dimanche
30
avril 2017

A l'encontre

La Brèche

4426161Par Stéphane Alliés

«Ça aurait été plus simple de l’autoriser.» Ce soupir d’un CRS (Compagnies républicaines de sécurité), au coin du boulevard et de la rue de Rochechouart, a dû rôder dans bien des têtes parmi ses collègues. Ce samedi après-midi (19 juillet 2014), à Paris, dans le quartier populaire de Barbès, la manifestation de soutien à la Palestine a réuni entre 5000 et 10’000 manifestants selon les moments et les lieux. En dépit de l’interdiction prononcée la veille par la préfecture de police, avec l’accord de l’exécutif. Ceci pour empêcher d’éventuels «troubles à l’ordre public», au terme d’une semaine mouvementée. In fine, et sans conteste, la stratégie gouvernementale s’est avérée un fiasco.

Prévenues par le maintien de l’appel à manifester annoncé par les organisateurs la veille, les forces de l’ordre mettront en œuvre un quadrillage policier progressif, mais vaste. Entre 14 et 15h, au carrefour des boulevards Barbès, Rochechouart et Magenta, la circulation est peu à peu bloquée par des cordons de CRS. Parmi les premiers arrivés, on compte beaucoup de jeunes et de femmes, pour partie venus de banlieue, qui arborent pour certains des tenues vestimentaires religieuses. Les slogans restent à tout moment politiques. «Résistance, de Paris à Gaza!», «Nous sommes tous des Palestiniens», «Palestine vivra, Palestine vaincra!» Seuls quelques «Allah Akbar» retentissent parfois, mais sporadiquement et du fait d’un ou deux individus.

La tension est relative, les jeunes se rapprochent des barrages policiers, et les dernières voitures circulent au compte-gouttes. Puis quelques jeunes montent sur un échafaudage pour brûler un drapeau israélien (deux autres le seront peu avant les échauffourées), avant d’en brandir un du Djihad islamique.

L’arrivée d’un cortège du NPA, peu avant 15h, permet de canaliser la foule. Il a été retardé par les multiples barrages tout autour du quartier, et sera rejoint ensuite par des militants d’Ensemble! (anticapitalistes du Front de gauche). Après discussion avec les policiers, ils organisent une marche sur le boulevard Barbès, malgré quelques mécontentements des premiers arrivés, plus ardents que la moyenne d’un rassemblement qui grossit considérablement.

Dans le cortège, qui s’étend sur près de 500 mètres, on retrouve, comme dimanche dernier, l’Union des juifs pour la paix (UJFP), on aperçoit le chercheur Julien Salingue (spécialiste du Proche-Orient) en pleines négociations avec les CRS, Sandra Demarcq, dirigeante du NPA, Youssef Boussoumah des Indigènes de la République, ou Clémentine Autain du Front de gauche.

On aperçoit aussi plusieurs drapeaux français, agités ou portés sur les épaules, au côté d’un drapeau palestinien ou d’un keffieh. «C’est nécessaire qu’on le montre nous aussi, ce drapeau», explique une étudiante, avant de lancer dans la foulée un slogan immédiatement repris par un bout de foule: «On est Français, on a le droit de manifester!» On croise aussi de jeunes couples avec enfant, de jeunes militants anarchistes, ou des retraités.

La foule est bigarrée et se répartit assez équitablement entre Blancs, Arabes et Noirs, les voiles et les foulards de différentes tailles cohabitent avec entrain avec les masques d’anonymous et les distributions d’autocollants des militants de BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction) appelant au boycott économique d’Israël. Les discussions sont multiples entre ceux qui ne veulent pas être récupérés par des partis, et d’autres qui regrettent qu’ils ne soient pas plus présents, pour grossir et «respectabiliser» la mobilisation.

A Barbès, il n’y avait aucuns drapeaux communistes ou écologistes, en tout cas pas visibles. Un militant du NPA reconnaît que «la situation est freestyle, mais comme les CRS ne veulent pas nous laisser passer, on ne peut que rester ici, on ne va pas aller dans les petites rues…» Pour lui, «il est impensable de laisser la rue. C’est comme pour les “Bonnets rouges”, ce sont avant tout des classes populaires qui se mobilisent.»

