d’accord sur des actions avant tout la jeunesse, et que ces secteurs s’adressent petit à petit aux autres pour leur proposer des dates de mobilisation de plus en plus rapprochées afin de poser la question de la reconductible et d’un mouvement d’ensemble de manière concrète. Nous devons être disponibles pour la reconduction, en défendre la nécessité et saisir l’occasion de reconduire dès que possible. Nous devons susciter les prises de contacts interprofessionnelles et surtout étudiants-salariés dès le lendemain du 9 mars : des formes d’actions communes sont possibles dès cette date, avec non seulement les manifs communes mais des appels à la grève en commun. La participation des secteurs salariés d’avant-garde en grève aux AG étudiantes, des appels communs à la grève des salariés mobilisés et des étudiants peuvent avoir un effet d’encouragement. Pour les équipes syndicales les plus avancées ou celles qui étaient faiblement mobilisées le 9, il faut se saisir de la date du 17 mars pour tisser des liens avec les étudiants et les lycéens et avancer vers la construction d ‘un mouvement interprofessionnel. (10 mars 2016)

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media_xll_8473804Retrait de la loi El Khomri, un point c’est tout (Communiqué du NPA)

• Nous ne croyons plus à leurs mensonges

Les défenseurs de la casse du code du travail nous expliquent, la main sur le cœur, qu’ils défendent les chômeurs et que, si les patrons n’embauchent pas c’est parce qu’ils ne peuvent pas licencier facilement. Ah oui ? Mais si le licenciement était si difficile, comment expliquer les centaines de milliers de licenciements l’an dernier et les millions de chômeurs ?

Et comment la suppression d’une visite médicale à l’embauche, le passage de 25 à 10% de la majoration sur les heures supplémentaires, l’augmentation de l’intensité du rythme et de la charge de travail, le fait de faire travailler les apprentis mineurs jusqu’à 10h par jour, et l’ensemble des salariés jusqu’à 12h, entre autres horreurs que comporte cette loi, pourrait-il créer de l’emploi ? Il semble, à voir les réactions qui ont suivi ce projet de loi, que nous sommes nombreux à ne plus être dupes de cette petite chanson réactionnaire et pro-patronale.

• Compter sur nos propres forces

On ne peut pas dire que pour le moment, les grandes confédérations syndicales aient fait preuve d’une combativité spectaculaire. Le premier appel à riposter avait été fixé au…31 mars. Heureusement, des initiatives de la base sont venues bousculer leurs lointains calendriers. L’appel à manifester le 9 mars a fédéré les organisations de jeunesse, et recueilli le soutien de plusieurs syndicats. Cette première journée peut ainsi marquer le début d’une contre-offensive. À condition d’être persuadés que nous représentons une force importante. Preuve en est qu’avant même la première manifestation, le gouvernement a déjà reculé en repoussant de 15 jours la présentation de la loi en conseil des ministres.

Il y a juste dix ans, le gouvernement de l’époque, qui avait une étiquette de droite, voulait imposer le CPE, contrat première embauche, pour les moins de 26 ans, doté d’une période d’essai de deux ans pendant lesquels le patron pouvait licencier comme il voulait. Déjà ! La jeunesse d’abord, puis les salariés, sont descendus massivement dans la rue, passant de 400’000 personnes en février à 3 millions début avril. Jusqu’au retrait le 10 avril. Une loi déjà votée, avait donc été abrogée sous les coups de boutoir des manifestants.

• C’est donc possible, et aujourd’hui plus que jamais, nécessaire

Il est possible de faire reculer ce gouvernement, sur sa loi pourrie de casse du code de travail, et bien au-delà, car nous avons déjà subi de nombreux reculs, avec les lois Macron et Rebsamen (ex-ministre du Travail, maire de Dijon), pour ne parler que des derniers coups reçus. C’est peut-être le moment de commencer à préparer la riposte, en en discutant sur nos lieux de travail et d’études, en organisant partout assemblées et réunions. C’est à nous de prendre en main nos affaires à la base, sans forcément attendre des mots d’ordre nationaux, qui sont bien timides. Et il est certain que nous ne gagnerons pas par une seule manifestation, aussi massive soit-elle. Valls, droit dans ses bottes, a dit qu’il irait jusqu’au bout. Il faut qu’en face, nous soyons aussi déterminés à obtenir le retrait. Il y va en effet de nos vies, de celles de nos enfants, des générations futures, que ce gouvernement veut donner en pâture, pieds et poings liés, au Medef. Et au-delà de ce projet de loi, il y a bien d’autres choses à discuter et à combattre! (Communiqué du 10 mars 2016)

