samedi
24
août 2019

A l'encontre

La Brèche

Milice à Rio

Entretien avec
José Cláudio Souza Alves

Dans un entretien accordé à Pública, un portail brésilien de journalisme d’investigation dirigé par des femmes, le sociologue José Cláudio Souza Alves explique les relations entre les membres du législatif et les milices à Rio de Janeiro. Il affirme que la famille Bolsonaro est l’héritière politique des députés liés aux groupes d’extermination dans les années 1990. La formule résumant le tout est la suivante: «la milice, c’est l’État» [1]. Voici les principaux extraits de cet entretien conduit par Pedri Gregori.

Q: Comment sont nées les milices de Rio de Janeiro?

José Cláudio Souza Alves (SA): Leur modèle a explosé avec beaucoup de force pendant la dictature militaire. En 1967, la Police militaire (PM) a émergé avec une grande puissance et en tant que corps auxiliaire de l’armée de l’époque. Vers la fin des années 1960, ces policiers militaires et autres agents de sécurité qui agissaient comme tueurs à gages ont commencé à former des groupes d’extermination, des escadrons de la mort. Ces groupes se sont développés et renforcés au cours des années 1970. Puis, dans les années 1980, des civils ont commencé à diriger des groupes d’extermination, mais toujours liés à des agents de l’Etat. Et déjà avec l’arrivée de la démocratie, plutôt depuis les années 1990, ces tueurs à gages des années 1980 ont commencé à être élus comme maires, députés et conseillers municipaux.

Ainsi, entre 1995 et 2000, la forme que prennent aujourd’hui les milices de Baixada Fluminense [région de l’Etat de Rio de Janeiro], Zona Oeste [une zone de Rio habitée par quelque 3 millions d’habitants] et de Rio de Janeiro – qui sont associées à l’occupation des terres urbaines – a commencé à s’établir. Il s’agit de dirigeants qui sont issus de ces professions et dont la majorité sont des policiers militaires, des policiers civils, des pompiers ou des agents de sécurité. Ils agissent là où le trafic de drogue était autrefois présent et dans une relation conflictuelle avec les trafiquants de drogue. En même temps, ils ont établi une structure de pouvoir similaire, basée sur la perception de «taxes» et la vente de services urbains et de biens tels que l’eau, les décharges ou la terre.

Q: La population soutient-elle les milices?

SA: La milice a émergé avec un discours qui cherchait à l’ériger en contrepoids au trafic de la drogue. Et ce discours continue. Cependant, au fil du temps, la population a constaté que les milices ne tolèrent pas l’affrontement. Les gens ont commencé à avoir peur et ne les soutiennent plus comme avant. L’histoire des milices est toujours ainsi.

Q: Quelle est l’histoire du Rio das Pedras?

SA: Rio das Pedras est une communauté en expansion dans laquelle vivent des habitants très pauvres du nord-est. Il y a des terres sur lesquelles personne ne peut construire parce qu’elles sont inadéquates, elles sont très instables. Il n’y a donc qu’une bande de terrain limitée où l’on peut construire des maisons; ce sont des terrains irréguliers, restitués par les autorités municipales, ou des terrains appartenant à des particuliers qui n’ont pas pu s’établir pour une raison quelconque. La milice commence à les contrôler, à s’en emparer et à les légaliser, souvent par l’intermédiaire de la préfecture, en payant l’IPTU (taxe sur la propriété et les terrains urbains) de ces propriétés. Le système cadastral n’étant pas réglementé, les miliciens ont facilement accès à l’information et contrôlent ces zones. Et puis ils les vendent.

Q: La première milice de Rio est-elle venue de Rio das Pedras?

SA: Cela ne s’est pas passé ainsi. A mon avis, la milice a surgi à différents endroits en même temps. A Rio das Pedras, mais aussi dans la Zone Ouest de Rio et aussi à Duque de Caxias, à Baixada Fluminense. Comme je l’ai déjà dit, entre 1995 et 2000, plus ou moins, il y a eu une période d’émergence de ces occupations urbaines de la terre, bien que pas telles qu’elles sont présentées aujourd’hui, mais avec des leaders communautaires proches de ce qui serait un contrôle par la violence de ces espaces, un contrôle politique plus autoritaire.