Lacrymos avant dispersion

Vers 15h15, l’arrivée d’un cortège d’environ deux cents hommes en t-shirts noirs, et pour certains d’entre eux gantés et casqués, a un temps inquiété les manifestants déjà présents. En mode «club de supporters», ils tapent dans leur main sur l’air de chant de football ( «La LDJ, la LDJ, la LDJ est une salope!», en référence à la Ligue de défense juive). Puis entonnent une puissante Marseillaise. Avant de faire passer dans la foule des répliques de linceuls victimaires, comme on en voit beaucoup ces temps-ci à Gaza.

Incrédules, certains se demandant s’il s’agissait de «Dieudonnistes» [référence à Dieudonné figure du néo-antisémitisme] ou de «Soraliens» [référence à Alain Soral, d’extrême-droite qui avait publié sur son site «Les chambres à gaz pour les nuls»]. Les manifestants plus «traditionnels» prennent davantage de distance et se regroupent à une station de métro et quelques centaines mètres de là, à Château Rouge (à côté du quartier populaire de la Goutte-d’Or). Ce sont les mêmes qui, une demi-heure plus tard seront à l’origine des débordements.

Beaucoup sont aussi remontés par l’interdiction de manifester, vécue comme une humiliation, et qu’ils raccrochent à un changement de politique internationale opéré par François Hollande, un alignement sur les positions de l’Etat hébreux. «Israël assassin, Hollande complice!» aura été de loin le slogan le plus entonné, avant que n’éclatent les premières bombes lacrymogènes. Bloqués par un nouveau cordon de policiers, plusieurs militants de la cause palestinienne, ainsi que le service d’ordre du NPA, discutent avec les CRS pour essayer de négocier une sortie de cette souricière policière que n’aurait pas reniée le Jules Moch [en 1948, de social-démocrate a mobilisé quelques 60’000 CRS contre les mineurs en grève dans le Nord] de la grande époque. Mais aux alentours de 16h, en quelques minutes, la situation a dégénéré.

La tension monte rapidement devant le barrage de CRS. Ceux-ci subissent immobiles les premiers jets de pétards, dans l’impossibilité légale de transformer un rassemblement statique en manifestation, puisque interdite. Alors en milieu de cortège, l’auteur de ses lignes n’a pas assisté à la scène, ainsi que le rapporte Willy Le Devin pour le quotidien Libération: «Vers 15h40, et c’est le début du troisième temps (…). Soudain, des groupes extrêmement équipés et organisés ont commencé à fendre la foule pour monter au contact des CRS. Ils avançaient en ligne, le visage couvert. A l’évidence, ils n’avaient rien de militants venus défendre la cause palestinienne. Certains arboraient des tee-shirts du virage Auteuil, une tribune du Parc des Princes. Un étrange service d’ordre s’est alors déployé pour empêcher que ces groupes n’en viennent aux mains avec les policiers. Au départ, il fut efficace. Mais quelques jeunes, montés sur un conteneur, commencèrent à jeter de gros pétards sur les forces de l’ordre. Un, puis deux, puis trois. Les CRS ont répliqué par de premières capsules de gaz peu avant 16 heures. Dès lors, c’en était fini de toute manifestation et le XVIIIe arrondissement s’est transformé en vaste champ de bataille.»

photo-manifestation-boulevard-barbes_0Les premières grenades lacrymogènes sont lancées, et le gaz se propage à l’ensemble du rassemblement. Méthode classique de post-manif dispersée sur grande place. A la légère différence que la manif n’était pas dispersée (elle était même assise en sit-in). Quant aux voies d’évacuation, alors que le métro était fermé, elles prenaient la forme de petites rues commerçantes, souvent barrées par d’autres filtrages policiers. Les ruelles de la Goutte-d’Or auront même été le cadre d’affrontements.

La très grande majorité des manifestants aura continué sa route, certains marchant pacifiquement à quelques centaines vers Châtelet (au centre de Paris). D’autres rejoignant le parvis de la Gare du Nord, où un gros millier de personnes n’ayant pu accéder à la manif s’est rassemblé; d’autres se repliant près du pont des voies ferrées, dans la Goutte-d’Or; d’autres enfin errant par poignées dans Montmartre, seule échappatoire possible vers le nord-ouest de la capitale.

Manifestation nationale samedi prochain?

Comme pour rappeler un bien plus ténébreux et sinistre décompte à l’origine de la mobilisation parisienne, la soirée aura été rythmée sur les chaînes infos par l’évolution du bilan de la manifestation interdite. A 21h, il était de 38 interpellations, et de 14 policiers blessés. Plusieurs affrontements «jets de pierre contre lacrymos» se sont éternisés jusqu’en fin de journée, autour du carrefour de Barbès. Quelques poubelles et deux voitures ont été vues brûler sur les boulevards.

