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21
août 2017

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Archives de la catégorie ‘Société’

Révolution russe: «Mes souvenirs sur Vladimir Ilitch»

Publié par Alencontre Le 20 - août - 2017

Par E. Rachia

Nous publions ci-dessous un extrait des mémoires du«garde du corps de Lénine» portant sur la période précédent de très près le renversement du gouvernement provisoire de la République russe instaurée par Alexandre Kerenski [1] en septembre 1917, soit «la révolution d’octobre». Ce texte a été publié en 1934 et comporte, par «obligation», quelques brèves références à Staline, plus exactement sur la «consultation» de Staline par Lénine. Avec ce sens de l’à-propos que ceux qui publiaient alors un texte historique avaient avantage à cultiver. Selon une méthode que Marc Ferro retrace dans son ouvrage, avec une dimension autobiographique, intitulé: Les Russes: L’esprit d’un peuple (Ed. Tallandier, février 2017). D’une part, les historiens soviétiques lui avouent que les citations et références à Lénine ou encore à Staline avant sa mort et sa condamnation (partielle) relèvent de l’adhésion contrainte à la règle «scientifique» de l’histoire. C’est ce que fait E. Rachia dans «ses mémoires», publiées en français par le Bureau d’Editions, Paris, 1934. En outre, les historiens «soviétiques» s’étonnaient que M. Ferro veuille consacrer son travail à l’analyse de la base sociale de la révolution russe, dont le sort est encore, alors, réglé par les exigences (plus ou moins fortes) de la censure politique. Lire le reste de cet article »

Adolph Joffé: «Le premier gouvernement prolétarien» (1919) et sa «lettre d’adieu» de 1927

Publié par Alencontre Le 16 - août - 2017

Trotsky et Joffé

Par Adolph Joffé

Adolph Abramovitch Joffé est né le 10 octobre 1883 à Simferopol, en Crimée, au sein de l’Empire russe. Dès l’école secondaire, il s’engage aux côtés des sociaux-démocrates russes. Il adhère formellement Parti ouvrier social-démocrate russe (POSDR) en 1903, organisation créée en 1898. En 1904, il est envoyé à Bakou (Azerbaïdjan), région pétrolière devenant une capitale ouvrière. Joffé est recherché par la police du tsar, l’Okhrana, il doit s’enfuir et retourna à Moscou, puis fut contraint à l’exil. Il revient à Moscou dès les débuts de la Révolution de 1905 et, à nouveau, il se retrouve sur la voie de l’exil. En 1906, les autorités allemandes le pressent de quitter  le territoire de l’Allemagne. Il va rejoindre Vienne où il fait des études de médecine et se lie avec Alfred Adler, un pionnier de la psychanalyse. Conjointement, il collabore entre 1908 à 1912 avec Trotsky pour éditer la Pravda et la soutenir financièrement en faisant appel à sa famille qui disposait de ressources financières. Son pseudonyme, étant donné l’obligation d’être clandestin face à la répression du régime tsariste, renvoie à se origine: «le Criméen» (V. Krymsky). En 1912, lors d’une visite à Odessa, il se fait arrêter. Il est emprisonné durant 10 mois puis «envoyé» en Sibérie. Le profil de Joffé est révélateur de la trajectoire et de la formation d’une «diaspora révolutionnaire» qui tranchait, par ses expériences et ss connaissances, avec l’essentiel des militants de la IIe Internationale, bien que ces militants soient en nombre restreint par rapport aux problèmes fort complexes et difficultés auxquels ils devront s’affronter dès février 1917. Lire le reste de cet article »

Révolution russe. La classe ouvrière et l’intelligentsia (IV)

Publié par Alencontre Le 9 - août - 2017

Julius Martov et Fyodor Dan

Par David Mandel

Lorsque l’on tente de comprendre la position de l’intelligentsia, on doit d’abord se demander si la perception de «trahison» de la part des travailleurs avait une justification quelconque. Vu sous un autre angle, après tout, ce sont les travailleurs qui s’écartèrent de l’intelligentsia en optant pour une rupture avec les classes possédantes, abandonnant l’alliance nationale de toutes les classes qui avait été forgée en février.

Les raisons qui sous-tendaient la radicalisation ultérieure des travailleurs peuvent être résumées ainsi: sur la base de leur expérience, Lire le reste de cet article »

Migrations. «Situation calme» en Méditerranée centrale? Avec un mort toutes les deux heures

Publié par Alencontre Le 8 - août - 2017

Entretien avec Loris De Filippi de MSF conduit par Salvatore Aloïse

Depuis le 1er août, un «code de bonne conduite» du ministère de l’Intérieur italien doit encadrer les opérations de secours en mer de migrants menées par les ONG. Ces 13 articles, parmi lesquels l’interdiction d’entrer dans les eaux libyennes et surtout la présence de membres armés des forces de l’ordre, ont encore tendu le climat. Selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 111’000 migrants sont arrivés en Europe par la mer depuis le premier janvier, dont près de 93’500 en Italie. Plus de Lire le reste de cet article »

Révolution russe. La classe ouvrière et l’intelligentsia (III)

Publié par Alencontre Le 8 - août - 2017

Usine Poutilov (1919 ou 1920)

Par David Mandel

Les travailleurs ne franchirent pas d’un cœur léger la dernière étape de la prise du pouvoir en octobre 1917. En réalité, la plupart d’entre eux, bien que souhaitant désespérément le pouvoir des soviets, hésitèrent et temporisèrent avant «l’action» (vystuplenie). L’insurrection fut l’acte d’une minorité décisive de travailleurs, ceux qui étaient membres ou proches du parti bolchevik (seulement dans la capitale, le parti comptait dans ses rangs 30’000 travailleurs). Lorsqu’ils forcèrent la décision, l’écrasante majorité des autres travailleurs apportèrent leur soutien. Même à ce moment-là, les travailleurs étaient préoccupés par leur isolement politique. Dans les jours qui suivirent l’insurrection, un Lire le reste de cet article »

Révolution russe. L’intelligentsia et la classe ouvrière (II)

Publié par Alencontre Le 7 - août - 2017

Irakli Tsereteli

Par David Mandel

C’est dans le sillage des Journées de juillet qui les travailleurs furent contraints d’affronter directement les implications de leur isolation croissante vis-à-vis de l’intelligentsia. Les 3 et 4 juillet, les travailleurs industriels de Petrograd, aux côtés de certaines unités de la garnison locale, marchèrent en direction du palais de Tauride en manifestation pacifique avec pour objectif de faire pression sur le Comité exécutif central (CEC) des soviets, qui était alors composé majoritairement de mencheviks et de SR (Socialiste révolutionnaire), pour qu’il mette un terme au gouvernement de coalition avec les représentants des Lire le reste de cet article »

Histoire. Révolution russe. L’intelligentsia et la classe ouvrière en 1917 (I)

Publié par Alencontre Le 6 - août - 2017

Le deuxième Congrès des soviets dans la salle de réunion de Smolny (palais) de Saint-Pétersbourg

Par David Mandel

Mikhaïl Terechtchenko [1886-1956], industriel du sucre et ministre des Affaires étrangères au sein du dernier gouvernement provisoire, ne bavardait pas lorsqu’il demanda au marin qui l’escortait en prison après la prise du palais d’hiver: «comment allez-vous vous en sortir sans l’intelligentsia?» [1] Cette question porte, en fait, sur un processus clé de la révolution de 1917: la prise de distance croissante de l’intelligentsia, en particulier la fraction de cette dernière qui se qualifiait de «démocratique» ou de «socialiste», envers la classe laborieuse [2]. Lire le reste de cet article »


FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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