dimanche
26
mai 2019

A l'encontre

La Brèche

La «police» de la dictature Ortega-Murillo fouille une maison à Masaya,
le 3 janvier 2019

El Confidencial

La police a arrêté au moins quatre personnes dans l’après-midi du 3 janvier à Masaya [ville symbolique de la révolution de 1979 et de la mobilisation de 2018], après avoir effectué un fort déploiement de la police antiémeute et les paramilitaires. Des habitants de cette ville ont assuré que les officiers de la dictature de Daniel Ortega et de Rosario Murillo ont perquisitionné plusieurs maisons et volé les biens.

Le siège de la police s’est concentré sur les quartiers «Fox» et «San Juan». C’est arrivé vers 14 h 30. Il s’agissait d’attaques sélectives et rapides. Les personnes détenues par les policiers sont Wilfredo Brenes Domínguez, 39 ans, et trois membres de la même famille: Karla Escobar Maldonado, 40 ans ; Fernando Escobar Maldonado, 33 ans ; et Ramón Javier Cerrato, 57 ans.

Les détenus ont été transférés dans les cellules de la Dirección de Auxilio Judicial (DAJ), mieux connue sous le nom de El Chipote à Managua (nom commun de la prison de la capitale).

Petrona Domínguez, la mère de Wilfredo Brenes Domínguez, a déclaré que les autorités battaient brutalement son fils. Les flics criaient : «Rendez les armes» qu’il était censé posséder. Alors qu’ils fouillaient toute la maison, les policiers n’ont rien trouvé et ont embarqué Wilfredo Brenes Domínguez dans une voiture de la police

Plusieurs citoyens de Masaya ont déclaré à Confidencial qu’une quinzaine de camionnettes remplies de policiers antiémeute ont effectué les raids sélectifs ce mardi 3 décembre 2019. Cependant, des descentes policières ont lieu depuis des mois à Masaya. Elles se sont intensifiées ce 2 janvier avec l’arrestation de Keneth Martínez Gaitán, 29 ans.

La raison du harcèlement de la police répond aux pétards que les citoyens rebelles font exploser à Masaya depuis le 20 décembre, dans différents points de la ville. Dans l’un de ces quartiers, se trouve le poste de police. Après les détonations qui se produisent habituellement aux petites heures du matin, les officiers et les paramilitaires s’activent et parcourent les quartiers.

Le «Lobo», l’un des chefs rebelles de Masaya, a dit que «la résistance est toujours active». «Nous n’oublions pas et nous n’allons pas le rester, c’est pourquoi nous faisons exploser ces gros pétards d’une manière coordonnée», a-t-il dit.

Le «Lobo» [le loup] fait partie de la «Colonne Marcelo Mayorga» [qui a été assassiné en juin 2018 à Masaya]. Avec la résistance indigène de Monimbó, ils sont les acteurs des graffitis qui dénoncent la dictature et qui ont commencé à apparaître dans toute la ville.

Masaya est l’une des villes les plus touchées par la répression d’Ortega Murillo. Environ 35 personnes ont été tuées dans cette ville après que la résistance eut encerclé le poste de police pendant plusieurs semaines. Depuis juillet, date à laquelle la police et les paramilitaires se sont brutalement emparés cette ville, le quartier de Monimbó est placé sous surveillance. (Article publié sur le site de Confidencial, en date du 4 janvier 2019; traduction A l’Encontre)

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Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

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