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décembre 2017

A l'encontre

La Brèche

Etats-Unis: la logique perverse de la politique du «moindre mal»

Publié par Alencontre le 4 - novembre - 2012

Editorial de SocialistWorker.org

Espérant éviter une victoire des républicains, les partisans de la politique du «moins mal» décomplexent les démocrates, qui ratissent toujours plus à droite. Barack Obama mérite-t-il que l’on vote pour lui? Telle est la question qu’est en droit de se poser la gauche des Etats-Unis, à la veille de l’élection présidentielle américaine. En conclusion d’un article du quotidien Le Monde (4-5 novembre 2012) – qui pourtant met l’accent sur les «oppositions» entre Romney et Obama – effectuant l’analyse des contours de la politique extérieure des deux candidats à l’élection présidentielle, il est affirmé, sous la signature du «service international» du quotidien :« Ici, comme en de nombreux domaines, l’élection de Mitt Romney ne changerait pas fondamentalement la politique américaine. Elle marquerait en revanche, en matière de style et d’image, une rupture majeure.» Cette «rupture d’image» serait certes utilisée par la «droite décomplexée» en Europe. Toutefois, ne s’attacher qu’à cela c’est faire l’économie de ce qu’un gauche «classiste» se doit d’émettre comme message politique aux Etats-Unis. Raison de plus pour porter à la connaissance de nos lecteurs et lectrices, une nouvelle fois, un article qui traduit l’approche de l’ISO sur la question de l’appel ou non à voter Obama. (Rédaction A l’Encontre)

***

A en juger le bilan des quatre années de l’administration Obama – avec le sauvetage de Wall Street qui a coûté des milliers de milliards de dollars, la poursuite de la «guerre contre le terrorisme», la restriction croissante des libertés individuelles, la multiplication des expulsions d’immigrés, la détérioration de l’enseignement public… – la réponse ne peut qu’être «non». La liste des promesses non tenues et des espoirs déçus s’allonge de jour en jour et l’emporte sur tout ce que l’on pourrait assimiler à des «avancées».

Mais force est de constater que la plupart des libéraux [au sens de social-démocrate], et même des radicaux [gauche plus «marquée»], ne se font pas tant de problèmes. Ceux-ci n’ont qu’une seule question à la bouche: «Que faire pour contrer Romney et les républicains? ». L’hebdomadaire The Nation [organe social-démocrate, se situant à gauche dans l’éventail politique des Etats-Unis], quant à lui, n’y est pas allé par quatre chemins en recommandant de réélire le Président sortant : «La victoire en novembre de Mitt Romney ou Paul Ryan donnerait une légitimité aux extrémistes réactionnaires qui ont la main mise sur le parti républicain… Sans compter que cela aurait un effet dévastateur pour les valeurs et les mouvements progressistes, puisque nous nous retrouverions isolés dans des combats d’arrière-garde pour ce qui est notamment des droits des femmes, des minorités, des migrants et des personnes LGBT, du maintien des programmes de protection sociale et du système d’imposition progressif.»

Ils sont des millions à craindre qu’un Romney ou qu’un Ryan [candidat républicain à la vice-présidence] puisse remporter les élections. Il suffit d’écouter leurs discours quelques minutes (et en particulier ceux de leurs sympathisants, qui se cachent encore moins d’être réactionnaires) pour comprendre qu’il y a en effet de quoi avoir peur. Il n’empêche, ceux qui appellent à voter pour le choléra afin d’éviter la peste se font des illusions, nous l’avons pourtant appris par le passé.

De quelques illusions

Première illusion: l’idée que voter démocrate permet d’enrayer l’ascension du «pire». Ceux qui ont soutenu Obama en 2008, convaincus qu’un ancien professeur de droit mettrait au moins un terme aux violations de la Constitution de l’administration Bush, auraient bien du mal aujourd’hui à expliquer en quoi la politique de la Maison Blanche, qui poursuit ces violations au nom de la «sécurité intérieure», est «moins pire» que la précédente.

