mardi
11
décembre 2018

A l'encontre

La Brèche

Joaquin «El Chapo» Guzman est emmené par des Marines mexicains vers un hélicoptère sur le tarmac de l'aéroport de Mexico, le 8 janvier 2016

Joaquin «El Chapo» Guzman est emmené par des Marines mexicains vers un hélicoptère sur le tarmac de l’aéroport de Mexico, le 8 janvier 2016

Par Manuel Aguilar Mora

«Mexicains, maintenant nous l’avons coffré!» C’est avec ce tweet euphorique que le président du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) Peña Nieto a devancé tous les médias pour annoncer au Mexique et à l’opinion internationale que Joaquin Guzman Loera, mieux connu sous le nom d’El Chapo, avait été capturé (voir, à ce sujet, l’article publié sur ce site en date du 23 juillet 2015). En se congratulant, Peña Nieto commençait son message avec la phrase utilisée par des policiers et des militaires: «mission accomplie», avant d’annoncer que le chef narcotrafiquant le plus célèbre et le plus puissant retournerait à la prison de l’Altiplano dont il s’était échappé six mois auparavant.

Le vendredi 8 janvier 2016, cette nouvelle a accaparé les médias et les réseaux sociaux du Mexique et d’une grande partie du monde: des millions de messages, des émissions d’actualités et les unes des journaux, et cela a duré plusieurs jours. On a passé en boucle une photo du Chapo humilié, affalé sur le lit d’un motel avec son maillot souillé de terre et de sueur suite à sa tentative d’évasion par les canalisations où il a failli dune fois de plus échapper à ses poursuivants.

Le théâtre politicard

L’état-major des fonctionnaires du «cabinet de sécurité» du gouvernement de Peña Nieto a immédiatement encadré ce dernier: à sa droite le secrétaire du gouvernement et le chef de l’armée à sa gauche, comme lors des cérémonies de gala au Palais national. C’était la revanche qu’ils attendaient depuis la deuxième évasion d’El Chapo, qui avait précipité dans un trou noir ce même gouvernement.

Le président mexicain Enrique Pena Nieto (c) avec le ministre de la Défense, Salvador Cienfuegos Zepeda (d), et le ministre de l'Intérieur, Miguel Angel Osorio Chong (g), à Mexico le 8 janvier 2016

Le président mexicain Enrique Pena Nieto (c) avec le ministre de la Défense, Salvador Cienfuegos Zepeda (d), et le ministre de l’Intérieur, Miguel Angel Osorio Chong (g), à Mexico le 8 janvier 2016

A peine quelques heures après cet événement le gouvernement de Peña essayait déjà de l’exploiter pour au moins stopper la chute de sa popularité, qui n’a cessé de tomber en flèche depuis 2014, mais en vain. Cette nouvelle capture du Chapo continue à accaparer les informations, mais le rebond de popularité ardemment souhaité par Peña Nieto et ses fonctionnaires ne se produit pas. Une enquête publiée dans le journal Reforma le 14 janvier 2016, une semaine après la capture le démontre: pour répondre à la question concernant l’opinion sur le gouvernement de Peña Nieto après la capture d’El Chapo, 23% des sondés ont répondu qu’elle s’était améliorée, 31% qu’elle avait empiré et 42% que leur opinion n’avait pas changé.

