mardi
19
février 2019

A l'encontre

La Brèche

Par Sud Rail

Malgré l’opposition et les entraves de la direction SNCF, malgré le procès en illégitimité fait par l’ensemble des défenseurs de ce mauvais «pacte ferroviaire », ce sont plus de 90’000 cheminots qui ont participé à la consultation lancée par l’intersyndicale du 14 au 21 mai. Aujourd’hui, gouvernement et direction SNCF doivent tirer les conséquences de ce message des salariés du ferroviaire!

94,97% des participants ont jugé que cette réforme était mauvaise pour l’avenir du système ferroviaire et des cheminots. Le président de la SNCF [Guilaume Pépy] et le Premier ministre [Edouard Philippe] doivent entendre leurs voix, retirer leur projet de loi et entamer des négociations tripartites sur de nouvelles bases. Cette mauvaise réforme qui ne règle rien, ne peut pas se construire contre les salarié·e·s censés la mettre en œuvre.

Avec un tel résultat et ce niveau de participation, la Fédération SUD-Rail ne comprendrait pas que l’artisan principal des défaillances du système, Guillaume PEPY, soit en même temps celui qui orchestrerait la pérennité du service public du ferré de qualité, avec un cadre social de haut niveau, que les citoyens français et les travailleurs/travailleuses du rail sont en droit d’attendre.

Il est avéré que la volonté de la direction SNCF va bien dans le sens d’une vente à la découpe de l’entreprise publique, quitte à manipuler le discours du gouvernement, à mentir à l’ensemble des cheminots, des usagers et à l’opinion publique en déclarant l’inverse, notamment sous l’impulsion de son président, dans la propagande interne que SNCF fait dans les médias.

Les relations de confiance, indispensables entre les salarié·e·s et leur plus haut dirigeant, sont largement entamées… En conséquence, la Fédération SUD-Rail exige le retrait du pacte ferroviaire et la démission de Pépy! (Communiqué de presse, 23 mai 2018)

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Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

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