
Par Kim Moody
Cela n’était pas censé se produre. Presque tous les experts prédisaient le déclin continu des syndicats. Donald Trump a fait tout ce qu’il pouvait pour les affaiblir: il a vidé de sa substance le Conseil national des relations du travail (National Labor Relations Board); licencié des dizaines de milliers d’employé·e·s fédéraux; retenu des fonds destinés aux États «bleus» [démocrates]; bloqué de nombreux projets d’infrastructure de Biden. Et, un peu trop tard, il a pointé du doigt, menacé un employé de Ford [lors d’une visite de l’usine de Ford dans le Michigan, qui avait fait une allusion au dossier Epstein]. Pourtant, les syndicats ont progressé. Près d’un demi-million de nouveaux travailleurs et travailleuses (463’000) ont été syndiqués en 2025. D’accord, ce n’était pas 1937, mais il s’agissait de la première augmentation de cette ampleur depuis 2008, année où la syndicalisation avait augmenté de 518’000 salarié·e·a.
Si la croissance des syndicats est nécessaire pour renforcer le pouvoir de la classe laborieuse, les chiffres en eux-mêmes n’apportent pas nécessairement un pouvoir supplémentaire à l’ensemble des travailleurs, ni même aux syndicats qui ont enregistré les gains les plus importants. Sans une organisation solide sur le lieu de travail, des membres engagés et une volonté d’utiliser le pouvoir des membres de cesser le travail, le rapport des force entre le travail et le capital ne changera pas. Comme nous le verrons ci-dessous, la croissance du nombre d’adhérents syndicaux ne s’est pas accompagnée d’une augmentation des grèves. De plus, les géants des secteurs qui ont connu la croissance la plus rapide au cours de la dernière décennie – en particulier la haute technologie et le commerce électronique – restent presque entièrement non syndiqués. Les avancées de 2025 sont certes les bienvenues, mais il en faut davantage.
Les syndicats se développent généralement en période de croissance économique. 2008 a marqué la fin d’une période de croissance, l’économie plongeant alors dans la Grande Récession, au cours de laquelle la représentation syndicale a perdu 852’000 adhérents. 2025 n’a toutefois pas été une année de croissance rapide. L’économie américaine connaît une période de croissance lente depuis une quinzaine d’années et 2025 n’a pas fait exception. Beaucoup, y compris Trump, citent la hausse du produit intérieur brut (PIB) réel au troisième trimestre par rapport au deuxième trimestre comme un bond «annuel» de 4,4%. Ce chiffre officiel est toutefois une fiction. La hausse réelle entre le deuxième et le troisième trimestre était de 1,1%. Pour des raisons connues uniquement du Bureau d’analyse économique (BEA) du gouvernement, celui-ci «annualise» la hausse en la multipliant par quatre afin d’obtenir un taux «annuel». C’est ainsi que 1,1 devient 4,4. Étant donné que le chiffre «annualisé» du quatrième trimestre était de 1,4%, la croissance réelle de ce trimestre était inférieure à environ un tiers de point de pourcentage. Le taux annuel réel d’une année sur l’autre pour 2025, selon les propres chiffres du BEA, était de 2,2%.
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La croissance de l’emploi s’est répartie à parts égales entre les secteurs public (236’000) et privé (227’000). Pour les travailleurs du secteur public fédéral et des États, il n’y a manifestement pas eu de croissance de l’emploi. La réduction massive des effectifs fédéraux par Trump a entraîné la suppression de 283’000 emplois, tandis que les employés des États ont perdu 16’000 emplois. Pourtant, 40’000 employé·e·s fédéraux et pas moins de 180’000 employé·e·s des États ont obtenu une représentation syndicale l’année dernière. L’AFSCME (American Federation of State, County and Municipal Employees) a affirmé le 18 février 2026 avoir connu une croissance de 5%, soit environ 65’000 membres en 2025, bien qu’elle ne précise pas combien d’entre eux étaient des employé·e·s des États. Des données empiriques suggèrent que ce sont les coupes sombres de Trump au niveau fédéral et la menace de réduction des aides aux États qui ont poussé un certain nombre de ces employé·e·s à se tourner vers les syndicats, alors même que Trump supprimait, de facto, de nombreux droits de négociation fédéraux dans la pratique. Une enquête plus approfondie est nécessaire pour déterminer comment les employé·e·s fédéraux et des États ont pu connaître une telle croissance en termes de syndicalisation. L’emploi dans les collectivités locales a toutefois augmenté de 132’000 personnes, et la couverture syndicale a progressé de 16’000 personnes.