Rio das Pedras

A Rio das Pedras, cela s’est passé plus vite qu’ailleurs. C’est à ce moment-là que la dynamique du recouvrement de l’impôt, qui n’existait pas encore dans d’autres domaines, a commencé. C’est une communauté misérable et appauvrie qui se forme à partir d’un réseau migratoire de gens du nord-est. Cette communauté a été prise en otage par un groupe de miliciens réunis et financés par des hommes d’affaires et des entrepreneurs pour «assurer sa protection» et empêcher l’entrée du trafic de drogue.

Q: Combien y a-t-il actuellement de milices à Rio de Janeiro?

SA: Je sais qu’elles sont nombreuses. Par exemple, il y en a plusieurs qui opèrent à Sao Bento et à Pilar, qui est le deuxième plus grand district de Duque de Caxias. Vous pouvez les trouver à Nova Iguaçu et Queimada. Les milices sont présentes dans pratiquement toutes les municipalités de Baixada Fluminense. Seropedica, par exemple, est aujourd’hui une ville dominée par la milice. Par exemple, un moto-taxi doit payer 80 reais par semaine pour fonctionner; et un vendeur de maïs soufflé paie 50 reais par semaine. C’est de la folie. Malgré le discours sur la sécurité, ils contrôlent aussi la distribution de l’eau, du gaz, du tabac, des boissons. Et ils font aussi payer les exécutions sommaires.

De même, les milices sont impliquées dans le trafic de drogue, avec des factions spécifiques. Le Terceiro Comando Puro (TCP) opère dans certaines villes de la Baixada sur la base d’accords avec des miliciens qui gagnent de l’argent, par exemple, en leur louant des zones protégées. C’est la même relation que celle que la police entretient avec le trafic de drogue: elle fonctionne dans la mesure où un pot-de-vin est versé.

Il y a donc un marché qui concerne des millions de personnes depuis longtemps.

Q: Dans l’enquête menée par l’opération «Os Intocáveis» (Les Intouchables, opération policière), on cite le Bureau de la Mort, un groupe d’extermination qui est engagé pour tuer, est-ce courant?

SA: Oui, je n’ai jamais entendu parler d’une milice qui n’avait pas la pratique de l’exécution sommaire. Normalement, la milice a une équipe ou un groupe responsable des exécutions sommaires. Le marchand qui ne veut pas payer, l’habitant qui ne paie pas la propriété qu’il a achetée, tout désaccord ou ingérence dans les intérêts de la milice seront punis par cette branche armée.

La nouveauté de la milice est la variété des services qu’elle fournit au-delà de l’exécution sommaire et de la sécurité: eau, bouteilles de gaz, connexions illégales à la télévision par câble, transport clandestin de personnes, des terrains, de l’immobilier. La milice n’a plus comme cible des grands commerçants ou des hommes d’affaires. Elle a liquidé cette pratique ancienne et est devenue plus sophistiquée.

Q: Dans quels autres commerces illégaux les miliciens opèrent-ils?

SA: A Duque de Caxias, ils volent le pétrole des oléoducs Petrobras et installent des mini-distilleries dans les maisons privées. Tout est illégal et avec un risque immense. Ils y vendent du carburant frelaté. Ils font aussi des enterrements clandestins d’ordures au milieu de cette région avec des excavateurs et des tracteurs. C’est mille reais par camion poubelle. Et peu importe l’origine: il peut s’agir de déchets polluants, industriels ou hospitaliers.

