
Communiqué de Sinistra Anticapitalista
Le résultat du référendum rejette haut la main le projet séditieux du gouvernement Meloni. [Ce référendum de confirmation visait à «confirmer» la loi constitutionnelle n° 253 du 30 octobre 2025; sur l’enjeu, voir le dossier publié sur ce site le 17 mars.] Les 15 millions de NON au référendum de confirmation-referendum confermativo (53,6%) l’ont emporté avec plus de 2 millions de voix d’avance et un écart de sept points de pourcentage sur les OUI [voir note 1 sur les résultats, y compris par âge].
Le taux de participation de 58,9% des électeurs et électrices marque une rupture avec la tendance à l’abstention, notamment lors des derniers référendums. […]
Ce résultat a toutefois renversé les prévisions politiques de la majorité de droite, qui avait fortement souhaité ce référendum, sûre de sa victoire. La réforme constitutionnelle du Consiglio Superiore della Magistratura (CSM) a été adoptée par le Conseil des ministres et votée sans qu’aucun amendement ne soit approuvé lors des deux lectures parlementaires. Lors du second vote, la réforme de la Constitution a été approuvée à la majorité absolue des parlementaires dont dispose la majorité de droite, sans aucune tentative d’atteindre la majorité qualifiée des deux tiers, qui aurait empêché le référendum populaire. Au contraire, c’est précisément les parlementaires de droite qui ont été les premiers à demander ce référendum, car ils auraient voulu boucler rapidement cette étape de leur projet séditieux.
Le premier volet, qu’ils pensaient avoir mené à bien et qu’ils poursuivent encore aujourd’hui, concerne l’autonomie différenciée des régions [qui implique une forte inégalité budgétaire et de développement, en défaveur entre autres des régions du Sud], rejeté pour l’essentiel par la Cour constitutionnelle, mais que le gouvernement continue de poursuivre en signant les accords d’application avec les régions. Le deuxième volet aurait justement consisté à subordonner le pouvoir judiciaire (la magistrature) au pouvoir exécutif, avec la division du CSM, l’introduction du tirage au sort de ses membres magistrats et la création d’une Haute Cour disciplinaire elle aussi tirée au sort, parallèlement à une autre proposition de révision constitutionnelle déjà déposée au Parlement qui proposait ouvertement de subordonner le pouvoir judiciaire d’instruction au gouvernement. La troisième étape aurait consisté à transformer la république parlementaire en une forme essentiellement présidentielle, le «premierato» [réforme proposée par Giorgia Meloni], qui prévoirait l’élection directe au suffrage universel du chef du gouvernement, ainsi qu’une réforme électorale fortement majoritaire, avec l’introduction d’une prime majoritaire pouvant atteindre 60% pour les coalitions obtenant 40% des voix, voire seulement 35% avec l’introduction d’un second tour électoral. Un projet qui s’inscrit dans la tradition fasciste et piduiste [référence à la loge P2-Propaganda due qui dans les années 1970, sous la direction de Licio Gelli, a stimulé un courant d’extrême droite, y compris ayant des configurations d’initiatives terroristes, face aux mobilisations populaires] d’une bourgeoisie en quête d’impunité et obsédée par la «gouvernabilité» et la répression des mouvements sociaux et des revendications des opprimé·e·s et des exploité·e·s.
Le vote populaire des 22-23 mars marque un sérieux revers pour ce projet. En 2022, les forces politiques de droite avaient remporté la majorité parlementaire avec plus de 12 millions de voix (et un taux de participation de 64%, supérieur même à celui des référendums d’aujourd’hui), auxquelles il faut ajouter les près de 3 millions de voix de Più Europa, Italia viva et Azione, qui s’étaient elles aussi largement prononcées pour le OUI. Aujourd’hui, ces forces obtiennent 13 millions de voix, face aux 15 millions de NON. Ce chiffre témoigne d’un autre fait incontestable: le Parlement actuel n’est pas représentatif de l’électorat populaire et devrait donc être dissous et de nouvelles élections organisées au plus vite.
