mercredi
23
août 2017

A l'encontre

La Brèche

“Les retraites ne sont pas une dette”

Publié par Alencontre le 13 - juin - 2010

Jean-Marie Harribey

Par Jean-Marie Harribey

Sur le vif. J’écoute ce jour [4 juin 2010] à 7h45 Jacques Attali sur Radio classique. Le bonhomme dit: «Le débat sur les retraites n’a aucun sens car les retraites sont une dette.»

Faux. Les retraites ne sont pas une dette au sens financier du terme. Pour la bonne raison que les retraites sont payées dans l’instant avec de l’argent provenant de la production courante. Et cela quel que soit le moment, hier, aujourd’hui et demain. On n’emprunte à personne, on n’a personne à rembourser.

Si Attali fait cette erreur, c’est parce qu’il a implicitement une conception de la retraite comme étant une épargne. Or c’est la grande différence entre un système par répartition et un système par capitalisation [comme le «deuxième pilier» – fonds de pension – en Suisse]: la socialisation d’une partie de la masse salariale fait de la retraite un revenu qui n’est pas celui d’une épargne.

La confusion vient du fait que notre système de retraites institue la transmission à travers les générations d’un droit à la retraite que permet la socialisation ci-dessus. C’est un droit social, ce n’est pas une dette financière. On comprend alors la pression en faveur de la capitalisation pour, précisément, limiter ou supprimer ce droit et faire place à l’épargne individuelle.

Vous pouvez écrire un commentaire, ou utiliser un rétrolien depuis votre site.

Ecrire un commentaire





FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

Recent Comments

Le site alencontre.org existe depuis plus de 12 ans. Il vient de changer d’aspect. De manière significative. Mais il n’a pas modifié ses objectifs : informer, analyser, afin de faciliter une compréhension des réalités économiques, sociales, politiques à l’échelle internationale. Dans ce sens, ce site valorise la liaison qui peut s’établir entre comprendre et agir, dans une perspective socialiste et démocratique. Ce «lifting» a été effectué pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de lectrices et lecteurs. Nous espérons que celui-ci entrera en résonance avec les attentes des visiteurs de A l’Encontre et de La Brèche. Il leur appartiendra, aussi, de s’en approprier le contenu et de le commenter. Vous pouvez nous contacter sur redaction@alencontre.org