vendredi
28
juillet 2017

A l'encontre

La Brèche

Dimanche 23 août 2015, Daech fait sauter le temple de Baalshamin à Palmyre, édifié au début du Ier siècle de notre ère

Dimanche 23 août 2015, Daech fait sauter le temple
de Baalshamin à Palmyre, édifié au début du Ier siècle
de notre ère

Entretien avec Mohamad Qassim Nasser
conduit par le journal syrien en ligne
La République

Le 20 mai 2015 Daech (Etat islamique) s’empare de Palmyre, ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco, après le retrait de l’armée syrienne d’Assad, préparé une semaine plus tôt. Le convoi de Daech traverse le désert en toute tranquillité sans qu’il soit ciblé par l’aviation d’Assad ou la coalition internationale. Le 30 mai, Daech fait exploser la prison de Palmyre qui recèle la triste mémoire de tortures sauvages et d’exécutions sommaires des prisonniers des années huitante. Bien plus tard, Daech commence à détruire certains sites archéologiques de Palmyre.

Récemment l’ancien procureur général de Palmyre, Mohamad Qassim Nasser, quitte la Syrie, fait défection et n’hésite pas à livrer des détails révélateurs relatifs à la relation entre Daech et le régime Assad et à l’implication du régime dans la chute de Palmyre.

Il est utile de rappeler ici que Palmyre a rejoint la révolution syrienne très rapidement et qu’elle a été l’un de ses bastions (voir Un œil sur la Syrie, 21 mai 2015). 

Femmes pour la démocratie-FSD a traduit de l’arabe en français l’entretien avec M. Q. Nasser. Nous ne pouvons qu’espérer que d’autres pièces à conviction étayent ce témoignage dans toutes ses dimensions sur la politique de Bachar el-Assad et la complicité, de fait, – et plus d’une fois organisée durant la période de 2014-2015 – avec Daech. Un quelconque service de renseignement étatico-militaire, un peu sophistiqué, pourrait le faire. S’il en recevait l’ordre.

Or, cela aurait toute son importance pour éclairer le sens, aussi bien de la politique poutinienne que de celle d’Obama-Kerry (et d’autres) qui devrait être sanctionnée à l’occasion des dites négociations de Genève 3. La passivité en la matière des divers services, si prompts à faire «du renseignement» sur d’autres sujets, est fonctionnelle à la «diplomatie» des acteurs les plus importants dans la région. La première partie de cet entretien a été publiée sur notre site en date du 5 mars 2016. (Rédaction A l’Encontre)

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«Quelle est la vérité concernant les informations affirmant que le régime libère les prisonniers pour les inciter à rejoindre Daech?» A cette question, le procureur général a répondu: «Ce que j’ai vu et que j’ai pu suivre par mon travail à la Cour de Palmyre, c’est que beaucoup d’hommes recherchés contre lesquels des mandats d’arrêt avaient été émis, pour des affaires pénales judiciaires de vol et de fraude, ont été arrêtés par la branche du service de renseignement du désert mais ensuite libérés pour rejoindre Raqua et les régions de Daech, sans qu’ils soient traduits en justice. Avec le temps je me suis rendu compte que les services de renseignement les recrutaient, en particulier les criminels, pour leur servir d’agents à l’intérieur de Daech.»

Bachar el-Assad et Vladimir Poutine en octobre 2015 à Moscou

Bachar el-Assad et Vladimir Poutine en octobre 2015 à Moscou

Infiltrations et intermédiaires

Quant à savoir s’il estimait que la Russie était au courant de la relation entre Daech et le régime, Nasser a dit: «Pendant mon séjour à Palmyre j’ai eu la certitude que la Russie a été pleinement informée des détails de ce qui se passait, parce que des dizaines d’experts russes étaient présents à l’aéroport militaire de Palmyre, en plus des experts iraniens, ils facilitaient le travail de l’armée du régime à l’aéroport de Palmyre, et dans d’autres régions. Ces experts allaient, sous la protection de Daech, dans les champs de pétrole et les installations de gaz, pour effectuer des réparations et des opérations de maintenance des installations qui étaient sous le contrôle de Daech. Ceci confirme que la Russie aide Daech à continuer de pomper le pétrole et le gaz en provenance de “ses” régions pour les acheminer vers les régions sous contrôle du régime.»

Il a poursuivi: «La relation est claire puisque les experts russes entrent sous la protection d’éléments de Daech dans les installations pétrolières dans les zones sous son (celui de Daech) contrôle, effectuent les réparations des installations avec des pièces de rechange livrées par la Russie, et retournent sous la protection de Daech vers les zones du régime, ce qui confirme que la Russie était un partenaire dans le soutien à Daech.» Ce sont les paroles du procureur général.

