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A l'encontre

La Brèche

Le Chili a voté pour l’indifférence

Publié par Alencontre le 26 - novembre - 2013

AFP_131118_1j6z9_bachelet-election-chili_sn635Par Horacio R. Brum

Dimanche 17 novembre, bureau de vote 159 M. dans le lycée Tajamar, quartier de Providencia à Santiago de Chile. Le M. signifie « masculin » : pour la première fois de sa vie, passée entre l’Uruguay, l’Argentine, l’Angleterre et le Chili, ce correspondant de Brecha vote dans un endroit où il y existe une ségrégation sexuelle. En effet, les femmes et les hommes se rendent au bureau de vote de manière séparée et cela bien que le pays ait déjà eu une présidente (Michelle Bachelet) et que deux des principales candidates (Michelle Bachelet, social-libérale et Evelyn Matthei, conservatrice) de ce scrutin soient des femmes. Les bureaux « mixtes » sont une nouveauté, ils n’ont commencé à apparaître que lors des élections municipales de 2009 et surprennent encore plus d’un électeur.

Après tout, le Chili est un pays : où il y a encore des écoles publiques « de filles » et de « garçons » ; où le mari administre les biens du couple et où l’épouse requiert son approbation pour vendre une propriété personnelle, où les femmes, à fonction égale, gagnent entre 30 et 40 % de moins que les hommes et où le divorce n’est possible que depuis 2004, cette démarche rencontre d’ailleurs tellement d’obstacles qu’elle peut durer jusqu’à trois ans. Au Chili on oblige également une femme à garder jusqu’à l’accouchement naturel un fœtus anencéphale et totalement non-viable parce que l’avortement est un crime, quelles qu’en soient les circonstances. Les préservatifs et les contraceptifs – tout comme beaucoup d’autres médicaments – coûtent deux à trois fois plus cher que dans les pays voisins. Le levonorgestrel ou pilule contraceptive d’urgence (pilule du lendemain) n’a pu être mis en vente qu’après de longues procédures judiciaires qui sont arrivées jusqu’à la Cour suprême suite à l’opposition de groupes conservateurs catholiques qui le considèrent comme étant un abortif.

Le Chili est le pays d’Amérique latine où l’électricité coûte le plus cher et où, en été, le mètre cube d’eau potable coûte le double. Les eaux des rivières, des lacs et des ruisseaux peuvent être propriété privée sous des lois imposées par la dictature de Pinochet [formellement Président de 1974 à 1990]. C’est ce même gouvernement qui a créé un code minier qui permet à une entreprise d’exploiter un gisement souterrain sans le consentement du propriétaire des terrains qui sont en surface et de jouir d’une prééminence par rapport à la législation de protection de l’environnement. Pinochet savait qu’il fallait favoriser l’industrie minière parce que l’entreprise nationale du cuivre est obligée par la loi de remettre chaque année aux forces armées le 10 % de ses profits.

De toute manière, une bonne partie de ce marché, qui représente presque le 60 % des exportations, est aux mains de compagnies étrangères qui sont au bénéfice de plusieurs types de déductions et d’exemptions fiscales.

Il n’y a pas que pour les compagnies minières que le Chili est un pays de cocagne. Les banques y font généralement les profits les plus élevés du continent, et tout grand établissement commercial, depuis les supermarchés jusqu’aux boutiques, peuvent prêter de l’argent à des taux qui frisent l’usure (50 % annuels et plus). Par ailleurs, on permet aux entreprises de modifier unilatéralement et sans avertissement les conditions de financement d’un crédit ou les commissions pour opérer avec des cartes de débit.

Lorsqu’il s’agit d’emprunts pour des jeunes afin qu’ils puissent aller à l’université, soit dans le système public, soit dans le système privé, cela implique qu’une fois diplômés, les nouveaux professionnels devront payer durant dix ou vingt ans les prêts avec lesquels ils ont financé leur carrière. Avec des montants d’immatriculation, y compris dans les universités de l’Etat, qui peuvent excéder mille dollars par mois, il n’est donc pas rare que les familles doivent décider lequel de leurs enfants peut aspirer à un diplôme universitaire. Et cela à condition d’avoir un revenu suffisant, car le salaire moyen national est inférieur à l’immatriculation mensuelle dans beaucoup de filières.

