vendredi
20
octobre 2017

A l'encontre

La Brèche

UnknownLe SNPNC (Syndicat National du Personnel Navigant Commercial) appelle les hôtesses et stewards à une grève les 7 et 8 novembre pour «lutter contre la course à la précarisation». La direction ne prévoit pas d’impact sur l’exploitation.

Première grève pour Transavia France, la filiale d’Air France et de Transavia Holland, lancée en 2007. Alors qu’Air France est en pleine impasse sociale, Le SNPNC, le deuxième syndicat d’hôtesses et de stewards de la compagnie avec 30% des voix de cette catégorie de personnels, a appelé à la grève les personnels navigants commerciaux (PNC) pour les journées du 7 et 8 novembre afin de lutter «contre la course à la précarisation».

«Personne n’a jamais fait grève chez Transavia. On n’est pas des fous furieux, on le fait parce que l’on n’a pas le choix, on ne peut pas demander aux plus faibles de faire toujours plus, c’est injuste», a justifié auprès de l’AFP Grégoire Jacta, délégué du syndicat.

Selon la direction interrogée par l’AFP, son appel à la grève n’aura «aucun» impact.

Rémunération

Le SNPNC-FO dénonce, dans un communiqué, un projet de la direction de «supprimer l’augmentation annuelle contractuelle de 2%», «seule garantie d’évolution» des salaires, ainsi que «divers procédés» pour «amputer la rémunération des hôtesses et stewards en matière d’heures complémentaires et supplémentaires».

Il fustige une «course à la précarisation des conditions de travail et de rémunération des hôtesses et stewards du groupe AF-KLM» – qui a publié jeudi un «résultat d’exploitation historiquement haut de 898 millions d’euros».

«Faute de pouvoir nous faire travailler plus, car on travaille déjà énormément, ils cherchent à faire des économies sur nos évolutions de salaires», s’indigne Grégoire Jacta.

«Nous ne nous arc-boutons pas sur des acquis sociaux»

Un navigant démarre, selon lui, à 1512 euros brut mensuels, ne permettant «déjà pas de vivre quand on habite en région parisienne et qu’on travaille souvent de nuit»; «nous ne nous arc-boutons pas sur des acquis sociaux, nous demandons juste qu’ils nous laissent vivre».

Une prochaine réunion direction-syndicats (SNPNAC, majoritaire, et SNPNC-FO) est prévue le 3 novembre, précise-t-il.

«La direction dit avoir reçu mandat du groupe pour faire 7,5% d’économie à Transavia (…). Qu’ils demandent des économies à Air France, ce n’est pas à moi de juger, mais qu’ils viennent nous les demander alors que l’on coûte déjà moins cher que nos concurrents d’EasyJet, ce n’est pas juste», estime le délégué. (selon Agence France Presse)

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Nouvelle journée de mobilisation à Air France le 19 novembre

Le 28 octobre 2915, les organisations syndicales représentant les salarié·e·s d’Air France, après s’être réunies, suite à la mobilisation du 22 octobre, afin de faire un point sur la situation, communiquent :

«Cette mobilisation a été l’occasion pour tous les syndicats, membres de l’Intersyndicale, d’être reçus par un groupe de députés afin d’exposer leurs revendications et leurs inquiétudes quant à l’avenir d’Air France. Elle a également permis d’obtenir la réunion d’une commission parlementaire exceptionnelle sur la situation d’Air France composée de membres des commissions des Affaires sociales, Affaires économiques et Transport de l’Assemblée Nationale, laquelle recevra le 4 novembre prochain, les représentants de l’Intersyndicale à l’issue de l’audition de la direction d’Air France.

«Cette audition sera suivie d’une conférence de presse de l’intersyndicale.

«Alors que les premiers entretiens disciplinaires de nos collègues mis en cause lors des événements du 5 octobre sont en cours, l’intersyndicale regrette que la direction d’Air France n’ait pas réalisé qu’il n’y aurait pas de négociations au sein de la compagnie tant que ces procédures ne seront pas arrêtées.

«Parce que l’avenir d’Air France et de nos emplois demeure au cœur de nos préoccupations, l’intersyndicale appelle l’ensemble des salariés de la compagnie à une nouvelle journée de mobilisation le 19 novembre 2015, devant le Siège d’Air France, à l’occasion de la prochaine session du CCE. (Comité central d’entreprise)» (Communiqué publié sur le site de Sud-aérien)

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Le 21 septembre une nouvelle journée de mobilisation contre le «Code du travail à la Macron» aura lieu en France. Le 22 septembre, le Conseil des ministres examinera les ordonnances de Ia «loi travail XXL». Puis le Président signera et le Parlement n’aura rien à dire, de facto. Donc seule l’action directe prend toute sa place. Et les explications, par exemple, que donnent du contenu de cette contre-réforme les membres du Syndicat des Avocats de France

8. L'accord d'entreprise primera sur la loi et le contrat de travail

9. Casser la loi

10. La fusion des instances représentatives du personnel

11. Diluer la négociation collective

12. Le fonctionnement des instances représentatives du personnel

13. Le recours au référendum

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