Dans un communiqué, les organisateurs de la manifestation parisienne dénombrent aussi «au moins 20 manifestants blessés et souffrant de troubles respiratoires, notamment des femmes et des enfants». Et accusent la stratégie de maintien de l’ordre de la police: «A Gare du Nord, le rassemblement s’est déroulé de façon plus calme. Sans surprise, la police a réservé un traitement plus violent aux habitants du quartier populaire de Barbès, alors que la présence de nombreux touristes à Gare du Nord semble avoir favorisé une relative retenue; cela rappelle les plus sombres heures de l’ère coloniale.» Avant de conclure: «C’est la décision politique, pour ne pas dire idéologique, du gouvernement usant d’une violence disproportionnée qui a créé les conditions des troubles à l’ordre public, dont le gouvernement porte donc la totale responsabilité.»

Dans le reste de la France, hormis Sarcelles, toutes les manifestations ont été autorisées. Ils ont été plus de 4000 à Lyon et Marseille, plus de 1500 à Saint-Etienne, Lille, Montpellier, Nantes ou Strasbourg. En tout, une quinzaine de villes de province. Sans aucun heurt.

Dans un communiqué les organisateurs interpellent l’Elysée: «Le président Hollande a déclaré aujourd’hui: “Ceux qui veulent à tout prix manifester en assumeront la responsabilité”. En nous mobilisant massivement, nous lui avons répondu: “Ceux qui veulent à tout prix user d’un droit démocratique fondamental ne céderont pas à vos menaces”.»

Ils appellent d’ores et déjà à «une manifestation nationale samedi 15h place de la République à Paris». De son côté le NPA appelle [voir ci-dessous], «l’ensemble des forces de gauche et démocratiques, syndicales, associatives et politiques, à exprimer leur refus de la répression et leur solidarité active avec la lutte du peuple palestinien».

Capture_decran_2014-07-20_a_00.19.18 copiePendant ce temps-là, entre Grenoble et Risoul, Manuel Valls était un peu en vacances au Tour de France. Il a pu parler à un cycliste et à Gérard Holtz [commentateur caricatural sur France 2 du cyclisme à l’eau claire], pour dire qu’avec le tour, il «retrouve de la confiance et de l’optimisme» et vante «la beauté de ces paysages», qui lui «donne envie de continuer». Puis, il s’est fait davantage martial, les orteils droits dans ses tongs: «L’ordre et la règle doivent s’imposer dans notre pays. Nous ne laisserons en aucun cas dire des slogans antisémites, des slogans contre les juifs de France, car ce n’est pas ça la France. Je veux dire à nos compatriotes que nous serons, le Président de la République, le Premier ministre et moi-même, extrêmement déterminés à faire respecter l’ordre républicain.»

Pied de nez à l’inconséquence primo-ministérielle ayant bien choisi son jour pour venir sur le tour, son homonyme dans le peloton, l’Espagnol Rafael Valls, a choisi d’abandonner la course. Cela pourrait faire sourire à Risoul, si, en voyant, la réussite de la manifestation pacifique à Londres, ce n’était pas à pleurer à Paris. (20 juillet, publié sur le site de Mediapart, titre de A l’Encontre)

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Le pouvoir perdant, la solidarité avec le peuple palestinien
a gagné !

Communiqué du NPA

En interdisant dans plusieurs villes et notamment à Paris les manifestations de solidarité avec la Palestine, Hollande et le gouvernement Valls ont enclenché une épreuve de force qu’ils ont finalement perdue. Depuis l’Afrique où il organise l’aventure militaire de l’impérialisme français, Hollande avait joué les gros bras «ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité». C’est ce qu’ont fait aujourd’hui des milliers de manifestant·e·s qui sont descendus dans la rue pour exiger l’arrêt de l’intervention militaire de l’Etat d’Israël dans la bande de Gaza, pour crier leur révolte face aux plus de 300 morts palestiniens depuis le début de cette intervention. Et pour faire respecter le droit démocratique à exprimer collectivement la solidarité.