Nasser a évoqué un sujet qui n’a été abordé que rarement auparavant en disant: «Le régime est désireux d’établir des dossiers judiciaires et sécuritaires pour tous les accidents, les dommages et les dysfonctionnements qui survenaient dans les champs de pétrole et les installations pour plusieurs raisons. La plus importante de ces raisons est que le régime doit présenter des dossiers pour les compagnies d’assurances afin d’obtenir des compensations pour les pannes et les frais de réparation. Mais le régime visait également à réduire les vols, parce qu’il est connu que les services de renseignement, et tous ceux qui travaillent dans le secteur pétrolier en Syrie, essayent d’utiliser le détournement, le vol et la modification des spécifications des pièces, pour voler l’argent du peuple. Alors le régime procède à l’établissement de dossiers et enregistre les noms et les témoignages des travailleurs qui sont actifs dans la maintenance de ces terminaux pétroliers. Il enregistre également la valeur des dommages, et ensuite on m’envoyait ces dossiers à moi comme procureur général à Palmyre. Je transférais à mon tour ces dossiers au comité de sécurité, et je déposais plainte contre les auteurs des attaques contre les installations pétrolières, et je demandais aux autorités compétentes de procéder à leur arrestation et d’enquêter dans ces dossiers.»

Les ennemis de la «révolution syrienne»

Les ennemis de la «révolution syrienne»

A la question «Qui payait les salaires des travailleurs dans le domaine pétrolier dans les régions de Daech?» le juge a répondu: «Tous les travailleurs dans les champs de pétrole sous le contrôle de Daech étaient des employés du ministère syrien du pétrole, qui travaillaient sous la protection des éléments de Daech, et ils touchaient leurs salaires, leurs indemnités et les primes du régime, et cela continue aujourd’hui encore, et je mets le ministère au défi de prouver le contraire.»

Concernant les noms d’intermédiaires connus dans les opérations commerciales entre le régime et Daech, le procureur général a souligné: «Toutes les opérations d’échange commercial et particulièrement de vente de pétrole, de gaz et de protection des installations pétrolières, se faisaient via des courtiers et des intermédiaires dans la région de Palmyre et son désert. Ces derniers peuvent communiquer entre les deux parties, et garantissent des profits pour les deux parties. Les plus importants de ces intermédiaires sont Faisal Qatran, Cheikh dans la ville d’Al-Sokhna, Cheikh Mahmoud Hamoudi, un entrepreneur et homme d’affaires de Palmyre, c’est un ami personnel et partenaire de l’actuel ministre du Pétrole Sulaiman Abbas. Il y a aussi Mounir Zoubi, un entrepreneur de Palmyre, et Jamil Karkutli, un entrepreneur dans le domaine du pétrole de Deir Ezzor (à l’est). Ces courtiers et intermédiaires étaient en contact avec des éléments de Daech, car ils sont de la région. Ils avaient des contacts avec des éléments de l’intérieur de l’organisation, ils les recrutaient et leur payaient des salaires D’autre part ils avaient des liens avec le chef du renseignement militaire à Palmyre, avec le palais présidentiel, et avec les hommes d’affaires les plus influents. Parmi ces derniers on mentionne George Hassoani, qui supervise les intermédiaires, un homme d’affaires syrien et russe, qui leur fournit les liquidités pour les transmettre à Daech.»

A propos de Muhanna Hassan, dont le nom a été récemment rapporté dans les médias, Nasser a expliqué: «Il est un homme d’affaires d’Al-Sokhna, un marchand de céréales de longue date dans la région orientale de la Syrie. Il m’a assuré qu’en 2013 et 2014 il avait acheté l’ensemble de la récolte de blé et d’orge cultivés dans les zones de Daech en Syrie et en Irak, pour le régime, et il a transféré des milliers de tonnes de blé et d’orge des zones de Daech aux zones du régime, il a aussi effectué le transfert de dizaines de millions de dollars du régime, comme rétribution pour ces livraisons.»

Expansion chiite iranienne

Dans un autre contexte, le juge a donné des informations sur la façon de saisir les territoires sunnites en Syrie, par des chiites et par l’Iran.

Bachar el-Assad expliquant sa politique, fort bien comprise et soutenue, par «Valeurs actuelles», un périodique français de la droite extrême

Bachar el-Assad expliquant sa politique, fort bien comprise et soutenue, par «Valeurs actuelles», un périodique français de la droite extrême

Il a dit: «Avant ma nomination à Palmyre, j’étais juge de paix à Darya et à Moadamyieh (deux villes à proximité de Damas qui sont actuellement contrôlées par l’opposition). A travers mon travail à Darya, je fus témoin du massacre de Darya commis par le régime contre des centaines de civils opposants non armés (août 2012), et après la destruction de Darya, le meurtre de ses habitants, et le déplacement de milliers de résidents de Darya et Moadamyieh, les chiites et les Iraniens ont commencé à initier des procès dans les tribunaux des régions de Darya et de Moadamyieh, et dans une grande partie de la campagne de Damas, qui sont parmi les régions chaudes, pour faire confirmer la vente de terrains dans ces deux villes.»

