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novembre 2017

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La Brèche

574758_des-manifestants-devant-le-siege-des-frere-musulmans-au-caire-le-15-mars-2013Par Ola Hamdi

Manifester près du quartier général des Frères musulmans, au Caire, est considéré par ces derniers comme une provocation inacceptable. Ils ont essayé d’en dissuader les opposants, mais en vain. Samedi 23 mars 2013, tandis que la confrérie fait circuler, depuis la veille, des photos de ses membres en sang, battus ou brûlés par des cocktails Molotov, Rachad Al-Bayoumi – adjoint du guide des Frères musulmans Mohamed Badie – déclare: «Si ces violences prouvent quoi que ce soit, c’est le caractère vil des manifestants».

Bien que les accusations de vandalisme fusent depuis les heures noires de ce «Vendredi pour restaurer la dignité» – soit le 8 février 2013 –  ce n’est pas au siège de la confrérie des Frères que l’émeute a pris, mais sur la place Al-Nafoura. A cette entrée principale du quartier de Moqattam, des Frères musulmans s’étaient apparemment embusqués pour barrer la route à une partie des manifestants comptant rejoindre le rassemblement devant leur siège.

Des photos similaires des blessés du côté des manifestants anti-Frères peuplent aussi la toile et les écrans de télé vendredi 22 mars et samedi 23 mars. En miroir, également, les déclarations des figures de l’opposition, dont Mohamed El Baradei (ancien directeur de l’AIEA – Agence internationale de l’énergie atomique): «La violence engendre la violence, et la tragédie de la nation ne sera pas résolue à travers la violence». Et Amr Moussa [ministre des Affaires étrangère de 1991 à 2001, puis secrétaire général de la Ligue arabe]:«Nous rejetons tous la violence, et nous ne pouvons pas accepter de contre-violence ».

En seulement quelques heures, ce seront plus de 200 blessés, dont 30 dans un état grave.

Tout dérape vers 15 heures

La foule qui compte plusieurs personnalités publiques scande: «Nous ne nous laisserons pas intimider, nous ne baisserons pas la tête, nous ne serons pas réduits au silence» et «A bas le pouvoir du guide suprême» face à l’imposant cordon de sécurité qui les sépare du bâtiment du siège de la confrérie.

Derrière le cordon, les Frères musulmans sont retranchés déjà depuis la veille. Leurs jeunes, rassemblés devant le bâtiment où ils viennent de prier, scandent «L’islam est la solution». Ils demandent la protection de Dieu pour le siège central de leur organisation. «Je suis venu de Charqiya [au nord-Est du pays, la capitale de ce gouvernorat est Zaggazig] pour défendre l’islam et pour protéger le siège de notre organisation. Nous ne sommes pas des moutons, et nous ne volons pas le pouvoir comme disent les libéraux, nous avons un président élu» [Morsi] clame Mohamad, 35 ans.

Mohamad Achmaoui, employé et habitant du quartier, assure qu’il a vu des centaines de membres de la confrérie arriver dès la veille par bus : «Certains sont sur les toits des immeubles appartenant à des islamistes». Il critique aussi l’importance de la présence des forces de l’ordre: «Pourquoi viennent-ils protéger le siège des Frères musulmans?».

L’ambiance est tendue, plusieurs fois il a fallu calmer les esprits du côté des opposants, où les insultes ont fusé et des jeunes ont tenté de forcer le cordon antiémeute, déclenchant des salves régulières de gaz lacrymogènes.

Mais vers 15h, tout dérape: des jeunes à moto déboulent devant le siège de la confrérie et annoncent que «les Frères musulmans nous attaquent sur la place Al-Nafoura!». Un vent de panique saisit la foule qui se précipite par grappes au secours des siens. Jets de pierres et coups de bâtons ont apparemment déclenché la bataille qui s’intensifie de minute en minute. La quinzaine d’ambulances postées dans le quartier se redirigent aussi vers cette place et commencent leur balai incessant, auprès des «pro» comme des «anti». Et les motos d’évacuation des blessés de même. A 16h, la bataille fait rage: des tirs impossibles à identifier sont régulièrement entendus. Des bus affrétés par la confrérie ont été incendiés. Dans leur colère, les manifestants arrêtent les voitures et battent qui est Frère musulman ou qui n’est simplement pas du Caire.

Des partisans des Frères tirent à la chevrotine. La violence se propage à toutes les rues du quartier, tandis qu’un épais nuage noir stagne au-dessus de la montagne. Les forces de police, elles, sont restées postées devant le bâtiment du siège de la confrérie.