Sous la peau du tigre

Les groupes de pouvoir chiliens, y compris ceux qui ont participé gouvernement depuis la fin de la dictature (entre autres, la social-démocratie), ont réussi à projeter vers l’extérieur l’image du Chili en tant que pays stable, jouissant d’une réussite économique. Mais au lieu de construire une démocratie sociale et politique, ils ont édifié une démocratie de consommation, dans laquelle la solidité de l’économie sert à ce que l’endettement personnel et familial donne l’accès à tous les produits de la technologie et des modes modernes, mais sans modifier la distribution du revenu, qui est parmi les plus inégalitaires d’Amérique latine.

Les chiffres officiels révèlent que la pauvreté oscille autour de 15 %. Mais si les calculs prenaient en compte le droit à l’éducation universitaire, à des soins de santé de qualité, à l’accès aux biens culturels et à tout ce qui contribue à un niveau de vie satisfaisant au-delà de la nourriture et du logement, l’on constaterait un taux de pauvreté beaucoup plus élevé. Preuve en est, par exemple, le fait que dans le système national de santé, Fonasta, 8’138’000 personnes doivent recevoir des soins gratuits parce qu’ils sont indigents ou ne disposent que de revenus irréguliers ; si l’on compare ce chiffre avec celui de la population totale, on peut en déduire que presque la moitié de Chiliens est pauvre.

Une autre caractéristique du « modèle chilien » est la précarité du travail. Au cours des dernières semaines de la campagne pour le premier tour des élections, les employés municipaux et de l’administration centrale étaient en grève, et parmi leurs revendications figurait notamment le problème de la sous-traitance, puisqu’il arrive couramment que les bureaux et les institutions aient plus d’employés intérimaires que des travailleurs engagés directement. Ce système, qui se répand de manière croissante dans tous les secteurs, est en train de généraliser la non-protection des travailleurs, qui, de plus, ont un taux très bas de syndicalisation. Le nombre de membres des syndicats, qui a atteint 15 % de la masse des travailleurs au début de la « démocratie » (1991), ne dépasse actuellement pas le 12 %, un pourcentage infime dans le contexte de la réalité latino-américaine.

Le vote de la désillusion

Depuis 2006, lorsque les étudiants ont pu commencer à exprimer dans la rue leurs critiques concernant la qualité et le coût de l’éducation, la société chilienne a le sentiment croissant que le pays ne fonctionne pas aussi bien que ne le prétendent les politiques et les principaux médias. Les protestations publiques pour des causes les plus diverses se multiplient, il existe une impression générale qu’il faut « faire quelque chose ». Selon l’enquête Latinobarometro, qui mesure dans toute la région des indices de la vie dans un système démocratique, à peine 38 % des habitants du Chili expriment leur satisfaction en ce qui concerne le fonctionnement de l’actuel système de gouvernement dans leur pays, chiffre très éloigné du 82 % enregistré en Uruguay, par exemple. Au moins 26 % des citoyens chiliens ne soucient de démocratie ou de l’autoritarisme et à peine 55 % expriment un engagement ferme à l’égard du système démocratique. Par ailleurs, seule un cinquième de la population fait confiance aux politiques et aux partis traditionnels et une grande majorité estime peu probable que le gouvernement – quelle que soit sa caractéristique politique – puisse résoudre les principaux problèmes nationaux au cours des cinq prochaines années.

Avec cet état d’esprit, il n’est pas étonnant que dès 2009, lorsqu’on a supprimé l’obligation de vote et que l’inscription pour voter est devenue automatique, de moins en moins d’électeurs se rendent aux urnes. Déjà lors des élections municipales de 2009, les premières avec un vote volontaire, l’abstention était de près de 60 %. Ce dimanche 17 novembre, moins de la moitié des personnes inscrites sur les registres électoraux a voté [1]. Les candidats n’ont pas manqué : le nombre d’aspirants à la présidence n’a jamais été aussi élevé depuis 75 ans. Et ils ont toutes les orientations possibles et imaginables, depuis l’écologisme new-age avec des touches ésotériques jusqu’à une gauche proche de l’anarchisme. Par ailleurs, l’ex-présidente Michelle Bachelet a rebaptisé la vieille et éculée Concertation [coalition du PDC et PS qui a dominé la période 1990-2009], désormais devenue la Nouvelle Majorité et a opté pour un retour au pouvoir en proposant de faire ce qu’elle avait omis de faire lors de son dernier mandat, c’est-à-dire de réviser la Constitution héritée de Pinochet et d’établir un système d’éducation publique réellement gratuit.