Il a poursuivi en disant: «Les chiites disaient qu’ils avaient acheté les terres des propriétaires qui ont fui leurs terres, ou sont morts en détention, les propriétaires fonciers n’étaient pas présents. Ceux qui revendiquaient la terre initiaient les procès en l’absence des vrais propriétaires et apportaient de fausses procurations obtenues par un notaire de Damas, ou de la banlieue de Damas, ils apportaient des contrats de vente fictifs, et ils venaient nous voir en disant que la propriété a été achetée à ses habitants avant qu’ils ne la quittent ou avant d’être arrêtés ou tués.»

Il a continué: «Au début, en tant que juges, nous répondions à ces demandes en disant que la notification était non valable, vu que le propriétaire d’origine n’était pas présent. Ensuite Bachar Assad a promulgué une loi facilitant, aux Iraniens et à leurs partisans, le vol et le pillage du territoire syrien, c’est la loi n° 25 de 2013, qui permet, dans les régions «chaudes», la notification à la partie attaquée en justice (le propriétaire en l’occurrence) par publication dans les journaux, en cas d’absence devant le tribunal. Assad a donc permis aux Iraniens de forcer le jugement en leur faveur, dans le cadre de ces procès. Cette loi est honteuse et elle a suscité la surprise et la consternation de tous les travailleurs de la communauté juridique.»

Trafic d’armes entre le régime et Daech

Sur le sujet des trafics d’armes entre le régime et Daech, le juge a expliqué: «Etant procureur général, j’ai appris de Cheikh Mahmoud Hamoudi, un ami proche à Palmyre, que Mohamad Jaber, officier des forces du régime, faisait du trafic d’armes avec des éléments de Daech, ceci de deux manières.

La première correspond à une vente directe d’armes aux éléments de Daech, par contrebande se faisant la nuit, le paiement se faisant par le biais d’intermédiaires entre lui-même et Daech.» Pour la deuxième méthode, Nasser a souligné: «Elle a été plus souvent utilisée, entre l’officier Mohammed Jaber et Daech, par le biais d’intermédiaires, y compris le Cheikh Hamoudi. L’intermédiaire se mettait d’accord avec Daech sur le genre d’armes souhaitées, la qualité, la quantité et le prix. Les armes et munitions demandées par Daech étaient stockées en un lieu convenu ou un barrage de sécurité.

Ensuite Daech attaquait le lieu choisi ou le barrage de sécurité sous contrôle de la Brigade des faucons du désert (milice pro-régime), dirigée par Jaber. Dès que l’attaque survenait, Jaber donnait l’ordre à ses hommes de se retirer pour sauver leur vie. Ensuite les éléments de Daech prenaient le contrôle du lieu et le transfert des armes s’effectuait vers leurs positions. Une fois l’opération terminée et le stock d’armes vidé, la brigade des faucons du désert reprenait le contrôle du lieu. Ensuite, l’intermédiaire entre les deux parties se chargeait du transfert des millions de dollars de Daech à l’officier Jaber. Tous les officiers dans la ville de Palmyre et tous les fonctionnaires sont au courant de ces manœuvres de Jaber, mais personne ne fait d’objection.»

Concernant les informations à propos d’opérations d’armement directes entre le régime et Daech, le procureur général a déclaré «A Palmyre, en plus des intermédiaires que j’ai cités et qui facilitent l’armement des éléments de Daech, le régime arme directement certains éléments de Daech, qui touchent des salaires mensuels afin de protéger les installations pétrolières, les champs de pétrole et de gaz, les pipelines et les fournitures de gaz et de pétrole en provenance de l’est de la Syrie (contrôlé par Daech) vers les zones de contrôle du régime à l’ouest.»