«Dangereux voyous»

Plus de 20 partis et mouvements politiques, pour la plupart libéraux, dont Al-Dostou [Le Parti constitutionnel, fondé par El Baradei en avril 2012] et les Egyptiens libres, en plus d’une trentaine de personnalités publiques, avaient appelé à ce «Vendredi pour restaurer la dignité», consistant en un rassemblement devant le siège de la confrérie. Portant les revendications politiques de l’opposition libérale, la manifestation à cet endroit précis venait également en réponse aux incidents de la semaine précédente.

Le 16 mars, des opposants, des journalistes et des photographes avaient été violemment agressés par des Frères musulmans. Le 17 mars, c’est la police anti-émeute et les manifestants anti-Frères qui étaient montés au clash.

Tandis que tous les manifestants de ce vendredi ont été qualifiés de «dangereux voyous», c’est à une véritable levée de boucliers de l’ensemble des forces islamistes, confrérie et PLJ en tête [Parti Liberté et Justice, fondé en 2011 et vitrine politique des Frères musulmans, qui étaient déjà présents, sous des formes de «partis indépendants» lors des élections de 2005 et 2010, à l’époque de Moubarak], qu’on assiste depuis vendredi soir.

La condamnation des violences de vendredi par les Frères est pourtant lourde de menaces: «Si nous l’avions voulu, la jeunesse des Frères n’aurait fait qu’une bouchée de ces assaillants, sans même avoir recours aux armes», a ainsi déclaré Mahmoud Hussein, secrétaire général de la confrérie, qui avait annoncé jeudi qu’elle défendrait elle-même son quartier général, si besoin est. «Seul Dieu connaît l’étendue de la colère et de la frustration des Frères musulmans», a ajouté Hussein. Le sentiment, côté manifestants, comme le rapportent plusieurs témoignages, est qu’il y a une sorte de vendetta contre tout opposant au régime. Ils rappellent le 5 décembre 2012, quand 10 manifestants sont morts et plus de 450 ont été blessés, par des partisans des Frères contre un sit-in devant le palais présidentiel sous les regards passifs des forces de l’ordre.

Lorsque la nuit tombe, les habitants se glissent dans les rues pour y monter des barricades, afin d’empêcher de nouveaux affrontements. L’un d’eux interpelle sombrement : «Mais que fait le président face à la violence qui se propage? Il doit reconnaître ses erreurs. Il doit laisser toutes les forces politiques participer au pouvoir. Nous devons tous être partenaires pour reconstruire ce pays».

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Le 22 mars 2013: un autobus des Frères musulmans en feudevant le siège de la confrérie.

Le 22 mars 2013: un autobus des Frères musulmans en feu devant le siège de la confrérie

L’opposition et la presse ont vivement réagi, lundi 25 mars, au discours du président Mohamad Morsi, la veille, menaçant de prendre des mesures contre les hommes politiques qui seraient responsables des affrontements sanglants qui ont eu lieu vendredi 22 à Moqattam, aux abords du siège des Frères musulmans.

Bien que les propos du président aient été mesurés et qu’il n’ait stigmatisé ni parti ni individu en particulier, l’opposition, la presse et de nombreux activistes estiment que ce discours annonce des mesures d’exception dirigées uniquement contre les forces d’opposition.

Le problème sous-jacent à ces levées de boucliers des islamistes et des forces d’opposition, c’est l’abandon de toute tentative de dialogue national. «Si les enquêtes prouvent que certains hommes politiques sont impliqués, des mesures nécessaires seront prises contre eux, quel que soit leur niveau», a déclaré Morsi. «Si je dois faire ce qu’il faut pour protéger ce pays, je le ferai et je crains d’avoir à le faire bientôt», a-t-il prévenu, ajoutant qu’il «couperait les doigts» des fautifs.

Il s’en est pris à «ceux qui voudraient montrer que l’Etat est faible, alors qu’il est clair que les institutions de l’Etat fonctionnent et sont capables de s’occuper des hors-la-loi». Il a clairement mis en garde les politiciens qui s’aviseraient de couvrir des actes de violences et de vandalisme, assurant que «tout le monde sera traité à la même enseigne: opposant ou partisan, homme politique ou membre des forces de l’ordre». Il a ajouté que «si le droit de manifester pacifiquement est acquis, ce qui se passe aujourd’hui n’a rien à voir avec la révolution».

Le PLJ en appelle à Dieu

Mais les déclarations de cadres du Parti Liberté et justice (PLJ) et de la confrérie elle-même ne témoignent pas de la même mesure.

Le vice-président du PLJ [Parti Liberté et Justice], Essam Al-Erian, a déclaré: «Les affrontements ne sont pas une préoccupation, en dépit de ma tristesse vis-à-vis des blessés. Les manifestants perdent leur temps». Il a rappelé que «l’appel universel humanitaire et divin» lancé par les Frères musulmans a survécu à 3 rois et 4 présidents, «et tant qu’ils restent fidèles à leurs principes, Dieu se tiendra aux côtés des Frères aujourd’hui pour faire face à ces nouveaux défis».