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Le Parlement n’est pas représentatif pour deux raisons
La première raison concerne la loi électorale en vertu de laquelle il a été élu. Une loi qui, à travers les circonscriptions uninominales, met en place un système électoral majoritaire, grâce auquel les forces de droite, bien qu’ayant recueilli environ 44% des suffrages, ont obtenu la majorité absolue des sièges, ce qui leur a permis d’adopter une réforme constitutionnelle, qui constituait un élément fondamental de leur programme électoral, rejetée par le référendum. Il est donc nécessaire de procéder à une réforme électorale qui réintroduise un système électoral proportionnel, dans lequel la répartition des sièges au Parlement soit proportionnelle aux voix obtenues dans les urnes.
La deuxième raison tient à l’action du gouvernement, qui, ces dernières années, a considérablement détérioré les conditions de vie et de travail de larges couches de la population, en poursuivant les politiques d’austérité capitaliste et en adoptant des mesures sécuritaires qui ont restreint les libertés des travailleurs et des travailleuses, des migrant·e·s, des femmes et de quiconque tente de remettre en cause l’ordre établi. Pendant ce temps, les salaires continuent de perdre du pouvoir d’achat et la sécurité des travailleurs et travailleuses est de plus en plus menacée. Le jour même du référendum, on a appris qu’un jeune ouvrier avait été écrasé par une machine industrielle dans la région de Padoue [en janvier 2026, sont enregistrés 28 accidents mortels sur les lieux de travail, ce qui n’empêche pas certains sites patronaux de souligner que c’est un recul par rapport à 2025 – réd.].
Surtout, ce gouvernement s’est aligné sur l’arrogance impérialiste de Trump et de Netanyahou. Il s’est rendu complice du génocide à Gaza, en poursuivant ses relations commerciales avec Israël et en fournissant même des armes qui ont été utilisées à Gaza. Il a gardé le silence sur les crimes internationaux de Trump au Venezuela et en Iran, sur la politique commerciale agressive des États-Unis, en se positionnant en Europe comme le principal interlocuteur du magnat américain, en contribuant à démanteler les politiques de transition énergétique et en soutenant la Commission européenne dans sa course folle au réarmement [voir Re-Arm Europ].
Le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien qui s’est exprimé l’automne dernier [en septembre] a été un premier signe fort de la perte d’un certain soutien à la droite [à la figure de Meloni] parmi les couches populaires. Ce mouvement a vu la participation aux manifestations et aux grèves de nombreuses travailleuses et travailleurs (surtout dans certains secteurs comme l’éducation et les transports) mais surtout de la part de très nombreux jeunes, qui se sont aujourd’hui révélés décisifs dans le résultat du référendum [voir la note 1]. Seule la myopie des directions des partis et des syndicats a empêché ce mouvement de continuer à s’exprimer au cours des mois suivants, mais il est clair que quelque chose couve sous la cendre en termes de disposition à la mobilisation et de volonté d’un changement radical. Nous l’avons également constaté lors des mobilisations contre le projet de loi Bongiorno sur la violence contre les femmes [loi proposée par la sénatrice Giulia Bongiorno, membre de la Lega pour modifier l’art. 609-bis du Code pénal en introduisant une notion de «volonté contraire» ou de dissentiment à la place de la notion de «consentement», d’où le mot d’ordre de la manifestion du 28 février: «Sans le consentement, c’est toujours un viol»]. Et également lors des manifestations et mobilisations de la journée féministe du 8 mars et autour de la grève nationale du 9 mars (concernant les services publics, éducation et hôpitaux et les transports locaux et interurbains).
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Samedi prochain, le 28 mars, aura lieu à Rome une importante manifestation nationale contre la guerre et la remilitarisation, s’inscrivant dans la mobilisation mondiale Together No Kings, avec des manifestations également au Royaume-Uni et aux États-Unis, organisée par une nouvelle génération d’activistes et de militants sociaux, ceux et celles de la Global Sumud Flotilla, qui s’apprête à repartir le lendemain, du réseau Stop Rearm Europe, du réseau A pieno regime contre les mesures sécuritaires ainsi que des nombreuses forces sociales et politiques de la gauche de classe qui animent les conflits et les mobilisations en cours aujourd’hui en Italie.