La majeure partie de la croissance du secteur privé s’est concentrée dans la construction (84’000) et les services de santé et sociaux (78’000). À eux deux, ces secteurs représentent plus de 70% de l’augmentation de la couverture syndicale dans le secteur privé en 2025. Les rapports LM-2 du ministère du Travail [rapports financiers des syndicats américains qui doivent être soumis au ministère du Travail] concernant quelques grands syndicats font état de résultats inégaux pour 2025. Le syndicat des employés de service (SEIU) a gagné 87’837 membres, celui des travailleurs de l’automobile (UAW-United Auto Workers) 17’286 et celui des Teamsters (transport) 3440, tandis que le syndicat des métallurgistes (USW-United Steelworkers) en a perdu 20’058. Dans le secteur de la santé, le Syndicat national des infirmières (National Nurses Union) a, à lui seul, gagné environ 13’000 nouveaux membres entre mi-2024 et mi-2025. Dans le Michigan, le SEIU a obtenu la représentation de 32 000 aides à domicile employés dans le secteur privé en 2025, ce qui représente une part importante de l’augmentation du nombre de travailleurs et travailleusese de la santé syndiqués.
Les gains enregistrés dans le secteur de la construction ne provenaient toutefois pas de la construction de logements. Les investissements dans les constructions résidentielles privées ont chuté de 17,2% sur l’année! Les hausses enregistrées dans ce secteur sont principalement dues à l’expansion des centres de données nécessaires à l’essor de l’intelligence artificielle (IA), alimenté principalement par les «Magnificent Seven» [Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia, and Tesla], ces géants technologiques «superscalers». Il convient de noter qu’il s’agit pratiquement du seul secteur dans lequel les investissements ont connu une croissance significative au sein de ce qui est devenu une économie à deux vitesses. Un pays où le stress au travail a accru la morbidité, avec l’apparition de maladies nouvelles et anciennes, et où le vieillissement de la population a stimulé l’emploi dans le secteur de la santé, favorisant ironiquement la croissance syndicale. Parmi les autres secteurs où la représentation syndicale a augmenté, on trouve les services de restauration (29’000), les professions libérales et techniques (24’000) et les télécommunications (20’000). Parmi ceux-ci, seuls les services de restauration ont connu une croissance de l’emploi. Les pertes importantes en matière de représentation syndicale dans le secteur privé ont été enregistrées dans les transports et les entrepôts (-100’000) ainsi que dans l’industrie manufacturière (-34’000). De toute évidence, les droits de douane de Trump n’ont pas sauvé l’industrie manufacturière américaine ni les emplois liés à la logistique.
