samedi
19
août 2017

A l'encontre

La Brèche

SyrizaRevoltFace  à l’inclination du gouvernement Tsipras de franchir «les lignes rouges» qu’il avait proclamées comme infranchissables, la gauche de SYRIZA, en particulier le Red Network et un secteur du Courant de gauche, non seulement a affiché son opposition il y a une semaine au sein du Secrétariat exécutif, mais lance aujourd’hui un appel pour une réunion publique ce mardi 19 mai. Elle s’inscrit en préparation du Comité central de SYRIZA, réunissant 220 membres, qui se tiendra en fin de semaine. Les initiateurs et les orateurs de cette réunion publique sont Antonis Ntavanellos, membre du Secrétariat exécutif de SYRIZA, John Milios, économiste, membre du Comité central de SYRIZA, Sophia Papadogiannis, membre du Secrétariat exécutif, Panos Lambrou, membre du Secrétariat exécutif, Giorgos Sapounas, membre du Comité central. Voici la traduction du bref appel pour la réunion du 19 mai, qui indique les lignes de force de l’option qui sera défendue lors du Comité central de SYRIZA, durant lequel le gouvernement doit présenter ses propositions «de réformes» pour trouver un accord, d’ici à mi-juin, avec l’Eurogroupe. (Réd. A l’Encontre)

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Le moment de vérité est arrivé. Les créanciers font pression sur le gouvernement afin qu’il signe un mémorandum (protocole d’accord) s’inscrivant dans une stratégie néolibérale (privatisations, démolition du système des retraites et des droits du travail, maintien de l’ENFIA-impôt immobilier, augmentation de la TVA entre autres sur les biens alimentaires, etc.).

Il s’affirme que l’accord signé le 20 février a facilité, objectivement, cette attaque et l’«ambiguïté créative» [formule du ministre des Finances Yanis Varoufakis] a favorisé les puissants. L’hypothèse selon laquelle un programme radical anti-austérité peut être développé tout en tolérant l’orientation néolibérale de l’Eurozone s’est avérée fausse. Maintenant, nous nous approchons de l’heure critique des décisions pour le gouvernement, le parti SYRIZA et la majorité sociale.

Nous devons choisir entre la signature de l’accord d’austérité imminent et la rupture avec les créanciers. SYRIZA ne peut pas être transformé en un parti pro-austérité, ni le gouvernement appliquer le mémorandum. Cela est la raison pour laquelle, à la fois au niveau national et international, sont mises sur la table des propositions pour un «nettoyage» de SYRIZA et des solutions gouvernementales en faveur d’une «unité nationale».

Pour toutes ces raisons, la seule issue est le choix de la rupture avec les créanciers. Avec une suspension des remboursements de la dette, des mesures qui restreignent la «liberté» de la fuite des capitaux, le contrôle gouvernemental sur les banques, la taxation du capital et de la richesse pour le financement de mesures en faveur des couches populaires; le soutien à cette politique doit mobiliser tous les moyens possibles et, y compris, la possibilité d’une rupture avec l’Eurozone.

Pour toutes ces raisons mentionnées, nous vous invitons à discuter lors d’un rassemblement public du Rproject ce mardi 19 mai à 19h à l’université ESIEA. Aujourd’hui, l’avenir des travailleurs, des chômeurs, des retraités, des jeunes est à l’ordre du jour. Et, dans le même temps, l’avenir de la gauche radicale en Grèce, mais aussi à l’échelle internationale. (Appel du 18 mai 2015. Traduction A l’Encontre)

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GreekLoanDebtMaturity

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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