mercredi
20
mars 2019

A l'encontre

La Brèche

Au camp de rétention d'Amygdaleza, le 21 février 2015

L’attaque contre les manifestants à l’entrée du camp de rétention d’Amygdaleza, le 21 février 2015

Par le Mouvement Expulsez le Racisme

Une fois que nous sommes arrivés à Amygdaleza [1], nous avons trouvé la garde postée devant le portail central de l’Ecole de police [2]; elle a levé la barre afin que nous puissions entrer à l’intérieur de la zone.

Nous étions 500 et nous avons été dirigés vers l’intérieur, vers le camp principal, et quand nous sommes arrivés à l’entrée, des escadrons de police antiémeute nous ont aspergés avec des gaz lacrymogènes, montrant une violence non dissimulée.

Nous pensons que c’était une attaque pré-planifiée, car nous n’avions aucune possibilité d’y «échapper» tandis que l’un de nos camarades a été frappé sauvagement. Il est membre du Mouvement «Expulsez le racisme» et de SYRIZA.

Suite à une intervention, nous avons appris que Yannis Panousis, ministre de la Protection des citoyens, n’était pas au courant de cet événement. Nous pensons que c’est une initiative propre des forces de police du camp d’Amygdaleza.

Nous condamnons la répression contre les immigré·e· s qui va de pair avec celle de ceux et celles qui sont solidaires avec eux.

AmigdalNous demandons que le ministre condamne de suite ce fait et licencie les policiers responsables.

Nous exigeons la fermeture, maintenant, d’Amygdaleza et la dissolution de la police antiémeute.

Nous appelons mardi 24 février 2015 à une assemblée au théâtre «Front» de l’Open Initiative contre les centres de détention, réunion à 20 heures, dans la perspective de la préparation du 21 mars, la «Journée internationale contre le racisme». (Article du Mouvement Expulsez le Racisme, 21 février 2015, traduit par Antonis Martalis)

______

[1] Amygdaleza est une région au nord d’Athènes, au pied du mont Parnitha. Le gouvernement précédent de Samaras y a construit un camp de rétention où étaient (et continuent de l’être) enfermés les migrants sans papiers. Il y a des migrant·e·s qui y ont été emprisonnés pendant plus de 18 mois, sans procès, dans des conditions de détention déplorables.

[2] Dans la même zone se trouve l’Académie de police.

 

 

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Les dominants, l'euphémisation des termes et la novlangue

George Carlin (1937-2008) était un «humoriste» politique et social qui décortiquait la société capitaliste américaine et éclairait ses principaux traits. Dans ce spectacle donné en 1990, il instruisait le procès de la novlangue qui s'est imposé avec force depuis lors, aussi bien dans la gestion des guerres impérialistes que dans le management des entreprises, pour s'enraciner dans la vie quotidienne. Après la crise des «subprimes», on n'est plus «sans domicile», mais on a choisi un «mobile home» avec le peu d'épargne qui a résisté à la fonte brutale imposée par les banques et les assurances et qui a contraint des propriétaires de petites maisons à s'acheter une caravane de seconde main et de chercher, dans les vastes contrées des Etats-Unis, un nouvel emploi.

George Carlin avait un esprit décapant, donc éliminant les idées superficielles dominantes pour faire ressortir le véritable sens de ce qu'elles ont pour fonction de cacher, de camoufler.

(Réd. A l’Encontre)

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