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février 2019

A l'encontre

La Brèche

Cardinal: suivons l’exemple des Officine,

Publié par Alencontre le 9 - septembre - 2010

mobilisons-nous tou·te·s

Mouvement pour le socialisme-Fribourg

Propriétaire de la Brasserie Cardinal depuis 1996, Feldschlösschen vient d’annoncer sa décision de fermer le site de Fribourg. Pour la ville et le canton de Fribourg, ce serait une perte majeure, aussi bien en termes de postes de travail que de savoir-faire et de patrimoine culturel et social. Alors que la crise est toujours bien présente, 75 postes de travail supplémentaires seraient supprimés.

Pourquoi ?

On veut nous faire croire que Cardinal ne fonctionne pas et est déficitaire. Rien de plus faux !

Carlsberg – une multinationale de la bière qui a absorbé Feldschlösschen il y a dix ans – veut fermer le site de Cardinal pour réorganiser sa production et être encore plus rentable ! La production des bières sans alcool se ferait dorénavant dans les cuves françaises de Kronenbourg. Bref: à l’origine de cette décision, on trouve la volonté d’une méga-groupe industriel de faire jouer la concurrence entre les sites, de réorganiser la production selon ses propres intérêts et, au final, de maximiser ses marges de profit.

Pas la première fois…

Ce n’est pas la première fois que notre «Cardoche» est menacée de disparaître sous le diktat de quelques patrons qui, au fond, n’en ont rien à cirer ni des salarié·e·s, ni de l’investissement humain et matériel que l’on retrouve dans des entreprises comme Cardinal, qui ont marqué la vie de toute une région.

En 1996, Feldschlösschen avait déjà tenté de fermer Cardinal. Une formidable mobilisation populaire – plus de 10’000 personnes dans les rues ! – avait alors obligé le groupe à revenir en arrière. Cela montre bien que tout est possible, si la mobilisation est à la hauteur.

Comme les Officine !

On peut encore faire reculer la Direction de Feldschlösschen et de Carlsberg. Pour cela, il faut une mobilisation et une détermination réelles. Comme celle qui avait suivi la décision des CFF de fermer les ateliers des «Officine» au Tessin. Le jour même de cette annonce, l’ensemble des ateliers était en grève, avec l’appui de tout un canton. Après plus de 30 jours de grève, les CFF faisaient machine arrière.

Il faut suivre cet exemple. C’est un leurre de croire qu’on obtiendra des résultats en discutant dans un salon feutré avec un interlocuteur qui ne veut rien négocier sur le fond. C’est ce qui avait été fait lors de la fermeture de CFF Cargo à Fribourg. On connaît le résultat: zéro pointé, et des salarié·e·s qu’on balade dans toute la Suisse en leur faisant croire qu’ils profitent d’un plan social.

Suivons l’exemple des Officine: grève avec occupation de l’entreprise, soutien de tout le canton, c’est ainsi que nous obtiendrons gain de cause !

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Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

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