Par ailleurs, le secrétaire général de la confrérie, Mahmoud Hussein, a déclaré que «ceux qui se disent révolutionnaires et activistes et n’ont en réalité pour seul but que de forcer les Frères à utiliser la violence et d’entraîner le pays vers la guerre civile».

Hamdine Sabahi

Hamdine Sabahi

Les forces politiques organisées de l’opposition, et nommément le Front National du Salut (FNS), sont accusées d’être à l’origine des affrontements de vendredi, voire même d’en être les auteurs. Dans les faits, Talaat Abdallah, le procureur général, a ordonné une enquête contre 14 personnalités politiques de l’opposition, y compris Hamdine Sabahi [gauche nassérienne, du parti Karama – Parti de la Dignité  qui fusionnera avec d’autres formations; il est arrivé en pointe à Alexandrie ainsi qu’au Caire lors des élections présidentielles] et Mohamed El Baradei, pour incitation à la violence contre les Frères musulmans, suite à une plainte portée par des avocats de la confrérie.

D’ailleurs, Khaled Al-Masri, membre du Front salafiste de la conscience, a également déposé une plainte pour incitation à la violence contre une cinquantaine d’activistes, journalistes et membres de l’opposition. Ces déclarations compromettent encore plus la possibilité d’un dialogue politique national demandé depuis des mois. L’initiative du parti Al-Nour [Parti de la Lumière, islamiste], dernière en date d’une longue série d’échecs, avait pourtant potentiellement réussi à enfin amener toutes les formations politiques, y compris le PLJ et le FNS, à entamer un dialogue.

Elle a volé en éclats immédiatement après les affrontements, Al-Nour se faisant l’écho des accusations d’incitation à la violence portées contre le FNS. «Le FNS doit déclarer sa position explicitement sur ceux qui ont été impliqués dans ce tragique incident», déclarait Younès Makhyoun, président d’Al-Nour. Il ajoutait que le dialogue national pourrait se passer du FNS et de ses initiatives si besoin était. Al-Wassat, parti islamiste modéré, s’est situé sur cette même ligne. Ces deux partis, comme tous les autres, réaffirment cependant que seul un dialogue national permettra d’éviter le pire.

Le FNS attribue les violences et cet échec à l’absence de l’Etat de droit: une situation qui laisse les citoyens face à eux-mêmes et les pousse à toutes les extrémités. «Les menaces de Morsi entérinent la mort de l’Etat de droit. Il fait la démonstration qu’il est le président des Frères musulmans seulement, en se hâtant de nous menacer au lieu de s’occuper de cette situation qui menace toute l’Egypt», déclarait Khaled Daoud, porte-parole du FNS. «Le président Morsi s’active dès que les Frères musulmans sont sous pression, mais ne fait jamais rien quand ce sont ses partisans qui attaquent des opposants», renchérissait Abdel-Ghaffar Chokr, l’un des dirigeants du FNS.

«J’attends du parti Al-Nour qu’il vérifie ses informations et s’entretienne avec les dirigeants du Front au lieu de s’appuyer sur des fausses accusations. Nous sommes contre tous les genres de violence », ajoutait Wahid Abdel-Méguid, membre du FNS. Le FNS a cependant réaffirmé son engagement pour un dialogue national qu’il considère absolument nécessaire, en tentant d’organiser une table ronde, qui est restée lettre morte.

La confrérie, via son secrétaire général Mahmoud Hussein, a assuré cependant qu’il rejetterait toute forme de dialogue avec les partis qui ont appelé et participé à ce «Vendredi pour restaurer la dignité».

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La Confrérie transformée en une ONG ?

Par May Al-Maghrabi

Anticipant un verdict négatif sur le statut légal de leur confrérie, les Frères musulmans ont demandé de se faire enregistrer en tant qu’Organisation Non Gouvernementale (ONG), une demande qui leur a été tout de suite accordée par le ministère des Affaires sociales. La justice égyptienne examine actuellement un recours réclamant la dissolution de la confrérie, dont le président Mohamad Morsi et près de la moitié des parlementaires sont issus. Le 20 mars 2013, un comité consultatif judiciaire avait estimé que le mouvement n’avait aucun statut légal.

Ce comité a recommandé à la Haute Cour administrative de rejeter l’appel de la confrérie contre la décision prise en 1954 par le Conseil de commandement révolutionnaire qui l’a déclarée illégale et a ordonné sa dissolution. Cet avis, non contraignant, a mis la confrérie sur la défensive, d’où sa décision de régulariser son statut en se faisant passer pour une «association». Officiellement interdite mais tolérée par le pouvoir durant des décennies, la confrérie a toujours gardé le secret concernant ses finances, affirmant à plusieurs reprises avoir gagné des procès confirmant sa légalité du temps du président déchu Hosni Moubarak.