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La plupart des gains enregistrés dans le secteur privé ne provenaient pas non plus des élections supervisées par le NLRB [le NLRB supervise les votes de syndicalisation et de désyndicalisation dans le secteur privé: les travailleurs déposent une requête pour créer un syndicat si l’employeur refuse; si une majorité est en faveur, le NLRB certifie le syndicat comme représentant exclusif]. Alors que les gains issus des élections du NLRB sont depuis longtemps modestes, l’affaiblissement de cette agence par Trump les a encore réduits en 2025. Seuls 83’000 travailleurs ont voté lors des élections supervisées par le NLRB l’année dernière, contre 142’000 en 2024, et environ 56’000 ont obtenu une représentation. Ainsi, seul un quart, voire moins, de l’augmentation du nombre d’adhérents syndicaux dans le secteur privé en 2025 pourrait provenir de cette source. Néanmoins, parmi les syndicats ayant déposé un nombre relativement important de demandes d’élection figuraient les syndicats du bâtiment IBEW (électriciens, 101) et IUOE (ingénieurs d’exploitation, 100), deux syndicats bien placés pour tirer parti de l’essor des centres de données. Le plus grand nombre de requêtes a été déposé par les Teamsters (282), suivis par le SEIU (133). L’augmentation de la reconnaissance syndicale dans le secteur privé n’est pas non plus due aux grèves. Selon l’ILR Labor Action Tracker, seules 18 grèves sur 298 visaient la reconnaissance syndicale en 2025.
Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’augmentation de la syndicalisation, observée au fil des années depuis la fin de la Grande Récession, est principalement venue du secteur privé, qui est passé de 7’883’000 travailleurs en 2010 à 8’438’500 l’année dernière, soit un gain de plus d’un demi-million. La représentation syndicale dans le secteur public, en revanche, a baissé, passant de 8’406’000 à 8’039’100 au cours de cette période, avec quelques fluctuations après avoir atteint son pic en 2009 avec 8 ‘677’500 membres.
La composition démographique des syndicats a continué d’évoluer. Le nombre de femmes représentées par les syndicats a augmenté de 102’000, représentant près d’un quart des nouveaux travailleurs syndiqués. Bien que le nombre de travailleurs noirs représentés par les syndicats ait baissé de 92’000, soit 4%, le nombre de travailleurs latino-américains et asiatiques a augmenté respectivement de 180’000 et 159’000, représentant près des trois quarts de la croissance syndicale. La proportion de femmes et de travailleurs de couleur est passée de 66% en 2000 à 88% en 2025.
Mais les grèves ont diminué
En 2025, les syndicats ont commencé à se battre pour protéger leurs membres immigrés contre les attaques de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement’s) et l’expulsion. Davantage de travailleurs ont rejeté des propositions de convention collective jugées insuffisantes. Et les groupes de base de plusieurs syndicats ont continué à se battre pour le changement. Il s’agissait là d’évolutions importantes. La croissance du nombre d’adhérents syndicaux ne s’est toutefois pas accompagnée d’une augmentation des grèves. Selon l’ILR Labor Action Tracker de l’université Cornell, le nombre de grèves (hors lock-out) en 2025 s’élevait à 298, contre 365 en 2024 et 467 en 2023. Le nombre de travailleurs et travailleuses [engagés dans une grève] a également baissé, passant de 539’000 en 2023 à 293’000 en 2024 et à 290’000 en 2025. Le BLS (Bureau of Labor Statistics), qui ne recense que les grèves «majeures» mobilisant 1000 travailleurs ou plus, a signalé 30 grèves de ce type à partir de 2025, contre 31 en 2024. Mais le BLS recense 306’800 travailleurs pour ces 30 grèves seulement, contre 290’000 pour l’ILR pour l’ensemble des grèves. Cette différence s’explique par un double comptage des grévistes par le BLS, qui comptabilise deux fois les mêmes travailleurs s’ils font grève deux fois, etc., alors que l’ILR Tracker ne les compte qu’une seule fois.
Comme pour la représentation syndicale, les grèves qui ont eu lieu étaient fortement concentrées dans le secteur de la santé, tant public que privé. Le rapport de l’ILR indique que 29,4% des grèves ont eu lieu dans le secteur de la santé, le plus important, tandis que le rapport du BLS sur les grèves majeures en recense 12 sur 31 dans ce secteur. À elle seule, l’Union of Professional and Technical Employees, affiliée à la CWA (Communications Workers of America), a fait grève à quatre reprises en 2025 dans les établissements de santé de l’Université de Californie. En réalité, plus de la moitié des grèves majeures ont eu lieu en Californie. Le rapport de l’ILR a toutefois classé les grèves dans le secteur manufacturier en deuxième position avec 16,6%, suivies par celles de l’administration publique. Seules deux des grèves majeures recensées par le BLS concernaient le secteur manufacturier: celles de l’Association internationale des machinistes chez Boeing et Pratt & Whitney.