Autre illusion : les idées progressistes seront plus facilement entendues si un démocrate est à la Maison Blanche. En réalité, les quatre années de mandat d’Obama ont prouvé exactement le contraire : rien n’a changé pour les travailleurs et les travailleuses, qui avaient pourtant placé tant d’espoirs dans la dernière élection.

Dans l’ensemble, Obama et les démocrates sont les candidats les moins pires de cette élection sur la plupart des points, mais pas tous. Si l’on se contente de ce constat, les démocrates s’en tirent à bon compte. Si tout l’enjeu de cette élection est de choisir le moins pire, il suffira aux démocrates de considérer la gauche comme acquise à leur cause et de ratisser de plus en plus à droite pour chercher un soutien au centre, voire pire.

Comme le disait très bien feu Howard Zinn [1]: le plus important n’est pas de savoir qui siège à la Maison Blanche, mais qui manifeste devant.[2]: Si le mouvement ouvrier et les mouvements sociaux ne sont pas mobilisés et ne jouent pas des coudes pour se faire entendre d’en bas, alors les représentants des deux camps principaux ne subiront qu’une seule pression: celle d’en haut… et ce sera la classe dominante qui donnera le ton.

Ne pas se tromper de destinataire

Comme on peut le lire dans The Nation, la politique du «moindre mal» se manifeste principalement de deux façons: d’une part, l’hebdomadaire invite à se focaliser sur les «réalisations» des démocrates, peu importe à quel point elles sont rares, timides ou fausses; d’autre part, il en appelle à «penser à nos mouvements» et à quel point il sera difficile d’obtenir satisfaction avec un républicain à la Maison Blanche.

Mais qu’en est-il exactement de ces «réalisations» ? Obama a répondu à quelques revendications historiques. Parmi ces mesures, on citera notamment: la signature du Lily Ledbetter Act pour l’égalité salariale homme-femme ; l’abandon de la politique antigay Don’t ask, don’t tell du Pentagone; le décret visant à mettre en œuvre, à titre provisoire, le projet de loi DREAM Act, ce qui a permis à une partie de la jeune génération de sans-papiers de bénéficier d’un permis de travail.

Il s’agit bien évidemment d’avancées positives. Il ne s’agit pas là pour nous d’en nier l’importance, mais simplement d’en critiquer quelques points.

Tout d’abord, Obama brigue un nouveau mandat en faisant siennes des questions pour lesquelles il n’a rien fait du tout, au contraire même, puisqu’il a attaqué les travailleurs plus fortement encore.

Ainsi, lorsque Nation dit qu’une victoire de Romney isolerait la gauche dans des combats «d’arrière-garde» sur des questions comme «le maintien des programmes de protection sociale», l’enjeu porte sur Social Security, le système de retraite aux États-Unis, et Medicare, l’assurance-maladie pour les plus de 65 ans.

Obama est pourtant le seul candidat à avoir proposé des coupes budgétaires historiques dans les programmes Social Security et Medicare au cours du débat de 2011 sur la réduction de la dette. Sa position sur la Social Security se rapproche d’ailleurs tellement du programme du républicain, pourtant considéré pire, qu’il ne prétend pas même proposer quelque chose de différent. Ainsi, quand Obama a été interrogé à ce sujet lors du premier débat, celui-ci s’est défendu en déclarant : «Vous savez, je crois que nos positions ne sont pas si éloignées concernant la Social Security.»

Quant aux questions pour lesquelles Obama peut se vanter d’avoir «réalisé» quelque chose, ce n’est pas si simple. Pour commencer, Obama a bougé extrêmement lentement sur la question des droits LGBT. Quand la politique Don’t ask, don’t tell a finalement été abandonnée, une majorité de l’opinion, y compris dans le camp républicain, s’était déjà exprimée contre.