Q: La milice contrôle également les biens publics, comme les décharges d’ordures, et elle s’approprie ces espaces pour mener des activités illégales…

SA: La base d’une milice réside dans le contrôle militarisé de zones géographiques. Ainsi, l’espace urbain lui-même devient une source de profit. Si vous contrôlez cet espace urbain militairement – avec des armes et par la violence – vous gagnerez de l’argent avec cet espace urbain. De quelle façon? Par exemple, la vente de biens immobiliers. Il existe un programme du gouvernement fédéral appelé Minha Casa Minha Vida – Habitaçã Popular, qui vise à garantir le droit au logement. Mais la milice arrive et contrôle militairement cette zone, et détermine même qui va occuper la maison; ou perçoit des impôts auprès de ses habitants.

Ils vendent également des biens immobiliers et des terrains, qui peuvent appartenir à la municipalité ou à des particuliers. Ainsi, ce contrôle militarisé de ces espaces est la base de la milice. Comment disposent-ils des informations nécessaires? Ils les connaissent de l’intérieur de la structure de l’Etat.

Et pour cela, il faut un soutien politique. Permettez-moi de donner un exemple: à Duque de Caxias, un nombre raisonnable d’écoles publiques ne sont pas alimentées par le réseau d’eau de la CEDAE (Société nationale des eaux et de l’assainissement). L’eau n’y arrive pas. Comment fonctionnent ces écoles? Qui a remporté l’appel d’offres pour la distribution de l’eau à un prix stratosphérique? Des gens liés à la milice. Ainsi, la Préfecture bénéficie de la vente d’informations et les revenus des officiers de milice augmentent.

Baixada et Rio de Janeiro sont de grands laboratoires d’illégalité et d’illégalités qui sont associées pour renforcer une structure de pouvoir politique, économique et culturel, géographiquement établie et ancrée dans la violence, dans le contrôle armé.

Q: La milice est-elle née à Rio de Janeiro en raison de l’absence de l’État?

SA: Il y a une continuité de l’Etat. Le tueur à gages est élu, le milicien est élu, il a des relations directes avec l’Etat. Le milicien est l’Etat. C’est pourquoi je ne pense pas qu’il soit approprié de penser qu’ils sont apparus en l’absence de l’Etat. Ce sont les pouvoirs publics qui déterminent qui va assurer le contrôle et la sécurité militarisés d’une zone. Parce qu’ils sont les agents de l’Etat. Ce n’est pas une puissance parallèle. C’est un Etat qui progresse dans les opérations illégales et devient encore plus puissant que le secteur juridique. Parce qu’il y dispose de la vie des gens d’une manière totalitaire, et les gens ne peuvent s’y opposer.

Q: Mais, d’un autre côté, c’est la population qui choisit les miliciens politiques…

SA: Oui, mais je ne pense pas qu’il soit approprié de dire que les habitants de ces vastes quartiers sont complaisants et complices de crimes. Est-ce que ces gens ont choisi Flávio Bolsonaro (fils de Jair Bolsonaro), dont on a découvert maintenant qu’il avait peut-être des liens avec ces groupes? Ils l’ont «choisi» (élu), mais dans quelles conditions vivent-ils pour arriver à le faire? Ces populations sont soumises aux conditions de misère, de pauvreté et de violence qui leur sont imposées.

Cinq décennies de présence de groupes d’extermination ont abouti à 70% des voix pour Bolsonaro dans la Bajada. Et trois administrations du PT au gouvernement fédéral, au pouvoir depuis 14 ans, n’ont pas miné cette structure. Ils ont accordé le programme Bolsa Familia et plusieurs groupes se sont joints au PT et en ont bénéficié, mais le PT n’a pas du tout changé la réalité concrète de la mafia. En fait, le PT a conclu des alliances électorales avec ces groupes.

Adriano Magalhães da Nóbrega de la milice de Rio das Pedras

Q: Puisque vous avez mentionné l’histoire de Flávio Bolsonaro, qu’est-ce qui lie le cabinet d’un politicien à un milicien, comme ce fut le cas de la mère et de l’épouse d’Adriano Magalhaes da Nóbrega?

