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août 2017

A l'encontre

La Brèche

Les négociations interrompues, la grève continue

Publié par Alencontre le 26 - mars - 2008

Matteo Pronzini (à droite) lors d'une manifestation des Officine

Matteo Pronzini: «Ou ils nous donnent de vraies garanties, ou on discutera avec d’autres.»

Après l’échec des «négociations» qui se sont déroulées à Berne – au centre de congrès Kursaal – le président du comité de grève, Gianni Frizzo, déclarait, lundi 24 mars 2008 à 20h25: «Après un total de 24 heures complètes de discussions, à Biasca, à Bigorio et à Berne, les dirigeants des CFF n’ont pas bougé d’un seul millimètre. De notre côté, nous avons exprimé à nouveau nos propositions pour le secteur des locomotives. Il est indispensable qu’il soit maintenu si l’on veut arriver à une table ronde. Mais eux [la direction des CFF] ne veulent pas faire un pas dans notre direction. Tout est donc renvoyé au conseil d’administration des CFF. Demain [mardi 25 mars], les travailleurs en assemblée, vont prendre connaissance des détails de la rencontre.» (Corriere del Ticino, 25 mars 2008)

Et selon la procédure démocratique qui a marqué tout le mouvement depuis le 7 mars, ce sont les salariés qui ont décidé, en ayant connaissance de toutes les questions débattues. Puis, ils ont décidé, en votant à main levée, la continuation de la grève avec occupation et cela après une discussion fournie qui a assuré l’unité de la mobilisation.

Matteo Pronzini, secrétaire UNIA, qui faisait partie de la délégation de négociations, affirmait: «Ou, ils [la direction de CFF-Cargo et des CFF] nous donnent des garanties concrètes, ou nous envisagerons de discuter avec d’autres la semaine prochaine». Comme le communiqué des grévistes l’indique: la direction des CFF se manifeste incapable de négocier.

Le soutien populaire aux travailleurs des Officine [Ateliers des CFF] est énorme. A tel point que, dans un entretien écrit, la présidente social-démocrate du Conseil d’Etat, Patrizia Pesenti, doit affirmer dans le Tages-Anzeiger (26 mars 2008): «Pour ce qui est de la solidarité avec les grévistes, je ne peux que dire une chose: elle est impressionnante».

Et face à une question qui voulait susciter l’idée qu’une coupure existait entre la solidarité à Bellinzone et celle se manifestant à Lugano, Patrizia Pesenti devait répondre, en respectant les faits: «Pour une fois, il n’y a pas ce fossé. Ne serait-ce que cela mérite toute l’attention.»

Autrement dit, la force du mouvement de grève avec occupation et la solidarité jouent un rôle clé dans la lutte en cours, exemplaire pour toutes et tous à l’échelle nationale. (Réd. La brèche)

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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