Et ce n’est pas tout. Les circonstances réelles qui ont entouré la capture n’ont pas été clairement établies. Il est évident que le principal mérite en revient non pas à l’armée mais à la marine, puisque ce sont des éléments des rangs du premier corps des forces armées mexicaines qui étaient chargés de traquer le capo après sa fugue. Mais les faits qui se sont déroulés à Los Mochis, la ville de l’Etat de Sinaloa où se cachait El Chapo, ne sont pas très flatteurs pour les autorités fédérales. Tout d’abord à cause des circonstances qui ont entouré la célèbre rencontre que El Chapo a accordée aux deux artistes du cinéma, la Mexicaine Kate del Castillo (qui a aussi interprété un film sur une célèbre cheffe narcotrafiquante de Sinaloa) et l’acteur de Hollywood Sean Penn. Cette rencontre a été embarrassante pour les autorités du Mexique et des Etats-Unis, car elle a lieu en octobre au nez et à la barbe de centaines de militaires et de policiers qui traquaient le délinquant qui a réussi à les tromper à plusieurs reprises mais dont la vanité a fini par entraîner sa chute finale en permettant à ses poursuivants de le localiser quelques mois plus tard. Mais il y a eu d’autres faits que les versions officielles – il y en a eu plusieurs – n’éclaircissent pas.

Le premier fait est que El Chapo a été sur le point d’échapper une nouvelle fois au personnel de la marine, réussissant à s’enfuir dans un tunnel-tuyau et à voler deux véhicules. C’est finalement suite à un excès de vitesse qu’il a été appréhendé par des policiers municipaux et non pas par les marines qui avaient fait irruption quelques minutes auparavant dans la maison où il s’était caché.

Ensuite il n’est pas clair quels étaient les ordres des militaires: avaient-ils pour mission de l’exécuter lors de la capture, comme cela s’est passé pour d’autres capos, notamment pour le chef du cartel des Beltran Leyva, ou avaient-ils reçu l’ordre de le capturer vivant à tout prix? Vivant, même bien sécurisé, El Chapo est encore très dangereux pour le gouvernement du Mexique. C’est la raison pour laquelle l’extradition aux Etats-Unis reste une solution évidente. Mais s’il est extradé aux Etats-Unis, comme tous les indicateurs semblent l’indiquer – au plus tôt l’année prochaine et au plus tard dans quatre ou cinq ans –, le gouvernement de Washington va apprendre beaucoup plus de choses sur les circonstances politiques et juridiques qui déterminent la guerre contre la drogue au Mexique. Ils savent certainement déjà beaucoup sur ces circonstances, mais les connaissances des agences policières états-uniennes de ce qui se passe dans le Mexique voisin s’amélioreront substantiellement. Tout dépend de la décision de l’exécutif de la République, soit de Peña Nieto, ou éventuellement de son successeur.

La situation économique désastreuse

La troisième capture d’El Chapo a eu lieu à la fin de la première semaine de l’année, une semaine qui a été remplie de nouvelles et d’événements désastreux pour l’économie et pour la société du Mexique. Le pays a été frappé de manière dévastatrice par la récession économique mondiale. Le prix des commodities se sont écroulés, en particulier celui du pétrole. La presse annonce ces jours que le baril du mélange mexicain est tombé à 21,5 dollars, son niveau le plus bas en dix ans. Le budget qui avait été approuvé pour 2015 avait indexé le prix du baril entre 60 et 70 dollars. D’où les coupes dans les dépenses sociales (santé, éducation, etc.) qui ont été effectuées pendant l’année et qui sont encore annoncées pour 2016. En 2015 il y avait déjà eu, outre la chute des prix du pétrole, celle du peso: au début de l’année la dévaluation a dépassé le seuil des 18 pesos pour un dollar puisqu’il était coté à 18,30 pesos par dollar le 11 janvier, ce qui signifie qu’il y a eu une dévaluation de 45,23% par rapport à la cotation de 12,60 pesos le dollar en décembre 2012, au début du gouvernement de Peña. Il n’est pas exagéré de prévoir qu’en 2018, la dernière année du mandat de Peña et de la restauration du PRI, la dévaluation pourrait atteindre 20 pesos le dollar.