Ce sera une occasion décisive de montrer dans la rue la véritable opposition aux droites réactionnaires, une opposition qui part des luttes pour construire une perspective politique radicalement alternative, différente de celle du soi-disant «large camp» des oppositions parlementaires, subordonnées à la bourgeoisie néolibérale et qui, lorsqu’elles étaient majoritaires, ont posé les bases de la mise en œuvre des politiques de droite aujourd’hui portées par Meloni et ses acolytes.
Seule la mobilisation de masse peut vaincre à la base le projet néofasciste de la droite. Le résultat du référendum populaire des 22-23 mars et le succès de la manifestation de samedi prochain (28 mars) doivent constituer la base d’une reprise des luttes sociales, de la récupération des salaires, de la sécurité et des droits sur les lieux de travail, de la revalorisation des services publics à commencer par l’école et la santé, de la construction de la paix et de la solidarité entre les peuples et entre les classes laborieuses à l’échelle internationale, pour battre les politiques de réarmement et de guerre, contre les rois et les tyrans! (Communiqué de la direction de Sinistra Anticapitalista publié sur son site le 24 mars 2026; traduction-édition par la rédaction d’A l’Encontre)
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[1] La participation a été de 58,9% et le Non l’a emporté avec 53,6%. La comparaison avec les référendums de juin 2025 visant à abroger certaines réglementations du travail (introduites par le Jobs Act en 2016) et une modification de la loi sur l’acquisition de la citoyenneté italienne pour les résidents étrangers n’avaient mobilisé que 29,8% et donc, vu le manque de participation (il fallait 50% de participation pour qu’il soit validé), les propositions portées par les référendums n’ont pas été adoptées. Si l’on prend la participation aux élections européennes de 2024, elle n’a atteint que 49,7% des inscrits. Le Non a réuni 14’461’750 votes; le Oui 12’447’841 (Il Fatto Quotidiano, 25 mars 2026). Dans le cas d’un référendum constitutionnel, contrairement au référendum abrogatif, aucun quorum de participation n’est exigé pour valider un référendum.
Selon le sondage de sortie des urnes de Opinio, le non a atteint 61,1% parmi les votants de 34 ans et moins. Selon le sondage de YouTrend, le résultat par tranches d’âge ressort dans le tableau ci-dessous (QuiFinanza.it, 24 mars)

Les femmes ont voté Non à 55%, les hommes à 53%.
La distribution géographique est la suivante: le Non gagne dans 20 chefs-lieux de région sur 20 et dans les grande villes. La participation a été particulièrement forte à Florence (70,0%), à Bologne (69,2%), à Sienne (67,9%), Ravenne et Reggio Emilia (66,9%). Le Oui a le plus de présence dans le Frioul-Vénétie, dans la Lombardie et dans le Veneto. (Réd.)
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«Douze observations sur le référendum et la victoire du non» (2)

Par Giuliano Granato, porte-parole de Potere al Popolo
La victoire du «non» a barré la route au gouvernement Meloni, mais si l’on se cantonne à une position purement défensive, on se prépare à une future défaite
- Le taux de participation de 58,9% nous montre qu’être un pays de somnambules (définition du Censis-Centro Studi Investimenti Sociali lié aux structures publiques et à des grandes entreprises) n’est pas une fatalité, mais une tendance qui peut être renversée.
- Le taux de participation dans le Sud est d’environ dix points inférieur à celui du Nord. Une raison de plus en plus structurelle est souvent négligée: les listes électorales des communes du Sud comptent le nom de nombreuses personnes qui ne vivent plus dans le Sud. C’est le résultat de l’émigration, de l’hémorragie de main-d’œuvre et de cerveaux: plus d’un million d’émigré·e·s depuis 2014; une perte nette de 116’000 personnes rien que pour la période 2023-2024. C’est un aspect de l’énorme Question méridionale [un thème qui a marqué l’histoire des élaborations poltiques depuis l’unification italienne; Gramsci a dans Les Cahiers de prison écrit un chapitre intitulé Alcuni temi della quistione meridionale – réd.]. Que l’éventuelle autonomie différenciée ne ferait qu’aggrave.
