mercredi
23
août 2017

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La Brèche

Jeunes réfugiés au nord du Liban, région de la Bekaa

Jeunes réfugiés au nord du Liban, région de la Bekaa

En avril 2013, à la suite de la dernière vague de violence le long de la plaine de la Bekaa (nord du Liban), qui est à l’origine d’un exil massif de Syriens, le nombre de réfugié·e·s de ce pays au Liban a atteint 450’000.

Le dernier rapport mensuel du Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’ONU (HCR), publié vendredi 3 mai 2013, indique que l’enregistrement de réfugié·e·s au Liban était «l’un des programmes d’enregistrement urbain parmi les plus amples et complexes du monde», en raison de la diffusion de la population dans plus de 1200 localités et villages.

Selon le rapport, plus de 453’000 Syriens et Syriennes se sont enregistrés soit auprès de l’agence de l’ONU, soit attendent de le faire. Il semblerait, selon des officiels du gouvernement libanais et des groupes d’aide, qu’il faut ajouter à ce nombre plusieurs dizaines (peut-être centaines) de milliers de personnes qui ne sont pas entrées en contact avec l’ONU.

Le rapport signale que le processus d’enregistrement des refugiés connaît lui-même un enlisement en raison de problèmes sécuritaires croissants.

«Malgré des capacités accrues, le nombre de réfugié·e·s qui ne se présentent pas à leur point d’enregistrement augmente», précise le rapport, citant au nombre des raisons probables des préoccupations sécuritaires et «le manque de ressources financières pour se déplacer».

Le HCR et d’autres agences étudient différentes options pour affronter ce problème, telles que le remboursement du transport ou la mise en place d’un service de transport pour les individus handicapés et fragiles.

Le rapport indique que la reprise des combats dans le gouvernorat de Homs, qui fait frontière avec le nord de la Bekaa [plateau oriental du Liban, la ville Zahle est sur la route Beyrouth-Damas], est la cause de l’arrivée de 50 familles par jour. La dernière semaine d’avril a vu près de 1000 familles traverser la frontière libanaise. 90% des arrivants étaient des femmes et des enfants.

Le rapport cite une enquête de l’office des statistiques du Liban selon laquelle la plupart des réfugié·e·s, ou 62%, vivent dans des appartements ou des maisons.

Dans un recueil de statistiques séparé, l’enquête indique que le plus grand groupe partageait le logement avec d’autres familles syriennes (49%), suivi par les personnes qui vivent dans des tentes (11%), dans des maisons inachevées (9%), des garages ou des boutiques (7%), des lieux de travail (3%) et des centres collectifs (2%). [Diverses informations démontrent que le «logement des réfugié·e·s donne lieu à une extorsion de ressources analogue aux pires vendeurs de sommeil.]

Afin de faire face à des problèmes sanitaires, qui ont été aggravés par le manque de fonds, le HCR a déclaré que des remèdes pour 100’000 cas de gale [maladie contagieuse, très prurigineuse, dont l’agent est un parasite animal] et 200’000 traitements contre les poux seraient distribués au cours des prochaines semaines dans les camps de tentes. (Traduction A l’Encontre)

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Article publié le 4 mai 2013 par le quotidien libanais The Daily Star

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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