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décembre 2018

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Belgique. L’âge du droit à la retraite doit passer de 65 à 67 ans

Publié par Alencontre le 28 - février - 2016

2038448507_76036633_72569478La CSC (Confédération des syndicats chrétiens), la FGTB (Fédération générale du travail de Belgique) et la CGSLB (Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique) estiment que le relèvement de l’âge de la pension de 65 à 67 ans porte gravement atteinte au droit à la sécurité sociale.

Dès lors, la CSC la FGTB et la CGSLB ont annoncé le lundi 22 février 2016 l’introduction d’un recours devant la Cour constitutionnelle contre le relèvement de l’âge légal de la pension. Les trois syndicats contestent les conditions renforcées d’accès à la pension anticipée et l’augmentation de l’âge pour bénéficier de la pension de survie.

«Le relèvement de l’âge de la pension de 65 à 67 ans porte gravement atteinte au droit à la sécurité sociale tel qu’il est garanti par la Constitution», détaillent les syndicats dans un communiqué. Ils estiment que cette décision a été prise «sous prétexte d’assurer la survie financière du système» et déplorent «qu’aucune étude n’a été réalisée sur les conséquences de cette mesure purement idéologique ni sur la sécurité sociale ni sur les individus».

«Les femmes plus affectées par la mesure»

Les syndicats soulignent que les femmes sont particulièrement affectées par les mesures du gouvernement. «Parce qu’elles ont souvent des carrières plus courtes, l’accès à la pension anticipée leur est rendu plus difficile. […] En conséquence, de nombreuses femmes seront exclues de la possibilité de partir à la pension anticipée.»

On peut poser une question: quelle mobilisation sera – ou pas – organisée pour faire face à cette contre-réforme. (Informations publiées dans le quotidien belge Le Soir)

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Le travail dans les entrepôts à l’heure de «l’économie numérique»

Entre votre livraison à domicile d’une commande passé à Amazon et les profits nets de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, il y a un «problème». Le tout «fonctionne» sur la base d’une plate-forme qui organise une très nombreuse main-d’œuvre. «Elle» – ses fonctions sont conçues par la direction du groupe – intensifie et contrôle au plus près du travail des salarié·e·s; «elle» contribue à rendre les emplois plus précaires et instables.

Au cours de cette session du séminaire consacré au capitalisme, à Toronto (Canada), Alessandro Delfanti discute des changements à l’œuvre dans l’organisation du travail, de la composition de la classe salariée et de l'évolution des rapports de travail résultant des relations entre le capitalisme et la technologie. Il le fait sur la base d'une étude récente d’un entrepôt d’Amazon en Italie.

Alessandro Delfanti enseigne à l'Institut de Communication, Culture, Information et technologie à l'Université de Toronto. Il fut l'un des principaux membres fondateurs du réseau Log Out! Réseau de résistance des travailleurs et travailleuses à l'intérieur et contre l’économie des plates-formes. Son intervention est en langue anglaise. (Réd. A l’Encontre)

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