
Par Ida Nikou
[Nous publions ci-dessous la traduction en français d’une analyse par Ida Nikou des mécanismes qui ont conduit à la crise du régime iranien caractérisé par une intrication du pouvoir des Gardiens de la révolution, de leurs fondations et du pouvoir théocratique qui les bénit. Un régime qui fait face à montée des mobilisations sociales, une explosion sans précédent en termes sociaux et géographiques qui a débouché sur un massacre monstrueux propre à un système de domination prêt à tout pour se perpétuer. Il convient toutefois, en introduction, de rappeler l’ampleur du massacre à huis clos. HRANA-Human Rights Activists News Agency, le 30 janvier, le présente ainsi: «Selon les dernières données agrégées de HRANA au trente-quatrième jour depuis le début des manifestations, le nombre total de décès confirmés s’élève à 6563. Parmi eux, 6170 étaient des manifestants, 124 étaient des enfants de moins de 18 ans, 214 étaient des forces affiliées au gouvernement et 55 étaient des civils non manifestants. 17’091 cas sont toujours en cours d’examen. Le nombre de civils blessés s’élève à 11’021, le nombre total d’arrestations à 49’070, le nombre d’arrestations d’étudiants à 80, le nombre de cas signalés d’aveux forcés à 289 et le nombre de convocations par les institutions de sécurité à 11’027. En outre, un total de 660 incidents liés aux manifestations ont été enregistrés dans 203 villes de 31 provinces.» Réd. A l’Encontre)
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Le 28 décembre 2025, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes d’Iran en réponse à l’effondrement de la monnaie et à la spirale à la hausse des prix à la consommation. Alors que le taux de change devenait de plus en plus volatil, certains secteurs du Grand Bazar et des centres commerciaux de Téhéran ont fermé leurs portes. L’évolution rapide des prix a rendu impossibles les importations, la fixation des prix et le commerce.
L’État a rapidement mis en œuvre une mesure d’urgence prévue dans son budget pour l’exercice 2025-2026: il a supprimé les taux de change préférentiels pour les biens essentiels et pour les principaux intrants de production [taux préférentiels qui profitaient à des fondations contrôlées par les Gardiens de la révolution; les fondation aux mains de ces derniers contrôlent des secteurs économiques – réd.]. Les responsables ont présenté cette mesure comme une réforme anti-corruption et ont promis une compensation directe sous forme de transferts en espèces et d’aides ciblées.
Dans la pratique, ce changement a accéléré la hausse déjà rapide des prix et a encore érodé le pouvoir d’achat, faisant peser le fardeau sur les ménages. L’inflation officielle en décembre 2025 était d’environ 42%, mais le coût des produits alimentaires de base a augmenté beaucoup plus rapidement, atteignant 72% par rapport à l’année précédente, rendant les produits de première nécessité tels que le pain et les produits laitiers inaccessibles pour une grande partie de la classe laborieuse. Début janvier 2026, la suppression des taux de change préférentiels n’avait fait qu’aggraver la pression sur la consommation quotidienne, et les protestations se sont transformées en manifestations de masse dans tout le pays. Ces dernières ont duré plusieurs semaines.
Ce n’était pas la première fois que les dirigeants iraniens provoquaient des émeutes en introduisant des mesures régressives au nom de la réforme. Au cours de la dernière décennie, les gouvernements successifs ont présenté la libéralisation des prix et les ajustements monétaires comme des mesures nécessaires pour stabiliser les marchés et lutter contre la corruption et les profits abusifs des secteurs initiés. Dans la pratique, ces politiques ont fonctionné comme des mesures d’austérité, transformant les programmes sociaux basés sur les services en aides financières qui perdent rapidement de leur valeur dans un contexte d’inflation chronique.