En outre, les réalisations devraient être envisagées à la lumière du manque d’action, voire des véritables trahisons que l’on peut reprocher à Obama sur ces questions. The Nation attribue le mérite de ce changement aux jeunes Dreamers, des jeunes migrants partisans du DREAM Act, qui auraient «convaincu la Maison Blanche qu’une directive politique mettant un terme aux expulsions des jeunes sans papiers était à la fois une bonne politique et une bonne manœuvre politicienne».

Pourtant, cette même administration a réalisé plus d’expulsions de sans-papiers que ses prédécesseurs républicains, ce qui veut dire que les parents des Dreamers ont connu une vie encore plus dure et plus anxiogène sous Obama.

Enfin, il convient de rappeler que si Obama a tenu certaines promesses, c’est parce qu’il y a été poussé à chaque étape de son parcours. L’«évolution» d’Obama sur la question du mariage homosexuel, par exemple, montre bien comment les mouvements d’opposition, à force de manifestations et stimulés par l’adoption de la Proposition 8 en Californie quatre années auparavant [en 2008, sous forme de référendum, un amendement est introduit dans la Constitution de Californie, avec une majorité de 52,4%, indiquant que seul le mariage entre un homme et une femme est reconnu; l’amendement a été reconnu comme non-conforme à la Constitution fédérale en 2010] ont fait pression sur un démocrate qui n’avait pourtant montré aucune intention d’aller dans ce sens au moment de son investiture.

Voilà pourquoi, lorsque ses défenseurs libéraux mettent en avant «ce qu’Obama a accompli», ils envoient leurs louanges au mauvais destinataire.

Le silence des «libéraux»

Bon nombre de libéraux et de progressistes, parmi lesquels les éditorialistes de The Nation, reconnaissent qu’Obama a déçu sur un certain nombre de points, mais cela ne les empêche pas de soutenir qu’il faut voter pour lui, car nos mouvements seront mieux placés pour se faire entendre si des démocrates sont à la Maison Blanche et au Congrès.

Un tel raisonnement montre à nouveau que leur mémoire est sélective. Sur certaines questions, Obama n’a pas bougé du tout. Je pense notamment au Employee Free Choice Act [3] qui aurait facilité la syndicalisation des travailleurs – un projet abandonné avant même d’avoir été voté.

Obama et les démocrates sont arrivés au pouvoir en 2009, avec le contrôle de la Maison Blanche et des plus grandes majorités des deux chambres du Congrès en une génération – et malgré cela, ils n’ont rien fait sur la plus grande priorité législative pour le mouvement ouvrier. Alors, en quoi nos mouvements s’en tireraient mieux avec un démocrate à la Maison Blanche ?

Le problème, c’est que de nombreuses voix libérales et progressives sont restées silencieuses devant les actions scandaleuses des démocrates.

Si George W. Bush avait procédé à l’assassinat extrajudiciaire d’un citoyen des États-Unis (comme Anwar al-Awlaki, tué par un drone sur ordre d’Obama) ou avait ratifié des lois autorisant la détention, sans procès et pour une durée illimitée, de citoyens américains (comme le prévoit le National Defense Authorization Act), il se serait sans doute heurté à une opposition farouche. Mais quand Obama a mis les libertés individuelles en miettes, les représentants libéraux n’ont rien dit.

