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janvier 2019

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La Brèche

La «caravane de la liberté»

Publié par Alencontre le 23 - janvier - 2011

Rédaction

Les manifestations sont quotidiennes à Tunis. Des centaines, des milliers d’habitants de la capitale sont rassemblés pour faire pression et exiger la rupture et le départ des figures de l’ancien régime. Ce dimanche 23 janvier, ces cortèges ont reçu l’appui d’un groupe de marcheurs, près d’un millier de manifestants. Ils étaient partis du centre du pays, de ces villes où est né le soulèvement devenu révolution.

Dès 8 heures ce matin les premiers cortèges sont arrivés sur l’avenue Bourguiba au centre-ville. Des gens de Tunis, mais aussi pour la première fois, du reste du pays. Un instituteur à la retraite, qui vit à 120 kilomètres de Tunis, a pris sa voiture à 6 heures ce matin pour être là et manifester avec les autres. Il a entendu parler de cette «caravane de la liberté», des milliers de personnes parties samedi et qui arrivent peu à peu à Tunis.

Depuis ce matin, des petits groupes de 200, 300 personnes de tous les âges défilent le long de l’avenue Bourguiba. L’ambiance est bon enfant et, quelquefois, un groupe s’arrête et se met à débattre. Cette avenue Bourguiba est devenue une véritable agora. Le message, lui, est toujours le même: au minimum, les manifestants demandent le départ des caciques de l’ancien régime, huit ministres au moins dans ce gouvernement dont les quatre postes clés.

D’autres vont plus loin et demandent carrément la démission complète du gouvernement et la formation d’un Conseil national où toutes les tendances de la société seraient représentées. Tous sont d’accord pour dire qu’il faut une vraie rupture avec l’ancien système et de nouvelles têtes au pouvoir.

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Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

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