Un manifestant pro-Morsi devant le siège des médiasle 24 mars 2013

Un manifestant pro-Morsi devant le siège des médias
le 24 mars 2013

Ce nouveau statut permettra au ministère des Affaires sociales de  «suivre toutes les activités» de la nouvelle organisation, selon la ministre Nagwa Khalil. Hafez Abou-Seada, président de l’Organisation égyptienne des droits de l’homme, explique les implications de cette transformation: «La structure et le rôle de la confrérie doivent être modifiés conformément à la loi régissant la société civile. Les ONG ne doivent pas s’impliquer dans la politique. Plus important encore, la structure de la confrérie et ses instances (son conseil de la choura et son bureau de guidance) doivent être substituées par un organigramme administratif. La confrérie sera également obligée de révéler ses sources de financement».

Cependant, de nombreux observateurs trouvent très peu probables de tels changements. Maintenant que ce mouvement détient le pouvoir, il lui est aisé d’instrumentaliser à son profit les lois et les institutions publiques. Déjà, l’acceptation immédiate par le ministère des Affaires sociales soulève des doutes quant à la transparence de la procédure. La confrérie «remplit toutes les exigences de la loi des ONG», a affirmé la ministre Nagwa Khalil. Or, cette loi (84/2002) – que les Frères ont d’ailleurs toujours fustigée – interdit aux ONG toute activité politique ainsi que tout financement étranger, deux exigences auxquelles la confrérie ne prétend pas se conformer. « Le fait de se transformer en une ONG, malgré notre rejet de la loi actuelle adoptée par l’ancien régime pour étouffer la société civile, vise à barrer la route à ceux qui manœuvrent contre nous », reconnaît Mahmoud Ezzat, l’adjoint du guide suprême de la confrérie.

Histoire de légitimité

La légalité de la confrérie des Frères musulmans a été contestée peu après sa création en 1928 comme association caritative et de prédication. Toutefois, les Frères ont de loin dépassé la prédication pour se lancer dans des activités clandestines dès les années 1940 quand ils furent accusés de l’assassinat du premier ministre, Al-Noqrachi pacha. Le roi Farouq [1920-1960, monarque de 1936 au 26 juillet 1956] a été le premier à ordonner la dissolution de la confrérie en 1948, suivi par le président Gamal Abdel-Nasser en 1954.

Ceci n’a jamais empêché les Frères de devenir au fil des années la force politique la plus organisée et la plus influente. Après la chute du président Moubarak, l’interdiction de la confrérie a été levée en février 2011 et les Frères musulmans ont formé un parti politique (PLJ) qui a fini par dominer les élections parlementaires. Mais les Frères ne reconnaissent pas l’histoire de leur légitimité contestée. Pour eux, le fait de se transformer en ONG ne change en rien leur légitimité bien établie depuis plus de huit décennies. Mahdi Akef, l’ex-guide suprême de la confrérie qui vient d’être choisi comme président de la nouvelle «Association des Frères musulmans », ridiculise l’impact de cette nouvelle déclinaison sur l’influence et l’ampleur du mouvement. « «Appelez-la comme vous voulez. La confrérie restera profondément ancrée en Egypte comme dans beaucoup d’autres pays», dit Akef.

Une loi sur mesure

Une solution pour exclure dans les faits la perspective d’un changement exigé par la loi serait de changer celle-ci. En effet, une nouvelle loi sur les ONG est actuellement discutée par le Sénat à majorité islamiste. «Pour sortir de ce dilemme, les Frères sont en train de mijoter dans le Sénat une loi sur les ONG taillée sur mesure. Selon ce nouveau texte, les ONG seront autorisées à créer des structures locales ainsi que des branches à l’étranger. Le nouveau texte devra également permettre le financement provenant de l’étranger», explique Chéhata Mohamad, directeur du Centre arabe pour la transparence. En attendant la nouvelle loi, les Frères ne manquent pas d’arguments pour coexister avec la loi en vigueur.

«La loi interdit les fonds provenant de gouvernements étrangers, or le financement de la confrérie provient de donations de la part de particuliers», avance Ahmad Abou-Baraka, conseiller juridique du Parti Liberté et Justice (PLJ). Pour ce qui est des activités politiques, également interdites aux ONG par la loi, «elles continueront sous la bannière du Parti Liberté et Justice, qui prétend être indépendant de la confrérie», prévoit le politologue Ammar Ali Hassan.

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Articles publiés par Al-Ahram en date du 27 mars 2013

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