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Pour le retrait pur et simple du projet de loi El Khomri

media_xll_8475703Tract de L’Insurgé du 7 mars 2016 

1° «Frapper vite et fort, y compris en bousculant »

Pour justifier son projet, la ministre du Travail a déclaré le 2 mars : « contre le chômage, il faut frapper vite et fort, y compris en bousculant ».

En réalité, ce n’est pas le chômage mais le Code du travail que veut frapper Myriam El Khomri. Son projet forme un tout cohérent. La totalité doit être rejetée, y compris certains aspects tel le compte personnel d’activité-CPA (dans la suite de la loi Rebsamen).

2° Le Compte personnel d’activité (CP) : la question tabou

Le CPA est officiellement « la mesure phare » du projet El Khomri. Il menace tous les travailleurs du privé et du public. Ce livret personnel informatisé accumulera tous les renseignements sur le parcours de chacun : stages et formations, compétences, etc. Jusqu’à maintenant, les droits sociaux et conditions de travail sont définis par la loi et les conventions collectives (dans le privé) ou le statut (fonctionnaires). Avec le CPA, ces droits seront rattachés à la personne et non au statut du salarié. Chacun aura « son » compte personnalisé et la concurrence entre travailleurs sera exacerbée.

3° Assez de précarité, de chômage et de petits boulots !

Ce sera : « chacun pour sa peau » au grand bonheur des patrons.

Ce que veulent El Khomri, Valls et Hollande, c’est ce que veut le patronat : flexibilité et précarité pour tous, sauf pour les patrons et les actionnaires.

F. Hollande, le 10 mars: «La loi peut  être améliorée. Il y a forcément des éclaircissements à donner»!

F. Hollande, le 10 mars: «La loi peut
être améliorée. Il y a forcément des éclaircissements à donner»!

4° Infliger une défaite à Valls et Hollande

C’est donc contre le projet El Khomri qu’il faut « frapper vite et fort ».

Le gouvernement et ses amis manœuvrent et cherchent à diviser les opposants.

A l’inverse, pour imposer le retrait du projet, la mobilisation doit être unie et organisée (notamment avec des assemblées générales et de délégués). Rester uni implique que l’on refuse toute discussion, tout « dialogue » cautionnant ce projet.

Valls et Hollande savent que s’ils reculent, ce sera toute leur politique qui sera menacée, et le gouvernement lui-même.

Raison de plus pour combattre jusqu’au retrait total du projet. (Tract diffusé par L’Insurgé, Lyon, le 7 mars 2016)

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Philippe Poutou et son message lors des 15 minutes avec les 11 candidats sur France 2, le 20 avril 2017


Présidentielle : revivez le passage de Philippe Poutou dans "15 minutes pour convaincre" sur France 2

Parmi les divers thèmes abordés dans sa campagne, le chômage a une place importante. Le chômage est d'abord une arme – ils ne sont pas désarmés – par les employeurs afin de faire accepter plus facilement des conditions de travail épuisantes, dégradées et des salaires de survie. Car, si «cela ne vous convient pas, il y en a dix qui attendent devant la porte».

Le chômage est aussi un coût qui pèse sur celles et ceux qui le subissent, et aussi bien directement qu'indirectement sur leur famille. Tensions, stress accru, dégradation de la santé physique et psychique. C'est inacceptable.

Michel Husson affirme: «La réduction du temps de travail permet la création d'emplois. Mais la condition essentielle est le contrôle des travailleurs et travailleuses sur la réalité des créations d'emplois. Ce sont eux qui doivent décider collectivement de la meilleure manière de combiner les formes possibles de réduction du temps de travail, de manière à prendre en compte les aspirations différenciées de salarié·e.s: réduction quotidienne (tant d'heures par jour); hebdomadaire (par exemple 4 jours), annuelle (journée RTT), pluriannuelle (année sabbatique).»

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