- Le taux de participation chez les jeunes a été plus élevé que dans les autres tranches d’âge: selon les estimations d’Ipsos, dans la tranche des 18-28 ans, «seulement» 33% des électeurs se sont abstenus. Parmi eux, on compte également des étudiant·e·s hors de leur lieu de résidence auxquels ce gouvernement refuse le droit de vote. L’une des mesures urgentes consiste à rendre ce droit à cette partie de la population (ainsi qu’aux travailleurs et travailleuses hors de leur lieu de résidence). Là encore, nous sommes face à une tendance contraire à celle observée lors des derniers scrutins. Nous pourrions être confrontés aux effets de la naissance de la Génération Gaza, celle qui a manifesté contre le génocide depuis fin 2023, avec des places publiques bondées en septembre et octobre 2025, et qui a voté aujourd’hui en masse.
- Pourquoi ce taux de participation élevé? Parce qu’il ne s’agissait pas d’un référendum technique, mais politique. Ceux qui sont allés voter ont compris que l’objectif n’était pas la séparation des carrières des magistrats, mais l’attaque contre la séparation des pouvoirs, avec la tentative d’accélérer la marche vers une influence et un contrôle accrus du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire. Les grands perdants de ce scrutin sont avant tout tous ceux qui, à droite comme à gauche, ont insisté pour qu’on s’en tienne aux aspects techniques de la réforme.
- Se sont affrontées des idées-forces qui remettaient en cause certains des piliers du système: le gouvernement, la magistrature, la Constitution elle-même. D’un côté, l’idée forte de la droite: pour gouverner en ces temps de crise, il faut s’en remettre à un exécutif plus fort, libéré des freins et contrepoids, c’est-à-dire – dans ce débat – plus indépendante du contrôle de la magistrature, considérée comme un obstacle aux projets gouvernementaux, afin de disposer d’une plus grande liberté d’action. De l’autre, la défense de la Constitution, «réduite» à sa dimension démocratique, qui s’est exprimée par un «Non» au gouvernement de Giorgia Meloni et à l’ensemble des initiatives que cette réforme anticipait: du premierato [élection au suffrage universel du président du Conseil des ministres, en l’occurrence Giorgia Meloni – réd.]à la modification de l’article 112 de la Constitution sur le caractère obligatoire de l’action pénale des procureurs [l’art. 112 est un pilier de l’indépendance de la justice depuis 1947, il impose une obligation stricte de poursuite lorsqu’il est informé d’une infraction, ce qui garantit l’égalité des citoyens devant la loi – réd.].
- Les 15 millions de «non» ont exprimé une sorte de «réserve» d’énergies démocratiques qui ne s’expriment pas dans la vie politique quotidienne, mais qui sont entrées en jeu aujourd’hui, car ils ont estimé que le risque était grand et concret et surtout que l’expression de leur volonté comptait, contrairement à ce qui se passe lors des élections politiques où la qualité de l’offre politique est, tout compte fait, difficile à discerner.
- Le «non» a toutefois également été le catalyseur du mécontentement profond qui règne dans le pays. Un mécontentement que les sondages mesurant la popularité des partis politiques ne parviennent peut-être pas à capter et qui a refait surface avec le référendum. Le «non» a été le moyen de punir un gouvernement qui nous traîne au bout de la laisse de Trump et de Netanyahou, qui fait payer à notre propre peuple un prix élevé pour les guerres et les génocides – en termes éthiques et moraux, mais aussi matériels, comme en témoignent les prix qui s’envolent. Un gouvernement qui n’a pas amélioré les conditions de vie matérielles des travailleurs et des travailleuses, à qui il ne promet plus aucune promotion sociale mais seulement qu’il matraquera ceux qui sont plus mal lotis qu’eux, afin qu’ils restent au moins avant-derniers. Au contraire: le pouvoir d’achat s’est effondré pendant les années du gouvernement Meloni, la désindustrialisation s’est accélérée sans qu’aucune politique industrielle ne s’oppose un tant soit peu à des multinationales comme Stellantis [FIAT-Chrysler Automobiles et PSA-Peugeot, avec siège social aux Pays-Bas – réd.] – qui, pas à pas, démantèlent la production et les emplois.