Les chiffres noirs de l’économie se répètent dans d’autres domaines, notamment en ce qui concerne la balance commerciale. Dans ce domaine, le déficit est terrible, révélant une détérioration énorme de la productivité nationale. La différence entre les exportations et les importations au cours de l’année écoulée (de janvier à novembre) a été de 13’533 millions de dollars par rapport au déficit de 2014 (de janvier à novembre), qui était de 3131 millions de dollars, ce qui correspond à une augmentation de 332% (chiffres de l’Institut national de statistiques et de géographie). La conséquence logique est que le niveau d’endettement est monté en flèche. C’est justement ces jours-ci qu’on a émis la première des nombreuses émissions gouvernementales de bons qui seront effectuées cette année. On a émis des bons pour 2250 millions de dollars avec une échéance à dix ans. Cet endettement est une tentative de rééquilibrer la diminution drastique du flux des capitaux: entre 2014 et 2015 celui-ci a diminué de près de 20’000 millions de dollars.

Nous pourrions continuer à énumérer ainsi des chiffres et des données procurées par les mêmes sources gouvernementales – ils réfutent tous les annonces et les déclarations triomphalistes des fonctionnaires, en commençant par Peña Nieto lui-même. Les emplois de qualité ont diminué, et ceux qui augmentent ne le sont jamais dans une proportion permettant de diminuer réellement le chômage ouvert ou caché, sans compter que leurs salaires sont parmi les plus bas d’Amérique latine, et qu’ils sont surtout créés dans le secteur informel où l’on trouve 60% de la population économiquement active. Pendant les six dernières années on a produit chaque année un million de nouveaux pauvres.

Les vantardises des «experts« économistes du Trésor public et de la Banque de Mexico sur la baisse de l’inflation escamotent le fait que celle-ci est le produit d’une économie stagnante et ils ne reconnaissent même pas que leur politique de «protection du peso» [maintenir un taux de change face au dollar] a gaspillé 17’000 millions de dollars, sans toutefois stopper la dévaluation du change. Les «réformes structurelles» engendrées par le Pacte pour le Mexique parrainé par le PRI, le PAN (Parti d’action nationale) et le PRD (Parti démocratique révolutionnaire) ont certainement mobilisé les grands investisseurs, surtout étrangers, mais ils n’ont pas «fait bouger le Mexique», et les tendances à la privatisation continuent à éroder les services publics dans le secteur de la santé – le manque de médecins et de médicaments s’aggrave dans l’Institut de sécurité sociale et de services sociaux des travailleurs de l’Etat (ISSTE ) et l’IMSS – et celui du logement. La «réforme éducative» est une manœuvre cynique pour faire plier le seul secteur des travailleurs et travailleuses qui se sont élevés contre la politique néolibérale gouvernementale.

Les médias, aussi bien nationaux (pratiquement la majorité des «journaux nationaux» et le duo monopolistique télévisuel) qu’étrangers (en particulier Newsweek), influencés ou carrément soudoyés par le gouvernement, ne diffusent pas d’informations sur cette situation de plus en plus grave dans laquelle se précipite le pays et n’émettent aucune critique. Seule une minorité de médias a diffusé des déclarations sur la gravité de la situation et certains d’entre eux ciblent même directement le gouvernement de Peña, par exemple l’article du New York Times qui s’est montré très critique à l’égard de Peña Nieto quelques jours avant la capture du Chapo. Et deux jours après sa capture il réitérait sa critique: «La capture du Chapo distrait le Mexique de ses problèmes réels.»

Un paysage social sombre

Cette première semaine de l’année avait commencé dans le sang: lorsqu’elle est sortie de chez elle le 4 janvier, Gisela Mora a été assassinée par des sicaires à Temixco, municipalité dans la banlieue de Cuernavaca, Morelos. Gisela allait entamer sa première journée en tant que maire récemment élue de sa localité dans un Etat gouverné par Graco Ramirez du PRD, parti qui avait également été le sien. Morelos, qui est le passage naturel entre le District fédéral et l’Etat de Guerrero, a subi l’extension des luttes des cartels dans ce dernier Etat, qui a connu au cours de ces dernières années une augmentation significative de la violence (Ayotzinapa!). Guerrero produit 60% des pavots qui sont exportés aux Etats-Unis et qui pénètrent de plus en plus dans un marché qui a surgi il y a peu dans la capitale même de la République, ce qui a pour conséquence une influence croissante des narcotrafiquants.