C’est une attitude classique des libéraux lorsque les démocrates sont au pouvoir. Dans un article de 2003 pour SocialistWorker.org, Elizabeth Schulte revenait sur le cas de Bill Clinton: «Après douze ans de Ronald Reagan et de George Bush Sr., l’éventualité qu’un démocrate accède à la Maison Blanche a suscité de grandes attentes chez les militant(e)s. Clinton a promis une réforme du système sanitaire, la protection du droit à l’avortement et plus de droits pour les gays et lesbiennes. Mais au lieu de créer un climat plus propice à l’expression des militant·e·s concernés par ces questions, l’activité militante a tout bonnement été suspendue sous l’administration Clinton – toujours sous prétexte que les démocrates à la Maison Blanche avaient besoin de temps pour pouvoir tenir leurs promesses…Clinton en a profité pour opérer un virage à droite. Il a abandonné la loi pour le droit à l’avortement (Freedom of Choice Act), a accepté le compromis honteux du « don’t ask, don’t tell » s’appliquant aux G.I. gays et lesbiennes et a approuvé la loi puritaine de défense du mariage (Defense of Marriage Act). Si Clinton a amorcé un tel virage, c’est parce qu’il savait qu’il pouvait compter sur le soutien de la gauche… La victoire de la «réforme» de la protection sociale est l’exemple le plus parlant: la loi punitive de Clinton sur la protection sociale (1996) était bien pire que toutes les mesures initiées par ses prédécesseurs républicains : conduire des millions de tributaires de la protection sociale dans une impasse en les forçant à accepter des jobs sous-payés, au nom de leur droit à « prendre en main leur propre vie ».

C’est l’administration Clinton, et non le camp républicain, qui a fait tombé l’idée selon laquelle le gouvernement devait assumer la responsabilité de la protection sociale des plus démunis. Et pas une seule organisation à gauche n’a levé le petit doigt. «Si cette réforme avait été initiée par Ronald Reagan, la gauche aurait fait défiler des enfants pauvres en chaises roulantes jusque devant la Maison Blanche pour protester contre cette politique », a déclaré, sous couvert d’anonymat, un collaborateur de Clinton en 1994. »

Doug Henwood :«un parti qui défend les intérêts du patronat»

The Nation et les autres partisans de la politique du moindre mal n’ont toujours pas réalisé que leur soutien – dans l’espoir d’une défaite de la droite – permet aux démocrates d’afficher des positions toujours plus à droite, les voix de gauche étant désormais considérées comme acquises.

Ceux qui aimeraient qu’il en soit autrement ne sont pas écoutés par le « parti du peuple ». Au contraire, les démocrates réservent en général leurs attaques les plus perfides non pas pour les républicains, mais pour quiconque les critiquerait à gauche. Rahm Emanuel, l’ancien Chef de Cabinet d’Obama devenu le maire qui dirige Chicago de main de fer, semble particulièrement heureux de pouvoir dénoncer les progressistes qui critiquent les démocrates. Dans sa dernière déclaration publique, il a soutenu qu’Obama a toujours été un «président guerrier» et que tous ceux qui ont cru le contraire, pensant qu’Obama mettrait fin aux interventions de l’armée américaine, fermerait Guantánamo et protègerait les libertés individuelles, n’ont à s’en prendre qu’à eux-mêmes si Obama les a déçus.

La plupart des militants démocrates de la base méprisent Emanuel, ou le mépriseraient s’ils savaient qui il est en réalité. Mais les attaques calculées de Rahm Emanuel révèlent la logique perverse de la politique du «moins pire», trop largement admise. Les candidats républicains et démocrates étant considérés comme les seules options acceptables, quiconque sort de ce cercle considérablement restreint est aussitôt stigmatisé.

Nous devons garder à l’esprit que les démocrates ne sont pas de notre côté, que dans le système électoral des États-Unis, les démocrates comme les républicains font le jeu du grand capital.

Le problème n’est pas tant que les démocrates sont trop lâches pour se battre – comme le journaliste de gauche Doug Henwood l’explique bien, en réponse à quelques analyses des élections de The Nation: « Autre constante de la rhétorique [de la «politique du moindre mal»]: l’idée que les démocrates manquent d’épine dorsale, un mal souvent présenté comme curable. Pourtant, l’appartenance du parti démocrate à la catégorie des invertébrés est le symptôme même de sa contradiction originelle: c’est un parti qui défend les intérêts du patronat,  mais prétend le contraire à des fins électoralistes. Les convictions fondamentales de ce parti sont donc de plus en plus difficiles à définir. Les républicains ont une vision cohérente – dingue et souvent effrayante, certes, mais cohérente – dont ils se servent pour enflammer un électorat fanatique. Les démocrates, eux, se gardent bien d’enflammer leur électorat: de peur de faire fuir ceux qui les financent.»