« Il n’y a aucun doute, nous avons gagné cette élection » a affirmé Michelle Bachelet [elle a obtenu le 46,74 % des suffrages, contre 25,02 pour E. Matthei de l’Allianza, droite dure] dans une de ses multiples déclarations pour justifier le passage à un deuxième tour, même si son équipe avait été convaincue qu’elle gagnerait la présidence au premier tour. Sa rivale de droite ne s’est pas laissée intimider, malgré un retard de dix points de pourcentage : « Le fait qu’il y ait un deuxième tour est sans aucun doute un triomphe », a affirmé Evelyn Matthei, la candidate de l’Alliance à la présidence. La Nouvelle majorité s’est également félicitée d’avoir obtenu un nombre de parlementaires que lui permettra d’impulser certaines des réformes promises, mais une nouvelle Constitution ne pourra sortir que d’un processus de négociations avec la droite.

Quel que soit l’avenir des activités des groupes de pression politiques, les prétendus gagnants de ce premier tour semblent ignorer le message de l’abstention, dont le taux équivaut à un échec du vote volontaire et donc à l’inexistence d’un vote massif de confiance dans le système politique sous sa forme actuelle. Pour Eloisa Gonzalez, une autre des principales figures du mouvement des étudiants secondaires, le taux d’abstentions reflète le fait que la majorité de la population « ne sent pas que ses demandes et ses problèmes vont être résolus par voie institutionnelle », et qu’il faudra donc trouver des voies vers des solutions plus immédiates.

Camilla Vallejo, députée du PC

Camila Vallejo, députée du PC

Certains des dirigeants les plus connus du mouvement étudiant ont opté pour suivre les règles de l’ordre établi et, lors des élections parlementaires qui ont eu lieu simultanément au premier tour des élections présidentielles, ils ont réussi à entrer dans la Chambre basse. Camila Vallejo, qui était auparavant acclamée par les médias internationaux comme étant la « Jeanne d’Arc chilienne » est devenue maintenant la députée Vallejo, du Parti communiste, qui entre dans la Nouvelle majorité. Lors de ses premières déclarations en tant que députée élue, Vallejo a affirmé que l’éventuel gouvernement de Bachelet ne doit pas être « un nouveau gouvernement de la Concertation – ce nouveau gouvernement doit présenter de nouvelles logiques ». Quoi qu’il en soit, la nouvelle parlementaire a cessé d’être une Jeanne d’Arc pour les médias étrangers pour devenir une madone de pacotille.

Avec les dirigeants sociaux les plus significatifs absorbés par le système et le grand écart de suffrages qui sépare Bachelet et Matthei des candidats qui n’intègrent pas la grande machinerie politique, l’abstention jette aussi des doutes sur la représentativité et la légitimité du prochain gouvernement. Selon le chercheur et analyste de sciences politiques Mauricio Morales, « les communes les plus riches continuent de voter davantage que les plus pauvres et c’est ainsi que l’échec du vote volontaire a transformé les inégalités économiques en inégalités politiques ». Si on met les 6’576’000 votes de dimanche 17 novembre dans le contexte de l’ensemble de personnes inscrites sur le registre électoral, donc 13,4 millions d’électeurs possibles, Michelle Bachelet peut se présenter au deuxième tour qu’avec le soutien d’à peine 22,5 % des citoyens ; un phénomène que l’on peut comparer – dans des temps récents – avec les 22,24 % avec lequel Néstor Kirchner (2003) en est arrivée au gouvernement suite à la désertion de Menem au premier tour.

La grande question est celle de savoir de quelle marge de manœuvre dispose Bachelet pour construire une base de pouvoir à partir de si peu de chose, comme l’ont fait les Kirchner, et si elle pourra contenir la marée de revendications sociales qui croît lentement mais inexorablement sur les côtes chiliennes. Si elle n’y parvient pas, les paroles du sociologue Felipe Portales, récemment interviewé par Brecha, pourraient bien se réaliser : « Son gouvernement va affronter des revendications sociales, et pourrait même faire recours à la répression, il n’y aura pas d’autre issue. »

De quel épuisement parle-t-on ?