Marche en mémoire de Gisela Mota Ocampo pour demander  une enquête et que justice soit faite

Marche en mémoire de Gisela Mota Ocampo pour demander
une enquête et que justice soit faite

Il s’agit de luttes qui concernent des opérateurs de grandes sommes d’argent. Il existe 1,5 million d’héroïnomanes aux Etats-Unis, qui dépensent quotidiennement plus de 70 dollars chacun pour acheter de la drogue. En 2008, la vente de drogues a rapporté aux caisses des cartels mexicains et de leurs alliés colombiens entre 20’000 et 39’000 millions de dollars, dont la moitié pour le cartel d’El Chapo. La revue Forbes a inclu El Chapo dans sa liste des 9 Mexicains les plus riches parmi les 500 hommes les plus riches du monde dans les années 2009 à 2011 et a calculé à plus de 1000 millions de dollars leur fortune. En 2012 Forbes a éliminé El Chapo de cette liste car «on ne savait pas comment il dépensait l’argent» (!). Il est évident que les journalistes de Forbes ne sont pas très au courant de ce qui se passe dans la politique mexicaine, ou alors ils font semblant de ne pas l’être. Il n’est pas difficile d’imaginer que ces sommes atteignent actuellement 40’000 ou 60’000 millions de dollars. Et il est de notoriété publique que ces sommes sont blanchies au sein des groupes financiers et représentent un patrimoine très apprécié pendant ces années de récession et de déflation où les ressources fraîches sont si rares.

L’insécurité de la violence des cartels qui extorquent, séquestrent et assassinent ne concerne plus seulement le trafic des drogues mais est en train de se répandre dans l’ensemble de la vie quotidienne. La puissance que lui procure la cascade de milliers de millions de dollars que rapporte le narcotrafic grâce au riche marché de consommateurs de drogues états-unien n’est pas un facteur négligeable pour comprendre le sort d’El Chapo, et il détermine aussi celui des capos qui l’ont concurrencé et qui s’apprêtent à lui succéder, car les mesures auxquelles est soumis le baron de la drogue de Sinaloa laissent penser qu’il restera en prison pendant longtemps, et encore davantage s’il est finalement extradé aux Etats-Unis.

La politique «institutionnelle», c’est-à-dire celle qui est liée aux «partis enregistrés» à l’Institut national électoral (INE), et qui est par elle-même la source d’énormes privilèges incarnés dans les prérogatives de milliers de millions de pesos, est une façade parfaite pour la pénétration des ressources – également millionnaires – des cartels qui financent les candidats et promeuvent des personnages avec lesquels ils ont des liens directs. On sait par exemple qu’une des multiples femmes d’El Chapo est une notoire députée fédérale du PAN pour son Etat natal de Sinaloa. Et ces jours-ci la détention de Humberto Moreira à Madrid, accusé de blanchiment d’argent, est venue corroborer de manière irréfutable cette pénétration des ressources financières dans les partis. En effet, Moreira a été gouverneur de Coahuila, et en 2011 il était président du PRI lorsque Peña Nieto a été révélé comme son candidat présidentiel. Et les liens entre le PRD, le troisième parti au gouvernement et les cartels ont été dramatiquement mis en évidence lors de la disparition des 43 étudiants de Ayotzinapa en 2014.

Lors de son dernier entretien avant sa mort l’année passée, interview publiée de manière posthume, Manuel Camacho Solis, l’un des politiciens les plus connaisseurs et expérimentés, pré-candidat présidentiel du PRI en 1994, puis fondateur d’un parti centriste et finalement sénateur pour le PRD, a déclaré que la politique mexicaine se trouvait dans une réelle impasse, que l’économie s’effondrait et que la sécurité connaissait une détérioration constante sans solution à court terme. L’année 2018, rendez-vous des élections mexicaines qui se tiennent tous les six ans et qui présentent toujours un nouveau sommet de la politique mexicaine, lui apparaissait comme «absolument imprédictible» (Nexos en ligne, consulté le 5 juin 2015).

