lundi
10
décembre 2018

A l'encontre

La Brèche

Par Sud Rail

Malgré l’opposition et les entraves de la direction SNCF, malgré le procès en illégitimité fait par l’ensemble des défenseurs de ce mauvais «pacte ferroviaire », ce sont plus de 90’000 cheminots qui ont participé à la consultation lancée par l’intersyndicale du 14 au 21 mai. Aujourd’hui, gouvernement et direction SNCF doivent tirer les conséquences de ce message des salariés du ferroviaire!

94,97% des participants ont jugé que cette réforme était mauvaise pour l’avenir du système ferroviaire et des cheminots. Le président de la SNCF [Guilaume Pépy] et le Premier ministre [Edouard Philippe] doivent entendre leurs voix, retirer leur projet de loi et entamer des négociations tripartites sur de nouvelles bases. Cette mauvaise réforme qui ne règle rien, ne peut pas se construire contre les salarié·e·s censés la mettre en œuvre.

Avec un tel résultat et ce niveau de participation, la Fédération SUD-Rail ne comprendrait pas que l’artisan principal des défaillances du système, Guillaume PEPY, soit en même temps celui qui orchestrerait la pérennité du service public du ferré de qualité, avec un cadre social de haut niveau, que les citoyens français et les travailleurs/travailleuses du rail sont en droit d’attendre.

Il est avéré que la volonté de la direction SNCF va bien dans le sens d’une vente à la découpe de l’entreprise publique, quitte à manipuler le discours du gouvernement, à mentir à l’ensemble des cheminots, des usagers et à l’opinion publique en déclarant l’inverse, notamment sous l’impulsion de son président, dans la propagande interne que SNCF fait dans les médias.

Les relations de confiance, indispensables entre les salarié·e·s et leur plus haut dirigeant, sont largement entamées… En conséquence, la Fédération SUD-Rail exige le retrait du pacte ferroviaire et la démission de Pépy! (Communiqué de presse, 23 mai 2018)

Vous pouvez écrire un commentaire, ou utiliser un rétrolien depuis votre site.

Ecrire un commentaire




Le travail dans les entrepôts à l’heure de «l’économie numérique»

Entre votre livraison à domicile d’une commande passé à Amazon et les profits nets de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, il y a un «problème». Le tout «fonctionne» sur la base d’une plate-forme qui organise une très nombreuse main-d’œuvre. «Elle» – ses fonctions sont conçues par la direction du groupe – intensifie et contrôle au plus près du travail des salarié·e·s; «elle» contribue à rendre les emplois plus précaires et instables.

Au cours de cette session du séminaire consacré au capitalisme, à Toronto (Canada), Alessandro Delfanti discute des changements à l’œuvre dans l’organisation du travail, de la composition de la classe salariée et de l'évolution des rapports de travail résultant des relations entre le capitalisme et la technologie. Il le fait sur la base d'une étude récente d’un entrepôt d’Amazon en Italie.

Alessandro Delfanti enseigne à l'Institut de Communication, Culture, Information et technologie à l'Université de Toronto. Il fut l'un des principaux membres fondateurs du réseau Log Out! Réseau de résistance des travailleurs et travailleuses à l'intérieur et contre l’économie des plates-formes. Son intervention est en langue anglaise. (Réd. A l’Encontre)

Recent Comments

Le site alencontre.org existe depuis plus de 12 ans. Il vient de changer d’aspect. De manière significative. Mais il n’a pas modifié ses objectifs : informer, analyser, afin de faciliter une compréhension des réalités économiques, sociales, politiques à l’échelle internationale. Dans ce sens, ce site valorise la liaison qui peut s’établir entre comprendre et agir, dans une perspective socialiste et démocratique. Ce «lifting» a été effectué pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de lectrices et lecteurs. Nous espérons que celui-ci entrera en résonance avec les attentes des visiteurs de A l’Encontre et de La Brèche. Il leur appartiendra, aussi, de s’en approprier le contenu et de le commenter. Vous pouvez nous contacter sur redaction@alencontre.org