Conférence-débat «Violence contre la femme en Syrie aujourd’hui», avec entre autres Nouri Al-Ameer, vice-présidente de la Coalition nationale syrienne – Mardi 25 novembre, 19h30 – Genève, Maison des associations, Salle Aung San Suu Kyi, rue des Savoises 15

Quand

25/11/2014    
19:30 - 22:00

Maison des associations
Rue des Savoises 15, Genève

Type d’évènement

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Conférence-débat

Violence contre la femme en Syrie aujourdhui

avec

Noura AL-AMEER, vice-présidente de la Coalition nationale syrienne,
Tarek KURDI, juriste du droit international,
Kenda ZAOUR, Alaa AL-HOMSI, Eman ALKURDI, témoins, anciennes détenues

 Mardi 25 novembre 2014 de 19h30-22h00

Genève, Maison des associations, Salle Aung San Suu Kyi,
rue des Savoises 15

Depuis le début des protestations en Syrie, le 15 mars 2011, la répression féroce du régime Assad a touché toute la société syrienne, hommes, femmes et enfants. Les femmes ont participé activement aux manifestations d’abord et ont été actives ensuite dans l’aide humanitaire. Elles ont subi la répression en tant qu’activistes ou indirectement en représailles pour atteindre les activistes de leurs familles. Des familles entières se sont trouvées en détention. Les femmes syriennes ont ainsi subi la détention, la torture, l’enlèvement, la violence sexuelle, mais aussi le déplacement forcé vers d’autres régions en Syrie ou bien vers les pays voisins. Certaines parmi elles ont subi des atrocités soit en détention, soit sur les barrages de « sécurité », soit encore lorsque les milices pro-Assad pénétraient une région après l’avoir assiégée et bombardée. Il y a 7’000 cas de viols documentés et le nombre réel dépasse de loin ce chiffre. Plus de 10 millions de Syriens ont perdu leurs maisons et sont devenus réfugiés ou déplacés internes, dont la moitié sont des enfants et une majorité de femmes constitue l’autre moitié. De nombreuses femmes se sont retrouvées dans l’obligation de subvenir aux besoins de leurs familles suite au décès d’un époux, d’un père ou d’un frère.

Suite à la répression militaire prolongée et à la prolongation de la crise en Syrie que l’on peut attribuer au régime en place et à la lâcheté de la communauté internationale, l’Etat Islamique a vu le jour au printemps 2013. Ainsi les femmes dans certaines régions syriennes se sont vu faire face à la répression et à la violence de cette nouvelle entité terroriste (enlèvement, privation de libertés, etc.).

A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes, l’association FemmeS pour la Démocratie invite Noura al-Ameer, vice-présidente de la Coalition nationale syrienne et responsable du dossier des droits humains, Tarek Kurdi, juriste syrien, et trois anciennes détenues syriennes pour témoigner de la violence du régime syrien dictatorial et de l’Etat Islamique contre les femmes en Syrie.

 

Noura al-Ameer 1987, activiste de Homs dès le début de la révolution. Arrêtée au printemps 2012, en détention pendant six mois, réfugiée en Turquie, elle sest engagée dans le soutien des femmes victimes dexactions de la part du régime syrien. Elue vice-présidente de la Coalition en janvier 2014 elle oeuvre en particulier pour améliorer la relation de la coalition avec le terrain et avec les institutions internationales, et le rôle de la femme sur la scène politique.

Tarek KURDI 1974, juriste syrien, spécialiste du droit international, responsable du bureau juridique au ministère de la justice du gouvernement provisoire syrien. Il défendait les détenus en Syrie avant d’être obligé de s’enfuir en 2012 lorsqu’il a su qu’il était recherché.

Kenda ZAOUR 1986, activiste pacifiste de Damas, s’est fait arrêter suite au rassemblement en 2012, dans le souk de Damas, de quatre jeunes femmes habillées en robes de mariage blanches et portant les slogans : « Pour l’humain en Syrie, la société civile déclare l’arrêt de toutes les opérations militaires » et « La Syrie est pour nous tous ». Elle a retrouvé la liberté dans l’échange des prisonniers iraniens deux mois plus tard.

Alaa AL-HOMSI 1993, activiste de Homs, militante dans laide humanitaire et dans la certification des martyrs de la révolution à Homs. Elle a été arrêtée en novembre 2012 et relâchée en janvier 2013 lors de l’échange avec les prisonniers iraniens.

Eman ALKURDI 1984, activiste à al-Khaldyeh à Homs, militante dans laide humanitaire et médicale à Homs, a quitté la Syrie en avril 2013 suite à deux arrestations durant lesquelles elle a subi la torture systématique.

 

Organisée par:

FemmeS pour la Démocratie

Soutenue par  le site www.alencontre.org, le Mouvement pour le socialisme (MPS), Amnesty International, solidaritéS-GE