Les hausses des prix du carburant en 2010, puis en 2019, sont des exemples notables de cette politique de choc, la seconde ayant déclenché un soulèvement massif contre la détérioration des conditions économiques. Les deux manifestations ont alors été réprimées de manière meurtrière. La situation actuelle suit la même trajectoire, mais avec une intensité accrue. Cette fois-ci, les mesures d’austérité déguisées ont été mises en œuvre dans un contexte de protestation économique. À la mi-janvier, on estimait que le gouvernement avait tué des milliers de personnes et avait plongé le pays dans un black-out à durée indéterminée des communications (Internet et téléphone), au cours de l’un des épisodes les plus meurtriers de l’histoire de la République islamique depuis les purges des dissidents politiques dans les années 1980.
L’économie politique des sanctions
La plupart des commentaires sur la crise politique en Iran oscillent entre deux récits commodes et réducteurs. Le problème réside soit dans la corruption et la mauvaise gestion, comme si l’économie iranienne fonctionnait dans un vide, à l’abri du capitalisme mondial, soit, faisant écho au discours de l’État iranien, dans les sanctions et l’hostilité impérialiste sont considérées comme la seule cause des problèmes du pays. Ces deux récits simplifient une réalité complexe. La question la plus pertinente est de savoir comment les sanctions ont été intégrées dans l’économie politique iranienne de manière à servir les intérêts de la classe dirigeante. Les sanctions n’ont pas suspendu la restructuration orientée vers le marché en Iran. Elles l’ont remodelée en élargissant le pouvoir discrétionnaire de l’État sur l’accès aux dollars, aux licences et aux contrats, et en créant de nouvelles opportunités de profits pour les privilégiés du régime, cela sous le couvert de la réforme. Tout compte rendu sérieux de la crise iranienne doit aborder à la fois le régime de sanctions externes et le mécanisme interne qui gère la crise par l’austérité et la répression.
Les sanctions ont façonné l’économie politique de l’Iran depuis 1979, avec une forte escalade en 2012 visant le pétrole et la finance; et en 2018 après le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire (lorsque les sanctions ont été réimposées) et à nouveau fin 2025 avec le rétablissement des sanctions «snapback» [mécanisme de rétablissement automatique des sanctions tel que prévu dans l’accord de 2015] au niveau de l’ONU et de l’UE. Au cours des 15 dernières années, ces mesures punitives se sont traduites par une inflation chronique, l’effondrement des salaires réels et une crise croissante de la reproduction sociale. Depuis fin 2017, les luttes pour les conditions de vie ont débouché à plusieurs reprises sur des conflits socio-politiques ouverts, du soulèvement de 2017-2018 aux manifestations contre la hausse du prix du carburant en 2019, en passant par des mobilisations décentralisées récurrentes sur les lieux de travail et dans les collectivités. Une vague de protestations syndicales qui dure depuis une décennie s’est également poursuivie, avec la mobilisation des enseignants, des retraités et des travailleurs contractuels du secteur pétrolier et pétrochimique autour des contrats, des salaires, des retraites et du coût de la vie. [A cela il faut ajouter, comme Nima Shokri, professeur à l’United Nation University, le décrit dans un récent article – The Conversation, 26 janvier – , les profondes crises structurelles et environnementales qui s’expriment entre autres dans le manque de ressources hydriques, la baisse massive de la productivité de la terre et des interruptions des réseaux énergétiques. – Réd.]
Les sanctions n’ont pas contribué à la crise simplement en réduisant les ressources. Elles ont également redéfini qui en profite et comment. En créant une pénurie de devises fortes et en bloquant les paiements transfrontaliers courants, elles ont poussé le commerce vers des circuits opaques, affaibli la monnaie et rendu les prix des biens de base de plus en plus instables. L’un des résultats est ce que beaucoup en Iran appellent «l’économie de confiance», en référence à l’expansion des intermédiaires qui maintiennent les exportations, en particulier le pétrole, en contournant les restrictions bancaires et SWIFT [e réseau sécurisé de messagerie financière internationale]. Ces courtiers, souvent liés à des réseaux étatiques ou quasi étatiques, tirent profit des commissions, des marges sur les taux de change et du contrôle du moment où les paiements sont effectués, notamment en retardant ou en retenant les recettes d’exportation qui sont censées être rapatriées dans le pays. Depuis 2018, les déclarations officielles ont affirmé à plusieurs reprises qu’une part importante des devises étrangères provenant des exportations n’avait pas été rapatriée, certaines estimations atteignant 30%, soit des dizaines de milliards de dollars.