Exemple de propagande de Daech visant à terroriser: Daech à Palmyre, en août 2015, organise la décapitation – forme d'exécution courante en Arabie saoudite – d'experts syriens du «monde antique», dont Khaled Asaad, de 82 ans

Exemple de propagande de Daech visant à terroriser: Daech à Palmyre, en août 2015, organise la décapitation – forme d’exécution courante en Arabie saoudite – d’experts syriens du «monde antique», dont Khaled Asaad, de 82 ans

La fuite de Palmyre

Parlant de sa fuite de Palmyre avant sa chute entre les mains de Daech, le procureur général a déclaré: «Les officiers des services de renseignement du régime m’ont assuré que Daech allait commencer par attaquer Al-Sokhna, puis se déplacerait vers Palmyre. Ils m’ont conseillé de quitter Palmyre avec ma famille dès que Daech arrive à Al-Sokhna et de prendre la route vers Homs. C’est effectivement ce qui est arrivé, Daech a attaqué Al-Sokhna, et le lendemain, j’ai rencontré tous les officiers responsables à Palmyre et je suis resté jusqu’au soir dans la ville. Ensuite j’ai quitté Palmyre la nuit, secrètement, avec ma famille, dans la voiture de l’un de mes parents. Nous avons essuyé des tirs et nous avons survécu miraculeusement. Je n’ai informé personne de ma décision de quitter Palmyre de peur d’être liquidé par le régime, comme ils (les forces du régime) avaient déjà liquidé des officiers sunnites à Palmyre, ou bien leur avaient interdit de la quitter. Je suis allé à Damas, puis à Homs, où j’ai pratiqué en tant que procureur général jusqu’à la fin de 2015. A la fin de l’année, j’ai réussi à fuir de Damas vers la Turquie et j’ai voulu raconter au monde entier ce que j’ai vu et vécu en Syrie.»

Il ajoute: «Au début de la révolution, j’ai été témoin de la révolution pacifique et du meurtre de manifestants pacifiques, à Homs, qui sont sortis dans les rues par centaines de milliers de manière pacifique, et ils ne portaient même pas un bâton. Le régime n’hésitait pas à tuer les manifestants et il nous demandait de certifier leurs corps, et de dire devant la presse qu’ils avaient été tués par des éléments infiltrés. Nous n’avions pas le moyen de faire quoi que ce soit.»

Sa vision pour l’avenir de la Syrie

Le procureur général a conclu son discours en expliquant sa vision de la situation actuelle et de l’avenir de la Syrie: «Je veux dire que je suis récemment sorti de la Syrie, et que par mon travail et mes contacts avec toutes les parties et composantes de la société syrienne, aussi bien les partisans de Bachar Assad que ses opposants, je peux affirmer que la plupart de ceux qui sont en Syrie, les intellectuels et les hommes politiques, sont opposés au régime, mais ils vivent dans la peur et la terreur. La Syrie est devenue une grande prison, moi-même, avant de sortir de Syrie, j’ai dû d’abord faire évacuer tous mes parents et ma famille et je suis le dernier de la famille à avoir fui. Parce que, quand il y a défection d’un employé du régime, les services de renseignement pourchassent tous les membres de sa famille.»

John Kerry et Vladimir Poutine en mai 2015 à Moscou, pour discuter de la Syrie et de l'Ukraine

John Kerry et Vladimir Poutine en mai 2015 à Moscou, pour discuter de la Syrie et de l’Ukraine

Il ajoute: «Avant l’intervention et l’agression de la Russie contre la Syrie, le régime était dans ses derniers jours, il se désagrégeait de l’intérieur, la corruption était généralisée à toute la société, la livre syrienne s’effondrait, le moral des partisans du régime et de son armée baissait, surtout avec la croissance du nombre de morts dans leurs rangs, sur les différents fronts de combat. Ils étaient en très mauvaise posture et nous nous attendions à la chute d’Assad d’un moment à l’autre, soit tué par l’un de ses gardes du corps, ou prenant son sac et s’enfuyant. Cependant, le début de la dernière agression russe a donné un soutien moral aux partisans du régime, mais ce soutien reste fragile.»

Nasser insiste: «Ce que j’ai à dire, et que le monde entier et Bachar Assad m’écoutent, c’est que tout le peuple syrien ressent de la haine contre Bachar, qui a tué les Sunnites, et a utilisé les Alaouites comme combustible, ce qui a abouti au décès de milliers de leurs jeunes hommes.

Les Alaouites (éléments des forces répressive du régime) qui se trouvent sur les barrages de sécurité maudissent Assad, mais il est pour eux un mal nécessaire, les partisans qui désirent encore dire une louange pour Bachar, disent aujourd’hui «que Dieu bénisse son père». En fait, tout le monde déteste et insulte Assad. Ils savent tous qu’à un moment ou à un autre ils risquent d’être tués ou contraints de fuir, et tout le monde attend ce moment, tout le monde sait qu’Assad est déjà vaincu. Je pense pour ma part qu’il est un serviteur de l’Iran et reçoit ses ordres de ce pays, y compris celui de rester en Syrie jusqu’à l’expiration de son rôle. S’il le pouvait, il prendrait son sac et quitterait le pays.»

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