Une conséquence possible de cette baisse du nombre de grèves a été le recul des augmentations salariales moyennes négociées par les syndicats en 2025. Selon Bloomberg, si les augmentations salariales annuelles négociées par les syndicats sont restées bien supérieures aux niveaux de 3% d’avant 2020, elles sont passées de 7 à 8% par an en 2023 et 2024 à 5% au troisième trimestre 2025. L’indice des coûts salariaux du BLS pour les travailleurs syndiqués en 2025 montre également une baisse des gains salariaux totaux, passant d’une augmentation annuelle de 5,5% en 2024 à 4,3% en 2025. D’après cette mesure applicable à l’ensemble des travailleurs, et pas seulement aux membres syndiqués, les coûts salariaux étaient supérieurs à la moyenne tant dans le secteur de la santé que dans celui de la construction, très probablement en raison de la croissance de l’emploi et du mouvement syndical. Compte tenu de la guerre menée par Trump au Moyen-Orient, les prix vont certainement augmenter de manière significative pendant un certain temps. Si la dynamique des grèves et des hausses salariales continue de s’essouffler, celle de la croissance syndicale ne manquera pas de suivre.
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Il est impossible de dire dans quelle mesure cela est dû aux actions de Trump, au ralentissement de certains secteurs de l’économie et à la croissance d’autres, ou simplement à la crainte de perdre les emplois que les gens parviennent à obtenir. Mais une grande partie de ce tableau contradictoire est due à la domination et à la pratique persistantes d’un syndicalisme d’entreprise bureaucratique.
Certes, les syndicats d’aujourd’hui sont souvent différents de ceux d’il y a quelques décennies: certains nouveaux dirigeants tiennent un discours ferme, les concessions sont plus rares et les hausses salariales restent supérieures au niveau d’avant la pandémie, même si, comme nous l’avons vu plus haut, elles ont ralenti ces deux dernières années. Les politiques et, dans une certaine mesure, les pratiques de nombreux syndicats en matière de protection des travailleurs immigrés sont bien meilleures que par le passé – en grande partie grâce aux changements démographiques au sein des syndicats. Regardez également du côté de Minneapolis, qui a servi de modèle de résistance aux sbires de l’ICE de Trump et inspiré des actions similaires ailleurs. On parle encore davantage de grèves générales ainsi que de mobilisation autour des actions May Day Strong [le 1er mai 2026, une coalition – sous le logo May Day Strong – refusait le «business as usual» en lançant le mot d’ordre «No School. No Work. No Shopping»].
On observe davantage d’activité au niveau de la base dans de nombreux syndicats et davantage de ripostes au niveau local. Les campagnes actives pour les conventions collectives sont plus courantes. Et la gauche socialiste au sens large existe désormais en tant que présence réelle, bien que modeste et souvent divisée, au sein des rangs de nombreux syndicats importants, même si cette présence manque d’une organisation et d’une direction cohérentes. En raison de ses divisions internes et de son orientation principalement électoraliste, le DSA (Democratic Socialists of America), en tant qu’organisation, semble incapable d’assurer cette direction. De plus, de nombreux militants de gauche se sont «infiltrés» ou ont pris l’initiative de s’impliquer dans des efforts d’organisation, parfois avec l’aide du Comité d’organisation des travailleurs d’urgence UE-DSA (Emergency Workers Organizing Committee (EWOC) et du projet indépendant Rank and File (organisation à la base). Les conditions sont réunies pour un changement et une nouvelle organisation, bien qu’une coordination bien plus importante et une organisation de la base soient nécessaires.