Un mécanisme similaire mais distinct fonctionne au sein de l’économie nationale. L’État a tenté de gérer la volatilité par le biais de taux de change multiples, de devises préférentielles et d’autorisations d’importation discrétionnaires, transformant ainsi l’accès aux sphères politiques en source profit. Lorsque les devises fortes sont rares, le régime d’allocation de l’État canalise les dollars subventionnés et les licences d’importation par le biais d’un contrôle institutionnel qui favorise de manière prévisible les entreprises ayant des liens politiques, créant ainsi des opportunités lucratives pour celles qui sont les plus proches de ces goulets d’étranglement.
Le scandale de la société Debsh Tea en est un exemple flagrant. Entre 2019 et 2022, Debsh Tea Company, un importateur et producteur privé, a reçu des milliards de dollars en devises préférentielles destinées à des importations essentielles. Fin 2023, les organismes de supervision iraniens et des rapports liés au pouvoir judiciaire ont affirmé qu’une partie importante de ces devises subventionnées n’avait pas été utilisée pour les importations déclarées, mais avait été détournée vers des transactions sur le marché libre, transformant l’accès à des dollars bon marché en un profit rapide en exploitant l’écart entre les taux de change préférentiels et ceux du marché. Les sommes déclarées, qui s’élevaient à plus de 3 milliards de dollars, étaient suffisamment importantes pour couvrir plusieurs années de demande nationale en thé ou financer d’importants investissements publics.
Tous les cas ne font pas la une des journaux nationaux, mais le mécanisme est bien connu. Des scandales similaires suite à des audits ont déjà fait surface, concernant l’accès préférentiel à des devises étrangères qui ne correspondaient pas aux registres d’importation vérifiés ni à aucun retour d’argent documenté. Un exemple largement cité est le litige devant la Cour suprême d’audit concernant 4,8 milliards de dollars de devises préférentielles qui auraient été versés à des importateurs sans qu’aucune importation correspondante n’ait été documentée.
Lorsque la crise de légitimité qui en résulte devient intolérable, l’État met en place des mesures correctives présentées comme des réformes anticorruption. Dans la pratique, ces politiques renforcent l’austérité et provoquent des chocs soudains sur les prix. La politique de santé en est un exemple clair. La réforme dite Darooyar, une refonte des subventions pour les médicaments en 2022, a mis fin aux devises étrangères préférentielles pour les médicaments et a transformé la subvention en un système de remboursement basé sur l’assurance. En théorie, les patients paieraient moins cher à la pharmacie, tandis que les assureurs et l’État couvriraient la différence. Dans la pratique, la chaîne de financement ne s’est jamais stabilisée: les retards de remboursement et les pénuries de liquidités ont augmenté les frais à la charge des patients et ont créé des écarts persistants dans l’accès aux soins, tant pour les patients que pour les pharmacies. Dans le même temps, le gouvernement a tiré profit des gains fiscaux liés aux variations du taux de change, et les banques ont bénéficié du fait que les fournisseurs et les importateurs ont davantage recouru à des emprunts coûteux. La politique en matière de carburant a suivi un schéma similaire. Les hausses de prix ont été justifiées comme un moyen de financer une redistribution ciblée par le biais de transferts en espèces, mais ces transferts ont rapidement pris du retard par rapport à la forte inflation, laissant les ménages absorber l’écart croissant entre ce qu’ils recevaient et le coût réel du carburant.
