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A l'encontre

La Brèche

“Les rapports sociaux de classes”

Publié par Alencontre le 1 - janvier - 2012

Alain Bihr
Les rapports sociaux de classes

Editions Page deux – Collection Empreinte – 140 pages

Parution fin avril 2012 9.50 euros – 13 CHF

Cet ouvrage s’adresse à ceux et celles qui suspectent les discours cherchant à faire croire que les sociétés contemporaines évolueraient vers la constitution d’une « classe moyenne » englobant l’immense majorité de leur population. Des discours qui tiennent pour négligeable le creusement continu, manifeste et accablant des inégalités sociales, qui masquent que ce sont là les effets des « lois du marché » mais aussi de politiques délibérées mises en œuvre par les dirigeants des groupes industriels et financiers et par les gouvernants qui en défendent les intérêts.

L’ouvrage s’adresse donc à ceux et celles qui sentent confusément que nos sociétés restent divisées en classes sociales aux intérêts divergents et même contradictoires, qu’elles sont ainsi le champ d’une intense mais sourde lutte des classes. A ceux et celles qui désirent clarifier et conforter ces intuitions en faisant appel aux notions de classes, de luttes de classes, d’alliances de classes, etc.

A cette fin, l’auteur propose une grille d’analyse marxiste des rapports sociaux de classes qui n’exclut ni des emprunts à des auteurs non marxistes, ni des écarts par rapport à une certaine orthodoxie marxiste. Il vise ainsi à aiguiser la compréhension des enjeux des résistances à la domination et des luttes émancipatrices.

Alain Bihr est professeur émérite de sociologie à l’Université de Franche-Comté (Besançon). Il est l’auteur notamment de Déchiffrer les inégalités, La Découverte, rééd. 1999; Le système des inégalités, La Découverte, Repères, 2008 (ces deux ouvrages avec Roland Pfefferkorn); La novlangue néolibérale, Editions Page deux, 2007 et La logique méconnue du «Capital», Editions Page deux, 2010.

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Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

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