Mais il y a aussi l’héritage palpable du syndicalisme d’entreprise. Celui-ci se manifeste non seulement par la prudence de nombreux dirigeants syndicaux et dans le manque général de démocratie syndicale active, mais aussi dans les conventions collectives qui définissent les gains et les pertes en matière de conditions de travail. Cet héritage est clairement illustré par les clauses relatives aux «droits de la direction» et à l’«interdiction de grève», qui limitent le pouvoir sur le lieu de travail et l’initiative des travailleurs et travailleuses.
Les grèves sont, à de rares exceptions près, limitées aux moments où les conventions collectives arrivent à échéance et où de nouvelles sont négociées. Cela signifie que l’arme la plus puissante du mouvement syndical contre le capital se limite à un calendrier préétabli, comme le congrès du syndicat ou la réunion mensuelle des membres de la section locale. Pour le capital, il s’agit d’un événement prévisible auquel se préparer s’il prend au sérieux les menaces syndicales. Pour la bureaucratie syndicale, c’est une protection contre la pression exercée par la base pour qu’elle agisse pendant la majeure partie de la durée de la convention. Dans une large mesure, le nombre annuel de grèves est limité par le nombre de conventions collectives qui expirent au cours d’une année. Le faible niveau de grèves en 2025 était-il dû à un calendrier de négociations moins chargé? Même les discussions sur une grève de grande ampleur, voire une grève générale, ont été formulées en termes de coordination des expirations de conventions. Que dirait Rosa Luxemburg d’une «grève de masse» aussi soigneusement planifiée?
Comment pouvons-nous lutter contre la «crise du coût de la vie» qui évolue quotidiennement avec une telle limitation de nos actions? Comment les travailleurs et travailleuses peuvent-ils résister, dompter ou contrôler l’intelligence artificielle lorsqu’elle menace d’éliminer ou de modifier leur travail en temps réel dans un tel carcan? Pour que nos conventions collectives nous protègent réellement, nous avons besoin du droit de faire grève, de ralentir le rythme, de faire le strict minimum ou simplement de cesser le travail au moment de notre choix. Sans ces droits, la procédure de règlement des différends est isolée de l’action sur le lieu de travail à mesure qu’elle remonte la hiérarchie, et le pouvoir des délégués syndicaux est limité.
Nous avons également besoin du droit de définir le travail lui-même. La propriété ne devrait pas conférer le droit exclusif d’imposer la conception, le contenu ou le rythme du travail à ceux qui en assurent les profits. Le capital peut posséder l’usine (ou la plantation), mais il ne possède pas les travailleurs. Si les conventions collectives imposent certaines limites à l’autorité du capital en matière d’horaires, de santé et de sécurité, etc., elles laissent néanmoins à la direction le soin de définir le contenu et le rythme des tâches, ainsi que la capacité de les faire respecter. Nous accordons au caractère sacré de la propriété le droit de commander lorsque nous ratifions un contrat comportant une clause de «droits de la direction» et/ou de «non-grève» qui équivaut à une servitude volontaire. Il est temps de briser ces chaînes.
Il semble y avoir un calendrier chargé d’expirations de contrats importants en 2026, notamment dans les télécommunications, la construction, le raffinage du pétrole, l’industrie manufacturière, l’alimentation, la santé, la poste et l’éducation. Déjà, les infirmières en grève sur les deux côtes (Est, Ouest) ont montré l’exemple. Soulever la question de la suppression de ces clauses, même là où les chances de succès immédiates sont faibles, peut sensibiliser les membres à leur pouvoir potentiel. Si l’UAW compte vraiment lancer une grande offensive en 2028, ou si les membres peuvent pousser leurs syndicats à le faire, pourquoi ne pas exiger l’abolition de cette servitude et la suppression de ces deux clauses? Que diriez-vous de «Libérons-nous en 2028»! (Article publié par Tempest le 2 avril 2026; traduction-édition rédaction A l’Encontre)

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