Résultat, comme l’écrit Glenn Greenwald dans les colonnes du Guardian : le débat politique est extrêmement limité: «La plupart des enjeux importants de la vie politique américaine sont absents du débat national… À force de souligner les quelques points où il y a un véritable désaccord entre les deux partis, la campagne finit par donner l’impression qu’il y a bien plus de différences entre les deux partis, et bien plus de choix pour les électeurs, que ce qu’offre en réalité le système politique américain.»

Même s’il y a des différences réelles entre Obama et Romney, ceux qui en appellent à un changement de société doivent voir que ces deux candidats et leurs partis, sur bien des points, s’entendent plus qu’ils ne s’opposent. La politique du moindre mal, invoquée par les dirigeants libéraux, accepte que le débat politique bascule à droite, car défendre le moindre mal implique de faire taire les critiques des militants et de la gauche; nos mouvements et nos luttes finissent ainsi par être taillés «sur mesure» pour servir les intérêts des démocrates, alors que nous devrions exiger des démocrates qu’ils tiennent les promesses faites au moment des élections ou qu’ils soient près à subir les conséquences de leurs trahisons.

Comme le socialiste américain Hal Draper l’a écrit, dans un article sur l’élection présidentielle datant de 1964: «Le pire, ce n’est pas la réponse, mais la question. Quand il faut choisir entre un capitaliste et un autre capitaliste, on a déjà perdu dès lors qu’on accepte un choix aussi restreint.» (Traduction de  A l’Encontre, article publié en date du 24 octobre 2012)

–––

[1] Historien américain (1922-2010) dont l’œuvre a été tardivement traduite en français, entre autres : Une histoire populaire des Etats-Unis. De 1492 à nos jours. Ed. Agone 2002, 811 pages.

[2] « What matters most isn’t who is sitting in the White House, but who is sitting in. »

[3] Le droit du travail actuel aux Etats-Unis n’est pas favorable aux salarié·e·s. Le National Labor Relations Act (NLRA), qui régit la constitution de syndicats et les pratiques de négociation collective dans la plupart des branches d’activité du secteur privé du pays, exige qu’une majorité  de travailleurs (au moins 50 pour cent plus un) de l’établissement concerné par les négociations  autorise le syndicat à les représenter pour qu’il ait légalement le droit de négocier un contrat collectif avec l’entreprise. Sinon, le syndicat ne peut pas légalement participer aux négociations  collectives. Même si 50 pour cent des salariés plus un signent de leur plein gré les cartes d’autorisation, rien n’est encore gagné. L’entreprise peut reconnaître que les cartes d’autorisation ouvrent légalement la porte à la participation du syndicat aux négociations collectives, mais elle peut tout aussi légalement refuser de les reconnaître et de mener des négociations collectives et contraindre à procéder à une élection de représentants sous l’égide du National Labor Relations Board (NLRB). Les entreprises recourent aux moyens suivants pour empêcher les salariés de décider librement de la présence d’un syndicat en leur sein:

dans 25 pour cent des campagnes de syndicalisation, les employés sont licenciés en raison de leurs sympathies et de leurs activités syndicales;

78 pour cent des entreprises exigent de leurs cadres qu’ils délivrent des messages hostiles aux syndicats pendant les campagnes de syndicalisation et même si les salariés parviennent à créer un syndicat, la négociation de la convention  collective échoue dans 44 pour cent des cas en raison de retards, de tactiques  d’atermoiements et d’arguments de mauvaise foi. (Cf. Document datant de 2009, de la Confédération syndicale internationale – CSI)

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