Votation fédérale du 1er juin 2008 sur l’assurance-maladie

Le Mouvement pour le socialisme (MPS) – La brèche recommande le NON

L’article  constitutionnel 117a soumis à la votation populaire a deux objectifs:

1° placer les prestations de l’assurance-maladie sous le diktat de quelques groupes d’Assureurs – huit groupes contrôlent 78% des assurés – dont l’objectif est le profit ;

2° réduire le catalogue des prestations de base, cela au détriment des moins «fortunés», c’est-à-dire de la majorité des salarié·e·s.

Silence est fait sur les atteintes à la santé que provoquent les conditions de vie et de travail. Un travail sans cesse plus stressant, avec des horaires de plus en plus irréguliers.

Par contre, se multiplient les déclarations sur les «patients qui profitent» de l’assurance-maladie et sur le personnel soignant qui «pourrait faire mieux à moins cher». Alors que l’ensemble des soignants fait le maximum et le mieux, dans des conditions de pénurie croissante de moyens et d’un travail administratif se décuplant, au nom du contrôle de chaque acte (pour en «mesurer le coût», comme dans une usine).

Une fois de plus, on assiste à la classique propagande qui construit des boucs émissaires afin de détourner l’attention des vraies questions.

La formule «liberté de contracter» relève du bourrage de crâne. Il s’agit, en fait, du droit que va s’octroyer le puissant groupe des assureurs de choisir, punir, contrôler la pratique médicale et d’exclure de leurs listes des médecins et des institutions qui ne s’alignent pas sur leurs critères. Cela, alors que les salariés- assurés paient sans cesse des primes plus élevées et sans tenir compte des différences de revenus.

Les institutions hospitalières seront placées sous le contrôle des assureurs. Pour créer la confusion: cette mesure est baptisée «financement moniste». Il s’agit, en réalité, d’une sorte de Gosplan soviétique dirigé par les assureurs qui osent, pourtant, parler de «concurrence». Leur objectif: dégager des profits, non seulement dans l’assurance-maladie obligatoire, mais aussi dans de nouveaux produits assurantiels que pourront se payer «ceux qui en ont les moyens».

Or, l’accès égal à des soins de qualité relève d’un droit fondamental et universel. Ce droit-là devrait être inscrit, comme tel, dans la Constitution. La santé n’a pas de prix ; par contre son coût, réel, pourrait être assumé, plus que proportionnellement, par le 10 pour cent des résidents les plus fortunés en Suisse.

Genève, le 6 mai 2008  – Communiqué de presse

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