En particulier à Paris, plusieurs milliers de manifestants, malgré l’impressionnant quadrillage policier, ont défié l’interdiction du gouvernement. C’est un succès au vu des multiples menaces de la préfecture et du gouvernement. En fin de manifestation, des échauffourées ont eu lieu entre des manifestants et les forces de l’ordre. Comment aurait-il pu en être autrement au vu de dispositif policier et de la volonté du gouvernement de museler toute opposition à son soutien à la guerre menée par l’Etat d’Israël.

Le NPA condamne les violences policières qui se sont déroulées ce soir à Barbès et affirme que le succès de cette journée ne restera pas sans lendemain. Dès mercredi, une nouvelle manifestation aura lieu à l’appel du collectif national pour une paix juste et durable. La lutte pour les droits du peuple palestinien continue.

Le NPA appelle l’ensemble des forces de gauche et démocratiques, syndicales, associatives et politiques, à exprimer leur refus de la répression et leur solidarité active avec la lutte du peuple palestinien. (Montreuil, le 19 juillet 2014)

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Plus de quarante-sept Gazaouis ont été tués
ce matin du 20 juillet

L’armée israélienne a annoncé dans la nuit du samedi 19 juillet au dimanche 20 juillet qu’elle intensifiait la phase terrestre de l’opération militaire. Elle «agit» désormais dans des zones urbaines densément peuplées. Les agresseurs ont demandé à la population de quatre autres quartiers de Gaza de quitter leurs domiciles: les quartiers d’al-Boureij et al-Maghazi, dans le centre de Gaza, de Tourkman, dans le nord de la ville et d’al-Jadida.

2014-07-20T070921Z_1525952368_GM1EA7K160G01_RTRMADP_3_PALESTINIANS-ISRAEL_0C’est à Chajaya que l’assaut a été le plus violent. L’armée israélienne avait demandé samedi à la population d’évacuer ce quartier de l’est de Gaza-ville qu’elle a bombardé ce dimanche matin. Des bombardements intensifs, menés depuis des chars, entraînant la fuite de milliers de civils selon des journalistes présents sur place. Selon le porte-parole des services d’urgence palestiniens, 40 personnes ont été tuées et 380 blessés à Chajaya par les bombardements. En tout, au moins 47 Palestiniens ont péri ce dimanche matin, dans l’ensemble de la bande de Gaza. Ladite communauté internationale demande à l’Etat sioniste de «redoubler d’efforts» pour protéger les civils! Un cynisme qui s’ajuste à l’appellation de l’agression «Bordure protectrice». (Réd. A l’Encontre)

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Non à l’offensive israélienne contre Gaza!

Communiqué de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique

L’Union des Progressistes Juifs de Belgique est horrifiée par l’escalade de violence à laquelle se livre l’armée israélienne dans la Bande de Gaza. S’il s’agit de représailles suite à l’enlèvement et à l’assassinat des trois adolescents israéliens et aux tirs de roquettes du Hamas et du Jihad Islamique, la riposte est totalement disproportionnée.

Mais quel est le but de cette manœuvre? Pourquoi cette offensive précisément à l’heure du nouveau gouvernement palestinien d’unité nationale [entre autres entre l’Autorité palestinienne et le Hamas]?

Ne soyons pas dupes des justifications apportées par le gouvernement de Benjamin Netanyahou à la communauté internationale. Le véritable objectif de cette offensive est de briser la résistance palestinienne et le gouvernement d’unité nationale qui prétend la représenter et qui – en devenant un interlocuteur plus crédible aux yeux de la communauté internationale – pourrait prendre des initiatives diplomatiques en vue de mettre fin à la politique d’occupation, à la colonisation, faire appliquer le droit international et établir enfin un Etat palestinien viable.

La politique israélienne d’occupation est un but en soi pour les gouvernements successifs et la présente offensive vise à le poursuivre : depuis 1967 la « sécurité » n’est qu’un prétexte à l’occupation.

Nous condamnons les kidnappings et mises à mort de jeunes civils, qu’ils soient Israéliens ou Palestiniens. Mais nous sommes indignés par le châtiment collectif qu’Israël fait subir à la population de la Bande de Gaza et nos pensées vont aux victimes civiles des deux peuples.

Nous appelons le gouvernement belge et l’Union européenne à condamner sans ambiguïté l’agression israélienne contre Gaza, à mettre fin aux accords privilégiés qui lient nos Etats à Israël et à mettre tout en œuvre, y compris des sanctions économiques, pour qu’Israël se conforme au droit international.