La réponse générale de l’État à la crise budgétaire provoquée par les sanctions suit une voie bien connue. Plutôt que de remplir ses obligations grâce à un financement public stable, l’Etat s’est appuyé sur la privatisation, les échanges de dettes contre des actifs et les programmes d’«utilisation productive» (Movaledsazi) qui transfèrent les actifs publics entre les mains du secteur privé. Le système de retraite en est un exemple notable. Au lieu de rembourser sa dette envers la sécurité sociale en espèces, le gouvernement a de plus en plus transféré des actions d’entreprises publiques, forçant de fait le système de retraite à financer les prestations par le biais de dividendes, de ventes d’actifs et de rendements d’investissement. Cette politique transfère le risque aux retraités en liant leurs moyens de subsistance aux performances du marché et à l’inflation plutôt qu’à des droits stables.
Il en résulte une économie politique soumise dans laquelle l’austérité devient un outil de gouvernance et la rareté génère des profits pour ceux qui bénéficient d’un accès privilégié. Au lieu de protéger les ménages par des prestations sociales, les réformes dites anti-corruption transfèrent les coûts et les risques vers le bas par la dévaluation et la suppression des subventions, tout en préservant les systèmes d’allocation qui favorisent les élites bien connectées. Ce schéma est largement observé dans les analyses de l’inégalité et de la répartition réalisées à l’époque des sanctions. Selon des estimations officielles récentes (voir article sur les sanctions d’Esfandyar Batmanghelidj et Zep Kalb, dans Jacobin du 28 août 2023), la pauvreté touche environ un tiers de la population; de même, la Banque mondiale estime que près de 10 millions de personnes sont tombées dans la pauvreté au cours de la dernière décennie.
La redistribution vers le bas est visible dans la rapidité avec laquelle les chocs économiques se propagent du centre commercial vers les villes et les provinces périphériques, ainsi que dans les formes de colère qu’ils suscitent. Dans les régions longtemps marginalisées de l’ouest de l’Iran, dans des villes comme Abdanan, la crise a frappé plus tôt et plus fort que dans de nombreuses provinces centrales, laissant derrière elle un profond sous-investissement, un taux chômage élevé et une pauvreté endémique. Au cours de la récente vague de protestations, les manifestants ont pris d’assaut un supermarché et déchiré des sacs de riz, répandant les grains sur le sol et dans la rue plutôt que de les emporter. Fin décembre, un sac de riz de 10 kg se vendait environ plusieurs millions de tomans, soit l’équivalent d’un mois de salaire minimum. Ce geste n’était pas tant un vol qu’un refus et un rejet public d’un système qui transforme un produit de base en un luxe tout en exigeant que les gens acceptent l’humiliation comme une soumission quotidienne.
Lorsque la crise est gérée par des transferts chocs plutôt que par la redistribution équitabble, la politique devient partie intégrante du problème, créant un cercle vicieux. À mesure que l’instabilité économique s’intensifie, l’État réagit par de nouvelles mesures d’austérité présentées comme des réformes. Les ménages ne perçoivent pas ces mesures comme une solution, mais comme un transfert des coûts qui aggrave la crise de la survie quotidienne. Les voies habituelles de plainte et de médiation perdent leur crédibilité. Les citoyens peuvent adresser des pétitions aux responsables et aux institutions, mais ces mêmes institutions mettent en œuvre les réformes néfastes ou n’ont pas le pouvoir de les inverser. À mesure que cette légitimité s’érode, la pression s’accumule jusqu’à ce qu’un élément déclencheur transforme les difficultés économiques en un mouvement de protestation national. Une fois que la contestation déborde des canaux institutionnels, l’État la traite de plus en plus comme un trouble à l’ordre public. Avec moins de mécanismes d’intégration crédibles, la répression devient courante, car c’est le seul outil qui reste pour maintenir le contrôle.