SA: Tout d’abord, le discours de la famille Bolsonaro, à commencer par le père il y a quelque temps, puis ce dernier a projeté sur la scène politique ses enfants. Ils sont les héritiers du discours du délégué Sivuca (José Guilherme Godinho Sivuca Ferreira, policier puis politicien) qui a inventé l’expression «un bon délinquant est un délinquant mort», ou d’un Emir Larangeira, tous deux députés élus en 1990 et membres du bras politique des groupes d’extermination.

Ce discours s’est perpétué et consolidé. Il est clair que la milice soutiendra ce discours et s’en trouvera renforcée car elle vante le plan de sécurité publique défendu par Bolsonaro. Il dit que les policiers militaires sont les héros de la nation et que, par conséquent, ils devraient être appuyés, soutenus et reconnus. En fait, ils seront protégés par la loi, par l’impunité qui est dans le programme de Bolsonaro. Il y a donc des secteurs qui, depuis la dictature militaire, opèrent dans l’illégalité, dans l’exécution sommaire, qui sont très réceptifs à ce discours. Ce n’est pas un hasard si Flávio Bolsonaro en a fait mention à l’Assemblée législative et s’il a honoré deux de ces miliciens emprisonnés.

Q: Au-delà de ce discours symbolique, voyez-vous aussi un lien financier entre les miliciens et les politiciens?

SA: Il y a des opérations qui se déroulent au sein de la structure politique officielle. Par exemple, à Duque de Caxias, il existe un registre général des bâtiments et terrains appartenant à l’Union (instance étatique). Il y a des miliciens qui suivent la situation au cadastre de la préfecture et savent qui est dans une situation irrégulière, par exemple parce que ses impôts n’ont pas été payés. Ainsi, le milicien commence à payer l’IPTU, annule la dette et fait enregistrer la propriété à son nom. Et la préfecture l’enregistre. Logiquement, le propriétaire initial n’aura jamais le courage d’exiger la restitution de cette propriété, car elle est sous contrôle militaire.

Sans ces éléments, sans ces individus, sans ce lien direct avec la structure de l’Etat, il n’y aurait pas de milices agissant comme elles le font aujourd’hui. Cela est décisif. C’est pourquoi je dis que ce n’est pas un pouvoir parallèle à celui de l’Etat. C’est le pouvoir de l’Etat.

Et il y a des politiciens qui sont élus avec l’argent des milices. Il finance le pouvoir d’un politicien comme Flávio Bolsonaro, et le pouvoir politique d’un Flávio Bolsonaro va favoriser les profits de la milice. Cela va dans les deux sens. C’est au cœur de cette structure, et elle ne se perpétue que parce que c’est ainsi.

Q: Des cas comme celui de la mère et de l’épouse d’Adriano Magalhaes de Nóbrega, qui ont été engagées comme conseillers dans le cabinet de Flávio Bolsonaro, sont-ils courants?

Flavio Bolsonaro (Tio de Janeiro) et son père Jair Bolsonaro

SA: Oui, c’est très courant. Vous créez un lien de pouvoir et d’argent entre ces gens. Cet homme, sa femme et sa mère ont créé un lien immédiat avec Flávio Bolsonaro et cela lui a donné de la force dans sa communauté. Surgit une structure de pouvoir qui est familiale. Ils [les Bolsonaro] défendent la structure familiale. Et si vous enquêtez un peu plus loin, c’est aussi une question religieuse, parce que les milices ont des liens avec une certaine structure religieuse évangélique. C’est comme une structure parfaite, traditionnelle, conservatrice, avec un langage religieux qui a une grande crédibilité dans de larges secteurs de la société. C’est aussi la raison pour laquelle les milices, les tueurs à gages de la Baixada et les politiciens apparentés agissent avec un visage «blanchi». Le type vient dans le quartier et dit: «Je suis la personnalité, je suis le matador, j’ai des liens avec un tel et un tel et un tel. J’occupe cette position.» C’est pour qu’il soit clair que si vous essayez quelque chose, vous savez ce à quoi vous allez faire face. C’est la base d’une crainte d’ensemble, et c’est très réel.