Comme organisation juive de gauche, l’UPJB tient à réaffirmer les valeurs d’égalité, de paix et de justice, seules à même d’inspirer aux peuples et à leurs dirigeants une politique menant à la réconciliation et à la sécurité pour tous les habitants de la région. (Le Conseil d’Administration de l’UPJB, le 11 juillet 2014)

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L’Union des Progressistes Juifs de Belgique se joint à l’appel pour la manifestation nationale en solidarité avec la Palestine, le dimanche 27 juillet, à Bruxelles.

«Appel pour une manifestation nationale en solidarité avec la Palestine»
Dimanche 27 juillet à partir de 14h. Rassemblement gare du Nord. Départ Cortège à 14h30. Arrivée Place Rouppe
Stop aux bombardements de Gaza ! Soyons-y nombreux pour dénoncer l’agression israélienne contre Gaza !

Suite à l’intensification des bombardements et à l’offensive terrestre en cours, la plateforme Urgence Gaza appelle à une manifestation nationale dimanche 27 juillet à Bruxelles.

Les organisations signataires réclament avec vigueur au gouvernement belge et à l’Union européenne d’agir immédiatement afin de:
• dénoncer et condamner avec fermeté les violations du droit international commises depuis le début de l’offensive;
• exiger un cessez-le-feu et imposer un embargo sur les armes;
• exiger d’Israël la levée du blocus illégal de la bande de Gaza;
•  suspendre l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël tant que ce dernier ne respectera par le droit international systématiquement violé par l’occupation et la colonisation des Territoires palestiniens;
• soutenir le gouvernement palestinien d’entente nationale.

Signataires de la Plateforme Urgence-Gaza:
Association belgo-palestinienne WB; CNCD 11.11.11, 11.11.11 ; Agir pour la Paix; Artistes contre le Mur; CADTM Belgique; Centrale Générale-FGTB; CNAPD; Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie; Comité Verviers Palestine; Comité PJPO de Braine l’Alleud, Comité PJPO de d’Ittre & Comité PJPO de Mazerine; Comité surveillance Otan (CSO); Communauté Palestinienne en Belgique et au Luxembourg; Coordination namuroise belgo-palestinienne; Conseil de la Jeunesse; CSC-ACV Bruxelles Halle Vilvorde; Ecolo J ; Esperanza Palestina Namur ; FGTB-ABVV ; FOS-socialistische solidariteit vzw; Groupe Proche-Orient santé ; Hope-Espoir- Hoop asbl ; Intal ; Jeunes Anticapitalistes ; Jeunes socialistes; Jeunesse et Culture – Réseau solidaris; LCR-SAP; Médecine pour le Tiers Monde (M3M) / Geneeskunde voor de Derde Wereld (G3W); Mouvement Chrétien pour la Paix (MCP); Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC); Palestina Solidariteit; Plate-forme Charleroi-Palestine; Présence et Action culturelle (PAC) ; PTB-PVDA; SCI; Solidarité socialiste; Solidarity with Bedouins; Théâtre du Public; ULDP; Union des Musulmans de Namur; Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB); VEGA; ViaVelo Palestina; Vie féminine; Vrede vzw;…

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Philippe Poutou et son message lors des 15 minutes avec les 11 candidats sur France 2, le 20 avril 2017


Présidentielle : revivez le passage de Philippe Poutou dans "15 minutes pour convaincre" sur France 2

Parmi les divers thèmes abordés dans sa campagne, le chômage a une place importante. Le chômage est d'abord une arme – ils ne sont pas désarmés – par les employeurs afin de faire accepter plus facilement des conditions de travail épuisantes, dégradées et des salaires de survie. Car, si «cela ne vous convient pas, il y en a dix qui attendent devant la porte».

Le chômage est aussi un coût qui pèse sur celles et ceux qui le subissent, et aussi bien directement qu'indirectement sur leur famille. Tensions, stress accru, dégradation de la santé physique et psychique. C'est inacceptable.

Michel Husson affirme: «La réduction du temps de travail permet la création d'emplois. Mais la condition essentielle est le contrôle des travailleurs et travailleuses sur la réalité des créations d'emplois. Ce sont eux qui doivent décider collectivement de la meilleure manière de combiner les formes possibles de réduction du temps de travail, de manière à prendre en compte les aspirations différenciées de salarié·e.s: réduction quotidienne (tant d'heures par jour); hebdomadaire (par exemple 4 jours), annuelle (journée RTT), pluriannuelle (année sabbatique).»

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