« Le cycle des petits ajustements à un modèle qui présente beaucoup de problèmes s’est épuisé » a averti Bachelet lorsqu’elle est retournée à son pays l’hiver passé. Pourtant les résultats électoraux augurent d’importantes continuités.

Actuellement au Chili c’est encore la Constitution de 1980, plébiscitée durant la dictature, qui est en vigueur. Pour la réviser, il faut une majorité de deux tiers de chaque Chambre, soit 80 députés et 25 sénateurs. La Nouvelle majorité est loin d’atteindre ce taux : elle n’a eu que 68 députés dans la Chambre basse et 21 dans la Chambre haute.

Quatre sièges dans la Chambre des représentants et deux dans celle des sénateurs sont en dispute, mais même s’ils se joignaient à la volonté réformiste de Bachelet, qui a pour objectif au moins de constituer un Etat laïc, le nombre de voix reste insuffisant.

Pour transformer un système électoral qui favorise « les deux grands » au détriment de la proportionnalité, ce qui est également un objectif annoncé par la candidate socialiste, elle aurait besoin de 3/5 de la Chambre haute, soit 23 sénateurs. Il n’est pas certain qu’elle les obtienne, mais la droite chilienne craint qu’elle y parvienne.

Pour obtenir la gratuité de l’enseignement, Bachelet a besoin de 2/7 de chaque Chambre. Il lui suffirait d’avoir un député de plus (soit dans son camp, soit comme allié pour cet objectif) pour franchir la première étape. Elle aurait aussi besoin qu’un des deux sénateurs en dispute soutienne sa proposition. La chose serait donc possible.

Les réformes fiscales (5 % d’augmentation à ce que versent actuellement les entreprises), du travail (renforcement de la négociation collective et donc légitimation des syndicats en tant que porte-parole des intérêts des travailleurs) et du système des retraites (création administration d’Etat face aux filières privées), n’affronteraient pas ce genre d’obstacle, car le groupe de Bachelet a largement dépassé la majorité simple.

Ce qu’il faudra voir c’est si le taux très élevé d’abstention (soit le plus élevé depuis la fin de la dictature) exprime un manque de croyance dans le fait que le système politique soit capable d’améliorer les conditions de vie des gens ou s’il constitue plutôt une manière radicale d’exiger que celui-ci assume ses tâches.

L’alternative amphibie, à la fois socialiste et libérale, incarnée par Marco Enriquez Ominami (fils de Miguel Enriquez du MIR) est tombée de 20 à 11 % des votes et cherche à inventer un nouveau parti. Une nouvelle droite, qu’ils appellent « populiste », celle de l’entrepreneur Franco Parisi, a atteint le 10 % des voix. Camila Vallejo (25 ans) et Karol Cariola (26 ans), les deux communistes, ainsi que des dirigeants étudiants de filiation « plus difficile », comme Giorgio Jackson (25 ans) et Gabriel Boric (26), sont déjà des députés. Tout comme le pêcheur du sud du pays, Ivan Fuentes (50). En additionnant ces derniers, on pourrait prédire que la Nouvelle majorité sentira ce que don Emilio Furgoni a appelé « la picana » (sorte de taser utilisé pour le bétail).

Lundi, suite à sa défaite, Evelyn Matthei a dit de Joaquin Lavin, qui a dirigé sa campagne : « Je l’aime comme un frère ». C’est une manière élégante de le renvoyer à la maison. Le 15 décembre 2013, lors du deuxième tour, la candidate de l’Alliance devra démontrer à quel point la société chilienne continue à être réactionnaire.

[1] L’abstention a atteint 52%, un record. Dans une commune du Grand Santiago, comme la Pintana, l’abstention atteint 60%. Les femmes au Sénat sont au nombre de 7 (18,4 %) et de 20 à la Chambra basse (16,7%). – Réd. A l’Encontre.

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Publié dans l’hebdomadaire Brecha, le 22 novembre 2013, traduction A l’Encontre

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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