lundi
25
juin 2018

A l'encontre

La Brèche

Fidel Sanchez Gabriel: un personnage à la Galeano
«Trente ans après la Révolution russe» (II)
Nicaragua. Trois problèmes graves
Tranche de vie chez Nestlé
Hépatite C en Espagne, en Suisse, ailleurs. Le brevet Gilead contre les malades
Déclaration après le tremblement de terre du 12 janvier 2010
Chypre. Un cercle vicieux qui rappelle celui de la Grèce

Archives de la catégorie ‘Société’

Argentine. Un triomphe qui attend d’être définitif. La lutte pour la légalisation de l’avortement

Publié par Alencontre Le 25 - juin - 2018

Par Silvana Aiudi

Au cours des derniers jours, l’agenda féministe a connu une nouvelle conquête en Amérique latine. En Argentine, après des décennies de lutte menée par divers groupes de femmes, la Chambre des députés a donné une demi-sanction, approbation à la loi sur l’interruption volontaire de grossesse. [Demi-approbation car le Sénat doit encore se prononcer au début du mois de juillet.] La demi-sanction donnée à la loi a recueilli un soutien transversal. En effet, des parlementaires de tous les horizons politiques se sont prononcés en Lire le reste de cet article »

Comment les immigrés ont eux aussi incarné «Mai 68»

Publié par Alencontre Le 25 - mai - 2018

Travailleurs algériens dans les bidonvilles de Nanterre en 1960

Par Benjamin Stora

Avec la cinquantaine, l’histoire de «Mai 68» atteint donc son âge mûr. Dès lors, il est peut-être temps d’interroger non seulement les nostalgies de ce moment si intense mais aussi les espoirs, les illusions provoquées. Savoir également si «Mai 68» a installé un nouveau processus touchant au fonctionnement de l’Etat, de l’école, des rapports entre femmes et hommes… Et de l’immigration, question rarement posée, qui reste toujours un point aveugle de cette histoire. La date «Mai 68» peut-elle se regarder comme anniversaire de la participation première, massive, des immigrés aux mobilisations qui ont ensuite traversé la société française? La réponse n’est pas si simple, évidente. Mai 68 ne marque pas vraiment le coup d’envoi des Lire le reste de cet article »

Suisse. Les réactions de la droite bourgeoise à la grève générale

Publié par Alencontre Le 16 - mai - 2018

Milices bourgeoises chargées de «nettoyer les rues» durant la grève
de 1919 à Bâle. (Staatsarchiv Basel-Stadt, BILD 13, 399)

Par Dorothe Zimmermann

La grève générale de novembre 1918 dans tout le pays (appelée en allemand Landesstreik, la grève du pays) ne fut pas seulement en Suisse une des crises politiques les plus graves. Elle a eu également des conséquences durables pour la constellation politique de la société suisse, et cela jusqu’en pleine Deuxième Guerre mondiale. A côté de quelques concessions sociales et politiques à la classe ouvrière, la grève générale de 1918 a eu surtout des conséquences répressives. La marginalisation systématique de la social-démocratie durant les années qui ont Lire le reste de cet article »

Suisse. L’ascension des syndicats comme conséquence de la grève générale

Publié par Alencontre Le 16 - mai - 2018

Comité d’Olten lors du procès devant le tribunal militaire au printemps 1919

Par Bernard Degen

Jusqu’à aujourd’hui, la grève générale suisse de novembre 1918 [1] est volontiers présentée comme une défaite de la gauche. Le Tages-Anzeiger, par exemple, affichait dans son édition du 20 octobre 2017 le gros titre «La gauche fête sa défaite la plus amère».

Cette interprétation du mouvement comme un coup manqué n’est pas un hasard. La droite souligna dès le début l’échec [2]. Ce n’est qu’ainsi qu’elle pouvait donner à son avertissement contre une répétition une justification qui ne reposât pas exclusivement sur la répression. L’extrême gauche souffla dans la même trompette. Elle essaya de présenter les responsables dirigeants de la social-démocratie et des syndicats comme des ratés et des traîtres. Ce n’est que le courant centriste autour de Robert Grimm [3] qui défendit durablement la réussite de la grève générale. Lire le reste de cet article »

La dualité du projet sioniste

Publié par Alencontre Le 13 - mai - 2018

Par Gilbert Achcar

Théorisé par Theodor Herzl, le sionisme politique entendait obtenir la création d’un État pour le peuple juif en Palestine. S’il était motivé par les souffrances des communautés juives, notamment en Europe de l’Est, et par le regain d’antisémitisme dans l’ouest du vieux continent, ce mouvement relevait d’une logique colonialiste conforme au contexte européen de l’époque. («Manière de voir»)

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Palestine-Israël. Cette biographie consacrée à George Habache montre en quoi il avait raison

Publié par Alencontre Le 23 - avril - 2018

George Habache, lors d’un entretien fin des années 1970-début des années 1980

Par Gideon Levy

George Habache a été l’ennemi absolu d’Israël pendant des décennies, l’incarnation du mal, le diable incarné. Même le titre «Dr.» avant son nom – il était pédiatre – était considéré comme blasphématoire.

Habache planifiait les détournements d’avions, Habache était la terreur et la terreur seulement. Dans un pays qui ne reconnaît pas l’existence de partis politiques palestiniens (avez-vous déjà entendu parler d’un parti politique palestinien? Il n’y a que des groupes terroristes), la connaissance de l’homme Lire le reste de cet article »

Débat. A propos des classes sociales en Europe

Publié par Alencontre Le 16 - avril - 2018

Par Henri Wilno

La question des classes sociales est à nouveau un peu passée de mode. Des sociologues continuent à étudier les différents groupes sociaux et l’extrême-gauche à se référer à la lutte des classes mais, au moins en France, domine largement sur le plan médiatique le thème de l’opposition entre métropoles assimilées à la bourgeoisie, traditionnelle et nouvelle, et zones périurbaines et rurales où seraient reléguées les classes populaires [1]. La pertinence du rassemblement des exploité·e·s et opprimé·e·s comme fondement d’un projet émancipateur est relativisée par les tenants d’un projet transversal de «construction d’un peuple» à l’instar de Chantal Mouffe qui, après Ernesto Laclau, se veut l’inspiratrice d’un «populisme de gauche» [2].

Pour une fraction de la gauche radicale, la classe dominante se réduit aux «1%» auxquels s’opposeraient quasi indistinctement les 99%; vision justement dénoncée par Serge Halimi dans «Le leurre des 1%» [3]. Quant à l’analyse des classes en Europe, s’il existe divers travaux universitaires, la gauche radicale en France s’est polarisée sur l’existence ou non d’une bourgeoisie européenne fusionnant tout ou partie des bourgeoisies nationales, tout en affirmant, de façon juste (mais parfois un peu abstraitement), la solidarité des exploité·e·s de tout le continent face aux dénonciateurs du «plombier polonais». Lire le reste de cet article »

«Conflit SNCF: la solution du référendum»

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«SNCF: d'où vient vraiment la dette?»

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«Ce que les médias ne disent pas sur la SNCF»

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