Signaux externes, escalade interne
Ce qui a rendu cette vague de soulèvements plus meurtrière, c’est l’interaction entre l’escalade externe et interne. Les Iraniens n’avaient pas besoin d’encouragements extérieurs pour descendre dans la rue: l’effondrement de la monnaie, les salaires sans commune mesure avec l’inflation et l’érosion des conditions de survie quotidiennes étaient des conditions suffisantes pour déclencher la révolte. L’escalade externe a plutôt augmenté le coût de la contestation d’une manière différente, moins par le biais d’un soutien matériel que par le biais de discours et de signaux. Lorsque les responsables américains et israéliens présentent les manifestations comme un théâtre de guerre et un changement de régime, l’État peut plus facilement recadrer la contestation massive comme une menace pour la sécurité et y répondre par une répression de type contre-insurrectionnel.
Les figures de l’opposition en exil, notamment le prétendant au trône, Reza Pahlavi (fils du shah d’Iran renversé lors de la révolution de 1979), ont tenté de présenter le soulèvement comme un mouvement de transition et ont appelé à l’escalade, notamment en demandant à plusieurs reprises une intervention étrangère pour faciliter le retour de Pahlavi en tant que leader national. Dans le même temps, les responsables états-uniens et israéliens ont publiquement fait allusion à leur propre implication, se vantant de leurs ressources sur le terrain (Times of Israel, 3 janvier 2026, déclaration de Mike Pompeo, ancien secrétaire d’Etat de Trump I), parlant avec désinvolture d’armer les manifestants et promettant que «l’aide est en route». Leur posture ne fait que renforcer l’affirmation propagandiste de l’État selon laquelle la contestation est une opération étrangère. Les responsables iraniens ont à leur tour présenté les manifestations comme une prolongation de la guerre de 12 jours avec Israël [et aussi les Etats-Unis] en juin 2025.
Il en résulte un double discours qui profite à tout le monde sauf aux Iraniens de base. D’un côté, les signaux extérieurs transforment la véritable contestation populaire en un champ de bataille par procuration où la mort devient un dommage collatéral sur la voie du changement de régime. De l’autre, la République islamique considère toute rhétorique de changement de régime comme la preuve que les manifestants sont des terroristes, des espions et des agents ennemis plutôt que des citoyens ayant des revendications légitimes. En ce sens, la réponse de l’État iranien et la politique des puissances extérieures partagent une caractéristique fondamentale: tous deux considèrent que la vie des Iraniens est sacrifiable au profit du pouvoir et du profit.
Les manifestations ont certes été réprimées massivement pour l’instant, mais les conditions qui les ont générées restent inchangées. Rien n’indique que l’État soit capable ou disposé à entreprendre les réformes structurelles et sociales nécessaires pour résoudre fondamentalement la crise de la survie quotidienne. Alors qu’il ne peut pas lever directement les sanctions, il n’a montré que peu d’intérêt pour réduire l’exposition des familles à l’inflation, lutter contre la précarité des conditions de vie ou rétablir un minimum de crédibilité en matière de protection sociale et de représentation. L’instabilité monétaire et la volatilité des prix sont de plus en plus considérées comme des conditions normales, et non comme des urgences à résoudre. À chaque cycle d’austérité suivi de manifestations, la crise s’aggrave et le recours à la force brutale, massive devient la méthode de contrôle par défaut. L’avenir est incertain, mais la direction à prendre ne l’est pas. Tant que la crise sera gérée par l’austérité et les balles, et tant que les puissances extérieures traiteront la vie des Iraniens comme des instruments de pression et de changement de régime, les coûts continueront d’augmenter et d’autres personnes mourront. (Article publié sur le site Merip Report – Middle East Research and Information du 29 janvier 2026; traduction-édition rédaction A l’Encontre)
Ida Nikou est titulaire d’un doctorat en sociologie de l’université Stony Brook et étudie comment les sanctions, l’austérité et la restructuration financière remodèlent le travail, le bien-être et le pouvoir de l’État en Iran.

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