Les oligarques le savent aussi. La troisième capture d’El Chapo est même considérée par certains journalistes comme étant une manœuvre d’un secteur du groupe au gouvernement pour relancer l’image de Peña Nieto et préparer sa succession. Mais c’est ici que surgit ce facteur «imprédictible»: la succession avec le même PRI après les six années dévastatrices de sa restauration avec Peña Nieto apparaît comme étant extrêmement problématique. D’autres vont dans le sens de dire que des «candidats indépendants» se préparent, tels que l’actuel gouverneur de Nuevo Leon, l’Etat où siège le groupe capitaliste mexicain le plus concentré et le plus puissant, avec lequel le «gouverneur indépendant» en question, un partisan du PRI depuis toujours, est évidemment étroitement lié.

Récemment est décédé à l’âge de 91 ans le leader de la Confédération mexicaine des travailleurs CMT, la principale fédération syndicale du PRI, qui regroupe le secteur organisé des travailleurs, traditionnellement contrôlé d’une main de fer par la caste bureaucratique et mafieuse des «charros» (cow-boy mexicain) les plus puissants. Joaquin Gamboa Pascoe était l’héritier des leaders «ouvriers» malfaisants qui ont contrôlé le mouvement ouvrier pendant des décennies, d’abord Fidel Velazquez et ensuite Leonardo Rodriguez Alcaine. Lui succédera un autre dirigeant sénile âgé de 80 ans et qui se déplace en fauteuil roulant. C’est un spectacle pathétique et lamentable que donne ce «mouvement ouvrier» totalement bâillonné.

Dans ce Mexique sombre de la restauration du PRI, il y a un approfondissement des contradictions qui font de l’horreur du capitalisme un spectacle aberrant, provocateur et de plus en plus insupportable. La brèche entre la passivité de larges couches de la population et les secteurs les plus actifs et conscients tend nécessairement à se fermer. Comment et quand se produira la conjonction de l’esprit rebelle et contestataire avec le sentiment de haine, de mépris et de désespoir de la grande majorité de la population mexicaine? Nous ne le savons pas précisément, mais ce qui est clair c’est que cette conjonction est à l’ordre du jour et comble l’écart qui sépare le sentiment d’impuissance face à tant de crimes du système social actuel de la conviction que l’action rebelle pour transformer de manière révolutionnaire cette réalité atroce et inhumaine devient de plus en plus un impératif catégorique. (17 janvier 2016, traduction A l’Encontre)

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Le travail dans les entrepôts à l’heure de «l’économie numérique»

Entre votre livraison à domicile d’une commande passé à Amazon et les profits nets de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, il y a un «problème». Le tout «fonctionne» sur la base d’une plate-forme qui organise une très nombreuse main-d’œuvre. «Elle» – ses fonctions sont conçues par la direction du groupe – intensifie et contrôle au plus près du travail des salarié·e·s; «elle» contribue à rendre les emplois plus précaires et instables.

Au cours de cette session du séminaire consacré au capitalisme, à Toronto (Canada), Alessandro Delfanti discute des changements à l’œuvre dans l’organisation du travail, de la composition de la classe salariée et de l'évolution des rapports de travail résultant des relations entre le capitalisme et la technologie. Il le fait sur la base d'une étude récente d’un entrepôt d’Amazon en Italie.

Alessandro Delfanti enseigne à l'Institut de Communication, Culture, Information et technologie à l'Université de Toronto. Il fut l'un des principaux membres fondateurs du réseau Log Out! Réseau de résistance des travailleurs et travailleuses à l'intérieur et contre l’économie des plates-formes. Son intervention est en langue anglaise. (Réd. A l’Encontre)

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