Q: En ce qui concerne ce capital politique, ont-ils le pouvoir de manipuler le vote de la population pendant la période électorale? Existe-t-il un réseau organisé pour cela? 

SA: En vérité, les milices vendent les votes de toute une communauté, comme un paquet. Ils ont le contrôle précis de l’électeur, du bureau de vote de chaque personne qui a le droit de vote. Elles savent combien il y aura de votes et elles sont même capables d’identifier ceux qui n’ont pas voté pour eux, avec les conséquences prévisibles qui en découlent.

Q: Mais n’y a-t-il pas eu des actions pour démanteler cette structure, comme on l’a vu à Rio das Pedras?

SA: L’opération Os Intocáveis a un profil plus général. J’ai été très critique à l’égard de ce genre d’opération. Comme la milice est un réseau, et très grand, pour chaque prisonnier il y en a 100 autres à sa place. Parce que si la structure continue de fonctionner économiquement et politiquement, elle va se perpétuer. Personne ne touche à ces gens. En général, ils n’interviennent que sur le trafic de drogue. Et ce n’est pas le plus puissant. La milice est plus puissante que le trafic de drogue, entre autres parce que la milice est élue et pas le trafic de drogue. La base de la milice est en expansion et elle n’est pas touchée; c’est l’Etat. D’un autre côté, le trafiquant vit pour tuer et mourir.

Il y a plus encore: si vous regardez les miliciens emprisonnés, vous verrez qu’ils ont tendance à être Blancs, pas Noirs. Un peu de brun peut apparaître. Ils ne sont pas maigres non plus, ils sont bien nourris. Et je crois que la classe à laquelle appartiennent les miliciens est très différente de celle des trafiquants de drogue. Ils ne sont ni si noirs, ni si pauvres, ni si périphériques.

Q: L’affaire Marielle [2] est revenue sur le devant de la scène cette semaine parce que les miliciens emprisonnés dans le cadre de l’Opération «Les Intouchables» faisaient partie du Bureau des crimes, un groupe que l’on soupçonne d’être acteur de son assassinat. A la fin de l’année dernière, le secrétaire à la Sécurité publique de Rio, Richard Nunes, a affirmé que le meurtre aurait été lié à l’appropriation de terres, pensez-vous que sa mort soit due au fait qu’elle a entravé les activités de la milice?

SA: Il y a deux raisons. D’une part, car elle a gêné et nuit aux intérêts de la milice. Elle avait le pouvoir de le faire, par exemple en encourageant la création d’une commission d’enquête parlementaire, c’est-à-dire en exigeant une enquête pour forcer l’Etat et les médias à se concentrer sur le problème. Et l’autre élément est que c’était une femme. Et c’était une femme dont les actions étaient intenses, vraies et elle n’avait pas peur. Elle ne s’est jamais subordonnée. Et la vérité, c’est qu’ils ne «supportent» pas les femmes qui ont ces caractéristiques. Marielle Franco, Patrícia Acioli [3], également assassinée, et Tania Maria Sales Moreira [4], bien qu’elle soit morte du cancer, elle était menacée de mort: elles avaient ce profil. C’étaient des femmes avec beaucoup de courage, beaucoup de détermination. Et la misogynie des milices signifie qu’elles ne peuvent pas supporter ce genre de femme, et c’est pourquoi elles les éliminent. (Traduction A l’Encontre)

______

[1] Souza Alves a été vice-recteur de l’Université fédérale rurale de Rio de Janeiro et fait des recherches sur les milices dans l’Etat de Rio de Janeiro depuis 26 ans.

[2] Marielle Franco était conseillère municipale à l’Assemblée législative de Rio de Janeiro lorsqu’elle a été abattue avec son chauffeur en mars 2018.

[3] Un juge de Carioca qui enquêtait sur le trafic de drogue et les milices a été abattu le 12 août 2011.

[4] Procureur général.

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