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août 2017

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La Brèche

Grèves: du Caire à Assiut

Publié par Alencontre le 14 - février - 2011

Le tunnel qui relie la Place de l'Opéra à Salah Salem

Rédaction

Selon le quotidien Al-Masry Al-Youm, en date du 14 février 2011, sont entrés en lutte les travailleurs chargés de l’entretien du tunnel stratégique qui permet de rallier, pour les véhicules arrivant d’Heliopolis, le centre du Caire.

Le quotidien indique que les manifestations de ces ouvriers «s’inscrivent dans la vague de mobilisations ouvrières qui déferlent sur le pays depuis le départ du président Hosni Moubarak, le 11 février 2011». Une réalité qui est peu relevée dans les médias occidentaux. Ils préfèrent s’attarder sur le «nettoyage» de la place Tahrir ; acte qui recouvre, certes, des dimensions politiques plus profondes pour un certain nombre de leurs acteurs.

Les travailleurs du tunnel ont élevé des barricades à son entrée. Ils protestent contre le refus des «autorités» de tenir les promesses faites le jeudi 10 février. Leurs revendications : obtenir un contrat à durée indéterminée et non pas des contrats temporaires. Ils ont marché dans le tunnel en direction de la Place de l’Opéra. Ils insistent sur le fait qu’ils travaillent depuis onze ans avec des contrats temporaires, sans assurance-maladie. Le salaire mensuel ne dépasse pas 300 livres égyptiennes (50 francs suisses), bien qu’ils soient exposés tous les jours aux gaz dégagés par les automobiles, ce qui provoque des maladies respiratoires.

Ces travailleurs insistent aussi sur le fait qu’ils dépendent de deux agences gouvernementales – l’une, le gouvernorat du Caire, l’autre, l’Autorité nationale des tunnels – qui, de la sorte, évitent, chacune, de répondre à leurs revendications.

Dans la ville d’Assiut, dans la haute Egypte, des milliers de travailleurs et d’employés se sont mobilisés ce 14 février 2011 pour revendiquer de meilleures conditions de travail et une augmentation de leur salaire. Ils condamnent de même les agences gouvernementales à la tête desquelles siègent des officiels corrompus mis en place par le régime de Moubarak.

Les 2000 ouvriers de l’usine Assiut Fertilizer ont de même organisé un sit-in. Ils réclament, comme la plupart des travailleurs en Egypte, des contrats de travail permanents, des meilleurs salaires et exigent le départ du directeur de l’entreprise.

Tous les jours de tels exemples indiquent, d’une part, l’accentuation et accélération de la mobilisation sociale sur les brisées des premiers gains politiques obtenus par la «révolution du 25 janvier» et, d’autre part, les problèmes liés à l’émergence d’une expression syndicale propre, indépendante, des travailleurs et travailleuses.

Mais, dans l’immédiat, une question plus «élémentaire» se pose : le Commandement suprême de l’armée, vient ce 14 février 2011, d’exiger l’arrêt des sit-in et des grèves, le «retour au travail» afin «de ne pas mettre en danger l’économie du pays». La Junte affirme ses intérêts et sa «transition». Ils s’opposent directement à ceux des travailleuses et travailleurs.

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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