- Le «non», en tant que catalyseur du mécontentement, ne se traduit pas automatiquement par un «oui» à des options alternatives à l’extrême droite. Au contraire, l’écart entre ceux qui ont voté «non» et ceux qui ont choisi le centre-gauche aux élections législatives, régionales ou européennes est probablement si vaste parce qu’il recouvre une large frange de la population qui ne se reconnaît tout simplement pas dans cette option. Une frange qui a aujourd’hui exprimé un «non» à Meloni et à la tentative de manipuler la Constitution, mais qui n’a probablement pas confiance dans le Parti démocrate [dont le secrétariat est assuré par Elly Schlein depuis mars 2023] ou ses alliés, au point de ne pas avoir voté pour eux.
- Si ce référendum était politique, son résultat l’est tout autant. Lundi 23 mars après-midi, dans les rues, nous avons réclamé la démission de ce gouvernement, contrairement à certains membres du centre-gauche, de Schlein au maire de Naples [depuis octobre 2021] Gaetano Manfredi [indépendant], qui se sont au contraire empressés de déclarer que Meloni doit rester où elle est, se montrant tout sauf prêts à revendiquer la nécessité de transformations urgentes et profondes. [Giorgia Meloni s’est de suite engagée à demander des démissions pour reconfigurer son gouvernement – réd.]
- La victoire du «non» a obstrué la route au gouvernement Meloni, mais si l’on se cantonne à une position purement défensive, on se prépare à une future défaite. Ce n’est qu’une question de temps. En politique, comme dans la vie, on ne reste jamais immobile. Si tu restes cloué sur place, les autres avancent. Il devient alors essentiel, sur la base de la force exprimée par le «non», de construire un projet de transformation profonde de notre pays.
- Un projet de transformation signifie modifier les rapports de force au profit de la société, dans l’intérêt de la majorité: un salaire minimum d’au moins 10 euros indexé sur l’inflation; des investissements dans les énergies renouvelables pour doter le pays d’une autonomie énergétique et ne plus dépendre des sources fossiles, qu’elles proviennent des États-Unis, du Qatar ou de l’Algérie [ce 25 mars, Meloni est en Algérie pour «augmenter la fourniture de gaz» étant donné que le Qatar suspend ses livraisons de gaz GNL – réd.]; sortir de l’OTAN, qui n’est que le prolongement de la puissance de Washington (selon les propres termes du secrétaire de l’Alliance atlantique, Mark Rutte); un Plan logement qui, au lieu de donner de l’argent aux grands fonds immobiliers, serve à rouvrir les logements sociaux fermés et abandonnés et à augmenter l’offre du parc immobilier actuel d’au moins un million d’unités (sans consommation de sol); un système de santé national qui élimine les distorsions produites par 20 systèmes de santé régionaux, royaume du clientélisme et source d’énormes disparités entre les citoyens et citoyennes; des politiques industrielles permettant à l’Italie de rester un pays producteur en évitant le risque de se transformer en un immense parc d’attractions pour riches touristes étrangers.
- Avant même un programme, il faut une méthode: celle de la participation et de la mobilisation populaire, qui s’est manifestée l’automne dernier dans les rues contre la complicité italienne avec le génocide en Palestine, puis dans les urnes les 22 et 23 mars. C’est pourquoi, en tant que Potere al Popolo, nous travaillons avec les Comités pour le «Non social» en vue de l’organisation d’une assemblée nationale qui relance ces dynamiques. (Publié dans le quotidien Il Fatto Quotidiano le 25 mars 2026; traduction-édition de la rédaction de A l’Encontre)

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