lundi
20
août 2017

A l'encontre

La Brèche

Courant pour un renouveau socialiste (20 février 2011)

Les dirigeants du monde rivalisent et manœuvrent afin de sauvegarder leurs intérêts de grande puissance. Quant aux dirigeants du monde arabe, ils s’efforcent d’agir afin de pouvoir profiter de la protection états-unienne, la puissance mondiale dominante. En retour, cette dernière leur laisse les mains libres pour accumuler des fortunes incommensurables et engager tous types de mesures répressives contre les peuples qui souffrent de la pauvreté, du chômage et d’une précarisation croissante de leurs conditions de vie. Malgré sa rhétorique creuse ayant trait à la démocratie, la transparence responsable et l’Etat de droit, ladite communauté internationale ferme les yeux sur le terrorisme d’Etat et la corruption des dictatures en place dans la région.

Après des décennies de rancunes et de mécontentements, les peuples arabes sont en train de briser les chaînes de la peur. Pour la première fois dans la région, et peut-être dans tout le monde, on voit des millions de personnes agir ensemble pour obtenir la liberté et la justice. Après que les masses de Tunisie et d’Egypte ont réussi à renverser leurs despotes, la flamme de la révolution s’est étendue dans une grande partie du monde arabe. Nous avons entendu des manifestant·e·s chanter, dans un pays après l’autre: «le peuple veut renverser le régime.»

Les régimes en place utilisent toutes sortes de moyens répressifs à leur disposition pour contraindre les peuples à se rendre, à renoncer. Pour l’heure, cela est sans résultat. Dans un pays après l’autre, les régimes ont appliqué la même recette: utiliser des grenades lacrymogènes, des balles en caoutchouc contre des manifestant·e·s désarmés; ils ont retiré la police et «libéré» des prisonniers de droit commun qui devaient terrifier la population et piller les biens; ils ont fait tirer avec des munitions de guerre sur la foule. Le régime libyen a fait un pas de plus en utilisant des mercenaires pour combattre la population, alors que le régime de Moubarak a fait attaquer les manifestant·e·s par des nervis à cheval et en chameau.

De fait, la brutalité a rendu les peuples encore plus déterminés à gagner leur bataille. On a pu le voir en Tunisie, en Egypte et on le constate en Algérie, en Libye, au Koweït, au Maroc, à Bahreïnien, en Jordanie et au Yémen. L’avenir de la région – et peut-être du monde – dépend du résultat de ce combat entre les peuples arabes et leurs régimes despotiques, corrompus et réactionnaires.

Notre soutien aux révolutions du monde arabe s’inscrit dans la perspective d’un futur meilleur pour nos enfants. (Traduction A l’encontre)

Vous pouvez écrire un commentaire, ou utiliser un rétrolien depuis votre site.

Ecrire un commentaire





FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

Recent Comments

Le site alencontre.org existe depuis plus de 12 ans. Il vient de changer d’aspect. De manière significative. Mais il n’a pas modifié ses objectifs : informer, analyser, afin de faciliter une compréhension des réalités économiques, sociales, politiques à l’échelle internationale. Dans ce sens, ce site valorise la liaison qui peut s’établir entre comprendre et agir, dans une perspective socialiste et démocratique. Ce «lifting» a été effectué pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de lectrices et lecteurs. Nous espérons que celui-ci entrera en résonance avec les attentes des visiteurs de A l’Encontre et de La Brèche. Il leur appartiendra, aussi, de s’en approprier le contenu et de le commenter. Vous pouvez nous contacter sur redaction@alencontre.org